Le groupe de capital-investissement Permira a fait savoir hier qu’il allait acquérir une participation majoritaire au capital de la société américaine Boats Group, actuellement détenue par Apax Partners. La transaction, dont le montant n’a pas été précisé, devrait être bouclée au premier trimestre 2021. Basée à Miami, l’entreprise est une plate-forme numérique spécialisée dans la vente de bateaux. Ses solutions permettent de mettre en relation des acheteurs avec des courtiers et des concessionnaires du secteur nautique dans plus de 140 pays.
Mis en faillite l’an dernier, le prêteur indien Dewan Housing Finance fait l’objet d’un appel d’offres opposant plusieurs acquéreurs potentiels. Le gestionnaire d’actifs américain Oaktree Capital Management rivalise avec l’établissement de crédit indien Piramal Capital et avec le groupe Adami, contrôlé par l’homme d’affaires Gautam Adani. Dans une lettre adressée aux créanciers de Dewan Housing, Oaktree a fait savoir hier qu’une partie de son offre n’avait pas été correctement comptabilisée lors du processus d’enchères. Son offre mixte s’élève au total à 384 milliards de roupies (4,2 milliards d’euros), dont 174 milliards de roupies payés en numéraire. Sur ce dernier montant, il estime que 27 milliards n’ont pas été correctement pris en compte par les créanciers de la cible.
Le groupe de private equity Ardian a annoncé jeudi avoir conclu un accord définitif en vue d’acquérir en numéraire la société américaine PRGX Global, spécialisée dans l’analyse de données complexes émanant des entreprises, au prix de 7,71 dollars par action, soit environ 195 millions de dollars (159 millions d’euros). Le prix offert fait ressortir une prime de 32,7% par rapport au cours de Bourse moyen de la cible durant les 90 jours ayant précédé l’annonce de la transaction. Cette dernière devrait être bouclée durant le premier trimestre 2021.
Le brasseur AB InBev a annoncé jeudi qu’un consortium d’investisseurs emmené par le groupe de private equity Apollo Global Management prévoit de lui racheter, pour environ 3 milliards de dollars (2,45 milliards d’euros), une participation de 49,9% dans une activité regroupant ses usines de conteneurs métalliques aux Etats-Unis. La transaction permettra au brasseur de générer des recettes pour rembourser une partie de sa dette qui avait monté en flèche après le rachat de son rival SABMiller pour plus de 100 milliards de dollars en 2016. AB InBev pourra racheter cette participation cinq ans après sa finalisation, à des termes financiers prédéterminés. Le brasseur continuera en outre de gérer l’activité de ces usines après la finalisation de la transaction, attendue le 8 janvier prochain.
Créé il y a huit ans par Romain Lefèvre, Valoria Capital veut poursuivre l’aventure en compagnie d’un fonds. Le gestionnaire de patrimoine vient de confier une part majoritaire de ses titres à IK Investment Partners, afin d’accélérer sa croissance et d’atteindre 1 milliard d’euros d’encours d’ici l’an prochain. Jusqu’à présent, l’établissement spécialisé en gestion financière, en crédit et en conseil fiscal avait alimenté son ascension en rachetant et en intégrant une douzaine de gestionnaires de patrimoine indépendants. Le tout en diversifiant son offre vers des services complémentaires comme l’immobilier, les produits structurés et le placement de la trésorerie d’entreprise. Avec IK à ses côtés, Romain Lefèvre prévoit d’accélérer son programme de consolidation du marché et de poursuivre la stratégie de diversification de son offre. Il marche ainsi dans les pas de Cyrus (3,8 milliards d’euros d’encours conseillés ou gérés), allié à Bridgepoint Development Capital, ou bien encore d’Herez (1,8 milliard d’euros d’encours), qui s’est ouvert à la holding d’investissement familial Florac et du Groupe Crystal, détenu depuis septembre par Apax Partners.
La banque d’affaires s’était vu confier la vente du groupe d’enseignement supérieur des métiers de la création et du célèbre portail automobile à la rentrée.
L’association des gestionnaires d’actifs Irish Funds a salué, jeudi, l’achèvement d’un projet de loi qui, après cinq ans, doit moderniser les «limited partnerships» irlandais et permettre d’attirer jusqu’à 20 milliards d’euros par an de fonds de private equity en créant jusqu’à 3.000 nouveaux emplois. L’Investment Limited Partnerships (ILP) Bill 2020 prévoit notamment : une procédure d’approbation accélérée pour les fonds destinés aux institutionnels, une gouvernance assouplie du règlement du fonds et, surtout, la possibilité de créer des ILP avec plusieurs compartiments ségrégués (sub-funds) permettant plusieurs stratégies et/ou types d’investisseurs, avec la possibilité d’une hiérarchisation précise des responsabilités (safe harbours). Cette réforme pourrait aussi «aider les entreprises à s’engager dans une ‘croissance verte’», indique le communiqué. Le capital-investissement irlandais a enregistré une croissance de 40%, avec 119 nouveaux entrants depuis deux ans dans le cadre du Brexit, l’Irlande devenant de fait le seul pays de «common law» dans l’Union européenne (UE).
