Plutôt attirée par le secteur artistique dans sa jeunesse, Karyn Bayle se dirige pourtant vers « des domaines sociaux et politiques » pour ensuite s’intéresser plus sérieusement à l’univers de la finance. Après de nombreuses années passées au sein de l’industrie, la Savoyarde intègre, en 2014, l’Union financière de France Banque (UFF) en tant que directrice générale adjointe avant d’être nommée directrice générale déléguée en début d’année.
Les banques allemandes devraient se préparer à perdre au moins la moitié de la valeur des obligations qu’elles détiennent dans la «bad bank» autrichienne Heta Asset Resolution AG, selon un membre du conseil de la Bundesbank. «Je pense que cette situation doit être prise au sérieux par les banques allemandes», a ajouté Andreas Dombret lors d’une interview de l’agence Bloomberg. Heta a été formé à partir de la défunte banque Hypo Alpe Adria, et le mois dernier la Bundesbank avait précisé que les banques et les assureurs allemands avaient une exposition totale de 7,1 milliards d’euros par rapport à cette structure.
Ford prend le contrôle de sa coentreprise russe avec le constructeur automobile Sollers. Cette décision intervient alors que la joint-venture a enregistré une perte nette en 2014 de 5,5 milliards de roubles (107 millions de dollars), touchée par une baisse des ventes en raison d’une baisse du rouble et d’un ralentissement de l'économie russe. Cette acquisition se fait grâce à des actions privilégiées dans l’entreprise laissant inchangée la participation actuelle de Ford de 50%.
Dans une interview à Funds People Italia, Matteo Bosco, responsable du développement pour l’Europe du Sud et la Suisse chez Aberdeen, annonce la création d’une plate-forme d’investissements alternatifs qui gère actuellement 15 milliards de livres. « Par le biais de cette plate-forme, nous investissons dans des produits immobiliers, des hedge funds, du private equity et des infrastructures (…). Dans les prochains mois, nous prévoyons de lancer des produits alternatifs innovants pour les clients à la recherche de solutions valides dans ce domaine ». Aberdeen compte aussi lancer dans les prochains mois un produit multi classes d’actifs mondial orienté sur le rendement. En outre, la société a l’intention de sortir un fonds obligataire sur l’Inde.
Le Groupe Sham, dont les contours ont évolué depuis le rachat du cabinet de courtage Sofaxis, affiche des indicateurs en hausse pour l’exercice 2014, malgré une nette augmentation de la sinistralité en responsabilité civile médicale. Cette activité prend ses marques à l’international avec une première implantation en Espagne.
A l'occasion de la présentation de ses résultats 2014, qui s'est tenue le 9 avril, la Caisse des Dépôts a annoncé une réorientation stratégique d'Icade. Article paru dans Business Immo
La société de courtage spécialisée dans la distribution d’assurances santé et prévoyance vient de conclure un partenariat avec La Banque Postale Assurance Santé. Coverlife a mis en place depuis le 1er avril une plateforme de vente à distance pour la commercialisation de l’offre d’assurance santé collective du bancassureur. Cet accord intervient dans le cadre de la loi ANI qui impose aux entreprises françaises de souscrire une complémentaire santé pour leurs salariés au plus tard le 1er janvier 2016.
Des obligations qui ne rapportent plus grand-chose, des actions chères : le contexte est favorable aux « hedge funds ». Mais l'appétit institutionnel reste modéré en France.
Dans une interview au Financial Times, Guy de Picciotto, le directeur général d’Union Bancaire Privée, indique que sa banque va faire une pause dans les acquisitions pour au moins un an, le temps d’intégrer les actifs de Coutts récemment rachetés. Il ajoute que le flux des banques étrangères qui vendent leurs activités suisses se tarit, même s’il émet des doutes sur l’engagement des français BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole. « On ne sait jamais avec les Français », indique le dirigeant, qui affirme que sa banque fera partie des « consolidateurs ». Concernant l’acquisition récente, Guy de Picciotto explique : « Coutts nous donne une base à partir de laquelle croître et bâtir en Asie ». Il admet qu’environ un cinquième des clients de Coutts vont quitter la banque après son rachat. Enfin, pour Guy de Picciotto, les déclarations annonçant la mort de la banque privée suisse sont exagérées.
