Le décalage de performance s’accroît entre l’Europe et le reste du monde
Le Panel Actions de L’Agefi anticipe un rebond de 8% des indices européens à un an, de 6% pour le S&P 500 et de 4% pour le Nikkei. Mais le CAC 40 recule de près de 3% depuis le début de l’année, quand New-York et Tokyo ont gagné respectivement plus de 20% et près de 17% depuis début janvier.
Prudence. Le potentiel des marchés actions semblent se réduire progressivement. En Europe, la baisse de 3,7% du CAC 40 et de 3,5% de l’Euro Stoxx 50 en octobre n’a pas encouragé les 20 gérants du Panel Actions, interrogés par L’Agefi entre le 17 et le 30 octobre 2024, à faire preuve d’optimisme.
A horizon six mois, seul Carmignac, rentrant dans le rang, a relevé sa cible sur le CAC 40, pour cinq gestions qui l’ont abaissée. A un an, l’effet est encore plus marqué, avec un panéliste sur deux qui a réduit son objectif, pour seulement trois qui l’ont relevé. Désormais, le Panel Actions anticipe une progression de 5,6% de la place parisienne dans six mois et de 8,5% dans un an, avec une large amplitude entre le +4,8% de Lazard et de Swiss Life AM et le +15,6% de Sienna IM, qui vient de rejoindre les panélistes. Cette progression attendue est à mettre en perspective avec le recul de 2,6% depuis le début de l’année….
Même tendance sur l’Euro Stoxx 50 attendu en hausse de 5% à six mois, et de 7,7% à un an, entre -0,6% pour Lazard et un rebond de 11,9% pour Cholet Dupont Oudart. En revanche, l’indice paneuropéen a déjà engrangé 6,8% depuis début janvier.
« Nous restons optimistes à l’égard des actions mondiales, qui sont portées par la croissance des bénéfices », souligne Goldman Sachs AM. En revanche, Edmond de Rothschild AM maintient son positionnement neutre sur les actions, avec une préférence pour les actions japonaises et émergentes
De leur côté, les entreprises américaines « profitent de la bonne tenue de l’économie outre Atlantique (80% des entreprises battent le consensus) », notait récemment Federal Finance Gestion. D’ailleurs près des trois quarts des gestions ont rehaussé leur cible à six mois, et près des deux tiers à un an. Seul Carmignac s’est montré plus prudent sur la fin 2025. Alors que le S&P a déjà engrangé plus de 20% depuis le début de l’année, il pourrait encore gagner 2,6% à six mois, et 6,2% à un an, dans une fourchette réduite de +0,3% pour Sienna IM à +11,7% pour Groupama AM.
Les gestions peinent aussi à suivre la progression du marché japonais (+3,1% en octobre et 16,8% depuis le début de l’année). Un panéliste sur deux a rehaussé ses objectifs, à six comme à douze mois. Néanmoins, la progression attendue reste limitée, de 1,4% à six mois, et de +4,3% à un an, mais avec une forte hétérogénéité entre la baisse de 7,9% anticipée par Auris et la hausse de 15,2% espérée par Carmignac.
L’évolution de la situation au Moyen-Orient demeure très incertaine. Après des propos encourageants laissant espérer une sortie de crise, une action militaire américaine en Iran tempère l’optimisme.
Invesco veut plus que doubler son activité européenne d’ETF sur les quatre prochaines années, comptant sur l’adoption progressive de ces produits par les investisseurs particuliers, rapporte Financial News. Invesco est actuellement l’un des dix principaux fournisseurs d’ETF en Europe, supervisant 180 milliards de dollars d’actifs dans la région, selon ses données. Il souhaite porter ce montant à 400 milliards de dollars d’ici à 2030.
26 mai 2026 à 7:07 AM
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L'Agefi
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