Il y a trois ans, AlpInvest Partners avait récolté 6,5 milliards de dollars dans le cadre de son sixième programme secondaire. La société de gestion néerlandaise gravitant dans la galaxie de Carlyle vient de décrocher 9 milliards de dollars pour son dernier programme secondaire, soit 1 milliard de plus qu’anticipé. A cela s’ajoute un fonds de 1,2 milliard de co-investissement. Au total, plus de 170 investisseurs provenant de 45 pays ont abondés ces véhicules. ASP VII prendra des positions dans des fonds de private equity sur le marché secondaire, mais aussi directement au capital de sociétés de gestion. Au cours des dix-huit dernières années, AlpInvest a engagé plus de 19 milliards de dollars dans plus de 150 transactions secondaires.
Il y a trois ans, AlpInvest Partners avait récolté 6,5 milliards de dollars dans le cadre de son sixième programme secondaire. Un montant qui s’était avéré supérieur de 500 millions à l’objectif initialement fixé. Aujourd’hui, la société de gestion néerlandaise gravitant dans la galaxie de Carlyle vient de remettre le couvert en décrochant 9 milliards de dollars pour son dernier programme secondaire… soit 1 milliard de plus qu’anticipé. A cela s’ajoute un fonds de 1,2 milliard de co-investissement. Au total, plus de 170 investisseurs provenant de 45 pays ont abondés ces véhicules.
La Financial Conduct Authority (FCA) le superviseur financier britannique, a infligé mardi une amende de 26 millions de livres (28,6 millions d’euros) à Barclays. La banque est condamnée pour avoir traité à la légère entre avril 2014 et décembre 2018 ses clients en difficultés financières, ce qui a pu la conduire à leur proposer des solutions de paiement inadaptées. Les failles concernaient les activités de crédit à la consommation de Barclays. «Un client sous pression financière pouvait être conduit à rembourser un prêt à la consommation au détriment d’une dette prioritaire, comme un prêt immobilier», souligne la FCA dans un communiqué.
La Financial Conduct Authority (FCA) le superviseur financier britannique, a infligé mardi une amende de 26 millions de livres (28,6 millions d’euros) à Barclays. La banque est condamnée pour avoir traité à la légère entre avril 2014 et décembre 2018 ses clients en difficultés financières, ce qui a pu la conduire à leur proposer des solutions de paiement inadaptées. Les failles concernaient les activités de crédit à la consommation de Barclays.
Groupe Bruxelles Lambert (GBL) cède à la vélomania. La société belge d’investissement cotéevient de jeter son dévolu sur le fabricant de vélos allemand Canyon, en rachetant la majorité du capital sur la base d’une valorisation qui avoisinerait 500 millions d’euros. Le fonds américain TSG Consumer Partners, actionnaire minoritaire du groupe depuis cinq ans, en profite pour céder sa participation. Quant au fondateur, Roman Arnold, il conserve son rôle de président du conseil d’administration et réinvestit significativement.
Disposant d’un bureau à Paris depuis la rentrée, le gérant d’origine néerlandaise Waterland Private Equity Investments va pouvoir accélérer le rythme de ses investissements. Son fonds de huitième génération, baptisé Waterland Private Equity Fund 8, vient de boucler sa levée de 2,5 milliards d’euros, en trois mois. Il y a trois ans, le précédent véhicule avait déjà récolté 2 milliards d’euros en deux mois. Spécialiste des opérations de build-up sur le marché des midcaps établies en Europe du Nord, Waterland est implanté dans neuf pays. Il est actif depuis plus de vingt ans et témoigne avoir investi depuis sa création dans plus de 110 entreprises – qui ont ensuite réalisé plus de 540 acquisitions.
Jeito Capital, société d’investissement dédiée aux biotechs et aux biopharmas, mène un financement de série A de 20 millions d’euros dans InnoSkel, une biotech de développement de traitements contre les maladies rares du squelette. Jeito a investissi aux côtés de Vida Ventures et avec le soutien du Groupe Turenne. Les fonds levés seront utilisés pour faire avancer la plateforme de thérapie génique d’Innoskel, destinée à traiter plus de 250 formes de dysplasies squelettiques. InnoSkel est dirigée par Elvire Gouze, chercheuse renommée dans les troubles du squelette. Sa première entreprise à succès, Therachon, a été acquise par Pfizer en 2019 pour 810 millions de dollars.
Disposant d’un bureau à Paris depuis la rentrée, le gérant d’origine néerlandaise Waterland Private Equity Investments va pouvoir accélérer le rythme de ses investissements. Son fonds de huitième génération, baptisé Waterland Private Equity Fund VIII, vient de finaliser sa levée en amassant 2,5 milliards d’euros. Une somme récoltée en l’espace de seulement trois mois, soulignant encore une fois l’efficacité du gérant.
