« En raison de la faiblesse actuelle des taux d’intérêt, les compagnies d’assurances européennes, comme Axa SA ou Allianz SE, sont désormais prêtes à prendre plus de risque pour booster le rendement de leur portefeuille d’investissement » indique Fitch Ratings. Il faut dire que ces assureurs font généralement partie des plus gros acheteurs d’emprunts émis par l’Etat français ou allemand par exemple. Or, les taux d’intérêt auxquels s’endettent la France, et surtout l’Allemagne atteignent des niveaux extrêmement faibles, y compris pour des maturités longues, à 10 ans. Ainsi, pour Fitch Ratings, « générer un rendement suffisant dans ce contexte de faible taux d’intérêt est le plus grand défi auquel doit faire face actuellement le secteur européen de l’assurance », ajoutant qu’une solution possible à ce nouveau challenge serait de voir les assureurs allouer une part plus importante de leurs investissements sur des classes d’actifs susceptibles d’offrir des rendements attractifs, en se positionnant notamment sur les actions, les actifs immobiliers ou encore les fonds de gestion alternative. En l'état actuel des choses, les portefeuilles d’investissement des compagnies d’assurance restent donc plus que jamais exposés aux emprunts souverains des pays développés et donc à une éventuelle hausse des taux d’intérêt. Cependant, d’après les prévisions de la société de gestion BlackRock, publiées dans son rapport annuel sur les perspectives du secteur de l’assurance « 2014 Annual Insurance Industry Outlook », les assureurs devraient progressivement se prémunir contre ce risque de remontée des taux d’intérêt, en réduisant la duration de leurs portefeuilles. Bien évidemment, l'étude précise que ces marchés sont généralement loin d’offrir le même niveau de liquidité que les papiers souverains, ce qui serait de nature à complexifier la gestion des risques des compagnies d’assurance à l’avenir. Pourtant, confrontées à des emprunts d’Etat peu rémunérateurs, les assureurs sont plus que jamais incités à diversifier leurs engagements. C’est notamment le cas des marchés actions, à condition, bien évidemment, de pouvoir maîtriser leur niveau élevé de risque. D’ailleurs, le rapport BlackRock pronostique une montée en puissance dans les portefeuilles d’investissement, des stratégies proposant un meilleur couple rendement/risque en lieu et place des simples expositions directionnelles. La « Grande Rotation » tant annoncée est peut être sur le point de s’enclencher au sein des portefeuilles d’investissement des compagnies d’assurance.
Édouard Fernandez-Bollo Ancien élève de l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud, agrégé de philosophie, Édouard Fernandez-Bollo, né en 1959, après un début de carrière au ministère de l'éducation nationale et un détachement aux affaires étrangères a rejoint la Banque de France en 1988. Au sein de la Banque de France, Édouard Fernandez-Bollo a travaillé d’abord pour le Comité des établissements de crédit et le Comité de la réglementation bancaire avant de rejoindre en 1993 le secrétariat général de la Commission bancaire. Il y a occupé diverses fonctions relatives au cadre institutionnel et juridique de l’action de la Commission bancaire, tant au plan national qu’européen et est devenu directeur juridique en 2004. Il a été nommé secrétaire général adjoint de la Commission bancaire en novembre 2008, puis de l’Autorité de contrôle prudentiel à sa création en mars 2010, devenue Autorité de contrôle prudentiel et de résolution en Juillet 2013. Il fait également partie de différents groupes de préparation du Mécanisme de Surveillance Unique dans le cadre de l’Union bancaire européenne ; il préside celui préparant le cadre juridique de l’articulation entre BCE et autorités nationales. Édouard Fernandez-Bollo assure par ailleurs la présidence du Groupe anti-blanchiment du Comité de Bâle des contrôleurs bancaires depuis sa création en octobre 2007.
Dans une interview au quotidien britannique, le directeur général de la banque suédoise Christian Clausen s’inquiète de l’inflation des mesures de régulation bancaire en Europe, en estimant que les pays nordiques ne se sentent pas à l’aise avec ce qui lui apparaît comme une cote mal taillée. Il est notamment préoccupé par la politique de Bruxelles concernant le crédit hypothécaire au Danemark.
P { margin-bottom: 0.08in; }A:link { } The London-based team at Carmignac Gestion is continuing to grow. According to Investment Week, Jean Medecin, a member of the investment committee at the asset management firm, will move to London from 1 February. In an interview with Newsmangers, the management states that it now has the legal and operational means to offer analysts, managers, and all members of the investment committee the opportunity to be based in London or Luxembourg if they wish. Jean Medecin has chosen to move to London.
Philippe Adhemar Suite à la disparition de Edouard Salustro en novembre dernier, le groupe de travail des Normes Comptables du Centre des Professions Financières accueille aujourd’hui chaleureusement son nouveau Président : monsieur Philippe Adhemar. Il a d’abord une longue expérience internationale lors de ses années au Trésor. Conseiller maître à la Cour des comptes il s’engage par la suite sur des activités nationales, notamment d’audit et comme membre des Collèges de la COB et de l’AMF, et internationales (Banque Mondiale, INTOSAI). Il sera membre, puis Président du Conseil de normalisation comptable internationale du secteur public (IPSAS Board). Il est membre de la FEE secteur public et participe depuis plusieurs années au groupe de travail d’E. Salustro des normes comptables au sein du Centre des Professions Financières.
