Disposant toujours de liquidités abondantes, les grands groupes français ont résisté à la tentation de dynamiser leur gestion de trésorerie malgré la faiblesse des taux d’intérêts. Alors que la trésorerie globale des 36 sociétés non financières de l’indice CAC 40 ressort en léger repli sur un an (- 3%), à 161 milliards d’euros à fin décembre 2011, les liquidités investies sur des supports ne réunissant pas les critères nécessaires pour être qualifiées de « trésorerie et équivalent trésorerie » au sens de la norme comptable internationale IAS 7 ont diminué de 4 %, à 30 milliards d’euros. A fin 2011, les placements « non IAS 7 » concentraient toujours 19 % de la trésorerie globale. En revanche, la nouvelle étude de bfinance sur la trésorerie des grands groupes européens révèle une tendance à la dynamisation chez les corporates allemands de l’indice DAX 30 (26 sociétés), dont les montants investis sur des supports dynamiques (27 % de la trésorerie globale) ont augmenté de 40 % en valeur, dans un contexte de stagnation de leur trésorerie globale à 120 milliards d’euros. A contrario, les groupes italiens du MIB 40 ont été plus conservateurs, les placements « non IAS 7 » (10 % de la trésorerie globale) ayant reculé de 23 % l’an dernier, et ce malgré une hausse de 8 % de la trésorerie globale, à 50 milliards d’euros. Confrontés à un environnement économique et financier toujours très incertain, les grands groupes préfèrent conserver les liquidités au sein de leur bilan, et ainsi sécuriser le financement de leurs activités, plutôt que de procéder à leur désendettement brut. Un tel comportement trouve ses limites dans les coûts de portage, qui correspondent à la différence entre les coûts d’emprunts et les rendements des liquidités. A titre d’illustration, STMicroelectronics indique dans son rapport annuel qu’au 31 décembre 2011, l’ensemble de ses ressources financières, incluant la trésorerie, les équivalents de trésorerie et des titres négociables, « ont généré un taux de rendement moyen de 0,84 % ». « Dans le même temps, le taux d’intérêt moyen sur notre encours de dette a été de 1,72 % », ajoute le groupe.
Pandat s’est doté la semaine dernière d’un comité stratégique qui l’accompagne dans le choix des orientations de son activité. Pandat a l’ambition d'être dès demain l’acteur de référence sur l’intermédiation des comptes à terme et des autres produits monétaires pour une clientèle de : PME, ETI Associations et Fondations Mutuelles et autres investisseurs institutionnels de taille moyenne Dans ce cadre, le comité stratégique est composé de : Jean-François Théodore, ancien PDG d’EURONEXT Jean-Jacques Quellec, ancien trésorier de la CDC et ancien président de l’AFTB (Association du Forex et des trésoriers de banque) Michel Dupuydauby, ancien Directeur Général de la MACSF et ancien président de la ROAM (Réunion des organismes d’assurance mutuelle) Christian Camus, ancien Directeur Général de MeilleurTaux.com et ancien cadre dirigeant du Groupe Caisse d’Epargne
La nouvelle édition du Baromètre Fonds de pension, revue annuelle de la performance et l’allocation d’actifs de 10 investisseurs institutionnels internationaux parmi les plus emblématiques, révèle des divergences transatlantiques en matière de décisions d’investissement en 2011. Au sein du panel, les fonds de pensions américains et canadiens ont renforcé leurs allocations en action, en particulier CalPers (de 53 % à 63 %) et la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (de 36 % à 44 %). Concomitamment, ces deux fonds ont réduit le poids de leurs investissements alternatifs en portefeuille. A l’inverse, les fonds de pension européens ont maintenu, voire réduit, leurs expositions actions. Le fonds de réserve des retraites irlandais (NPRF) et le suédois AP1 ont tous deux allégé leur exposition actions, le NRPF ayant par ailleurs choisi de protéger son portefeuille d’une baisse des marchés via des dérivés à deux ans. L’augmentation de l’exposition actions parmi les participants américains du panel masque toutefois une réalité plus complexe. Les fonds ont dû s’adapter face aux incertitudes liées à la crise de la dette souveraine en zone euro et aux craintes de ralentissement dans les pays émergents. Pour Michael Sabia, président directeur général de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec, « face à des conditions de marché excessivement volatiles, la Caisse a agi rapidement en réduisant son exposition aux actions entre fin juin et fin septembre 2011 et en conservant un niveau de liquidités élevés ». L’allocation actions du fonds a été ramenée jusqu'à 30 % de l’actif global, avant que la position ne soit reconstruite au quatrième trimestre à mesure que les risques se résorbaient. Lire la suite: cliquez ici
