Pierre-Alexis Dumont, responsable des investissements chez Sycomore AM
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L’Agefi : Depuis le début d’année, les actions européennes ont surperformé les actions américaines. Est-ce que ce sera toujours le cas dans les mois qui viennent ?
Pierre-Alexis Dumont : Le «Liberation Day» et ses conséquences n’ont pas changé notre vue de plus en plus positive sur l’Europe. Avant la suspension, les droits de douane touchaient avant tout l’Asie, l’Europe étant relativement épargnée, d’autant plus que la réponse agressive de la Chine augmente les possibilités d’un accord entre l’UE et les Etats-Unis, ces derniers ne souhaitant pas se mettre à dos tous leurs partenaires. Cela vient s’ajouter aux optionnalités déjà présentes : plan de relance allemand, abaissement sur le front ukrainien, rapprochement avec la Chine. Même en cas d’échec des négociations, les droits de douane toucheraient davantage la croissance aux Etats-Unis et en Chine, l’Europe apparaissant finalement plus résiliente et attractive en relatif aux autres zones.
Avez-vous effectué des rotations sectorielles ou de style ces dernières semaines ?
Fidèle à notre ligne de conduite favorisant la flexibilité en 2025, nous avons effectué les ajustements suivants dans les portefeuilles : retour sur un biais qualité vu le contexte probablement plus récessif, privilégier les entreprises exposées à l’économie domestique, notamment le segment petites et moyennes valeurs allemandes en tant que premier bénéficiaire du plan de relance germanique.
En prenant la défense d’un fast-food 100 % halal que le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, voudrait voir disparaître, les insoumis croient défendre le patrimoine culinaire de la « Nouvelle France » menacé par l'exil des bobos en banlieue
Depuis début 2000, la consommation de poulet a été multipliée par deux en France. Preuve de bouleversements sociologique et économique profonds, portés par l'immigration, l'érosion du pouvoir d'achat et les soucis environnementaux. Des éléments complexes, cristallisés dans la « guerre » du Master Poulet
Changer la vie, peut-être, mais pas au point de remettre en cause ses a priori idéologique. Or contre cette carence locative dénoncée depuis des décennies maintenant, seule une vraie politique de l'offre sera efficace