Yoann Dupin a été nommé en début d’année au poste de chargé de relation clients au sein de DeriveXperts, entreprise spécialisée dans l'évaluation de produits dérivés. Il occupait auparavant les fonctions de chargé de techniques financières chez CNP Assurances, où il était arrivé en novembre 2014. Yoann Dupin a débuté chez Swan Capital Management en 2008, en tant que responsable du suivi et de l’analyse des fonds de fixed income et de performance absolue. Il rejoint cinq ans plus tard Generali, pour y devenir analyste financier, puis est nommé gérant de portefeuille chez Covéa Finance dans la foulée. Yoann Dupin a été diplômé de l’IAE Gustave Eiffel en 2007.
Ce pourrait être le titre du dernier Black et Mortimer ou encore une référence au « Deadly Bermuda Triangle ». Malheureusement, il n’en est rien. Sir Francis Blake n’a rien d’un Commissaire européen en charge de la stabilité financière, des Services financiers et de l’Union des marchés de capitaux et Philip Mortimer ne préside pas aux travaux de l’EIOPA. On pourrait presque d’ailleurs le regretter…
Stéphane Tortajada, directeur financement et investissements du groupe EDF, supervise la gestion de deux principaux portefeuilles : un dédié aux provisions nucléaires (22 milliards d’euros) et un second consacré à la gestion des retraites des employés d’EDF (9 milliards d’euros). Un appel d’offres devrait être lancé par le groupe pour renouveler les gérants de ce dernier portefeuille.
David de Rothschild qui préside Rothschild & Cie a indiqué dans un entretien donné au Figaro qu'il sera proposé à la prochaine assemblée générale de rebaptiser le groupe bancaire «Rothschild & Co».
Le groupe de messagerie et de logistique américain a lancé mardi une OPA amicale de 4,4 milliards d’euros sur son homologue néerlandais TNT Express, selon un communiqué publié ce mardi. Cette opération intervient deux ans après la tentative d’acquisition ratée de TNT Express par United Parcel Service (UPS) pour des questions de concurrence.« Nous avons étudié tout ça dans le moindre détail et nous sommes très confiants. La dernière fois, nous pensions que c'était jouable mais délicat; cette fois-ci, nous sommes autant certains que nous pouvons l'être que l’opération passera à Bruxelles» a déclaré le président de TNT Express, Anthony Burgmans.
La Grèce devra parvenir à un accord-cadre sur sa dette avec ses créanciers lors de la réunion de l’Eurogroupe programmée pour le 24 avril, déclare le ministre des Finances Yanis Varoufakis dans une interview publiée lundi par le journal Naftemporiki. «Il faudra être parvenu à une conclusion préliminaire (des négociations) à l’Eurogroupe du 24 avril, conformément à l’accord intervenu à l’Eurogroupe du 20 février», affirme-t-il. Yanis Varoufakis a rencontré dimanche la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et a assuré à cette occasion que son gouvernement avait l’intention d’honorer «toutes ses obligations» - allusion à un prêt de 450 millions de dollars du FMI qui arrive à échéance ce jeudi. Dans les colonnes de Naftemporiki, le ministre explique que le gouvernement souhaite un accord «le plus tôt possible» mais qu’il n’acceptera pas des conditions qui étouffent l'économie.