Le fonds d’investissement américain Pramerica Real Estate Investors a acheté pour 56 millions d’euros l’hôtel particulier parisien d’EuropaCcorp, siège de la société du cinéaste Luc Besson, a annoncé mardi le groupe de presse immobilier Immoweek. Cet hôtel particulier, de 4.200 m2 et situé dans le prestigieux 8ème arrondissement, abrite également le célèbre restaurant Apicius, rappelle Immoweek. Le groupe Vinci avait annoncé en avril la fin des travaux à la Cité du Cinéma, complexe immobilier et technique entièrement dédié au 7ème Art en banlieue parisienne, livré à la société de Luc Besson. Imaginée par le réalisateur et producteur et implantée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris, la Cité du Cinéma s'étend sur 62.000 m2 et comprend notamment neuf plateaux de tournage (11.000 m2), des immeubles de bureaux (20.000 m2), des ateliers de fabrication des décors, une salle de projection. Luc Besson a également prévu d’y déménager le siège d’EuropaCorp, qui connaît actuellement des difficultés financières en raison d’un moindre succès des derniers films sortis.
European Growth Fund, the flagship fund from Fidelity, with assets of over EUR8bn, will be changing managers from 1 July this year. Matthew Siddle will succeed Alexander Scurlock, who had been manager of the fund since 2007. The new manager is not in the strictest sense a newcomer at the US asset management firm. Siddle joined the firm in 1999 as an analyst, and then became director of research. He also served from 2004 to 2006 as assistant manager of the fund which he will soon be taking over. The arrival of the manager, specialised in European and British equities, will bring a change in the management of the fund. In an interview with Newsmanagers, Christophe Gloser, chairman of Fidelity France, says that Siddle was selected for the position due to his management style, which is well-adapted to the management of large as well as midcaps, of which the portfolio of the European Growth Portfolio is composed. “In this way,” the director says, “the manager will certainly make his mark.” Gloser states that Curlock, the future ex-manager, will remain at Fidelity, where he will orient himself to more flexible management.
Anne-Frédérique Cabasset, responsable clientèle institutionnelle de Swiss Life Asset Management depuis 2011 vient de rejoindre Exane AM, où elle va occuper le même poste, en remplacement de Doris Bernheim. Son parcours professionel : Chargée de la gestion de fonds monétaires au sein d’Ixis AM et Daiwa (1993-95), chargée des relations avec les clients institutionnels au sein de Natixis AM (1995-99), chargée de la vente de produits financiers et de solutions d’investissement globalisées chez Exane (1999), responsable clientèle institutionnelle de Swiss Life Asset Management (France) (depuis 2011).
SCOR a signé ce jour avec UBS un nouveau programme de couverture financière contre les catastrophes naturelles sous forme de capital contingent matérialisé par une ligne d'émission d’actions garantie. Ce nouveau programme est une extension de la ligne d'émission contingente d’actions mise en place en 2010. En vertu de ce nouveau dispositif, SCOR bénéficie d’une couverture supplémentaire de EUR 75 millions, augmentant de ce fait la ligne de capital contingent existante de EUR 75 millions à EUR 150 millions. La décision d’augmenter la ligne d'émission contingente d’actions est conforme au plan stratégique « Strong Momentum V1.1 » de SCOR et représente une part importante de sa stratégie de protection de capital telle que communiquée en septembre 2011 à l’occasion de la Journée des Investisseurs. Suite à cette Journée des Investisseurs, SCOR a, par ailleurs, recalibré le seuil de déclenchement du capital contingent afin que la probabilité de déclenchement soit encore plus faible. Le capital contingent est considéré comme une protection de dernier recours, cette couverture étant destinée à n'être déclenchée qu’après les solutions de rétrocession traditionnelle et les ILS (Insurance-Linked Securities) de SCOR. L'émission de nouvelles actions en vertu de cette