Le fonds souverain chinois China Investment Corp a réduit ses investissements en actions et en obligations européennes, estimant que le risque s’accroît d’un éclatement de la zone euro, a annoncé son président Lou Jiwei dans une interview au Wall Street Journal. Il a ajouté que la Chine ne devrait pas non plus acheter d’euro-obligations si ces dernières venaient à être émises.
Guillaume Nicoulaud, un ancien gérant d’Avenir Finance, rejoint la boutique de gestion française Day Trade Asset Management (DTAM), a confirmé à Newsmanagers le fondateur de la structure, Adrien Fuchs, après l’information parue dans Citywire. Il va y gérer un fonds qui applique le même genre de stratégie que le fonds US Opéra qu’il pilotait chez son précédent employeur. «L’objectif est de chercher les 50 valeurs américaines du S&P 500 offrant les plus fortes primes de risque», explique Adrien Fuchs.Cette arrivée intervient quelques mois après la séparation des co-fondateurs de DTAM, qui a conduit Adrien Fuchs à reprendre l’intégralité de la structure.La société a été créée en 2002 et elle se spécialise dans le day trading.
Selon nos informations, Denis Metzger a quitté la Mutuelle Générale courant mai, où il occupait le poste de directeur financier. Aurore Le Barbier assure l’intérim sous l’autorité de Stéphane Gannac, directeur administratif et financier. Diplômé d’un DECS de comptabilité du Conservatoire national des arts et métiers, Denis Metzger est passé par les directions financières du Journal de l’automobile et d’Easynet Global Services où il crée Easynet Connect. Il est devenu directeur financier de la Mutuelle générale en 2002.
La SMACL a annoncé ses résultats 2011 avec un chiffre d’affaires en hausse de 11% à 310 M€. La mutuelle des collectivités territoriales poursuit sa croissance et renoue avec les résultats (+ 5,2 M€). Elle conforte sa solvabilité à 174 %. La mutuelle d’assurance a indiqué qu’en dépit d’une sinistralité 2011 plutôt clémente, certains événements tant climatiques (Xynthia) que sociaux (nouvelle vague de bâtiments publics incendiés) viennent, toutefois, rappeler combien les risques territoriaux sont potentiellement lourds. Ils obligent la Mutuelle, outre une solide protection de réassurance, à anticiper les « coups durs » par le renforcement de ses fonds propres (+ 10 % à 55 M€). Assureur de plus de 56 % des communes de plus de 2 500 habitants, la mutuelle niortaise a vu ses effectifs triplé en dix ans passant à 688 en 2011.
De bonnes performances malgré un environnement difficile Dans un contexte de ralentissement du marché de l’assurance française, la MACSF a poursuivi son développement en 2011 : Le nombre de ses sociétaires atteint 800 000, en progression de 6,7 %. Le nombre de ses contrats s'élève à 2 050 000, en progression de 5,4%. Son chiffre d’affaires de 2,1 milliards d’euros en 2011 est stable, dans un marché en baisse de 9% : Le chiffre d’affaires en assurance vie reste stable, 1,6 milliard d’euros en 2011, alors que le marché connait un recul historique de 12%. Le chiffre d’affaires en assurance non vie progresse de 4,3% (480 millions d’euros en 2011) dans un marché en progression de 4%. La collecte nette en assurance vie s’est élevée à 815 millions en 2011. Positive chaque mois de l’année, elle témoigne de la confiance de ses sociétaires. Malgré des marchés financiers particulièrement difficiles en 2011, le résultat net combiné du groupe MACSF de 34 millions d’euros progresse de 13% par rapport à 2010. La MACSF a également renforcé sa solidité en 2011 avec ses fonds propres qui ont atteint 2 milliards d’euros soit une progression de 1,7%. A l’issue du conseil d’administration, Marcel Kahn a déclaré : « Dans le contexte particulièrement difficile de l’année 2011, la MACSF a connu un bon développement commercial et des résultats satisfaisants. La MACSF a continué de renforcer sa solidité financière et envisage son développement avec sérénité au service des professionnels de la santé. »
Ouverte à tous, CCMO Mutuelle est une mutuelle interprofessionnelle qui regroupe 89 000 adhérents et 175 000 ayant-droits. Son directeur administratif et financier, Carole Lefevre, pilote la politique de gestion du portefeuille d'actifs de 34 millions d'euros, sur un horizon de gestion de 3 à 5 ans.
