D’une semaine sur l’autre, de grands intervenants de la Place révèlent leur politique d’investissement par classes d’actifs et zones géographiques, Un rendez-vous pendant six mois avec trois partenaires choisis par la rédaction de “L’Agefi Actifs” afin de décrypter leurs allocations
Notre scénario depuis plusieurs mois est celui d’une remontée graduelle des taux d’intérêt obligataires. Nous avons pour cible, d’ici à la fin de l’année, le niveau de 0,8%-1,0% pour le Bund dix ans allemand. Aux États-Unis, nous pensons que la zone de 3% sur le dix ans US sera difficile à franchir sensiblement, même si elle est challengée actuellement. Les performances obligataires seront donc probablement négatives au cours des prochains mois. Dans cet environnement, nous pensons que quelques segments sont plus intéressants.
Selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch, les fonds investis sur les marchés émergents ont subi au total des sorties nettes de 3,7 milliards de dollars, les plus élevées depuis décembre 2016,
L’investissement socialement responsable (ISR) prendre de l’ampleur dans la gestion d’OFI Asset Management. Eric Bertrand, son directeur des gestions taux et diversifiés, nous détaille les initiatives menées pour donner du poids aux critères liés à la gouvernance, mais aussi en matière d’engagement actionnarial, de macro-engagements, d’économie positive ou encore d’approche « low carbon ».
La collecte nette atteint 5,5 milliards d'euros sur les trois premiers mois de 2018. L'encours s'élève à 1.681 milliards d'euros, en hausse de 2 % sur un an.
Marlène Hassine Konqui, responsable de la Recherche ETF chez Lyxor Asset Management, avance que le portefeuille optimal devrait contenir, de manière structurelle, 30% de gestion active et 70% de gestion passive. Elle fait également état des nombreux progrès réalisés dans l’industrie des ETF, évoquant notamment la capacité d’effectuer une analyse par facteur de risque d’un fonds ou d’un groupe de fonds.
Morningstar annonce le lancement d’une nouvelle activité qui proposera une gamme de listes de fonds et de portefeuilles modèles aux institutions financières et conseillers financiers qui souhaitent externaliser la sélection de fonds ou l’allocation d’actifs.
Des titres phares du secteur de la technologie ont été sévèrement chahutés ces dernières semaines aux États-Unis, Si le spectre des années 2000 n’est pas évoqué, les gérants surveillent tout de même ce secteur attentivement
Le risque protectionniste a refait surface avec fracas ces dernières semaines, aprèsl’annonce de Donald Trump concernant la taxation des importations d’acier et d’aluminium, ainsi que d’un panier de biens chinois (dont la liste n’est pas encore établie et avec, de surcroît, une ambiguïté sur les montants). Les marchés d’actions ont reculé avec un bel ensemble, constituant une prime de risque liée à cette incertitude. Il serait tentant d’aboutir à la conclusion qu’une «guerre commerciale» menace mais nous continuons d’estimer que ce risque, quoique non négligeable, ne constitue toujours pas le scénario central.
Comme toute fondation, la Fondation des petits frères de Pauvres souhaite gérer ses placements en bon père de famille. Martine Borgomano, directrice de l’institution (jusqu'en février 2018), nous explique comment la fondation peut compter sur l’aide précieuse d’un comité de spécialistes externes, et nous dévoile les projets de placements de l’institution, pour l’instant conquise par les ETF.
L’investissement socialement responsable (ISR) se répand peu à peu dans la gestion de CPR Asset Management. Arnaud Faller, son directeur des investissements, s’exprime sur le choix d’une approche par les risques à travers des sous-critères de chaque filtre ESG. Appliquée déjà à des fonds dédiés, cette dernière va s’imposer dans un deuxième temps aux fonds classiques de la société de gestion.
La guerre commerciale initiée par la Maison Blanche ainsi que le relèvement des taux américains ont donné un coup d’arrêt brutal à l’engouement des investisseurs pour les actions américaines. Les fonds d’actions américaines, privilégiées la semaine précédente à hauteur de 34 milliards de dollars, ont subi des sorties nettes de près de 25 milliards de dollars durant la semaine au 21 mars, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution dans le monde EPFR Global. Au total, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont enregistré des sorties nettes de 19,9 milliards de dollars, dont 18,6 milliards de dollars sur les ETF.
Laurent Denize, global co-chief investment officer chez ODDO BHF AM, nous précise le positionnement de son groupe franco-allemand, récemment constitué. Il est notamment en train de mener une réflexion sur les sous-segmentations de la clientèle institutionnelle au niveau européen.
Pour le mois de février 2018, la collecte nette d’assurance vie s’établit à 1,7 milliard d’euros, selon les chiffres de la Fédération française de l’assurance (FFA). Ce qui porte à 4 milliards d’euros la collecte depuis le début de l’année.
Après deux ans de consensus sur les actions européennes, les gestionnaires cherchent aujourd’hui à élargir leurs offres , Si les actions restent encore au centre de leurs préconisations, l’intérêt s’accroît pour des produits davantage tournés vers la performance absolue
L’écart entre les actions américaines et les actions européennes s’est une nouvelle fois creusé au cours du dernier mois. Si le Nasdaq 100 a franchi un nouveau record, le Stoxx 600 est resté proche des niveaux atteints lors de la prise de bénéfices de ce début d’année. Les actions émergentes occupent une situation intermédiaire. La vigueur de l’économie américaine et le dynamisme des Gafa nourrissent les attentes des bénéficiaires et viennent soutenir les valeurs technologiques. L’ensemble des marchés actions (Europe et émergents) devraient néanmoins bénéficier à court terme du rebond des indices américains.
Si les fondamentaux sur les actions leur restent favorables, les dernières déclarations de Donald Trump ont refroidi les investisseurs, Ce n’est plus une surchauffe de l’économie qui inquiète mais un changement des règles du commerce mondial