L’envolée des prix d’acquisition dans le non coté européen se poursuit. Selon l’indice Argos, ils ont atteint un nouveau plus haut historique à 11,3 fois l’Ebitda au cours des trois premiers mois de l’année (contre un record à 11,1 fois au précédent trimestre). Une inflation essentiellement liée à la surenchère des fonds d’investissement, qui ont accepté de payer 12,7 fois l’Ebitda de leurs cibles sur la période. Le phénomène est exceptionnel. Jamais les fonds n’avaient dépassé la barre fatidique des 10 fois, mais la focalisation de ces derniers sur les actifs les plus résilients auront eu raison de leur modération. Qui plus est, l’augmentation reste tirée par la forte concurrence avec les acquéreurs stratégiques, ainsi que par la liquidité abondante qui irrigue le private equity. Le tout dans un marché où les actifs en vente se font plus rares. Par rapport au quatrième trimestre 2020, l’activité M&A mid-market en Europe a reculé d’environ 20 % en nombre d’opérations.
Le groupe de private equity américain KKR a annoncé mercredi l’acquisition du spécialiste britannique des infrastructures John Laing pour 2 milliards de livres (2,32 milliards d’euros) en numéraire. Le prix proposé de 403 pence par action fait ressortir une prime de 27% par rapport au cours de clôture de la cible le 5 mai, juste avant l’annonce de l’existence de pourparlers. La transaction est recommandée unanimement par le conseil d’administration de John Laing.
Exclusif – Spie s’est rapproché de l’américain Clayton Dubilier & Rice pour être en mesure de remettre une offre à la hauteur des espérances de l’énergéticien français.
Le roadshow opéré auprès des investisseurs obligataires a porté ses fruits et a permis à l’enseigne d’opticiens Afflelou de se refinancer à hauteur de 485 millions d’euros. La première tranche de 410 millions d’euros de dette senior arrivant à échéance en 2026 affiche un coût de 4,25%, tandis que la dette junior arrivant à maturité en 2027 se base sur l’Euribor 3 mois (avec un plancher à 0%), auquel s’ajoutent 800 points de base. Fort de ce refinancement, le groupe va rembourser l’intégralité de son précédent financement high yield et de son prêt garanti par l’Etat.
L’enseigne d’opticiens Afflelou peut se réjouir. Le roadshow opéré auprès des investisseurs obligataires a porté ses fruits et a permis au groupe de se refinancer à hauteur de 485 millions d’euros. La première tranche de 410 millions d’euros de dette senior arrivant à échéance en 2026 affiche un coût de 4,25%, tandis que la dette junior arrivant à maturité en 2027 se base sur l’Euribor 3 mois (avec un plancher à 0%) auquel s’ajoutent 800 points de base.
Pour ne pas se laisser distancer par ses principaux concurrents, l’expert de la certification et du contrôle était à la recherche d’un investisseur aux poches profondes.
Solidité. Si l’effet crise se reflète dans les chiffres d’activité du capital-investissement européen, le secteur affiche néanmoins une belle résistance. Les levées de fonds ont atteint 101 milliards d’euros en 2020, en recul de 12 % par rapport à l’année record de 2019, selon les chiffres de l’association professionnelle Invest Europe. « Le seuil des 100 milliards d’euros a été dépassé pour la troisième année consécutive, portant les capitaux levés au cours des cinq dernières années à 500 milliards d’euros », déclare Eric de Montgolfier, directeur général d’Invest Europe. Les montants investis se sont élevés à 88 milliards (répartis dans 8.163 sociétés), marquant un repli de 12 % sur un an. « Il s’agit de la deuxième année la plus dynamique en termes d’investissement dans le private equity, les capitaux ayant été déployés dans des secteurs clés soutenant la croissance digitale, la consommation et la santé », poursuit Eric de Montgolfier. Près de 40 % des opérations ont été réalisées dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, 19 % dans les biens et services de consommation et 15 % dans le domaine de la santé et des biotechnologies. Les cessions ont en revanche enregistré un net ralentissement, affichant un repli de 34 % à 23 milliards d’euros, soit le plus bas niveau enregistré sur dix ans. Le nombre de sociétés cédées (3.160) a reculé de 18 %.
Eurazeo a annoncé mardi la signature d’un accord d’exclusivité en vue d’investir au capital d’I-Tracing, un spécialiste français de la cybersécurité, aux côtés du management et de ses fondateurs, Théodore-Michel Vrangos et Laurent Charvériat, qui détiendraient collectivement 49% du capital à l’issue de cette opération. Keensight Capital, actionnaire minoritaire depuis 2017, céderait l’ensemble de sa participation tandis que Sagard NewGen participerait aussi au nouveau tour de table comme actionnaire minoritaire dans la coentreprise contrôlée par Eurazeo. La réalisation de l’opération valoriserait I-Tracing à 165 millions d’euros et Eurazeo investirait environ 65 millions. Fondée en 2005, la société, qui emploie plus de 285 experts, offre une gamme complète de services sur l’ensemble de la chaîne de sécurisation des systèmes IT de ses clients.
L’entreprise de services numériques INTM réorganise son capital. Son dirigeant-fondateur Georges Awad vient de prendre la majorité capitalistique de son groupe et de s’ouvrir à deux partenaires financiers. Crédit Mutuel Equity et BNP Paribas Développement investissent respectivement 14,2 et 4,8 millions d’euros. Le financement est complété par une dette senior apportée par un pool bancaire mené par la banque de la rue d’Antin. Avec ce buy-out primaire, INTM en profite pour organiser la sortie d’un des fondateurs du groupe et se positionne pour être l’un des consolidateurs du marché des ESN. Une ligne de financement additionnelle est prévue pour lui permettre de réaliser plusieurs acquisitions dans les prochaines années, de tailles significatives.