Zone euro : même le Japon n’a jamais développé un tel penchant suicidaire Déflation Dynamique économique qui peut être subie par aveuglement, ou voulue par défense d’intérêts particuliers. Le vieillissement de la population eu Euroland est un facteur clé. L’aveuglement de l’exécutif dans la dite zone est facteur de précipitation. En Euroland, faire la promotion de cures d’austérité, tout en rappelant la fable de La Fontaine, la cigale et la fourmi, est hors sujet. La promotion d’eurobonds, dont on pressent les gaspillages sans retombées économiques réelles, est une illusion. Les eurobonds peuvent être un outil, au service d’une politique économique ambitieuse et hors norme, dont on attend impatiemment les contours. Ou bien l’Euroland devient un état fédéral, qui reconnait la spécialisation économique de ses clusters régionaux, appelés autrefois pays, et organise la solidarité budgétaire, ou bien l’Euroland poursuit sa course dans une impasse... Recherche de valeur Il nous parait important de distinguer valeur de repli et valeur de refuge. La réalité du ralentissement de la croissance mondiale, couplée au risque systémique de l’euro, donne au dollar, comme aux taux d’Etat suisse, désormais négatifs, ainsi qu’aux taux allemands proches de zéro, un statut de valeur de repli, qui cache la puissance des forces déflationnistes en jeu. « Bank run » Etat de sidération précédant l’explosion d’une zone monétaire. Le sauvetage des banques systémiques ou leur mise sous tutelle est l’enjeu des mois à venir. Conclusion Nos axes de gestion sont globalement inchangés et nous maintenons un profil défensif, avec un retour partiel sur les actions. Pour rappel, notre horizon d’investissement se situe entre 3 et 5 ans, adapté à nos clients institutionnels, dans le cadre d’une gestion tactique proactive. Présentation complète en pièce jointe
Une solidité financière renforcée La Mutuelle Générale présente en 2011 un résultat net bénéficiaire de 53,4 M€. Gage d’indépendance et de solidité, ce résultat, supérieur à celui des années précédentes, s’explique par des reprises exceptionnelles de provisions générées par des changements de paramètres dans le calcul de celles-ci. Il permettra notamment à La Mutuelle Générale d’augmenter sa dotation au Fonds d’Action Sociale, en réaffirmant ainsi son soutien aux adhérents les plus fragiles. Le ratio de couverture de marge de solvabilité est de 3,55 en 2011, (contre 3,18 en 2010). Il témoigne de la croissance maîtrisée des fonds propres de l’entreprise. Avec plus de 1 370 M€ de provisions, les engagements d’assurance de La Mutuelle Générale sont intégralement provisionnés. Le taux de rendement comptable du portefeuille après impôts qui s'établit à 3,22 % en 2011, traduit une gestion prudente par La Mutuelle Générale de ses actifs financiers. Une activité soutenue sur les marchés des entreprises et des particuliers A la clôture de l’exercice 2011, La Mutuelle Générale compte 956 790 adhérents, pour un total de 1 340 689 personnes protégées. Sur le marché des particuliers, près de 38 000 adhésions supplémentaires ont été enregistrées, soit une progression du chiffre d’affaires monchoixsanté de 17,3 %. En complément de monchoix.santé, La Mutuelle Générale a lancé avec succès en novembre 2011, monchoix.tranquillité, une offre décès/invalidité dédiée au grand public. Le marché des entreprises représente 25 % du chiffre d’affaires de La Mutuelle Générale avec plus de 15 600 membres participants supplémentaires acquis en 2011. La gamme Esprit Collectif destinée aux PME/PMI poursuit son développement et a été récemment récompensée par le Label d’Excellence des dossiers de l’Epargne. Cette dynamique est renforcée par le succès de l’appel d’offres européen sur le Contrat Collectif des Fonctionnaires actifs de La Poste qui permet à La Mutuelle Générale de consolider sa position d’acteur majeur sur le marché