Les chiffres ont beau être connus, ils restent impressionnants. En un an, deux actions du CAC 40, Dexia (ayant tout de même repris près de 10 % lors de la dernière séance) et Renault, ont perdu plus de 80 % de leur valeur. En douze mois, douze titres du principal indice de la Bourse de Paris ont perdu plus de 60 % alors même que cet indice regroupe en théorie les valeurs les plus sûres de la cote. Mais il rassemble également les poids lourds des deux secteurs qui ont cristallisé les peurs des investisseurs. Les valeurs bancaires, en premier lieu, ont évidemment pris de plein fouet la crise financière, jusqu’à la nationalisation pour certaines d’entre elles. Alors que les profits des banques d’investissement semblaient assurés pour de nombreuses années, leur modèle de développement est aujourd’hui remis en cause. Cette évolution a donc conduit à une refonte de leurs critères d’évaluation et donc à une révision à la baisse drastique de leur valeur en Bourse.
Courage, oublions 2008 et, pour la nouvelle année, souhaitons ce petit florilège de vœux en forme d’antithèse de ce que nous avons vécu ces derniers mois: pas de Kerviel à l’entrée ou de Madoff à la sortie, pas de yoyo sur les matières premières, pas de déclarations de pertes abyssales ni de faillites retentissantes, pas de dégringolade de l’activité économique ni d’effondrement de l’immobilier. Pour le reste, le pire n’étant jamais certain, rejoignons le point de vue du président d’Axa, Henri de Castries, qui dans un entretien au Figaro Economie du 5 janvier, considère que de cette mauvaise passe peut finalement sortir du bien. «Au-delà du traumatisme de court terme s’ouvre l’opportunité d’apprendre, de corriger et de reconstruire», juge-t-il. Selon lui, certains déséquilibres étaient devenus insoutenables, comme le déficit extérieur et l’endettement des Américains ou la consommation excessive des ressources naturelles. De même, les dysfonctionnements sur certains produits financiers doivent conduire «à donner plus de crédit au bon sens et au jugement». Enfin, il se félicite de la réaction coordonnée des gouvernements à cette première crise née de la mondialisation. Et d’espérer, comme clés de la sortie de crise, une stabilisation de la demande des ménages et le redémarrage du financement de l’économie et, du côté de la régulation des institutions financières, l’encouragement de la prise de risque à long terme en sortant d’un système «qui revient à chronométrer tous les cent mètres un coureur de marathon». Bref, de quoi ne pas totalement désespérer, à l’instar d’ailleurs d’investisseurs chaque jour plus nombreux à estimer que les Bourses ne peuvent guère faire autrement désormais que rebondir.
Les prix de l’immobilier affichent logiquement un repli en 2008Lors de sa conférence de presse semestrielle, le réseau d’agences Century 21 a constaté une baisse des prix de 1,63 % en 2008 sur l’ensemble de la France. Ce repli «est un peu plus prononcé sur les prix dumètre carréindividuel (-2,23 %) que sur ceux du collectif (-1,51 %)». A noter également que le volume d’activité affiche une baisse de 20 % d’une année sur l’autre. Les prix aumètre carrés’échelonnent entre 1.112 euros/m_ pour le Limousin jusqu’à 6.651 euros/m_ à Paris. La capitale reste d’ailleurs un des endroits où les prix ont présenté une progression l’année dernière avec une hausse de 4,81 % sur 2008, et ce malgré la baisse de 5,9 % au dernier trimestre. Paris se positionne juste derrière le Poitou-Charentes où les prix ont crû de 5,73 % sur 2008, mais cette région avait enregistré un premier semestre particulièrement favorable et a bénéficié d’un effet de base important puisqu’elle affiche un prix au mètre carréde seulement 1.771 euros contre une moyenne nationale à 2.471 euros/m_. Pour l’année prochaine, sur