nouvelle ligne d'émission contingente d’actions ne sera déclenchée que si SCOR connaît une perte annuelle totale due à des catastrophes naturelles supérieure à un certain niveau prédéfini au cours d’une année calendaire donnée, entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2013. De plus, cette extension de sa solution de capital contingent existante permet au groupe SCOR de poursuivre la diversification de ses moyens de protections, offrant une alternative compétitive en termes de coût aux rétrocessions traditionnelles et aux titres liés aux risques assurantiels Insurance-Linked Securities, ILS. Ce programme élargi a reçu une appréciation favorable d’un point de vue tant qualitatif que quantitatif de la part des agences de notation. En l’absence d'événement déclencheur, aucune action ne sera émise dans le cadre de ce nouveau programme. Par conséquent, le programme en question pourrait aller jusqu'à son terme sans aucun impact dilutif pour les actionnaires. Caractéristiques de la seconde ligne d'émission contingente d’actions L’opération prend la forme d’une émission supplémentaire de bons d'émission d’actions en faveur d’UBS, en application de la 26ème résolution de l’Assemblé Générale Extraordinaire des actionnaires de SCOR en date du 4 mai 2011, et a été approuvée par une décision de son Conseil d’administration le 9 novembre 2011. Dans le cadre de ce nouveau contrat, SCOR a pris l’engagement d’effectuer un tirage au titre du programme encas de survenance d’un événement déclencheur et UBS a réciproquement pris l’engagement d’exercer le nombre de bons nécessaires à la souscription de nouvelles actions SCOR pour un montant total de EUR 75 millions (prime d'émission incluse). Les tirages effectués au titre de ce programme étendu ne seront disponibles qu'à la condition que le montant des pertes nettes définitives estimées (tel que confirmé par les commissaires aux comptes de SCOR), qui pourraient être supportées par SCOR en tant qu’assureur ou réassureur suite à la survenance, au cours d’une année donnée entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2013 (« Période de Couverture des Risques »), d’une ou plusieurs catastrophes naturelles, atteigne certains seuils prédéfinis contractuellement. Ces seuils prédéfinis pourront être ajustés chaque année par SCOR pour adapter les niveaux de couverture aux changements des conditions de marché de l’assurance et de la réassurance, dans certaines limites prédéfinies, afin d’assurer la stabilité du profil de risque du programme sur l’ensemble de la période. Dans le cadre du nouveau programme, les catastrophes naturelles éligibles mondialement dans le cadre de l’opération comprennent : les tremblements de terre, tremblements de terre sous-marins, chocs résultant de tremblement(s) de terre, éruptions ou troubles sismiques et/ou volcaniques, les ouragans, tempêtes de pluie, tempêtes, orages, tornades, cyclones, typhons, les raz-de-marée, tsunamis, inondations, la grêle, le temps et le gel hivernal, les tempêtes de neige, les dommages résultant du poids de la neige, les avalanches, les impacts de météorite ou d’astéroïde, les glissements de terrain, effondrements de terrain, coulées de boues, incendies de brousse, incendies de forêts et la foudre. Suite à cette extension de la couverture de EUR 75 millions déjà en place, le montant total pouvant désormais être tiré au titre de l’ensemble du programme étendu, encas de survenance d’un événement de type catastrophes naturelles, s'établit à EUR 150 millions. En outre, dans l’hypothèse où le cours moyen pondéré du volume des actions SCOR à Euronext Paris s'établirait à moins de 10 euros (c’est-à-dire, un cours proche de la valeur nominale des actions SCOR), une émission de nouvelles actions pour un montant de EUR 75 millions (prime d'émission incluse) sera déclenchée automatiquement afin d’assurer la disponibilité de la couverture financière (les bons ne pouvant être exercés en-dessous de la valeur nominale) en cas de survenance d’un événement de type catastrophe naturelle pendant la durée restante de la Période de Couverture des Risques. Cet événement déclencheur lié au cours de l’action SCOR n’est susceptible d'être activé qu’une seule fois pendant toute la durée de l’opération. Sous réserve de certaines extensions et/ou suspensions liées à des exigences réglementaires ou autres, les bons demeureront exerçables pendant trois mois à l’issue de la