de l’assurance collective. Un projet, également de grande ampleur, est entré dans sa phase de concrétisation fin 2011 : La Banque Postale Assurance Santé, co-entreprise créée avec La Banque Postale, a démarré la commercialisation de son offre santé avec des résultats encourageants. La qualité de service : la priorité d’une mutuelle à l'écoute de ses clients Avec plus de 1,3 million de bénéficiaires, La Mutuelle Générale a continué d’inscrire l’amélioration de la qualité de service au coeur de ses préoccupations, à travers notamment : un réseau réorganisé autour de deux filières distinctes (développement et gestion), renforçant l’expertise métier de chacun des collaborateurs pour mieux servir ses clients ; la mise en place d’un nouvel outil de Gestion de la Relation Client, parmi les plus performants du marché, qui permet une gestion efficace des clients et prospects, quel que soit le canal utilisé (Internet, agences ou plateformes téléphoniques). Ces résultats financiers positifs conjugués à une activité commerciale soutenue, mettent La Mutuelle Générale, qui poursuit sa transformation en capitalisant tant sur ses expertises que sur ses valeurs mutualistes, en position d’acteur incontournable dans le monde de la protection sociale en pleine reconfiguration.
Avec ce dispositif prudentiel qui entrera en vigueur début 2013, les banques françaises, qui conservent l’essentiel des prêts qu’elles consentent jusqu'à échéance, seront pénalisées. Pour rester opérantes, elles réfléchissent donc à se défaire de certains prêts déjà accordés, voire à placer, dès le départ, certains crédits auprès d’investisseurs en jouant le rôle d’intermédiaire. Afin de ne pas s’en remettre qu’aux seuls marchés, les banques ont pris langue avec les assureurs qui disposent par nature de ressources à placer (les primes) et n’ont pas peur du long terme. CNP Assurances négocie ainsi actuellement avec des banques le rachat de portefeuilles de prêts, dont le rendement est « plus intéressant que de l’obligataire » en cette période de taux historiquement bas, souligne le directeur général adjoint, Antoine Lissowski. Son concurrent Axa est lui déjà allé plus loin en concluant un partenariat avec la Société Générale. Il en négocie un autre avec le Crédit Agricole. Concrètement, la Société Générale opérera des placements privés auprès d’Axa pour des montants compris entre 30 et 100M d’euros pour le compte d’entreprises au chiffre d’affaires supérieur à 250M, tout en conservant une partie des prêts. Le placement privé consiste, pour une entreprise, à émettre des titres de dette qui sont directement souscrits par un ou plusieurs investisseurs, sans passer par le marché obligataire public. L’assureur prévoit de consacrer une enveloppe globale de 500M d’euros à ces opérations mais elle pourrait grimper jusqu'à un milliard. Les assureurs méfiants Quant à la maison-mère Groupama, elle indique à l’AFP que le placement dans des portefeuilles de crédit « fait partie des sujets à l'étude », même si « ce n’est pas une priorité », compte tenu de la restructuration que mène actuellement l’assureur. Autre mastodonte du secteur, Covéa (Maaf, MMA, GMF) « analyse actuellement le sujet avec diverses banques », a indiqué l’assureur mutualiste. Intéressés, les assureurs restent néanmoins méfiants, échaudés par le spectre du « subprime », qui a déclenché une réaction en chaîne en 2007 justement par le biais de ces portefeuilles de prêts revendus à des investisseurs et disséminés généreusement. Pour se prémunir contre ces risques, CNP exige que ce ne soit pas la banque qui a consenti les prêts qui réalise la transformation en titres, « pour éviter une asymétrie de l’information », et demande que la banque conserve une partie du risque lié à ces prêts, afin que les intérêts « restent alignés ». Avant de parler de mouvement massif, le secrétaire général du Groupement des entreprises