Au cours des derniers trimestres, un nombre grandissant de fonds de pension anglo-saxons et de fonds souverains d’Asie-Pacifique et des pays du Golfe ont augmenté sensiblement la proportion d’investissements allouée aux actifs dits «réels» (private equity et capital-risque, investissements en infrastructures de transports, biens immobiliers) ainsi qu’en gestion «alternative» purement financière (hedge funds, loans et dettes décotées) tout en augmentant en parallèle les investissements en gestion indicielle dite «passive» (notamment sur les stratégies sophistiquées de type «smart beta»). Cette double dynamique contribue à accélérer fortement le rythme des changements en cours au sein de l’industrie de la gestion d’actifs. La montée en puissance de la gestion indicielle, gestion «low-cost» six à dix fois moins chère que la gestion active classique dite «longue», se fait au détriment des gérants actions et obligataires traditionnels qui sont restés dans une large mesure tributaires de schémas d’investissement vieillissants fondés sur l’idéal de la surperformance par rapport à l’indice de marché, c’est-à-dire par rapport aux grandes capitalisations constituant les indices boursiers et les dettes souveraines de référence formant la base des principaux indices obligataires. Le fait est que la gestion d’actifs traditionnelle utilise des outils d’analyse financière dont la connaissance s’est fortement démocratisée, voire banalisée. La sélection de titres (théorisée dès 1934 par les professeurs Benjamin Graham et David Dodd de l’université Columbia) et le «prévisionnisme» économique et géopolitique (utilisé en gestion obligataire depuis le 19ème siècle) peinent à générer les rendements attendus par les clients institutionnels, ce qui rend de plus en plus difficile la justification de frais de gestion relativement élevés : «pourquoi payer un gérant traditionnel lorsqu’il a statistiquement six chances sur dix de faire moins bien que l’indice ?»disent avec fatalisme certains patrons de fonds de pension... L’attrait grandissant du non-coté et de la gestion alternative pour les grands investisseurs institutionnels En plus du phénomène que nous venons de décrire- l’augmentation de la part allouée par les investisseurs institutionnels aux fonds indiciels au sein même des poches actions et obligataires- que d’aucuns considérément comme un «nivellement par le bas» de la gestion d’actifs, on assiste également à une nette diminution de la part totale des actifs allouée aux marchés actions et obligataires dans leur ensemble. Ainsi, depuis 2005, la proportion de fonds actions a diminué de 10% et celle des actifs obligataires s’est contractée de 25% chez les grands fonds de pension aux Etats-Unis, le déclin étant encore plus prononcé pour les fonds de pension canadiens et hollandais. Sur la même période, la part de fonds allouée aux actifs alternatifs au sens large (hedge funds, private equity, immobilier et infra) a plus que triplé : dans un rapport publié en janvier 2014, le centre de recherche Preqin a ainsi annoncé que, pour la première fois dans l’histoire de l’industrie des hedge funds, les deux tiers des capitaux investis sur cette classe d’actifs proviennent de clients institutionnels- fonds de pension, caisses de retraite, fonds souverains et compagnies d’assurance (les family offices et autres épargnants fortunés étant désormais largement minoritaires). Au-delà de la recherche de rendement dans un environnement de taux historiquement bas, la montée en puissance des actifs réels et des hedge funds s’explique également par les désillusions auxquelles les dirigeants de fonds de pension ont été confrontés ces derniers mois : l’opacité grandissante des marchés actions et obligataires et les graves problèmes de gouvernance dus à la fois au cynisme de certains patrons de sociétés cotées (obnubilés par le jeu des résultats trimestriels) et de certains décideurs publics européens (le «traitement» erratique de la crise de la dette dans les pays du sud de l’Union constituant un cas d'école) ainsi que le comportement de certains dirigeants de sociétés de private equity qui utilisent les marchés boursiers de manière opportuniste pour se délester brutalement d’actions acquises à bas prix (Facebook, BlackBerry...), au détriment des investisseurs à long terme traditionnels etc. ... Tout cela contribue à détourner les investisseurs institutionnels des marchés boursiers (grandes capitalisations du type CAC ou EuroStoxx et aussi small caps/PME/PMI) et de la gestion action traditionnelle dite «active» : à l’avenir, tout porte à croire qu’ils investiront de plus en plus par le biais de la gestion indicielle passive, des fonds alternatifs, des infrastructures et du non-coté, en privilégiant les sociétés de haute technologie US et les actifs énergétiques asiatiques et nord-américains. Il s’agit là d’un phénomène particulièrement préoccupant pour les entreprises françaises et pour les émetteurs publics du Vieux Continent.
