Un tiers de l'épargne salariale est investie en fonds monétaire. Mais, mauvaise nouvelle pour les salariés, 85% de ces Fonds commun de placement d'entreprise (FCPE) monétaires affichent actuellement un rendement nul ou négatif.
Le paradigme de taux négatifs La composition de la trésorerie des entreprises et des investisseurs institutionnels français a significativement évolué ces cinq dernières années. Principaux supports historiques, les OPCVM monétaires ont pâti de la chute de l’EONIA et de la concurrence des offres de comptes à terme/dépôts à terme opportunément développées par les banques dans l’objectif de renforcer les ratios de liquidités inscrits au cadre prudentiel Bâle III. Le basculement des taux courts européens en territoire négatif, à l’automne 2014, soutient la dynamique d’arbitrage en faveur des produits bancaires. Sur un horizon d’un, deux ou trois mois, une part non négligeable de fonds monétaires affiche une performance annualisée inférieure à zéro. Cependant, quelques banques ont révisé leur politique commerciale sur les supports de placements à court terme. En Allemagne, des institutions de premier plan ont explicitement reconnu le coût d’opportunité que représente la rémunération des dépôts dans un contexte d’EONIA négatif. Celles-ci ont choisi de faire payer les grandes entreprises pour abriter leurs dépôts. La menace est moins prégnante mais ne saurait être écartée en France. Pourtant, la vision stratégique exprimée par les entreprises et les investisseurs institutionnels français dans cette première enquête sur les placements de trésorerie continue de faire la part belle aux supports bancaires. « Tant que la musique joue, vous devez vous lever et danser. » C’est ce qu’avait déclaré l’ancien président de Citigroup, Chuck Prince, quelques semaines avant l’éclatement de la crise financière de 2007. À notre sens, le principe de prudence invite aujourd’hui chaque trésorier à connaître a minima la valeur du side-business confié à chacune de ses banques, afin d’évaluer les risques d’une révision à la baisse des conditions de rémunération des dépôts. Mais c’est surtout une réflexion sur la nature même du mandat de trésorier qui doit être engagée. Alors que les conditions s’améliorent sur le front des financements, les encours de trésorerie des entreprises n’ont jamais été aussi élevés. Sauf à accepter comme phénomène naturel l’évaporation d’une partie des réserves de l’entreprise, adopter une stratégie de placement alternative pour la partie du portefeuille considérée comme structurelle n’aurait, dans ce nouveau paradigme de taux négatifs, finalement rien d’incongru.
Le capital investisseur Industries & Finances Partenaires a annoncé le 1er juillet l’acquisition de l’agence digitale Equinoa. Lancée il y a une dizaine d’années sur les bancs de l’Essec par ses dirigeants actuels Timothée Raymond et Amaury Mascré (qui conservent une part minoritaire au capital), Equinoa se positionne au coeur des trois métiers de la transformation numérique : la stratégie, la technologie et le design. Enregistrant 25% à 30% de croissance organique annuelle, Equinoa bénéficie d’un positionnement qui lui permet de s’inscrire dans une stratégie de consolidation sectorielle via des build up (croissances externes). Cette opération est le troisième investissement du fonds Industries & Finances Investissements 3, clos en 2014 à hauteur de 135 millions d’euros, et intervient quelques semaines après la reprise du groupe Chaudronnerie de l’Est.