d’assurance mutuelle (Gema), Jean-Luc de Boissieu, prévient que « seules deux ou trois assureurs ont des équipes suffisantes pour analyser le risque de crédit »(impayés) associé à ces prêts. Ceux-là pourraient même se passer des banques, estime Richard Weiss, président de GTI (Gestion et titrisation internationale), cabinet spécialisé dans la titrisation (transformation de prêts en titres financiers). Pour diminuer l’influence des banques, il suggère de développer les fonds de titrisation (constitués de titres adossés à des prêts), qui ont pour l’heure une image dégradée liée à l’empreinte du « subprime », et de les adapter au nouveau cadre réglementaire imposé aux assureurs, dit Solvabilité II. Car il considère les assureurs plus légitimes que les banques pour financer l'économie sur plusieurs années. « Est-ce qu’il est indispensable qu’une banque dont les ressources sont à court terme (dépôts et emprunts sur les marchés) finance des prêts à 20 ans? », s’interroge-t-il. (AFP)
Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Peter de Proft,directeur général de l’Association européenne Efama, s’attend qu’un «tsunami» de nouvelles réglementations s’abatte sur le secteur de la gestion d’actifs en Europe. Cela coûtera très cher aux gestionnaires de fonds et aux asset managers pour lesquels le bas niveau actuel des taux d’intérêt représente également un défi.
In an interview with the Börsen-Zeitung, Peter de Proft, CEO of the European association EFAMA, predicts that a “tsunami” of new regulations will strike the asset management sector in Europe. It will be costly for fund and asset managers for whom the current low interest rates also represent a challenge.
Fuite des dépôts espagnols, croissance et Eurobonds Le mois de mai aura vu le téléscopage de la sortie éventuelle de la Grèce, des craintes concernant l’Espagne, et la confirmation d’une panne de croissance généralisée dont nous nous étonnions le mois précédent qu’elle ne provoque pas davantage de dégâts sur les marchés. Eh bien, le mois de mai nous a servi ! En l’espace de quelques semaines, l’aversion au risque a presque renoué avec ses niveaux de novembre 2011. Presque, mais pas tout à fait, parce que, cette fois, les solutions à moyen terme sont entrevues avec un peu plus de clarté qu'à l’automne dernier. Quelques mots sur les antipodes avant de traiter les développements de la crise en zone euro. La Chine, le Japon et la Corée surmontent leurs antagonismes historiques et envisagent de créer une union de libre échange. Dans un monde qui s’organise en grands blocs, l’Europe, pour maintenir son rang, a impérativement intérêt à renforcer son intégration. Le rejet massif des conditions de l’aide européenne par les grecs issu des élections législatives grecques du 6 mai a occasionné des préparatifs officiels, au sein des établissements financiers européens, pour se préparer à une sortie de la Grèce de la zone euro. La « Grexit », si elle a lieu, devrait se faire avec un accompagnement et une aide de l’Europe, pour ne pas empirer une transition qui s’avèrera de toute façon assez chaotique. Les risques de sortie de la Grèce se précisant, la contagion a gagné l’Espagne, et par ricochet, l’Italie. Les taux d’intérêts de ces deux pays ont renoué avec des niveaux de 6.50% qui ruinent tous les efforts de désendettement. Un comportement exemplaire sur le plan des réformes structurelles et de la rigueur budgétaire n’a donc pas épargné à l’Espagne un assaut renouvelé de la spéculation. La crédibilité de l’Espagne s’est trouvée écornée ces dernières semaines par un dérapage budgétaire non négligeable pour 2011 et par la réticence des autorités espagnoles à reconnaitre l’ampleur des créances douteuses portées par son système bancaire suite à l’implosion de la bulle immobilière. L’annonce d’une fuite des dépôts espagnols vers les pays du Nord a mis le feu aux poudres.