P { margin-bottom: 0.08in; } Nordea Asset Management (AM) is redoubling its efforts to extend its footprint in Asia, and plans to offer a solid platform to its Asian clients from its newly-opened Hong Kong office, Asia Asset Management reports. The asset management firm, organized on a multi-boutique model, has about EUR626bn in assets under mangement as of the end of September 2013, and has 17 external boutiques, inculding MacKay Shields specialised in fixed income. Nordea AM opened its Hong Kong office in September 2013 and began to approach its existing clients there. Its Singapore office is also seeking to extend its base of local clients, and at a time when the firm is looking for a local partner in Taiwan. It “has not set a hard target for its Asian expansion in terms of assets under management”, says Philippe Graffart, head of fund distribution in Asia-Pacific, in an interview with Asia Asset Management. “We are positive about the Asian bond market, meaning that Nordea AM is looking to incorporate Asian high yield into its portfolio.”
Rémy Cointreau cesse son programme de rachat d’actions. Sa mise en oeuvre avait débuté le 4 décembre 2013. Entre le 5 décembre 2013 et le 29 janvier 2014, la société a acquis dans le cadre de ce programme un peu plus de 1,28 million d’actions représentant 2,578% du capital social pour un prix moyen de 59,1639 euros. Ces actions seront annulées. Cette décision intervient alors que le groupe de spiritueux est confronté à une forte baisse de ses ventes de cognac en Chine.
Didier Bonneau, ancien Directeur financier du groupe Humanis, recherche un poste de directeur financier/directeur général adjoint en charge des finances (stratégie financière, contrôle de gestion, comptabilité, investissements, mise en place de projets, gestion des risques, etc.) chez un investisseur institutionnel lui permettant de diriger et faire évoluer l'équipe de la fonction finance et gestion pour accompagner le développement de l’institution, en assurant une forte dimension à la transparence. Didier Bonneau a passé la majorité de sa carrière chez Unilever. Il a commencé en 1985 en faisant de l’audit interne sur la France et l’Afrique francophone. Il a intégré ensuite le contrôle de gestion usines avant de devenir directeur financier en charge des filiales Afrique francophone et DOM-TOM. En 1996, il part à Prague pour travailler sur les activités du groupe présentes en Tchéquie et en Slovaquie. Quatre ans plus tard, il rejoint l'équipe de Londres en tant que vice-Président finance de la Global Infrastructure Organisation, poste qu’il occupe jusqu’en février 2005. Quatre mois plus tard, il intègre Vauban Humanis au poste de Directeur financier, puis est nommé au poste de Directeur Finances Groupe Humanis en juillet 2012 jusqu'à fin octobre 2013.
Basée sur la reproduction mathématique d’indices boursiers, la gestion indicielle ne s’intéresse pas au départ à l’analyse des entreprises qui composent ces indices, qu’elle soit financière ou extra-financière ! Mais la multiplication des listes noires d’investisseurs qui excluent les entreprises pour leurs activités controversées a changé la donne. Elle a créé une demande puisque ces investisseurs souhaitent appliquer ces exclusions sur l’ensemble de leur gestion. Les fournisseurs d’indice commencent donc à offrir des produits adaptés. En Europe, on trouve même des fonds de pension qui construisent leurs propres indices ESG. Pourquoi l’investissement responsable ne doit pas délaisser la gestion indicielle ? Parce qu’aujourd’hui elle se développe considérablement et représenterait jusqu'à 20% des encours gérés dans le monde. Or, pour peser sur les stratégies ESG des entreprises, les investisseurs responsables ont besoin d’utiliser toute la palette de la gestion. Les indices ISR existent mais ils n’ont pas rencontré les investisseurs. Les agences de notation extra-financière se sont associées depuis une dizaine d’années à des fournisseurs d’indice pour produire des indices adaptés. Novethic en recense plus de 160 dans le monde. Mais les investisseurs leur préfèrent des indices classiques expurgés, par exemple, des producteurs d’armes controversées. C’est le cas de 26% du panel d’investisseurs européens, interrogés en décembre 2013 par Novethic, qui appliquent ce type d’exclusion sur 360 milliards d’euros. Pour en savoir plus, consulter l’enquête « Réconcilier Investissement responsable et gestion indicielle »
Médéric Epargne a cédé l’ensemble de son portefeuille d’assurance vie, constitué de près de 4 000 contrats individuels d'épargne en euros et en unités de compte, à Optimum Vie, filiale française du Groupe Optimum. « Optimum Vie, groupe de réassurance vie, assurance vie, non vie et gestion d’actifs, est la seule institution financière canadienne présente de manière opérationnelle à Paris », a précisé Benoît D. Lapointe, Directeur Général Adjoint d’Optimum Vie, à la rédaction d’Instit Invest. Il a ajouté que ce transfert doublait la taille de l’institution. « Nous sommes toujours à la recherche de compagnie, de portefeuille et de contrats pour qu’Optimum poursuive sa croissance ». « Cet accord s’inscrit dans la stratégie de développement que nous avons établie ces dernières années pour notre société. En plus de permettre à la société de fournir un service de qualité aux assurés de Médéric Épargne, cette transaction contribuera à la poursuite du développement d’Optimum en France en consolidant davantage sa position en assurance vie », a ajouté M. Lapointe. Pour rappel, c’est Optimum Gestion Financière, filiale du Groupe Optimum, qui est mandatée pour gérer les 200 millions de fonds en euros d’Optimum Vie (au 31/12/2013), sa société s??ur, et les 50 millions des OPCVM sous-jacents aux unités de compte des contrats d’Optimum Vie. « Cette opération qui s’inscrit dans une stratégie de renouvellement de notre offre commerciale », explique Romain Bernier-Dupréelle, Directeur commercial offre individuelle de Malakoff Médéric, « prévoit aussi un accord de coopération commerciale entre Optimum Vie et Malakoff Médéric afin de garantir aux assurés un service et une gestion de qualité ». La transaction a été agréée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution le 18 décembre et publiée au Journal Officiel le 24 décembre 2013. Cet agrément concrétise ainsi le transfert du portefeuille de contrats d’assurance vie de Médéric Épargne, filiale du groupe Malakoff Médéric, à Optimum Vie S.A., filiale française du Groupe Optimum.