la totalité du territoire Century 21 attend une baisse des prix moyenne comprise entre 6 %et 10 %, en ligne avec le recul de l’activité du second semestre 2008.Les loyers aussi orientés à la baisseToujours selon Century 21, les loyers de relocation ont baissé de 2,41 % en 2008 par rapport à 2007. Le repli le plus important touche les 4 pièces (-4,84 %), alors que les prix des locations de studios ont continué de progresser de 0,59 % entre 2007 et 2008. Le réseau d’agences explique ce recul des loyers par les nombreuses constructions entre les années 2000 et 2006 qui ont «absorbé la demande locative et apaisé l’effet de pénurie» et par le climat économique qui «rend les propriétaires bailleurs plus souples dans la négociation et les locataires plus attentifs à leur budget». Le réseau d’agences constate cependant un marché locatif privé fluide car «favorisé par un afflux de nouveaux locataires, constitué par des acheteurs qui ont abandonné provisoirement leur projet d’achat. Il y a désormais dans le parc locatif un stock d’acheteurs potentiels qui se constitue. Ils ont bâti une stratégie opportuniste en pariant sur la baisse». D’ailleurs, les revenus moyens des locataires entrants ont fortement progressé, notamment pour les studios où ils sont passés de 1.667 euros mensuels en 2007 à 1.852 euros l’année dernière.
L’administration revient par la voie d’une instruction sur les dispositions entrées en vigueur depuis le 1er janvier 2008 Le constat de la flagrance fiscale est précisé à côté des aspects relatifs aux saisies conservatoires et aux garanties des contribuables.
Un contribuable bénéficie du régime LMP depuis le 1er janvier 2001. Ses recettes annuelles s’élèvent à 24.000 euros TTC et ses revenus d’activité sont de 85.000 euros.
Prim’ Alternative Investment lance Prim’ Kappa Agri, un fonds diversifié couvert contre le risque de change de matières premières agricoles de gestion active.
Les montages LBO et OBO ne sont pas épargnés par la crise tant sur les aspects financiers que juridiques et le marché des acquisitions est au point mort Les experts développent actuellement des stratégies de crédit-vendeur ou d’earn-out sur les opérations en cours de financement pour rassurer les acquéreurs.
En adoptant définitivement le projet de loi de Finances pour 2009, le 17 décembre dernier, le Sénat a notamment précisé le régime fiscal des carried interests. Jusqu’à présent, le sort fiscal des parts attribuées aux membres des équipes de gestion de fonds communs de placement à risque (FCPR) et des sociétés de capital-risque (SCR), défini par une instruction fiscale du 28 mars 2002, prévoyait que les revenus et les plus-values réalisées lors de la cession des titres étaient soumis sous certaines conditions au taux d’imposition de plus-values, majoré des prélèvements sociaux. Le nouvel article 15 du texte de loi propose de légaliser l’application du régime des plus-values en subordonnant toutefois celui-ci à des conditions plus strictes et plus précises. La loi de Finances pour 2009 prévoit désormais « que le sort fiscal de la cession des parts échappe à la qualification en traitements et salaires dès lors que les conditions, posées à l’article 163 quinquies C du Code général des impôts sont respectées», précise Jean-Yves Mercier, avocat associé du cabinet CMS Francis Lefebvre.
A l’occasion d’une présentation des trois projets de lois de Finances, le 15 décembre dernier, Philippe Bruneau, directeur général de Mirabaud Gestion, Jean-Yves Mercier, avocat associé chez CMS Bureau Francis Lefebvre, et Bernard Monassier, fondateur du groupe Monassier et Associés, ont livré leurs premières réflexions sur les dispositions relatives à l’abus de droit et au rescrit succession avant leur adoption définitive par les parlementaires.