Le groupe Prévoir affiche un résultat net en baisse de 22,1% à 30M d’euros pour 2011. L’assureur de personnes conclut l’année 2011 avec un chiffre d’affaires en baisse de 2,1% à 476,2M d’euros. Malgré un recul du chiffre d’affaires de 2,1% à 476,2M d’euros, et une baisse plus prononcée de son résultat net à 30,1M d’euros, le groupe Prévoir signe toutefois une performance par rapport au marché avec l’assurance-vie, dont la collecte est restée positive toute l’année. L’assureur spécialisé boucle l’année 2011 avec une collecte nette de 1221,2M d’euros, en baisse de 24,5% par rapport à 2010, dans un contexte où le marché réalise un recul de 85%. Malgré une baisse de la collecte brute de 2,1%, à 465,1M d’euros, Prévoir limite la hausse des prestations à 8,7% sur l’année, pour un montant de 309,5M d’euros. Le résultat net pâtit forcément des marchés financiers, mais Prévoir ne donne pas beaucoup de détails, tout juste que ses placements se limitent à la dette française en matière de dettes souveraines européennes, et d’un portefeuille action « concentré ». L’assureur précise dans un communiqué que « la stratégie du groupe est renforcée pour les prochaines années vers son c??ur de métier, la prévoyance ».
Une vingtaine de chercheurs membres de la Chaire transitions démographiques, transitions économiques, une fondation universitaire créée en 2008 à l’initiative du président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, viennent de lancer le think tank Economie et Générations. Il regroupera, outre ces économistes spécialistes de l'épargne, des retraites et du vieillissement, de la gestion des risques etc., des pôles de recherches internationaux et des acteurs publics. Sensibles aux bouleversements démographiques et à leur impact économique, ces chercheurs rappellent que la population française comptera en 2030 30 % de séniors qui vivront dix années supplémentaires en bonne santé. A cet horizon, si rien ne change, et alors même que la France reste un des pays le plus jeune d’Europe, le poids de dépenses vieillesse passera à 30 % du produit intérieur brut (PIB). L’Hexagone devra faire face à un besoin de financement de 3 points de PIB annuel au titre des dépenses de protection sociale. Convaincus que la société française risque de vieillir mal parce qu’elle n’aura pas investi dans l’avenir des jeunes générations, sur lesquels reposera le financement du coût de la vieillesse, les fondateurs du think tank, présenté mercredi 30 mai, défendent l’idée qu’il n’y a pas d’autres solutions que de mener simultanément une politique pour la jeunesse et une politique pour la vieillesse. Les chercheurs lancent le débat autour de six grandes séries de propositions : rééquilibrer les transferts sociaux vers la jeunesse, favoriser les transferts de patrimoine vers les jeunes en taxant plus fortement les héritages que les donations, garantir l’emploi des séniors (leur inactivité coûte 4 points de PIB) ; mettre en place la retraite par points qui permet aux individus d’arbitrer, en connaissance de cause, entre travailler plus longtemps ou cesser leur activité ; mener une politique positive de l’immigration (un flux net de 100 000 migrants par an jusqu'à l’horizon 2050 permettrait d'économiser 1,3 point de PIB sur le coût du vieillissement) et élargir les sources de financement de la sécurité sociale. Sept publications, parmi lesquelles figurent Vivre un siècle d’Hélène Xuan (Editions Descartes & Cie 2011), Rajeunissement et vieillissement de la France de Jean-Hervé Lorenzi, Jacques Pelletan et Alain Villemeur (Editions Descartes & Cie 2012) et Société de travail, société de retraite de Jean-Olivier Hairault (à paraître cette année chez le même éditeur), présentent les réformes de politiques économiques de la jeunesse à conduire d’urgence. Il n’est pas exclu que certaines inspirent François Hollande qui a fait de la jeunesse un axe fort de sa campagne présidentielle.