A l’occasion des v??ux à la presse, le mardi 28 janvier, Thierry Derez, président de Covéa (GMF, Maaf et MMA), a annoncé le déménagement du siège de la Sgam, actuellement situé près de la Tour Montparnasse dans le XIVe arrondissement de Paris. L’Argus de l’assurance a obtenu la confirmation, auprès de sources internes, que les nouveaux locaux se situeront dans le quartier Saint-Lazare de la capitale, rue Saint-Lazare. Centraliser les sites franciliens Ce déménagement, qui doit s'échelonner tout au long de l’année 2014, a pour objectif de regrouper au sein d’un même siège parisien plusieurs entités franciliennes de la Sgam. Les sites de Clichy (Covéa Risks) et de la rue Boissy d’Anglas, dans le VIIIe arrondissement (Covéa Finance), seraient notamment concernés. Covéa devrait toutefois conserver une partie de ses bureaux à Montparnasse dont il est, par ailleurs, propriétaire.
Les investisseurs institutionnels se montrent encore peu enclins à utiliser les réseaux sociaux sur le plan professionnel. Selon une étude réalisée par Havas Paris et son réseau de communication financière AMO qui a interrogé 105 investisseurs institutionnels dans le monde en fin d’année 2013, seuls 30 % d’entre eux consultent régulièrement les réseaux sociaux. Parmi les utilisations les plus fréquentes, les investisseurs privilégient surtout les forums d’investissements, les réseaux professionnels comme LinkedIn ou encore les blogs financiers. Les médias sociaux comme Twitter ou Facebook sont quant à eux encore moins utilisés. Cette faible part d’utilisation s’explique par le fait que 85 % des investisseurs considèrent aujourd’hui les médias sociaux comme peu crédibles, voire même inutiles pour 16 % du panel. Cette proportion est encore plus forte pour les institutionnels français qui sont 50 % à juger les réseaux sociaux non pertinents. Cette conviction explique qu’ils ne soient que 10 % à les consulter régulièrement. Pourtant, tout comme les professionnels interrogés dans les autres pays, ils considèrent que les réseaux sociaux vont jouer un rôle croissant dans la communication financière dans les années à venir.
Les ETF ont connu un essor spectaculaire avec des encours sous gestion qui ont presque triplé depuis janvier 2008 (+197% à fin septembre 2013) en Europe, portés par un marché en mode « Risk On / Risk Off ».
Isabelle Dréno est promue Directeur général adjoint, finance et risques de Harmonie Mutuelle, à ce poste depuis novembre 2013. Elle est sous la responsabilité directe de Monsieur François Venturini, Directeur général de Harmonie Mutuelle. Au sein de ce pôle qui regroupe les directions Technique, Finance-comptabilité, Maîtrise des risques et de la performance et Immobilier-Achat, Isabelle Dréno est en charge : du pilotage des risques (notamment assurantiels), de la gestion des actifs, de la mesure et du contrôle des flux économiques. Née le 2 février 1969, Isabelle Dréno est titulaire d’un DECF et diplômée de l’ESSCA (École supérieure des sciences commerciales d’Angers) option finance-comptabilité, Isabelle Dréno commence sa carrière en 1990 en tant que responsable du contrôle de gestion chez SECURITAS Division Ouest. Elle intègre le Groupe Harmonie en 2003, au sein duquel elle est d’abord contrôleuse de gestion pour l’Union Harmonie Mutualité, membre puis présidente du directoire d’Harmonie Développement Services, directrice du contrôle de gestion et du contrôle interne pour Harmonie Mutualité, puis enfin directrice maîtrise des risques et de la performance pour Harmonie Mutuelle. Sa nomination s’inscrit dans le cadre de l'évolution de l’organisation managériale présentée au conseil d’administration le 15 octobre dernier et mise en ??uvre au 1er novembre. Cette évolution touche particulièrement les directions centrales d’Harmonie Mutuelle, réparties entre les 4 pôles.