BMO Global Asset Management, la maison-mère de F&C Investments, a nommé James Tomlinson au poste de directeur commercial pour son équipe «wholesale» au Royaume-Uni. L’intéressé arrive en provenance de Muzinich & Co où il était «associate director» pendant plus d’un an, en charge de commercialiser leurs expertises sur le marché «wholesale» britannique. Avant cela, il avait travaillé pendant huit ans chez Schroders en tant que commercial au sein de son équipe «wholesale».Dans le cadre de ses nouvelles fonctions chez BMO Global Asset Management, James Tomlinson sera chargé de poursuivre les efforts commerciaux de la société sur le marché «wholesale» britannique, en se concentrant sur les gestionnaires d’actifs, les gestionnaires de fortune et les family offices. Il sera rattaché à John Bennett, responsable de l’activité «wholesale» au Royaume-Uni.La nomination de James Tomlinson intervient après trois recrutements récents au sein de son équipe commerciale dédiée aux clients institutionnels : Andrew Jones, Richard Ferris et Laura Gray.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié mardi soir une instruction qui définit les règles des prospectus de vente des certificats mutualistes, indique L’Agefi. Ces nouveaux titres, qui seront émis et vendus par des assureurs mutualistes et institutions paritaires, ne rentraient pas dans le champ de l’actuelle directive européenne sur les prospectus des instruments financiers. Ce type de placement doit permettre aux assureurs mutualistes de renforcer leurs fonds propres, sans pour autant ouvrir leur capital à des actionnaires extérieurs. Selon L’Agefi, le prospectus des certificats mutualistes devra présenter un résumé de l’opération, ses facteurs de risques, des informations sur l'émetteur et les caractéristiques de l'émission et du produit. Le document devra notamment «fournir un organigramme ou décrire sommairement ce groupe et la place qu’y occupe l'émetteur», précise l’instruction de l’AMF. Le prospectus devra aussi préciser le fonctionnement des certificats mutualistes qui n’offrent ni droit de vote ni de droit sur l’actif de la société émettrice. Télécharger le prospectus
Le capital investissement a repris des couleurs au cours des derniers mois mais peine encore à s'imposer dans l'allocation des investisseurs institutionnels. C'est ce qui ressort du Forum des investisseurs institutionnels français organisé par l'Association Française des Investisseurs pour la Croissance (Afic) ce mercredi 1er juillet à Paris. Les acteurs du capital investissement ont investi en 2014 au total 8,7 milliards d'euros dans des sociétés, rappelle Michel Chabanel, président de l'Afic.
Francis Weber, directeur financier du pôle Reunica dans le cadre d’une interview sur Newsmanagers TV : « Nos investissements sur l’obligataire portent sur des obligations d’Etat, bien notées, et investment grade. » Certes, le risque pour un investisseur de devoir liquider une part importante de son portefeuille ne peut être écartée mais, compte tenu du fait que les détentions de ces actifs sont réalisées dans une optique de moyen-long terme, le souci de liquidité est, dans l’immédiat, limité, a insisté Francis Weber. Quant à la remontée des taux, le responsable la voit comme une source opportunité. A ce titre, fin 2014, sa maison disposait d’un volant de liquidités qui ont été récemment investis dans des titres obligataires offrant des niveaux de taux beaucoup plus satisfaisants qu’en début d’année. Dans ce cadre, si une hausse des taux intervient en septembre, a-t-il noté, nous en profiterons également. Côté allocation d’actifs maintenant, celle de Reunica est plutôt active et la gestion ne devrait pas réduire la voilure dans l’immédiat. Il faut cependant distinguer la partie retraite – Arrco principalement – et la partie prévoyance. Sur la première, l’horizon de gestion est à 10 ans, ce qui permet à la poche actions de représenter 27 % de l’ensemble auxquels s’ajoutent 7 % de produits diversifiés, comprenant notamment des obligations convertibles et des produits structurés. Plus précisément, le trou d’air des marchés d’actions en avril-mai n’a pas généré de mouvements particuliers dans l’allocation d’actifs. Pas de réallocations en particulier et ce d’autant que les marchés d’actions européens peuvent être encore qualifiés de « bon marché » pour Francis Weber. A noter toutefois en matière de gestion un changement d’ordre interne qui concerne l’ISR, dans lequel l’investisseur est nettement impliqué. « Jusqu’ici, le groupe Reunica n’avait pas de process de gestion ISR en tant que tel mais faisait auditer son portefeuille chaque année, en cherchant à faire progresser sa note régulièrement, a indiqué Francis Weber. Cela dit, le responsable s’attend à tirer profit prochainement des synergies avec le groupe AG2R qui dispose déjà d’une démarche ESG dans sa gestion.