Le monde des institutions de prévoyance poursuit son mouvement de concentration. En ce tout début du mois de janvier, les groupes Apri et Ionis viennent en effet d’annoncer leur union. Ils ont été précédés de peu par les groupes Novalis et Taitbout, dont la fusion a été entérinée par leurs assemblées générales respectives le 19 décembre 2008. Jouant sur leur complémentarité dans les domaines de la santé, de la prévoyance et de la retraite, le nouvel ensemble Novalis Taitbout compte, entre autres, accroître sa présence auprès du courtage d’assurance en s’appuyant sur le savoir-faire développé précédemment par Taitbout dans le domaine complexe de la couverture des expatriés.
La société édite des solutions informatiques pour les institutionnels sur les secteurs de l’assurance dommages Ses clients l’incitent à s’investir sur le marché de l’assurance vie afin de rationnaliser la gestion des portefeuilles de contrats.
L’exercice 2008 restera tristement mémorable pour les marchés d’actions. Les grandes Bourses mondiales ont perdu, l’année dernière, près de 40% et les perspectives pour le début de 2009 ne sont pas au beau fixe. Ainsi, les gestionnaires attendent une baisse des bénéfices des sociétés de 30% et n’anticipent qu’un retour très progressif des mécanismes de financement des entreprises par le crédit bancaire. Les signes macroéconomiques devraient cependant cesser de se détériorer dans les mois qui viennent. Et si une reprise de l’activité n’est pas attendue avant le début de l’année 2010, certains allocataires, séduits par des valorisations des actions très basses, commencent à prendre des positions tactiques de court terme sur les actifs risqués.
L’accès du parc locatif privé à la demande sociale est désormais organisé grâce à l’intermédiation locative qui se veut sécurisante pour le propriétaire réalisant un placement solidaire.
Un décret du 22 décembre 2008 est venu modifier le traitement de la provision pour risque d’exigibilité Comme en 2003, les pouvoirs publics montrent que les réglementations peuvent rapidement s’adapter en temps de crise.
Lancée il y a un an, la plate-forme de négociation réunit une fois par mois les PME en besoin de financement et les investisseurs La société, qui compte pour l’instant une dizaine d’entreprises référencées et 160 épargnants, espère doubler de taille en 2009.
L’ampleur de la crise financière a poussé les pouvoirs publics et les régulateurs à intervenir pour ne pas aggraver les difficultés des organismes assureurs à l’heure de l’arrêté des comptes. En complément des recommandations émanant, entre autres, de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles et du Conseil national de la comptabilité sur, notamment, la juste valeur ou les modalités de dépréciation des placements, un décret du 22 décembre 2008 est venu assouplir la réglementation prudentielle sur le traitement de la provision pour risque d’exigibilité. Cette mesure attendue par les assureurs est présentée comme pouvant permettre de soutenir les rendements des fonds en euros pour l’année 2008.
Une société civile immobilière (SCI) (A) acquiert d’une autre SCI (B) un lot de deux immeubles, une partie du prix étant payable dans le délai d’un an à compter du jour de l’acte. Quelques années après, des époux, communs en biens, acquièrent la totalité des parts de la SCI (A) avant de dissoudre celle-ci. La SCI (B), qui a vendu le lot, assigne la SCI (A) et les époux en paiement du solde du prix de vente, celui-ci n’ayant pas été réglé, et en dommages et intérêts. Les époux appellent en garantie le successeur du notaire rédacteur des actes de cession de parts.
Le 1er janvier 2009, Banque AGF a changé de nom et pris celui du groupe auquel elle appartient depuis dix ans, Allianz, l’un des leaders européens de l’assurance et des services financiers. Allianz Banque est donc la nouvelle marque de Banque AGF.
L’Union Nationale de Prévoyance de la Mutualité Française (UNPMF) va distribuer au titre de l’exercice 2008 un taux net, avant CSG et CRDS, de 4,50 % pour ses contrats d'épargne individuelle notamment Livret Mutex, Mutex Epargne et Bon Mutex, ainsi que les fonds en euros de Mutex Patrimoine, Sésame retraite Mutex et Passeport Madelin.