P { margin-bottom: 0.08in; } Eric Schneiderman, attorney general of New York, who recently made BlackRock end surveys of analysts, is continuing his investigation. In an interview with Financial Times fund management, he indicated that he is continuing to look at other surveys carried out by asset management firms, to gauge the sentiment of analysts ahead of the markets. His office did not wish to provide exact figures concerning the number of asset management firms affected, but confirmed that it concerns “more than a few entities.” Schneidermann’s quest is not limited to the United States. The attorney general also plans to investigate analysts.
Hermin Hologan (Responsable gestion d’actifs et de patrimoine, EY en France) dans une interview accordée au journal Les Echos Comment les modèles de distribution ont-ils évolué avec la crise ? Pour les acteurs captifs, notamment filiales de banques, les encours étaient surtout distribués par les réseaux bancaires auxquels ils rétrocédaient 65 % à 70 % en moyenne des commissions de gestion perçues. Dans le même temps, les apporteurs d’affaires externes (banques privées, plates-formes de distribution ou conseillers en gestion de patrimoine) qui généraient moins de volume étaient rémunérés en moyenne 50 %. Puis il y a eu la crise. Les réseaux bancaires, contraints par des raisons de liquidité mais aussi par l’aversion au risque des investisseurs, ont arbitré la vente des OPCVM au profit des dépôts bancaires. Du coup, les filiales de gestion se sont retrouvées avec des réseaux qui vendaient moins, mais qui leur coûtaient toujours aussi chers. C’est ce constat qui pousse certaines filiales de groupe à développer leur distribution externe ? Exactement. Elles développent des équipes dédiées aux investisseurs institutionnels comme les fonds de pension, mutuelles, etc. Mais elles créent ou renforcent aussi des partenariats avec des conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Elles ont, par conséquent, commencé à changer leur modèle d’organisation faîtière basé avant tout sur les relations avec un réseau captif. De plus, la recherche de profitabilité pousse les acteurs à identifier de nouveaux relais de distribution. Mais les fonds des filiales de banques brillent parfois trop peu par leur performance pour pouvoir attirer des clients externes... C’est justement lorsqu’on a des performances en milieu de fourchette que la distribution reprend toute son importance. La performance des gestionnaires d’actifs est de plus en plus liée à la performance de ses distributeurs. On peut avoir le meilleur des fonds de la planète, mais si personne n’est là pour le vendre, il ne le fera pas tout seul. L’organisation des forces commerciales est d’ailleurs aussi repensée du point de vue de la rémunération. Avant la crise, il était plus simple pour les commerciaux de proposer au trésorier d’une grande entreprise des fonds monétaires très peu risqués, le tout sans aucune considération de mix-produit, c’est-à-dire des marges générées parce que la performance du vendeur était rémunérée par rapport à des objectifs d’encours globaux. Avec la crise, les sociétés de gestion veulent pousser ces derniers à davantage considérer les marges. Elles segmentent du coup les équipes de gestion et les équipes de vente par type de clientèle et changent les rémunérations avec l’intégration des objectifs de marge. Cela se traduit également par un changement de profil des équipes de ventes et plus particulièrement dans l’univers anglo-saxon. La directive Mifid 2 qui devrait bientôt être votée par le Parlement prévoit une remise en question des rétrocessions de commissions aux distributeurs. Cette remise en question concerne surtout le canal de distribution indépendant des conseillers en gestion de patrimoine. Les réseaux bancaires ne devraient pas être concernés. Mais il y a des réflexions en cours sur les solutions à apporter comme faire des partenariats avec les CGPI, les fusionner, ou bien encore qu’ils créent leur propre société de gestion. Mais les sociétés de gestion auraient davantage intérêt à travailler leur dimension « social media » pour pallier à la probable disparition des CGPI. Qu’entendez-vous par « social media » ? Tous ces changements structurels dans la gestion arrivent à un moment où la génération Y, née après 1980, représentera en 2020 la majorité de la population en Europe et investira en faisant ses choix avec une dimension digitale importante. Il y a là un véritable enjeu pour les gérants d’actifs qui pourront créer une relation directe avec les investisseurs retail en supprimant les intermédiaires, offrir aux particuliers des conseils directement sur leur site, les former et leur donner les clefs pour investir. L’enjeu du « social media » leur permettrait aussi de réduire leurs coûts de distribution et ainsi accroître la performance des investisseurs et leur profitabilité.
Paul Younès aura sous sa responsabilité l’ensemble des fonctions de développement de l’UFF, et assistera Nicolas Schimel, Président-Directeur Général, dans le pilotage de la stratégie du groupe. Responsable de la Direction Commerciale du réseau UFF depuis 2012 et du réseau AVIVA Epargne & Conseils, qui l’a rejoint cette année, il se voit également confier la Direction Immobilière, la Direction de l’Offre Financière et la Direction de la Communication. Le département des techniques patrimoniales lui est également rattaché. « Au sein de l’UFF, nous partageons depuis quatre ans une nouvelle vision de l’avenir. Nous avons pris conscience de notre potentiel sur le marché et nous sommes désormais armés pour être le spécialiste reconnu du conseil en gestion de patrimoine. Je souhaite, grâce à mes nouvelles fonctions, aider l’UFF à relever le défi de la croissance rentable », déclare Paul Younès. Nicolas Schimel déclare : « Après avoir mené avec succès la rénovation de notre gamme financière, Paul Younès a été depuis 2 ans l’artisan d’une croissance quantitative et qualitative remarquable de notre réseau. En tant que Directeur Général Délégué, il aura un rôle déterminant pour la réalisation de notre plan de développement stratégique Ambition Patrimoine 2015, pour lequel l’ensemble de notre entreprise est mobilisé ». Cette nomination intervient suite au départ à la retraite de Martine Simon-Claudel, Directeur Général Délégué de l’Union Financière de France Banque depuis 10 ans.