L’appétit des investisseurs individuels américain pour les fonds actions et obligations ralentit, après des années fastes rapporte le Wall Street Journal. Les encours des fonds actions et obligataires ont doublé à 13.700 milliards de dollars cette année à fin juin, contre 6.900 milliards de dollars à fin 2009, selon Lipper. Mais au premier trimestre, les souscriptions ont chuté de 36 % à 143 milliards de dollars au premier semestre 2015 par rapport à la période correspondante de 2014. La tendance s’est intensifiée au deuxième trimestre, avec une baisse des flux à 41 milliards de dollars au 17 juin contre 102 milliards de dollars au premier trimestre, selon Lipper. Cela intervient après que les investisseurs ont placé environ 200 milliards de dollars dans des fonds actions et obligations aux premiers semestres de chaque année de 2010 et 2014.
Le rapprochement de Reunica avec le groupe AG2R La Mondiale, la situation sur les marchés obligataires, la stratégie de l’investisseur institutionnel menée sur les marchés actions en proie récemment à une plus forte volatilité… Interrogé sur Newsmanagers TV dans le cadre du Club amLeague dont il fait partie, Francis Weber, directeur financier du pôle Reunica, a fait un large tour de l’actualité. Concernant tout d’abord le rapprochement de son institution avec le groupe AG2R, le responsable, après avoir rappelé les grandes étapes déjà réalisées, a annoncé que, dans le courant de cette année, un projet d’organisation cible serait mis en oeuvre, y compris pour la direction financière. « Au mois de septembre, nous présenterons aux instances représentatives du personnel notre projet d’organisation pour notre direction », a-t-il confirmé. A propos de la liquidité sur les marchés obligataires, le responsable a indiqué que celle-ci n’était pas un motif d’inquiétude particulier pour sa maison. « Nos investissements dans cette classe d’actifs portent sur des obligations d’Etat, bien notées, et investment grade. » Certes, le risque pour un investisseur de devoir liquider une part importante de son portefeuille ne peut être écartée mais, compte tenu du fait que les détentions de ces actifs sont réalisées dans une optique de moyen-long terme, le souci de liquidité est, dans l’immédiat, limité, a insisté Francis Weber. Quant à la remontée des taux, le responsable la voit comme une source opportunité. A ce titre, fin 2014, sa maison disposait d’un volant de liquidités qui ont été récemment investis dans des titres obligataires offrant des niveaux de taux beaucoup plus satisfaisants qu’en début d’année. Dans ce cadre, si une hausse des taux intervient en septembre, a-t-il noté, nous en profiterons également. Côté allocation d’actifs maintenant, celle de Reunica est plutôt active et la gestion ne devrait pas réduire la voilure dans l’immédiat. Il faut cependant distinguer la partie retraite – Arrco principalement – et la partie prévoyance. Sur la première, l’horizon de gestion est à 10 ans, ce qui permet à la poche actions de représenter 27 % de l’ensemble auxquels s’ajoutent 7 % de produits diversifiés, comprenant notamment des obligations convertibles et des produits structurés. Plus précisément, le trou d’air des marchés d’actions en avril-mai n’a pas généré de mouvements particuliers dans l’allocation d’actifs. Pas de réallocations en particulier et ce d’autant que les marchés d’actions européens peuvent être encore qualifiés de « bon marché » pour Francis Weber.A noter toutefois en matière de gestion un changement d’ordre interne qui concerne l’ISR, dans lequel l’investisseur est nettement impliqué. « Jusqu’ici,le groupe Reunica n’avait pas de process de gestion ISR en tant que tel mais faisait auditer son portefeuille chaque année, en cherchant à faire progresser sa note régulièrement, a indiqué Francis Weber. Cela dit, le responsable s’attend à tirer profit prochainement des synergies avec le groupe AG2R qui dispose déjà d’une démarche ESG dans sa gestion. Pour visualiser la vidéo, cliquer sur le lien : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/regardsdinstitutionnels.aspx?id=1208
Compagnies d’assurances, caisses de retraite, fonds de pensions, mutuelles, fondations ou encore associations (publiques et privées) devront publier pour l’exercice clos au 31 décembre 2016 une évaluation quantitative de leur contribution, via les actifs qu’ils détiennent, au financement de la transition énergétique et de l’économie verte. Contribution rédigée par Joanna Tirbakh, Consultante ISR chez EthiFinance, agence d’analyse et de conseil extra-financiers.