Période de Couverture des Risques. Toutes les actions nouvelles seront souscrites, le cas échéant, par UBS à un prix égal à 90 % du cours moyen pondéré du volume des actions SCOR à Euronext Paris pendant les trois jours de bourse précédant l’exercice des bons. L’opération est garantie par un engagement ferme de souscription d’UBS (qui n’a toutefois pas l’intention de devenir un actionnaire de long terme de SCOR, et revendra, le cas échéant, ses actions par voie de placements privés et/ou de cessions sur le marché). A compter de la notification de la survenance d’un événement déclencheur par SCOR à UBS et jusqu'à l’exercice des bons, il sera interdit à UBS de conclure des opérations de couverture sur les actions SCOR, à l’exception des opérations usuelles conclues de manière indépendante dans le cadre des activités bancaires et de courtage d’UBS et de ses filiales. Dans les conditions de marché actuelles, le prix d'émission serait de EUR 16,678 (sur la base d’une décote de 10 % sur un cours moyen pondéré du volume d’actions sur 3 jours de EUR 18,531 par action) et les tirages effectués dans le cadre de ce programme supplémentaire engendreraient l'émission de 4 496 896 nouvelles actions SCOR, représentant 2,3 % du capital social de SCOR. En cas d'émission d’actions nouvelles, SCOR communiquera au marché les informations pertinentes conformément à la réglementation en vigueur au moment de l'émission des actions nouvelles en ce qui concerne les circonstances de l'émission, le prix d'émission, le nombre d’actions émises et les conséquences d’une telle émission pour ses actionnaires. La mise en place de ce nouveau programme n’aura aucun impact significatif sur les comptes 2012 de SCOR. Impact dilutif potentiel limité de l’opération pour les actionnaires de SCOR Cette couverture financière additionnelle est une solution de capital contingent prenant la forme d’une ligne d'émission contingente d’actions, dont l'émission ne peut survenir qu’en cas de survenance des événements déclencheurs décrits ci-dessus. Son impact dilutif potentiel dépend donc de la probabilité de survenance de tels événements. La direction de SCOR considère que cette solution de capital contingent procure à ses actionnaires un bénéfice économique net significatif, dans la mesure où la comparaison avec la rétrocession traditionnelle ou les ILS lui est nettement favorable et où elle permet à SCOR d’optimiser ses coûts de protection des risques pour un impact dilutif potentiel limité. SCOR évalue la probabilité qu’un événement déclencheur de type catastrophe naturelle survienne au cours d’une année donnée à 1,4 % seulement.
Le groupe pétrolier Total a annoncé être parvenu à arrêter la fuite de gaz qui l’avait contraint fin mars à évacuer sa plate-forme d’Elgin, en mer du Nord. Il est trop tôt pour savoir quand la production va redémarrer, a précisé un porte-parole de Total. Le PDG de Total Christophe de Margerie, lors d’une interview à Reuters début mai, avait estimé à environ 300 millions de dollars (228 millions d’euros) dans le pire des cas la perte de production liée à l’incident d’Elgin.
Assets under management at Crédit Agricole Switzerland last year fell by about 8%, from CHF48bn at the end of 2010 to CHF44bn at the end of 2011, the bank says in a statement released on 15 May. Several factors contributed to this development: the impact of a strong franc, negative market performance, particularly in second half, and net redemptions of capital totalling about CHF1.3bn to some institutional clients, Hervé Catala, CEO of Crédit Agricole Switzerland, explains in an interview with Agefi Switzerland.Consolidated net profits at Crédit Agricole Switzerland are up 11.5%, to CHF158.1m in 2011, compared with CHF141.8m in 2010, in a difficult environment marked by low interest rates, volatile markets and unfavourable currency effects.
The European commissionner in charge of internal market and services would like to give more power to shareholders in European publicly-traded companies. In an interview with the Financial Times, Michel Barnier says that he would like to introduce a binding vote on pay scales, and a way for shareholders to set a limit on bonuses. Investors in banks would be able to limit “morally indefensible” pay scales, and the difference between the lowest and the highest salaries would be limited. Banks would also be required to disclose the earnings of the 20 to 30 highest paid.