L’association des professionnels des marchés dérivés (Isda) a publié lundi une nouvelle procédure pour la fixation d’Isdafix, un indice de référence pour l’industrie, qui fait l’objet d’enquêtes des régulateurs. La réforme privera le courtier interbancaire Icap de son rôle dans l'élaboration de l’Isdafix en dollar. ThomsonReuters, qui intervient sur les autres devises, prendra en main l’ensemble du dispositif.
In a very short time, Carmignac Gestion has recruited five managers in London, and has sent an analyst there. In an interview with Newsmanagers, Didier Saint-Georges explains that this growth is not related to the old vested interests of offshoring, but rather to the fact that the British capital is rich in talent. On the strength of these recruitments, including a team dedicated to European equity management, Carmignac Gestion is planning to return to the fore after a gruelling year in which outflows reached EUR2.3bn.
Avertissement sans frais. L’agence de notation a maintenu vendredi soir tant la note souveraine de la France à «Aa1» que sa perspective négative, invoquant la baisse continue de la compétitivité de l'économie française et les risques d’un nouvel affaiblissement de la solidité financière du pays. Le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici a accueilli cette annonce «avec satisfaction». Moody’s souligne que cette faiblesse se reflète dans la hausse de l’endettement public rapporté au PIB, un ratio que l’agence anticipe à 93,6% en 2013, contre 90,2% en 2012, puis supérieur à 95% en 2014. Cette confirmation de notation intervient au moment où le président François Hollande a annoncé une accélération de l’effort d'économies sur 2015-2017 afin de financer une nouvelle baisse du coût du travail visant à soutenir l’emploi et l’activité économique. Moody’s table sur une mise en œuvre délicate du «pacte de responsabilité».
Rares sont en effet les gestionnaires indépendants de fonds quantitatifs français à avoir atteint des encours de taille significative. De quoi rendre difficile la commercialisation de leurs produits, notamment auprès de certains investisseurs institutionnels, tenus bien souvent de respecter un ratio d’emprise, leur interdisant de détenir plus d’un certain pourcentage de l’encours total du fonds dans lequel ils souhaitent se positionner. En règle générale, ce ratio est fixé à un niveau de 10% ; ce qui oblige les sociétés de gestion à proposer à ce type d’investisseurs, uniquement des produits ayant atteint une certaine taille critique, se chiffrant bien souvent en centaines de millions d’euros au minimum. Même avec un excellent track record, il peut donc s'écouler plusieurs années avant que ces montants ne soient atteints, ouvrant ainsi la voie à la recherche d’un éventail plus large de clients. En attendant, certains gérants quantitatifs peinent à voir décoller leurs encours. Ce constat se vérifie chez bon nombre de sociétés de gestion indépendantes françaises, en particulier les plus récentes entre elles, comme Aequam Capital ou Vivienne Investissement, ne disposant respectivement que de 50 et 3.5 millions de dollars d’actifs sous gestion, à fin décembre 2013. Lancé en 2009, KeyQuant tire un peu son épingle du jeu avec 110 millions d’encours, grâce notamment à un investissement de 30 millions d’euros du fonds EMERGENCE dans son fonds Key Trends UCITS. Pour ne rien arranger, les performances récentes de certains fonds quantitatifs n’ont bien souvent, pas toujours été à la hauteur des attentes des investisseurs. C’est particulièrement vrai pour les CTA (« Commodity Trading Advisors ») appelés également « Managed Futures », s’inscrivant l’an dernier en territoire légèrement positif. Néanmoins, les sociétés de gestion proposant d’autres types de fonds quantitatifs ont réussi à tirer leur jeu en 2013. Ainsi, malgré la forte hausse des marchés actions, « le fonds JL Equity Market Neutral, à sensibilité zéro bêta, lancé en 2010 et géré par la société John Lock Investments (JLI), a réalisé une performance de 11,46% en 2013 et a réussi à bien performer même pendant des mois difficiles pour les marchés actions, tels que juin ou août 2013. Cette performance se rajoute à celle de 2012 (7,20%) et à l’excellente performance de 2011, quand le fonds a généré un gain de 11,79%, soit une surperformance de presque 30% par rapport à l’Eurostoxx 50 ! », rappelle Alex Dramu, responsable commercialisation pour l’Europe chez JLI. C’est également le cas des fonds Seven US Equity, Seven European Equity, Seven Risk Allocation qui ont affiché en 2013 des performances respectives de 38,09 % (volatilité annuel 12,66 %), 22,54 % (volatilité