A l'inverse des années 2010-2012, la perspective d'un défaut de la Grèce n'est plus un souci pour les assureurs français, qui ont totalement réduit leur exposition à la dette souveraine du pays.
A l’occasion d’une interview accordée à l’Agefi, Philippe Taffin, directeur des investissements d’Aviva France, explique l’impact de Solvabilité II sur la gestion des risques de son portefeuille financier. Quel est l’impact de l’arrivée imminente de Solvabilité II sur vos stratégies d’investissement ? Aviva France, en tant que filiale d’Aviva Plc, est déjà soumis à la réglementation britannique ICA : un cadre qui, dans ses grands principes, est assez proche de Solvabilité II, notamment en ce qui concerne les niveaux de stress appliqués aux différents actifs. Nous intégrons donc déjà l’environnement Solvabilité II dans notre stratégie d’investissement au travers de budgets de risque définis par entités et par facteurs. Nous sommes, d’ores et déjà, habitués à délivrer périodiquement un reporting sur le niveau de couverture de fonds propres économiques. Environ deux tiers du risque économique proviennent des décisions d’investissement. Il est donc crucial de les optimiser autant que possible. Nous avons par exemple cherché sur les actions, actif particulièrement coûteux en capital mais sur lequel nous avons une vue positive, des solutions pour investir avec un contrôle du risque baissier et de la volatilité. Quelles solutions avez-vous envisagées ? Nous avons comparés des offres issues de banques d’investissement et de gestionnaires d’actifs. Nous avons retenu la deuxième approche, qui s’inscrit dans un processus de gestion OPCVM, avec une couverture en overlay peu consommatrice de cash et adaptée au sous-jacent ; nous sommes aussi sensibles à la transparence des décisions d’investissement et à l’évolutivité de la solution dans la durée. Il fallait enfin trouver un acteur justifiant d’une expérience forte de ces stratégies assez techniques, ce qui a fait pencher notre choix en faveur de CPR AM. Comment évoluent vos relations avec les sociétés de gestion ? Qu’attendez-vous d’elles en matière de produits, de services, sous Solvabilité II ? Fondamentalement, la relation n’est pas modifiée, mais Solvabilité II réoriente notre attention sur la contrainte de SCR, critère qui commence à être intégré dans certains appels d’offres récents. Cela pourra nous amener à demander à nos assets managers de mettre en œuvre des modes de gestion du risque plus adaptés à la réduction du risque baissier. Nous sommes aussi en recherche de solutions sur d’autres classes d’actifs que les actions, comme le high yield ou les dettes émergentes par exemple. L’autre élément est évidemment le reporting, enjeu important pour lequel nous attendons de nos partenaires la « transparisation » la plus fine possible et conforme à nos exigences spécificiques. Face aux besoins des organismes d’assurances, on peut s’attendre à ce que les sociétés de gestion conçoivent des gammes de produits plus adaptés aux exigences de Solvabilité II ; mais il faut avouer que peu d’acteurs sont déjà en ordre de bataille aujourd’hui.
La Grèce a soumis à ses créanciers une nouvelle demande d’aide, envoyée au Mécanisme européen de stabilité financière (MES). L’Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro tiendra une réunion par téléconférence ce mardi à 19h00 pour discuter de la dernière proposition grecque, a confirmé sur Twitter son président Jeroen Dijsselbloem. Cette démarche intervient quelques heures avant un défaut attendu de la Grèce sur un remboursement dû au FMI et avant la fin du programme d’aide au pays.
Un millier d’agences bancaires vont rouvrir leurs portes dès mercredi en Grèce et resteront ouvertes jusqu'à la fin de la semaine pour permettre aux retraités qui n’utilisent pas de carte de débit de pouvoir retirer jusqu’à 120 euros au guichet, a annoncé mardi le ministère grec des Finances. Cette annonce intervient après la mise en place d’un contrôle des capitaux et la fermeture des banques jusqu’au lundi 6 juillet, au lendemain du référendum que le Premier ministre Alexis Tsipras entend organiser. Le ministère des Finances a précisé que les dépôts bancaires privés resteraient garantis quelle que soit l’issue du référendum de dimanche.