Les fonds européens, aussi bien court terme que long terme, ont entamé le deuxième trimestre 2012 en affichant des collectes nettes selon les dernières statistiques compilées par Morningstar. En avril, les investisseurs ont placés plus de 14 milliards d’euros sur les fonds monétaires et seulement 4,3 milliards d’euros sur les fonds à long terme. Les fonds obligataires continuent d'être la classe d’actifs la plus recherchée, en particulier, les fonds d’emprunts privés et de dette non européenne. La tendance est similaire pour les fonds actions, la catégorie Morningstar grandes capitalisations zone euro a connu un 14eme mois de décollecte en avril, avec des sorties nettes de 900 millions d’euros. « En dépit de marchés particulièrement erratiques, la collecte reste positive pour les fonds domiciliées en Europe en ce début de deuxième trimestre. Pour autant, les fonds qui attirent de l’argent sont majoritairement investis hors d’Europe, aussi bien du coté des fonds actions qu’obligataires », souligne Dan Lefkovitz, de l'équipe de recherche européenne. En dépit des inquiétudes liés aux données macro-économiques et aux tensions sur les marchés, les fonds aussi bien court terme que long terme européens ont entamé le deuxième trimestre 2012 avec des collectes nettes positives. Les investisseurs ont placés plus de 14 milliards d’euros en fonds monétaires et environ 4,3 milliards d’euros en fonds à long terme en avril. Les flux vers les fonds monétaires ne font pas ressortir de tendance claire en terme de devises, mais les fonds libellés en livre sterling, en euro et en dollar américain ont bénéficié de flux entrants significatifs. Les préférences des investisseurs sont beaucoup plus claires en ce qui concerne les fonds à long terme. Les fonds obligataires continuent d'être la classe d’actifs la plus recherchée. Dans la foulée d’un bon premier trimestre, ils ont collecté près de 6 milliards d’euros d’argent frais en avril. Cet engouement pour les fonds obligataires apparaît aussi dans les statistiques sur les fonds américains depuis quelque années. Selon les données recueillies par Morningstar, la collecte des fonds obligataires domiciliés aux États-Unis depuis janvier 2009 dépasse les flux vers les fonds actions sur la période 1995-2000, lors du grand marché haussier tiré par les valeurs technologiques (voir les statistiques de collecte américaine pour plus de détails). En avril, les flux vers les fonds actions ont enregistré un deuxième mois négatif, avec des rachats portant sur environ 1 milliard d’euros. Les fonds alternatifs, investis sur les matières premières et les fonds de convertibles ont aussi enregistré des rachats. En revanche, les fonds d’allocation et dans une moindre mesure les fonds immobilier ont affiché une collecte nette. Lire la suite: cliquez ici
L’Allemagne et sa banque centrale ont trois mois pour sortir la zone euro de la crise, après quoi il sera trop tard, prévient le milliardaire américain George Soros. S’exprimant samedi lors d’une conférence économique à Trente, en Italie, George Soros a souligné que la crise de l’euro - qu’il définit comme une crise des dettes souveraines couplée à une crise bancaire - menaçait de détruire l’Union européenne et de la plonger dans une décennie perdue comme celle traversée par l’Amérique latine dans les années 1980. Un destin similaire attend désormais l’Europe. C’est une responsabilité que l’Allemagne et d’autres pays créditeurs doivent reconnaître, a déclaré George Soros. Il dit s’attendre à ce que les élections prévues en juin en Grèce donnent naissance à un gouvernement prêt à mettre en oeuvre les mesures d’austérité exigées par les créanciers d’Athènes, mais incapable de tenir ses promesses. La crise grecque risque d’atteindre son paroxysme à l’automne. D’ici là, l'économie allemande va également