annuel 11,68 %) et 7,84 % (volatilité annuel 4.21 %). « Notre plus gros fonds est le Seven Risk Allocation, fonds diversifié patrimonial avec plus de 230M$ qui bénéficie de 7 ans de Track Record. La société gère aujourd’hui près de 380M$. Notre offre est 100% quantitative et systématique et est disponible au travers de fonds UCITS IV ou SIF » indique Johann Schwimann, CEO de Seven Capital. En effet, au delà de la performance, les sociétés de gestion quantitatives françaises cherchent à se développer à l’international pour faire croître leurs encours de manière significative. « La majorité des clients de JLI sont des investisseurs institutionnels étrangers » précise Alex Dramu. John Lock Investments affiche aujourd’hui un encours global de plus de 300 millions de dollars, après 14 années d’existence. Le pari de l’international Pour convaincre les principaux allocataires internationaux, certains acteurs de la place de Paris n’hésitent pas à nouer des partenariats avec des géants tricolores de la gestion d’actifs. Ainsi, la société TOBAM a conclu en 2012, un partenariat stratégique avec un de ses actionnaires (à hauteur de 17.5%), Amundi, filiale de gestion d’actifs commune de la Société Générale et du Crédit Agricole. Le partenariat portait sur un accord de distribution, via lequel Amundi mettait à la disposition de ses clients les expertises actions de TOBAM, reposant sur le modèle Anti-Benchmark, proposé selon les déclinaisons suivantes : Anti-Benchmark World Equity, Anti-Benchmark Emerging Markets Equity et Anti-Benchmark US Equity (ayant affiché en 2013 des performances respectives de +31,14%, +1,47% et +39,84%). TOBAM a ainsi mis toutes les chances de son côté pour voir grossir un peu plus ses actifs. La société, crée en 2005 par Yves Chouheifaty, ancien CEO du Credit Lyonnais Asset Management, avait notamment décroché en 2010 un mandat de 150 millions de dollars avec CalPers également actionnaire de TOBAM à hauteur de 12%), dans le cadre du programme MDPII (« Manager Development Program ») développé par le fonds de pension californien. TOBAM avait alors ouvert un bureau en Californie aujourd’hui fermé. L’année dernière, TOBAM a de nouveau ouvert un bureau aux Etats-Unis, mais cette fois-ci à New-York. TOBAM gère aujourd’hui près de 5,5 milliards de dollars d’encours, devançant Capital Fund Management parmi les sociétés de gestion quantitative indépendante française. De quoi prouver une nouvelle fois que la compétence de la gestion quantitative française est reconnue à l’international, y compris chez les mastodontes étrangers. De bonne augure pour les acteurs de la place de Paris prêts à exporter leur savoir-faire...
De la profession d'instituteur à celle de membre du directoire du Fonds de Réserve pour les Retraites, Yves Chevalier a gravi les échelons, animé d'une curiosité insatiable et d'une forte envie de réussir. Diplômé de la promotion Liberté-Egalité-Fraternité (1989), ce cinquantenaire affable, qui occupe depuis 2007 un des trois sièges de l'instance exécutive du FRR présidée par Jean-Pierre Jouyet, est en effet issu d'un milieu qu'il qualifie lui-même de « très modeste ».
Ronald Gaultier rejoint Allianz Global Investors à Paris, en qualité de Gérant Dette d’infrastructure auprès de François-Yves Gaudeul, Directeur Dette d’infrastructure. Constituée en juillet 2012 et placée sous la responsabilité de Deborah Zurkow, Chief Investment Officer, l'équipe Dette d’infrastructure d’Allianz Global Investors comprend 8 professionnels de l’investissement répartis entre Londres et Paris. En France, AllianzGI a réalisé ses deux premières opérations de dette d’infrastructure en 2013, pour le compte d’Allianz : la Cité musicale de l’Ile Seguin et la Rocade L2 à Marseille. Ronald Gaultier vient de l'équipe Project & Public Finance de PwC où il a, durant cinq ans, pris part à la structuration financière et juridique de projets d’infrastructure. Ronald a débuté son parcours chez PwC par des due diligences financières, après une expérience en audit chez Deloitte. Ronald Gaultier est diplômé de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Rennes et titulaire du Mastère spécialisé Strategic Management d’HEC Paris
Créé par la loi de financement de la sécurité sociale en 1999 et devenu un établissement autonome par la loi n°2001-624 du 17 juillet 2001 (modifiée par la loi n°2003-778 du 21 août 2003), le FRR est un « objet totalement inédit » d'après Yves Chevalier, un des trois membres de son directoire. Juridiquement c'est un établissement public administratif mais il a la structure de gouvernance d'une société anonyme avec directoire et conseil de surveillance.
