Le risque protectionniste a refait surface avec fracas ces dernières semaines, aprèsl’annonce de Donald Trump concernant la taxation des importations d’acier et d’aluminium, ainsi que d’un panier de biens chinois (dont la liste n’est pas encore établie et avec, de surcroît, une ambiguïté sur les montants). Les marchés d’actions ont reculé avec un bel ensemble, constituant une prime de risque liée à cette incertitude. Il serait tentant d’aboutir à la conclusion qu’une «guerre commerciale» menace mais nous continuons d’estimer que ce risque, quoique non négligeable, ne constitue toujours pas le scénario central.
Comme toute fondation, la Fondation des petits frères de Pauvres souhaite gérer ses placements en bon père de famille. Martine Borgomano, directrice de l’institution (jusqu'en février 2018), nous explique comment la fondation peut compter sur l’aide précieuse d’un comité de spécialistes externes, et nous dévoile les projets de placements de l’institution, pour l’instant conquise par les ETF.
L’investissement socialement responsable (ISR) se répand peu à peu dans la gestion de CPR Asset Management. Arnaud Faller, son directeur des investissements, s’exprime sur le choix d’une approche par les risques à travers des sous-critères de chaque filtre ESG. Appliquée déjà à des fonds dédiés, cette dernière va s’imposer dans un deuxième temps aux fonds classiques de la société de gestion.
La guerre commerciale initiée par la Maison Blanche ainsi que le relèvement des taux américains ont donné un coup d’arrêt brutal à l’engouement des investisseurs pour les actions américaines. Les fonds d’actions américaines, privilégiées la semaine précédente à hauteur de 34 milliards de dollars, ont subi des sorties nettes de près de 25 milliards de dollars durant la semaine au 21 mars, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution dans le monde EPFR Global. Au total, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont enregistré des sorties nettes de 19,9 milliards de dollars, dont 18,6 milliards de dollars sur les ETF.
Laurent Denize, global co-chief investment officer chez ODDO BHF AM, nous précise le positionnement de son groupe franco-allemand, récemment constitué. Il est notamment en train de mener une réflexion sur les sous-segmentations de la clientèle institutionnelle au niveau européen.
Pour le mois de février 2018, la collecte nette d’assurance vie s’établit à 1,7 milliard d’euros, selon les chiffres de la Fédération française de l’assurance (FFA). Ce qui porte à 4 milliards d’euros la collecte depuis le début de l’année.
L’écart entre les actions américaines et les actions européennes s’est une nouvelle fois creusé au cours du dernier mois. Si le Nasdaq 100 a franchi un nouveau record, le Stoxx 600 est resté proche des niveaux atteints lors de la prise de bénéfices de ce début d’année. Les actions émergentes occupent une situation intermédiaire. La vigueur de l’économie américaine et le dynamisme des Gafa nourrissent les attentes des bénéficiaires et viennent soutenir les valeurs technologiques. L’ensemble des marchés actions (Europe et émergents) devraient néanmoins bénéficier à court terme du rebond des indices américains.
Après deux ans de consensus sur les actions européennes, les gestionnaires cherchent aujourd’hui à élargir leurs offres , Si les actions restent encore au centre de leurs préconisations, l’intérêt s’accroît pour des produits davantage tournés vers la performance absolue
Si les fondamentaux sur les actions leur restent favorables, les dernières déclarations de Donald Trump ont refroidi les investisseurs, Ce n’est plus une surchauffe de l’économie qui inquiète mais un changement des règles du commerce mondial
Sophie Elkrief, directrice des investissements et des placements à la MAIF, qui gère à ce titre un portefeuille de près de 19 milliards d’euros d’encours, affirme son intérêt pour des véhicules multi classes d’actifs ayant pour objectif de générer une performance absolue.
Face à l’accroissement de la réglementation pesant sur les investisseurs institutionnels, CACEIS a dû développer de nouvelles solutions destinées à les alléger, mais aussi à rechercher de la performance tout en tenant compte de leur cadre de risque. Dan Copin, Head of Equity Finance de CACEIS, nous décrit notamment les avantages du securities financing dans cette optique. Il a participé le 30 novembre dernier à la Journée nationale des investisseurs.
Columbia Threadneedle s’intéresse aux impacts sociaux au-delà de la performance financière à travers deux fonds obligataires à vocation sociale. En charge de l’investissement responsable de la société, Iain Richards souligne leur volonté d’intervenir là où le besoin se fait le plus sentir, à savoir dans les zones défavorisées.
Dix longues années après le début de la crise financière, la politique accommodante de la Banque Centrale Européenne (BCE) commence à porter ses fruits : les principaux indicateurs de la zone Euro sont au vert, les carnets de commandes des entreprises sont en hausse et la confiance en l’avenir n’a jamais été aussi forte. Cedrus Partners expose les opportunités d’investissement alternatives qui permettent aux PME et ETI françaises d’optimiser l’allocation de leur portefeuille.
D’une semaine sur l’autre, de grands intervenants de la Place révèlent leur politique d’investissement par classes d’actifs et zones géographiques, Un rendez-vous pendant six mois avec trois partenaires choisis par la rédaction de L’Agefi Actifs afin de décrypter leurs allocations
Depuis 4 ans, Malakoff Médéric accélère ses investissements dans les actifs non cotés, présentant une duration longue et quasi similaire à celle de son passif. Anne Courrier, directrice des investissements de l’institution, nous décrit les équipes dédiées à la gestion de ces actifs et leurs risques inhérents, lesquels permettent toutefois de capter un surcroît de rendement important pour le groupe. Elle participera le 30 novembre prochain à la Journée Nationale des Investisseurs.
Les investisseurs institutionnels ont tendance à investir dans des sous-jacents de dette privée de moins en moins traditionnels, selon Deborah Shire, responsable de l’expertise Structured Finance chez AXA IM. Pour limiter le risque lié à ces actifs, il est, selon elle, nécessaire de s’entourer d’une équipe capable de sourcer les projets, et de réfléchir à une diversification internationale. Elle a participé le 30 novembre dernier à la Journée Nationale des Investisseurs.
Karen Azoulay, responsable de la dette d’infrastructure au sein de BNP Paribas Asset Management (BNPP AM), précise le positionnement de son établissement dans un contexte où l’Etat privilégie la rénovation des infrastructures existantes et souhaite faire davantage appel aux financements privés. L’accompagnement des collectivités locales dans les projets liés au déploiement du très haut débit est notamment ciblé.