L’entreprise de services numériques INTM réorganise son capital. Son dirigeant-fondateur Georges Awad vient de prendre la majorité capitalistique de son groupe et de s’ouvrir à deux partenaires financiers. Crédit Mutuel Equity et BNP Paribas Développement, qui accompagnent cette remise à plat actionnariale, investissent respectivement 14,2 et 4,8 millions d’euros. Le financement est complété par une dette senior apportée par un pool bancaire mené par la banque de la rue d’Antin. Avec ce buy-out primaire, INTM en profite pour organiser la sortie d’un des fondateurs du groupe et se positionne pour être l’un des consolidateurs du marché des ESN. Une ligne de financement additionnelle est prévue pour lui permettre de réaliser plusieurs acquisitions dans les prochaines années, de tailles significatives.
Contrôlé par Lion Capital, CDPQ et Apax, l’opticien prévoit de lever un nouveau financement high yield de 485 millions d’euros. Dont une partie reviendra aux actionnaires.
En 2014, l’entrepreneur Alexandre Mars fondait le tout premier fonds de capital-risque transatlantique certifié B Corp, Blisce. Orienté « growth capital », celui-ci s’est notamment illustré en investissant dans Spotify, Pinterest, Headspace, Too Good To Go et Brut. Blisce Fund II vient d’annoncer un premier closing à hauteur de 125 millions d’euros, sur un objectif fixé à 300 millions. Le véhicule entend investir entre 10 et 30 millions d’euros dans des jeunes pousses américaines et européennes. Un premier deal a été signé avec Imperfect Foods, une enseigne américaine d’épicerie en ligne dite « durable ».
En 2014, l’entrepreneur à succès Alexandre Mars fondait le tout premier fonds de capital-risque transatlantique certifié B Corp, Blisce. Orienté « growth capital », celui-ci s’est notamment illustré en investissant dans Spotify, Pinterest, Headspace, Too Good To Go et Brut. Des participations de renom qui contribuent aujourd’hui au succès de la levée de la deuxième génération du fonds. Blisce Fund II vient d’annoncer un premier closing à hauteur de 125 millions d’euros, sur un objectif fixé à 300 millions. Le véhicule entend investir entre 10 et 30 millions d’euros dans des jeunes pousses américaines et européennes surfant sur les nouvelles tendances de consommation. Il s’intéressera plus particulièrement aux secteurs à forte croissance et à fort impact, comme les solutions destinées à lutter contre le gaspillage alimentaire, la santé, la micro-mobilité, les services financiers et l’accès à l’éducation. Un premier deal a d’ores et déjà été signé et porte sur Imperfect Foods, une enseigne américaine d’épicerie en ligne dite « durable ».
Le spécialiste de la lutte contre la fraude à l’assurance vient de lever 220 millions de dollars auprès d’un pool de fonds emmenés par Advent International.
France Invest, l’association du secteur du capital-investissement, s’est fixé l’objectif d’atteindre un palier de 40% de femmes dans les équipes d’investissement et de 25% de femmes à des postes seniors d’ici 2030. L’an dernier, la féminisation a continué à progresser de 4 points en 2020, pour atteindre 27% de femmes dans les structures. Mais le plafond de verre dans les instances dirigeantes peine encore à céder. La proportion de femmes au sein des directoires ou des comités exécutifs s’est établie à 21%, soit 1 point de plus qu’en 2018. Le discours général se veut pourtant très offensif, puisque pas moins de quatre investisseurs sur cinq déclare privilégier la mixité pour les recrutements.
Perwyn, la holding d’investissement de la discrète famille Perrodo (à la tête de la compagnie pétrolière Perenco), vient d’ouvrir un bureau à Paris – le premier en dehors du Royaume-Uni. Il doit lui servir de plateforme pour de nouveaux investissements en France et dans les pays voisins. Perwyn s’est illustrée à deux reprises dans l’Hexagone. En 2018, avec la prise de contrôle du spécialiste du halal Isla Delice, puis en 2020 avec Keobiz, un spécialiste de la comptabilité. Son intérêt pour les restaurants Quick a aussi été évoqué en début d’année. Pour constituer ce nouveau bureau, Antoine Vanderhuslt, associé, sera rejoint par John Gallagher, directeur d’investissement, associate. Perwyn cible des prises de participations majoritaires dans des entreprises affichant entre 5 et 30 millions d’euros d’Ebitda.
Perwyn, la holding d’investissement de la discrète famille Perrodo (à la tête de la compagnie pétrolière Perenco), renforce sa présence dans l’Hexagone. Elle vient d’ouvrir un bureau à Paris – le premier en dehors du Royaume-Uni. Ce pied à terre doit lui servir de plateforme pour de nouveaux investissements en France et dans les pays voisins.
Les fonds de capital-investissement aiment à définir leurs actions sur le temps long. Il en est de même en matière de parité, France Invest, l’association du secteur, s’étant fixé l’objectif d’atteindre un palier de 40% de femmes dans les équipes d’investissement et de 25% de femmes à des postes seniors d’ici 2030. L’an dernier, la féminisation a continué à progresser de 4 points en 2020, pour atteindre 27 % de femmes dans les structures.