En 2011, le chiffre d’affaires du groupe MGEN augmente, à 2,015 milliards d’euros (+2,50% - à périmètre constant, la contribution CMU ayant été transformée en taxe à compter du 1er janvier 2011), soit : 1,704 milliard d’euros de cotisations « assurance santé-prévoyance », 0,311 milliard d’euros liés à l’activité médico-sociale. Le résultat net 2011 est très légèrement positif, à 19 millions d’euros soit 0,94% du chiffre d’affaires, contre 71,7 millions d’euros en 2010. Les fonds propres sont stables à 1,803 milliard d’euros (-0,2%). Les provisions augmentent à 1,057 milliard d’euros (+9,4%), accompagnant, comme en 2010, le développement de l’activité prévoyance. Les placements s'élèvent à 3,258 milliards d’euros en valeur de marché. Les ratios réglementaires prouvent cette année encore la solidité financière du groupe MGEN. Ils poursuivent leur légère baisse, inhérente au développement du groupe, à 184% pour le taux de couverture des engagements (-5 points) et 490% pour le taux de marge de solvabilité (-19 points). Thierry Beaudet, président du groupe MGEN, explique « Notre ambition de contribuer à l’accès de tous à des soins de qualité, et de rendre le droit à la santé effectif, s’appuie sur une stratégie claire : attractivité et qualité, maintien de nos équilibres économiques, développement et innovation. 2011 restera l’année de la fondation du groupe Istya. Pour les plus de six millions de personnes que nous protégeons, c’est une décision majeure dans un environnement mutualiste en pleine mutation. »
Avec un total d’actifs bruts sous gestion avoisinant les 23 milliards d’euros, le marché des OPCI a connu en 2011 une progression record de près de 12 milliards d’euros, soit un doublement des encours par rapport à 2010. Cette croissance est due aux OPCI RFA qui représentent la quasi-intégralité des encours sous gestion, dont près de 95 % d’entre eux sont de type EL avec recours au levier financier. La dynamique des OPCI grand public semble également enclenchée. Deux nouveaux véhicules de type SPPICAV ont vu le jour en 2011, et les actifs bruts sous gestion ont également doublé sur l’année. Le nombre d’OPCI a progressé d’environ 70 %. Si la moyenne des encours d’actifs sous gestion par fonds apparaît modeste, autour de 140 millions d’euros en 2011, elle cache une très forte dispersion alors que la majorité des OPCI créés en 2011 est toujours en phase de levée de fonds en 2012, plus d’une dizaine de fonds se situent au dessus de 500 M. Le nombre de sociétés de gestion agréées a légèrement progressé passant de 43 à 49. Le succès de l’OPCI RFA Plusieurs facteurs conjoncturels mais aussi structurels expliquent l’indéniable succès de l’OPCI RFA auprès des investisseurs institutionnels: La disparition fin 2011 de l’avantage fiscal articulé dans l’article 210E du CGI a catalysé l’externalisation de patrimoines en provenance de propriétaires utilisateurs, sous forme d’OPCI en « club deal » rassemblant des investisseurs institutionnels. Des OPCI RFA conçus comme de véritables foncières dédiées ont été constitués pour restructurer et élargir certains portefeuilles institutionnels. L’apparition d’OPCI de conviction sur des actifs spécialisés (hôtellerie, commerces, santé ) a permis aux investisseurs institutionnels de diversifier leur exposition en immobilier. Avec sa souplesse et la qualité de sa gouvernance, l’OPCI sous sa forme RFA est désormais un véhicule institutionnel standard d’investissement en immobilier. Les débuts de l’OPCI grand public Les OPCI grand public sont au nombre de 7 à fin 2011 et représentent un encours de 220 millions d’euros. A l’exception d’un OPCI qui a été dissout début 2012, tous sont en phase active de collecte d'épargne. Le dynamisme des sociétés de gestion En 2011, l’AMF a agréé 7 nouvelles sociétés de gestion d’OPCI et délivré le nombre record de 63 agréments d’OPCI RFA (61 SPPICAV RFA EL et 2 SPPICAV RFA SEL). Le paysage des sociétés de gestion commence à se structurer autour de quelques acteurs majeurs. Fin 2011, 13 sociétés de gestion géraient des actifs pour compte de tiers supérieurs à 500 millions d’euros (contre seulement 8 à fin 2010). Elles représentent 87 % du total de l’actif brut des OPCI. 4 sociétés de gestion dépassent, fin 2011, les 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion (contre une seule fin 2010). Elles représentent 46 % du total de l’actif brut des OPCI. Perspectives L’année 2011 a vu la consécration de l’OPCI auprès des investisseurs institutionnels avec des encours d’actifs bruts qui, en l’espace de quatre ans, atteignent pratiquement le quart de la valeur du patrimoine immobilier des SIIC. L’OPCI est également devenu un acteur aussi important que les SCPI sur le marché immobilier. Il représente près de 10 % de l’univers de l’investissement institutionnel en immobilier. Le cadre sécurisé de l’OPCI, proposé par une réglementation intelligemment conçue, a dynamisé le processus d’externalisation des entreprises en vue d’optimiser la rentabilité de leurs capitaux propres. Mais ce résultat impressionnant est surtout le fruit de deux facteurs prépondérants : d’une part de la synergie de la forte demande institutionnelle de diversification de l’investissement immobilier dans un véhicule normalisé de financiarisation ; d’autre part du dynamisme commercial des sociétés de gestion venant aussi bien du monde traditionnel des SCPI que d’horizons extérieurs. L’année 2012 devrait voir ces tendances s’amplifier et s’enraciner davantage encore dans l’univers d’investissement institutionnel français.