Les investisseurs institutionnels publics se caractérisent par une très grande hétérogénéité. Certains sont des acteurs de poids comme la Caisse des dépôts et consignations (CDC), d’autres sont plus petits comme les chambres de commerce, les universités qui depuis 2007 peuvent gérer de façon autonome leur budget, ou encore les organismes publics de l’habitat (Opac) dont la taille varie selon la ville ou la région. Le grand écart est également de mise en matière d’allocation d’actifs. Des acteurs comme les universités ou les Opac investissent de façon quasi exclusive dans des produits de trésorerie et notamment dans les livrets bancaires, y compris les livrets A, d’autres ont une approche un peu plus diversifiée. «Les chambres de commerce disposent, pour les plus riches d’entre elles, de trésorerie, de fonds propres, mais aussi de réserves liées aux engagements de retraite de leurs employés, indique Christel Bapt, président de Cedrus Partners. Les produits utilisés sont variés : produits garantis à moyen terme, dettes des PME, fonds à performance absolue. Elles cherchent actuellement à diversifier leurs placements et à investir à plus long terme et font appel pour cela à des conseils.» Cette recherche de diversification a toutefois ses limites. «Les institutions publiques possèdent des contraintes en termes de notation ou de classes d’actifs, indique Christel Bapt, président de Cedrus Partners. Il faut faire évoluer leurs réglementations pour leurs permettre d’investir dans des actifs de long terme et maintenir un couple rendement/risque adapté à leurs contraintes et au nouvel environnement de taux.» Seul acteur à véritablement se différencier : la CDC. A la différence des autres acteurs publics, la Caisse des dépôts présente une allocation à très long terme et intervient de façon structurante sur le marché, compte tenu des encours gérés. Celle-ci est en effet l’un des plus gros institutionnels français avec un bilan total de 117 milliards d’euros pour la Section Générale et 261 milliards d’euros pour le fonds d’épargne (chiffres à fin 2014). Ce dernier agrège les flux collectés dans le cadre du livret A qui sont ensuite utilisés pour le financement du logement social. Sur les 261 milliards d’euros du fonds d’épargne, l’encours de prêts représente 168 milliards, tandis que 90 milliards d’euros sont placés avec plusieurs objectifs : assurer la liquidité pour répondre aux demandes de retrait des épargnants, générer du rendement car les prêts sont octroyés à des conditions en moyenne proche du coût de la ressource, et contribuer à équilibrer le risque du bilan entre l’actif et le passif. «85 % environ de notre portefeuille est investi en obligations dont une part prépondérante est dévolue aux obligations souveraines ou assimilées européennes (entre 40 et 50 %) et parmi celles-ci nous privilégions les OATi afin de couvrir le bilan contre le risque d’inflation, détaille Eric Flamarion, directeur financier du Fonds d’Epargne. Le reste est investi en obligations d’entreprises au sens large, y compris les entreprises financières.» La part des actions correspond à un peu moins de 15 % des encours dont 2 % sont dédiés au non-coté. Du côté de la Section Générale, la proportion d’actions est plus importante puisqu’elle ressort à 32 % sur les 51,5 milliards d’euros d’actifs placés sur les valeurs mobilières de long terme. «L’allocation se répartit entre 60 % d’obligations, 28 % d’actions, 8 % d’immobilier, 2 % de capital-investissement et 2 % d’infrastructures, détaille Olivier Mareuse, directeur financier du Groupe CDC. Les actifs sont gérés en direct par nos équipes, sauf en ce qui concerne les actifs hors Europe (Etats-Unis, Japon et émergents) qui sont délégués et qui portent sur 5 à 10 % du portefeuille actions». La Section Générale est investie également dans des participations stratégiques pour 21,4 milliards d’euros. La CDC est en effet un acteur très présent dans l’économie française et notamment auprès des PME et des ETI. Autre caractéristique : sa capacité à innover. La CDC a par exemple lancé l’an dernier un fonds d’acquisitions de biens immobiliers viagers. Elle sert ainsi d’exemple pour l’ensemble des institutionnels de la Place.
Directeur de la Fondation Jean-Jacques Laffont depuis huit ans, Christian Gollier achève son dernier mandat cet été. L’occasion pour lui de prendre une année sabbatique qu’il consacrera à la recherche, notamment sur les sujets d’évaluation d’actifs de très long terme, au sein de l’Université Colombia de New York.