s’affaiblir et il sera encore plus difficile pour la chancelière (Angela) Merkel de persuader l’opinion allemande d’accepter des responsabilités européennes supplémentaires. C’est ce qui nous donne une fenêtre de trois mois, a-t-il expliqué. Une sortie de la Grèce de la zone euro serait à ce stade forcément désordonnée et entraînerait quasi certainement un effondrement de l’UE dans son ensemble, a-t-il averti. Pour le financier né en Hongrie, qui amassé une fortune en spéculant contre la livre sterling en 1992, si la périphérie de la zone euro concentre aujourd’hui toutes les inquiétudes, ce sont néanmoins les pays du coeur du bloc qui apparaissent comme les grands responsables de la crise. Le ‘centre’ est coupable d’avoir conçu un système défaillant, d’avoir ratifié des traités défaillants, d’avoir mis en oeuvre des politiques défaillantes et d’avoir toujours fait trop peu, trop tard, a-t-il déclaré. George Soros a plaidé pour la création d’un mécanisme d’assurance des dépôts bancaires européens, l’accès direct des banques au fonds de secours de la zone euro et une régulation financière centralisée. Il a également appelé à faire baisser les coûts d’emprunt des pays les plus lourdement endettés. Il y a différentes façons d’y parvenir (...) mais toutes nécessitent le soutien actif de la Bundesbank et du gouvernement allemand, a-t-il souligné. Nous devons faire tout ce qui est en notre possible pour convaincre l’Allemagne de faire preuve de leadership et préserver l’Union européenne, a-t-il conclu.
Dark days await new entrepreneurs in the fund management business, according to Matthias Hagen, head of manager research at SEB Wealth Management, in an interview with Citywide. Regulatory obstacles will be likely to dampen their dreams of launching a new business. Hagen also thinks that there will be a wave of consolidation in the asset management industry, both in terms of producers and distributors.
L’assureur mutualiste en difficultés Groupama est entré en négociation exclusive avec le groupe espagnol d’assurances Grupo Catalana Occidente pour lui céder sa filiale en Espagne, a-t-il annoncé jeudi. Le très succinct communiqué publié conjointement par les deux groupes ne donne aucune autre précision sur les discussions. Groupama Seguros, qui est contrôlée à 100% par Groupama, a dégagé en 2011 un résultat opérationnel de 43,1 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires de 930 millions d’euros. Sa marge de solvabilité était de 218% Le chiffre d’affaires de cette filiale en assurance de biens et de responsabilité est ressorti à 722 millions d’euros en 2011, ce qui représente 78 % de son activité. Le chiffre d’affaires en assurance de la personne a atteint 208 millions d’euros. Groupama Seguros se place au 10ème rang du marché espagnol en assurances Non Vie et au 20ème rang en assurances Vie, selon les estimations du groupe en 2011. Sa filiale Clickseguros a pour sa part réalisé un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros. Groupama dans son ensemble a enregistré en 2011 une lourde perte de 1,76 milliard d’euros, lestée par 3 milliards de dépréciations liées à d’importantes expositions à la Grèce et aux marchés d’actions, qui l’ont contraint à prendre des mesures drastiques pour préserver sa solvabilité. La crise a coûté son poste à l’ancien directeur général, Jean Azéma, débarqué fin octobre, et contraint Groupama à tailler dans le vif pour préserver sa solvabilité, largement entamée. Le groupe a opéré des cessions immobilières et obligataires pour dégager des plus-values, et rapproché sa foncière Silic de l’un de ses concurrents, Icade (groupe Caisse des Dépôts). Il est également entré en négociation exclusive avec l’assureur allemand Allianz en vue de lui céder les activités courtage (hors transport) de sa filiale Gan Eurocourtage.