L’agence de notation a relevé sa perspective de stable à positive sur la note de crédit de LVMH et a confirmé les notes A/A-1 du groupe de luxe. Cette décision intervient après que LVMH a publié un résultat d’exploitation solide en 2011. S&P s’attend également à ce que le groupe de luxe français améliore ses ratios financiers cette année.
La Mutuelle Générale a lancé, en début d'année, un appel d’offres pour externaliser la gestion financière de la totalité des actifs cotés de son portefeuille. A l’occasion du Panel Instit Invest sur l’organisation de la gestion financière, Denis Metzger, directeur financier, revient sur le fonctionnement de la mutuelle et les choix qui ont conduit à cette décision.
Le conseil d’administration de Coface, réuni le 15 mai 2012, a nommé Laurent Mignon président du conseil d’administration de la société. Il succède à François David, dont le mandat est arrivé à expiration. Ce changement de présidence se fait dans la continuité des orientations stratégiques et le conseil d’administration soutient pleinement le recentrage de Coface sur son c??ur de métier, l’assurance-crédit. Laurent Mignon est depuis mai 2009 directeur général de Natixis (actionnaire de Coface). Laurent Mignon a passé 10 ans aux AGF de 1997 à 2007, successivement directeur financier, membre du comité exécutif, directeur général adjoint en charge du pôle Vie et Services Financiers, directeur général du Groupe AGF, président du comité exécutif et membre de l’International Executive Committee d’Allianz. Il a été associé gérant de Oddo & Cie, aux côtés de Philippe Oddo de septembre 2007 à mai 2009. Laurent Mignon, 48 ans, est diplômé de HEC (1986) et du Stanford Executive Program.
Allianz vient de rendre ses résultats trimestriels définitifs. Comme annoncé quelques jours plus tôt, l’assureur allemand réalise un bon premier trimestre 2012 et confirme les objectifs qu’il s'était fixé pour l’année. Avec un bénéfice net en hausse de 60% à 1,37Md d’euros, Allianz réalise un très bon premier trimestre 2012 (contrairement à celui de 2011 impacté par des catastrophes naturelles). L’assureur allemand améliore également ses résultats dans l’assurance vie/santé et dans ses activités de portefeuille. Allianz prévoit toujours un bénéfice opérationnel compris entre 7,7 et 8,7Mds d’euros cette année « malgré la crise de la dette publique persistante, la volatilité des marchés et des taux d’intérêts bas » a déclaré Oliver Bäte, membre du directoire cité dans un communiqué. Allianz voit également son bénéfice opérationnel augmenter de 40% sur un an à 2,33Mds d’euros avec un chiffre d’affaires stable à 30,1Mds d’euros. La branche dommages de l’assureur a profité de hausses de prix et de volumes suite aux catastrophes naturelles de 2011. Enfin, l’absence de dommages majeurs durant les 3 premiers mois de 2012 explique aussi cette bonne forme. La branche assurance-vie et santé a également amélioré ses résultats, et Allianz profite de l’essor de nouvelles activités au Japon par exemple. Enfin la branche de gestion d’actifs et d’investissements d’Allianz (récemment réorganisée autour des deux piliers Allianz Global Investors et le fonds obligataire Pimco) a aussi progressé « mieux que le marché », selon M. Bäte.
Selon les informations de l’Argus de l’Assurance, MCD, la treizième mutuelle santé française avec 256 M€ de cotisations, est en discussions pour rejoindre le pôle mutualiste du groupe paritaire AG2R-La Mondiale.