La Fondation Jean-Jacques Laffont, aussi appelée Fondation Toulouse School of Economics (TSE), dispose d’un portefeuille de 80 millions d’euros, composé à 75% d’obligations et 25% d’actions. Face à des taux d’intérêt durablement bas, elle compte réduire progressivement la duration de sa poche obligataire et diminuer la part de souverains au profit des obligations corporate.
USA : Infléchissement ponctuel de l’activité malgré une diffusion qualitative de la croissance. Sous l’influence de facteurs négatifs temporaires, tels qu’une vague de froid dans le Nord-Ouest et des grèves dans les ports de la côte Ouest, le PIB préliminaire au 1er trimestre pourrait être plus proche d’une croissance de 1% annualisée que de 2%. Lire la suite en pièce jointe.
Le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) recrute un Chargé de mission. Thiên-Minh Polodna aura, notamment, pour mission de développer la stratégie numérique du FIR et de renforcer la relation avec les membres sur l’ensemble des projets de l’Association et, en particulier, le volet « études » tant au niveau français qu’européen. Avant de rejoindre le FIR, Thiên-Minh Polodna a mené de premières missions au sein de l’agence de notation extra-financière Vigeo Rating, à la direction développement durable de Vivendi ainsi que chez Novethic, la filiale de la Caisse des dépôts. Thiên-Minh est diplômé de l’ESC Bordeaux, devenu Kedge Business School lors de sa fusion avec Euromed en 2013. Pour le Délégué Général du FIR, Grégoire Cousté, « L’arrivée de Thiên-Minh au FIR doit nous permettre d’accompagner la croissance de notre activité en France mais aussi avec nos partenaires européens membres de l’Eurosif. Sa connaissance de notre environnement, tant sur les volets communication que recherche, est un nouvel atout pour notre association d’acteurs de l’investissement responsable ».
Nés en Grande-Bretagne, les social impact bonds (SIB) sont un modèle de financement lié à une obligation de résultat. C’est une forme non traditionnelle d’obligation émise par l’Etat vis-à-vis de bénéficiaires ciblés, avec des objectifs d’impact social précis et mesurables, en vue de financer et résoudre des problèmes sociaux complexes sur le long terme. A ne pas confondre avec les Partenariats Public-Privé (PPP), leur originalité tient au fait que le risque est transféré sur les investisseurs privés (fonds d’investissement, associations caritatives, etc.). En cas d’impact social positif, ceux-ci sont « remboursés » par les pouvoirs publics ; si les objectifs initiaux ne sont pas atteints, ils ne perçoivent rien et leur investissement se transforme en simple don. François de Borchgrave, fondateur et directeur de Kois Invest, en Belgique, a rappelé que, « dans un contexte de restriction budgétaire, l’Etat ne peut pas prendre le risque d’investir dans des projets qui risquent d’échouer. » Les missions des social impact bonds : réduire le taux de récidive dans une prison et soutenir de jeunes sans-abris pour leur permettre de reprendre leur vie en main en GrandeBretagne, augmenter l’emploi des détenus sortant des différentes prisons de l’Etat de New York, apporter un soutien aux mères célibataires pour éviter le placement futur de leurs enfants au Canada, réduire le taux de chômage des jeunes diplômés issus de l’immigration en Belgique, ou encore aider les jeunes démarrant leur carrière professionnelle aux Pays-Bas. Comme l’a fait remarquer Philippe-Henri Dutheil, associé et avocat expert EY, on retrouve de nombreux exemples d’investissements sociaux dans des pays à tendance libérale afin de faire face à la faillite des pouvoirs publics - par exemple, en matière de réduction du taux de récidive des détenus. Pour autant, ce modèle est-il naturalisable en France ? Fondé sur les stricts résultats sociaux, ce dispositif est imparfait. Les indicateurs de référence peuvent être faux - par exemple, prendre la réincarcération des jeunes comme curseur alors que la réinsertion est un meilleur indicateur. Tous les impacts ne sont pas mesurables et le risque est réel que les investisseurs privés choisissent des indicateurs simples qui ne reflètent pas la complexité de la problématique sociale. Ils peuvent être tentés également de donner la priorité à la rentabilité de l’investissement et de se montrer frileux en matière d’innovation sociale. Le risque encouru est donc celui d’une vision politique à court terme, voire inexistante. Les conditions d’acceptabilité d’un marché des investissements sociaux en France sont nombreuses. Son développement requiert une réglementation adaptée, quasi inexistante à ce jour. La nature des investisseurs associés à de tels projets est essentielle. Il faut éliminer des investisseurs opportunistes à la faveur d’investisseurs sociaux - du type mutuelles, organismes de retraite, fonds solidaires, etc. Il convient d'éviter les montages financiers qui créent trop de structures intermédiaires afin de limiter le coût juridique et d’accompagnement que peuvent avoir ces produits financiers. En termes de gouvernance, il est nécessaire de garantir une distance suffisante entre l’investisseur et la coordination du projet social.