Le fonds d'épargne gère les encours centralisés du Livret A et du Livret de développement durable (LDD). Entre les prêts traditionnels pour le logement social et la politique de la ville et les enveloppes de prêts au bénéfice du secteur public local, l’ensemble des prêts sur fonds d'épargne signés en 2013 représente quasiment 21 milliards d’euros, a indiqué Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des Dépôts cité dans un communiqué. Pour donner un ordre de grandeur, si l’on compare ce flux d’activité aux crédits totaux accordés aux sociétés non-financières et aux collectivités territoriales, on observe que le fonds d'épargne y contribue quasiment à hauteur d'1 euro sur 10, a expliqué M. Jouyet. Dans le détail, les prêts traditionnels pour le logement social et la politique de la ville se sont élevés à 16,4 milliards d’euros l’an dernier, soit 10% de plus qu’en 2012. Cela représente le financement de 110.000 logements ou places d’hébergement dans le parc social et la réhabilitation de 253.000 logements ou places d’hébergement, indique la CDC. En 2012, ce sont 105.000 logements ou places d’hébergement qui avaient été financés et 211.000 rénovés. Sur l’enveloppe exceptionnelle de 20 milliards d’euros aux collectivités mise en place en 2013, plus de 3,5 milliards d’euros d’engagements et de 2 milliards d’euros de prêts ont été signés. Ce sont ainsi près de 350 projets que la Caisse des Dépôts a soutenus pour l’année 2013, dont plus des deux tiers concernent des petites communes, se félicite la caisse. Toujours sur les enveloppes exceptionnelles, 1 milliard d’euros de prêts ont été accordés aux établissements publics de santé. Dans le contexte actuel, il est utile de rappeler que, grâce au système unique de transformation réalisée par le fonds d'épargne, l'épargne des Français est directement utile au développement des territoires et contribue à la croissance économique du pays, a estimé M. Jouyet. En 2013, Livret A et LDD ont enregistré une collecte nette (dépôts supérieurs aux retraits) de 19,10 milliards d’euros. A fin décembre, 367,2 milliards d’euros y étaient déposés au total.
Patrick Piana, directeur général du cognac Rémy Martin, a quitté son poste, trois semaines seulement après la démission du directeur général du groupe de spiritueux Rémy Cointreau. Ce départ intervient alors que l’entreprise est touchée de plein fouet par le ralentissement de ses ventes de cognac en Chine,
Est-ce que le groupe Agrica détient des encours importants investis sur les fonds quantitatifs ? Aujourd’hui, Agrica n’est plus investi sur des fonds quantitatifs. Au sein de notre portefeuille global, nous avons, en effet, décidé de ne plus avoir d’exposition sur ce type de fonds depuis l’année 2007, en les remplaçant au sein de notre allocation, par des investissements réalisés par le biais de stock ou bond picking, tant sur les actions que les obligations. Pouvez-vous nous expliquer la raison de cette décision ? Quelles sont vos craintes en matière d’investissement dans ce type de fonds ? Il ne s’agit pas de craintes à proprement parler. Notre analyse a montré qu'à long terme, les performances de ce type de fonds sont loin d'être garanties. En effet, les modèles mathématiques utilisés par certains fonds quantitatifs n’ont pas tenu leurs promesses à nos yeux. Il nous semble que ce type de fonds, censés arbitrer les inefficiences du marché, ont été pris à leur propre jeu pour la simple et bonne raison que trop d’intervenants se sont mis à utiliser les mêmes techniques de gestion ces derniers temps, ce qui leur a été préjudiciable en terme de performance. Bref, de quoi nous laisser penser que les modèles utilisés par les fonds quantitatifs ne sont plus forcément adaptés au nouvel environnement des marchés financiers. Que pensez-vous de la transparence et de l’explication de la performance donnée par les fonds quantitatifs ? En termes de transparence, nous pensons qu’il faut être un très bon technicien pour comprendre dans le détail les méthodes utilisées par les fonds quantitatifs. Cependant, le degré de complexité a quelque peu reculé à nos yeux ces dernières années, notamment en raison de nouvelles contraintes imposées par la réglementation. Du côté de l’explication de la performance, des efforts notables ont été réalisés, notamment à travers la mise en place de documents de reporting de plus en plus précis et détaillés de la part des sociétés de gestion. Les évolutions réglementaires de type AIFM, sont elles de nature à faire évoluer les choses ? Oui, bien évidemment, nous pensons que ces évolutions réglementaires vont dans le bon sens. D’ailleurs, ces nouvelles dispositions devraient renforcer la probabilité de nous voir investir à nouveau sur les fonds quantitatifs. Cependant, l'élément moteur dictant notre décision d’investissement repose sur une augmentation significative de la volatilité sur les marchés financiers dont ne manqueraient pas de profiter ce type de fonds, de notre point de vue.
L'édition 2014 du Baromètre Image & Finance analyse les dynamiques du marché institutionnel et les pistes de développement afférentes pour les sociétés de gestion. Cette étude s’articule autour de trois grands axes d’analyse : placements institutionnels et perspectives (201 institutions, 2100 Mds€ de placements) allocations d’actifs et évolutions (diversification obligataire, dette privée, obligations convertibles) positions concurrentielles des sociétés de gestion (présence commerciale, parts de marché et le Baromètre des relations entre institutionnels et sociétés de gestion).