Dans une lettre adressée le 25 mai à la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, et rendue publique mercredi, la présidente du GCM, dont la période d’observation a été prolongée de six mois le 9 mai par le TGI de Marseille, demande à être reçue « au plus tôt ». « En effet, pour les besoins de l’audience du 12 juin et dans le but d'éviter une mise en liquidation judiciaire (...), nous avons prévu l’adoption de mesures qui auront des conséquences en terme d’emploi », affirme dans ce courrier Sandra Cammilleri-Allais. Ce schéma « de redressement rigoureux qui pourrait être amélioré, notamment au plan social » avec l’aide de l’Etat, a été validé par le conseil d’administration le 23 mai. La présidente évoque « des suppressions de postes, des changements d’organisation et une diminution des coûts salariaux », ainsi que la « cession d’une partie de (ses) établissements », dont la clinique de Bonneveine. Le GCM, premier réseau de soins privés à but non lucratif des Bouches-du-Rhône, accuse un déficit de 4M d’euros pour un chiffre d’affaires de 85M. Ses 1 200 salariés soignent 10% de la population du département, soit 200 000 personnes, qui, entre autres avantages, n’ont pas à avancer d’argent pour bénéficier d’une consultation, même d’un spécialiste. « Cette situation est totalement anormale et les choix qui ont pu être opérés ne nous paraissent pas conformes à la nouvelle politique sanitaire et sociale préconisée et adoptée par le nouveau gouvernement », affirme encore la présidente du GCM, qui demande de l’aide et « des solutions crédibles » dans les dix jours.
Nous constatons une accélération des appels d’offres en épargne salariale depuis le début de l’année, indique à L’Agefi Hebdo Frédéric Petiniot, directeur général du cabinet de conseil Amadeis, qui dénombre dix appels d’offres au premier trimestre 2012, contre 22 sur l’ensemble de l’année 2011. Plusieurs tendances se dessinent dans le marché des appels d’offres de ce type. L’architecture ouverte s’impose de plus en plus : certaines entreprises choisissent une société de gestion différente pour chacun de leurs FCPE (fonds communs de placement d’entreprise), relève Dominique Dorlipo, président de Russell Investments France. Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises s’intéressent à la multigestion au sein des fonds diversifiés, ajoute Dominique Dorlipo. Il s’agit aussi bien de petites que de grandes entreprises, tous secteurs d’activité confondus. Pour Xavier Collot, directeur du développement commercial d’Amundi Epargne Entreprise, les entreprises cherchent des sociétés de gestion capables d’accompagner les salariés dans la bonne compréhension de leur épargne entreprise. Elles demandent également de la simplicité en matière d’offre de placements. Les gammes doivent être courtes et lisibles, souligne-t-il.
La principale difficulté à laquelle nous nous heurtons est le fait que, pour l'instant, nous ne sommes pas parvenus à faire comprendre l'importance de mettre en place des dispositifs d'épargne longue dans
notre pays et donc à mobiliser l'ensemble des acteurs économiques et sociaux autour de cet objectif.
La société d’assurance mutuelle CGPA et la Fondation du Patrimoine ont signé une convention de partenariat de 3 ans relative à la préservation du patrimoine de proximité. CGPA met à la disposition de la Fondation du Patrimoine 325 000 euros par an, pendant 3 ans renouvelables. Ce mécénat devra financer « des projets de sauvegarde et de valorisation d'éléments de patrimoine bâti public ou associatif liés à l’eau, ou considérés comme des « symboles de ville ou de village» », selon un communiqué. Neuf premiers projets ont été retenus et sont réalisés dès 2012 : le théâtre de Châtel-Guyon (Puy de Dome), le lavoir de Villemenant à Guérigny (Nièvre), le bateau l’Hémérica à Concarneau (Finistère), le bourdon et le beffroi de la cathédrale d’Orléans (Centre) , la chapelle St André de Rivesaltes (Pyrénées Orientales), la passerelle Mangin à Richardmenil (Meurthe et Moselle) , le beffroi d’Aire sur la Lys (Pas de Calais), le moulin Passe-Avant à Amiens (Somme), et le moulin St André-de-la Roche (Alpes Maritimes).