Il existe une grande diversité d'initiatives pour développer une philanthropie incarnée et faire sauter les verrous qui bloquent encore la rencontre entre projets et donateurs. Les 4èmes Assises de la Philanthropie à l’Institut Pasteur, qui se sont tenues le mardi 31 mars, y ont consacré une table-ronde.
Le sujet brûlant actuellement pour les entreprises est le niveau des taux d’intérêt car une grande partie, voire l’essentiel de leurs avoirs financiers, consiste en des produits de gestion de l’excédent de trésorerie. «La baisse des taux d’intérêt est un sujet très préoccupant pour les entreprises, affirme Cyril Merkel, vice-président de la commission placement à l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE). Jusqu’à une échéance de trois mois, les taux d’intérêt servis sont négatifs. Pour les entreprises qui souhaitent investir dans des produits dits cash ou cash équivalents (C&CE), il devient de plus en plus difficile de dégager des rendements positifs.» Les grandes entreprises, notamment les entreprises cotées, cherchent en effet à investir dans des produits financiers qui peuvent leur permettre comptablement de diminuer leur dette nette, un indicateur suivi notamment par les agences de notation. Elles peuvent à ce titre déduire de leur dette brute les produits financiers investis en liquidité ou dans des supports considérés comme équivalents à la liquidité comme les OPCVM monétaires, minimisant ainsi leur dette nette. Une contrainte qui les pousse à privilégier des actifs à très court terme. Mais elles pourraient, pour récupérer quelques points de base, placer leur trésorerie dans des supports un peu plus longs. «Les entreprises peuvent allonger la maturité en achetant par exemple des certificats de dépôt ou des billets de trésorerie avec une durée de vie supérieure à 3 mois, indique Cyril Merkel. Elles peuvent aussi changer de catégorie en souscrivant à des OPCVM obligataires court terme.» Ces derniers sont considérés comme C&CE par l’Autorité des marchés financiers (AMF) mais pas toujours par les commissaires aux comptes. «Une discussion avec les commissaires aux comptes peut se révéler nécessaire pour faire accepter le placement dans des OPCVM obligataires court terme comme un placement équivalent à du cash», poursuit Cyril Merkel. Une solution plus consensuelle consiste à se tourner vers les banques. «Elles proposent des comptes et dépôts à terme à 12, 18 ou 36 mois : le rendement augmente en fonction de la durée, mais les avoirs restent disponibles et sont donc considérés comme équivalents à du cash», précise Christel Bapt, président de Cedrus Partners. Une réflexion est actuellement en cours au sein de l’AFTE autour de cette thématique, elle vise notamment à mobiliser d’autres acteurs de la Place. Pour certaines entreprises, les problématiques de gestion ne s’arrêtent pas à la trésorerie. Quelques-unes d’entre elles gèrent des réserves à long terme, c’est le cas notamment de celles issues du secteur de l’énergie comme EDF ou Areva. Elles agissent alors comme de véritables institutionnels. Les actifs de couverture des opérations de fin de cycle d’Areva, par exemple, s’élevaient à fin 2014 à un peu plus de 6 milliards d’euros dont 2,3 milliards investis sur des actions et produits actions et 76 millions d’euros dans des fonds communs de créances non cotés. En dehors de ces cas très particuliers, les grandes entreprises gèrent des fonds sur le moyen long terme dans le cadre des actifs de couverture des engagements sociaux. Ces derniers concernent avant tout les salariés des filiales à l’étranger où l’existence de fonds de pension est en vigueur. Selon l’étude publiée l’année dernière par Mercer sur les engagements sociaux des entreprises du CAC 40 en 2013, ceux-ci s’élevaient à 217 milliards d’euros, les actifs de couverture en face de ces engagements étant de 138 milliards d’euros. Leur allocation se répartissait entre 30 % d’actions, 50 % d’obligations, 5 % d’immobilier et 15 % d’investissements alternatifs. Pour leurs salariés en France, les entreprises mettent plutôt à leur disposition des dispositifs d’épargne salariale et d’épargne retraite, des sujets qu’elles sont en train de réexaminer. «Entre 30 et 50 % des avoirs détenus par les salariés dans les Perco sont investis dans des fonds monétaires qui ne rapportent plus rien, indique Christel Bapt. Par ailleurs, les fonds obligataires sont souvent investis sur des durées longues et peuvent en cas de hausse des taux être impactés. Des réflexions sont en cours pour revoir les fonds proposés aux salariés et proposer davantage de fonds flexibles.» Une évolution qui n’en est qu’à son début.