Frappée durement par les tempêtes Klaus et Quinten en 2009, mais surtout Xynthia en 2010, la Mutuelle de Poitiers retrouve un peu de répit. La société d’assurance mutuelle clôture l’exercice 2011 sur un résultat net de 2,1 M€ après avoir essuyé une perte de 11,2 M€ un an plus tôt et de 3 M€ en 2009. « Sur le plan technique, la situation s’est très nettement améliorée, observe Olivier Désert, son directeur général. Mais nos résultats ont tout de même été limités par la crise financière du fait de la constitution d’une provision de 10 M€ sur les actifs financiers. » Des fonds propres en hausse La Mutuelle de Poitiers, qui avait été obligée de puiser dans ses réserves en 2010 pour limiter la casse, profite de l’accalmie pour augmenter ses fonds propres. Ceux-ci s'élèvent à 123,6 M€ en hausse de 2,25% par rapport à 2010 et couvrent, à eux seuls, 2,1 fois le minimum réglementaire requis par le régime prudentiel actuel. La perspective de Solvabilité 2 ne devrait pas pénaliser la mutuelle outre mesure : selon ses calculs, sa marge passerait de 290% actuellement à 280% sous le nouveau régime. Portefeuille enrichi 2011 aura aussi été une bonne année au niveau commercial. « Nos agents généraux qui ont passé beaucoup de temps à gérer des sinistres en 2010 ont pu se consacrer davantage à la production », note Olivier désert. En un an, le portefeuille de la mutuelle s’est enrichi de 14 000 contrats nets de résiliation et son chiffre d’affaires a progressé de 3,27% pour s'établir à 295 M€. L’année 2012 s’annonce prometteuse. « En quatre mois, nous avons réalisé 12 000 affaires nouvelles soit quasiment autant que sur l’année 2011 » précise Olivier Désert.
Résumé: protectionnisme & déni de réalité européen Protectionnisme: Mot tabou en Europe, synonyme de régression, de malentendu, vis-à-vis d’une mondialisation dont les effets bénéfiques sont démontrés tous les jours. Les Etats-Unis maintiennent leurs barrières douanières, la préférence nationale. De nombreux pays, dont la Chine, protègent leur marché intérieur par des taxes à l’importation. L’Argentine, la Bolivie nationalisent des compagnies étrangères . En Europe, déréguler reste le motto...Bref, on choisit la voie du déni de réalité pour préserver quelques pays fortement exportateurs tout en maintenant l’Euro à un niveau élevé. Les cures d’austérité infligées à de nombreux pays se révèlent contreproductives. Peut-t-on continuer à nier la divergence des trajectoires économiques des pays membres de la zone euro? Pense-t-on préserver l’intégrité de la zone sans reconnaissance d’une spécialisation économique par « cluster » géographique ou par pays, et sans solidarité budgétaire ? Lire « Inévitable protectionnisme », ouvrage collectif de Dedieu/Masse-Stamberger/ Tricornot paru chez Gallimard. Présentation complète en pièce jointe
Olivier Jacques a quitté le service Trésorerie de la Caisse de Retraite du Sénat pour travailler au sein de la Commission des enquêtes. Il est remplacé depuis le 1er février, par Thibaud Béroud, qui bénéficie d’une promotion interne. L'équipe de Trésorerie est désormais constituée de trois personnes: Thibaud Béroud (responsable), Laurent Baour (administrateur) et Mathieu Téoran (administrateur).
eFront annonce le lancement de son blog dédié à la gestion alternative : blog.efront.com. Il fournira des avis d’experts, afin d’aider le marché -en prise à une pression sans précédent- à mieux comprendre les challenges d’un secteur en mouvement permanent. Les articles seront rédigés par plusieurs personnes d’eFront ainsi que par différents experts du secteur possédant tous une grande expérience dans le domaine de l’investissement alternatif et/ou des technologies. Le blog couvrira différentes thématiques du marché, allant du private equity au real estate, pour les general partners et les investisseurs ou les administrateurs de fonds, et proposera une réflexion sur les questions liées à l’opérationnel, au risque et à la conformité. David Miller, Chief Marketing Officer chez eFront, explique « Le secteur de l’investissement alternatif connait une période vraiment différente de celle vécue il y a quelques années. Que ce soit du côté des régulateurs, des investisseurs ou du développement des bonnes pratiques, nous vivons clairement une époque de changement. Nous avons donc besoin plus que jamais d’informations nous fournissant les clés d’un marché complexe. En partageant nos points de vue avec d’autres acteurs du marché, nous souhaitons offrir à la communauté de la gestion alternative un espace d’analyse et d’interaction ainsi qu’une source d’information importante. »