Jeito Capital, société d’investissement dédiée aux biotechs et aux biopharmas, mène un financement de série A de 20 millions d’euros dans InnoSkel, une biotech pionnière dans le développement de traitements innovants contre les maladies rares du squelette. Jeito a investissi aux côtés de Vida Ventures et avec le soutien du Groupe Turenne.
Le processus de cession du fabricant d’emballages techniques Ipackchem a atteint son épilogue. Comme pressenti par L’Agefi, SK Capital a fini par l’emporter dans l’enchère organisée par Natixis Partners. Le fonds américain a déposé une offre sensiblement supérieure à celles de ses concurrents, InHance Technologies, Chequers Capital, Equistone Partners Europe et Stirling Square Capital Partners. Celle-ci se situerait entre 250 et 300 millions d’euros, mais aucun élément chiffré n’a été précisé lors de ce LBO. Contrôlé par Sagard depuis près de quatre ans, Ipackchem affiche un chiffre d’affaires de l’ordre de 120 millions d’euros, pour un Ebitda proche de 25 millions. Le groupe de 850 collaborateurs dispose de huit usines.
Le processus de cession du fabricant d’emballages techniques Ipackchem a atteint son épilogue. Comme pressenti par L’Agefi la semaine dernière, SK Capital a fini par l’emporter dans l’enchère organisée par Natixis Partners. Le fonds américain a su se montrer convaincant en déposant une offre sensiblement supérieure à celles de ses concurrents, InHance Technologies, Chequers Capital, Equistone Partners Europe et Stirling Square Capital Partners. Celle-ci se situerait entre 250 et 300 millions d’euros, mais aucun élément chiffré n’a été précisé lors de ce LBO. Contrôlé par Sagard depuis près de quatre ans, Ipackchem affiche un chiffre d’affaires de l’ordre de 120 millions d’euros, pour un Ebitda proche de 25 millions. Le groupe de 850 collaborateurs dispose de huit usines d’où sortent des bidons et des récipients « barrière » permettant de transporter des liquides potentiellement dangereux. Parmi les clients de l’industriel français figurent Syngenta ou Dow Chemical.
Métier. France Invest, l’association française du capital-investissement, a annoncé le lancement de son Club Operating Partner. Le signe d’une montée en puissance, au sein de l’univers des fonds, de cette fonction qui vise à l’accompagnement opérationnel de la transformation et de la croissance des entreprises, là où les professionnels du private equity se focalisaient historiquement sur les aspects financiers. Deux coprésidents animeront ce club, Nicolas Réquillart-Jeanson, chez Siparex, et Johann Dupont, chez Abénex. Guillaume Bon, chez Five Arrows-Rothschild, est le troisième homme à l’origine de cette initiative. Lieu d’échange et de rencontre, le club compte établir un annuaire des operating partners membres de France Invest et a en projet la rédaction d’un livre blanc sur cette fonction. Il réfléchira aussi à la création d’un baromètre de la création de valeur par les operating partners.
Duales. Opération FID pour Bpifrance. FID pour Fonds Innovation Défense, le nouveau fonds lancé par le ministère de la Défense, dont la gestion a été confiée à la banque publique d’investissement. Le ministère lui a déjà alloué 200 millions d’euros, le solde vers la taille cible de 400 millions devant être apporté par des acteurs industriels et Bpifrance. Qui se félicite d’ainsi « renforce[r] son action auprès de l’écosystème Défense ». De fait, le fonds vise le soutien en fonds propres et quasi-fonds propres d’entreprises innovantes dans des technologies duales, c’est-à-dire avec applications civiles et militaires. Sur les thématiques entre autres de l’énergie, de la santé ou des technologies de l’information dont l’intelligence artificielle.
Après avoir doublé la taille du fonds Definvest à 100 millions d’euros, lancé il y a trois ans, le ministère des Armées vient de créer un nouveau véhicule baptisé Fonds Innovation Défense. Ce fonds, dont la gestion a été confiée à Bpifrance, vise une taille de 400 millions d’euros. Le ministère lui a déjà alloué 200 millions d’euros, le solde de l’enveloppe devant être apporté par Bpifrance et par des acteurs industriels. Le fonds adressera notamment les thématiques de l’énergie, du quantique, des technologies de l’information dont l’intelligence artificielle, l’électronique et les composants.
La souveraineté se joue aussi sur le terrain du capital-investissement. Après avoir doublé la taille du fonds Definvest à 100 millions d’euros, lancé il y a trois ans, le ministère des Armées vient de mettre sur pied un nouveau véhicule baptisé Fonds Innovation Défense. Ce fonds, dont la gestion a été confiée à Bpifrance, vise une taille de 400 millions d’euros. Le ministère lui a déjà alloué 200 millions d’euros, le solde de l’enveloppe devant être apporté par Bpifrance et par des acteurs industriels.
Le numéro un mondial des services de santé et de sécurité à l’international cherche à faire entrer un nouvel investisseur minoritaire, a appris L’Agefi.