L'élargissement de l'assiette de la taxe sur les transactions financières en Europe ne passera pas par une taxation supplémentaire de l'assurance. Mais les placements des assureurs seraient toutefois concernés, selon Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics.
A l’occasion de sa première réunion, le comité de gestion de la Fondation Mutuelle des Motards a procédé à l’élection de son président et de son trésorier, a désigné ses membres partenaires et a évoqué ses premières pistes de travail. Le conseil d’administration de la Mutuelle des Motards, représenté par son Président Patrick Jacquot a désigné un groupe de femmes et d’hommes, tous acteurs auprès de la Mutuelle, principalement concernés par la vie mutualiste et la réparation des préjudices de tous ordres après un accident de la route. Au cours de cette installation du comité de gestion, la Fondation Mutuelle des Motards a dessiné les contours de ses projets de travail, qui s’inscrivent dans la droite ligne des actions déjà entreprises par la Mutuelle en matière de prévention des risques corporels liés à la pratique du 2-roues à moteur, et dont les premiers résultats sont attendus au cours du 2e semestre 2015. Pour réaliser ces travaux, l’équipe de la Fondation Mutuelle des Motards, dont les membres sont bénévoles, élus pour 3 ans, se compose ainsi : Françoise Valigny, Président - entrée à la Mutuelle des Motards en 1984 au service sinistres, elle a occupé les postes de secrétaire général adjoint, directeur général adjoint et, de novembre 2007 à janvier 2015, secrétaire général ; Louise Besseyre, Trésorier - responsable animation vie mutualiste à la Mutuelle des Motards ; Phillipe Leizé - responsable du département Indemnisation de la Mutuelle des Motards, qui intervient au titre de son expertise sinistres 2-roues à moteur ; Guillaume Chocteau, Alain Borie et Patrick Cazaux qui rejoignent ce comité en qualité d’administrateurs de la Mutuelle des Motards. A leurs côtés, France Wolf, pour son appartenance à la Fédération Française des Motards en Colère, militante pour l’accessibilité à la pratique des 2 et 3- roues à moteur, le partage de la route et pour sa connaissance de l’éducation routière et Dominique Letourneau, Président du Directoire de la Fondation de l’Avenir, sur lequel il sera loisible de s’appuyer pour parfaire le projet initial. Pour sa première année d’activité, une seule candidature de membre partenaire est retenue, celle de Jérôme Feuillade, médecin urgentiste qui a été à l’origine de la création de AMIS, association de médecins qui participent à des courses de motos aux cotés des pilotes engagés pour être au plus près d’eux en cas d’accident et prodiguer les premiers soins. De cette proximité avec les sportifs, ces médecins ont participé à faire évoluer les équipements de protection. Invités permanents : Patrick Jacquot, Président-directeur général de l’Assurance Mutuelle des Motards. Michel Sirven, Directeur général délégué de la Fondation de l’Avenir. Pour rappel, les missions de la Fondation Mutuelle des Motards se situent dans le prolongement de celles portées par la Fondation de l’Avenir. Créée en 1987 et d’initiative mutualiste, la Fondation de l’Avenir est un acteur incontournable de l’économie sociale reconnu d’intérêt général depuis 1988. Elle contribue à l’innovation sociale en soutenant la recherche médicale et l’émergence de nouvelles pratiques de soin et d’accompagnement au sein des structures publiques, associatives ou mutualistes, afin d’en faire bénéficier le plus large public. Placée sous l’égide de la Fondation de l’Avenir, la Fondation Mutuelle des Motards s’engage donc à poursuivre les mêmes principes d’utilité sociale dans la réalisation de ses objectifs futurs.
L’Ecureuil complète son dispositif de capital-investissement en le dotant d’une structure nationale. Baptisée Caisse d’Epargne Développement (CE Développement), cette société de capital-risque (SCR) est destinée à soutenir les besoins en fonds propres de PME et d’ETI locales trop grosses pour être accompagnées par les sociétés d’investissement des caisses régionales. Elle est gérée par Alliance Entreprendre, une filiale de Natixis. «Les sociétés régionales de capital-investissement investissent entre 150.000 et 1,5 million d’euros dans des sociétés dont le chiffre d’affaires est en général inférieur à 50 millions. Il nous manquait un véhicule national pour monter en puissance sur les entreprises régionales de taille plus conséquente», confirme Nicolas Contat, directeur du développement de l’offre de capital-investissement de l’Ecureuil. Concrètement, CE Développement investira entre un et dix millions d’euros, prioritairement dans des entreprises de 50 à 100 millions de revenus (mais pouvant descendre jusqu'à 10 millions). Ces investissements seront réalisés indépendamment ou en co-investissement avec la structure d’une caisse. Quoi qu’il en soit, l’objectif est de rester en lien avec les territoires: les centres d’affaires et les fonds régionaux ont vocation à être les apporteurs d’affaires de CE Développement. La SCR est dotée de 100 millions d’euros. Outre Caisse d’Epargne Capital et Natixis, «les 17 caisses d'épargne du réseau y contribuent à hauteur de leur poids économique, y compris celles qui n’ont pas de véhicule d’investissement régional. L’idée est de faire de Caisse d’Epargne Développement l’instrument de l’ensemble des caisses. En outre, ce dispositif peut les encourager à lancer leur propre activité», ajoute Nicolas Contat. En effet, dix caisses disposent pour l’instant d’une structure d’investissement régionale. En 2013, l’Ecureuil avait prévu une poche de 27 millions d’euros pour soutenir le capital-investissement local, dont 15 millions destinés aux sociétés existantes et 12 millions de dotation pour six nouvelles structures. Quatre existent déjà: pour les caisses Ile-de-France, Picardie, Nord France Europe et Alsace. La prochaine sera lancée dans les semaines qui viennent par Loire-Centre, tandis que la Caisse d’Epargne Normandie étudie un tel projet. A terme, l’Ecureuil vise une part de marché de 15% dans les entreprises d’ici à 2017, contre 11% aujourd’hui.
Sabine Lautenschläger, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), émet des doutes sur l’efficacité du programme de rachat de dette du secteur public lancé par l’institution, dans une interview publiée jeudi 2 avril 2015 à l’hebdomadaire allemand WitschaftsWoche. «Etant donné le bas niveau des taux dans la zone, j’ai des doutes concernant l’impact économique du programme d’acquisitions (d’actifs), qui pourrait ne pas atteindre le niveau désiré», explique-t-elle. Le QE de 60 milliards d’euros mensuel et commencé le 9 mars 2015, devrait durer jusqu’à ce que l’inflation-cible de 2% soit atteinte et ainsi relancer le crédit et l’activité en zone euro.