Deutsche Börse est entrée en négociations avec la Bourse suisse Six pour racheter la part de cette dernière dans le fournisseur d’indices actions Stoxx. Cette annonce intervient alors que le London Stock Exchange a mis l’année dernière la main sur Russell pour se renforcer aussi dans le secteur.
D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Guillaume Huart a toujours souhaité travailler dans la santé. « Je suis attiré par cette ouverture sur le monde qui caractérise ce secteur, confie-t-il. Il n’est pas possible de se cantonner au quotidien, il faut toujours aller voir ce qui se fait ailleurs en matière d’innovation. »
Premier pôle européen de recherche sur les maladies génétiques, l’Institut Imagine, constitué sous la forme d’une fondation de coopération scientifique, a été doté initialement de 12,9 millions d’euros. Aujourd’hui, Imagine a essentiellement investi dans les contrats de capitalisation proposés par son partenaire historique Neuflize OBC, et a récemment incorporé une poche dynamique pour contrer la baisse des rendements obligataires.
La Samap et SAMM, deux petites mutuelles d’assurance spécialisées dans l’assurance des navires de pêche et de plaisance, envisagent de fusionner leurs structures.
En vertu de l’ordonnance 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique, le président de CCR sera désormais désigné par le conseil d’administration. Le directeur général sera, quant à lui, nommé par décret du président de la République.
L'Association générale de prévoyance militaire (AGPM) a dégagé des performances stables au cours de l'exercice précédent. De quoi conforter la mutuelle d'assurance toulonnaise dans son nouveau plan stratégique (2015-2017) et sa démarche d'association commune avec le GMPA, association spécialiste de la protection des militaires, pompiers, policiers et douaniers.
L’Union européenne a plus à craindre d’un « Brexit » que le Royaume-Uni, selon Bill McNabb, le directeur général de Vanguard, dans une interview au Financial Times. Le dirigeant a indiqué que son groupe continuerait à investir au Royaume-Uni si ce dernier votait un départ de l’UE, mais il prévient que l’union pourrait se briser si la Grande-Bretagne la quittait. « Si le Royaume-Uni se retire de l’union politique, ce serait une cause réelle de réexamen pour savoir si l’Union européenne peut durer », a déclaré Bill McNabb au FT.
Jean-Claude Juncker s’est adressé lundi directement au peuple grec, appelé à se prononcer par référendum dimanche 5 juillet sur le plan d’aide au pays. «Les Grecs doivent savoir ce qui était sur la table», a indiqué le président de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker a défendu le paquet de mesures demandées à Athènes par les créanciers du pays, en soulignant que les ministres des Finances de la zone euro étaient prêts à parler d’un allègement de la dette grecque «dès cet automne». Un vote non au référendum serait un «non» à l’Europe, a insisté Jean-Claude Juncker.
Selon Yves Chevalier, membre du Directoire du Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), le régime a pour ambition de décarboner la majeure partie de ses portefeuilles actions indicielles. Ses encours, concernés par la décarbonation, sont estimés à environ 1,1 milliards d’euros et pourraient atteindre 4 milliards dans le courant de l’année 2016.
L’assurance vie française confirme son dynamisme. Au cours des cinq premiers mois de l’année 2015, le placement préféré des Français a en effet enregistré une collecte nette de 10,7 milliards d’euros (+1,4 milliard d’euros par rapport aux cinq premiers mois de 2014), dont 1,2 milliard d’euros de souscriptions nettes pour le seul mois de mai, selon des chiffres publiés ce 25 juin par la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (FFSA). Mais surtout, fait notable de ce début d’année 2015, pour la première fois, la collecte nette en UC a dépassé celle des fonds euros, ressortant à 5,8 milliards d’euros contre 4,9 milliards d’euros. Un mouvement qui témoigne, peut-être, de la prise de conscience des épargnants de la nécessité de prendre davantage de risques pour doper le rendement de son épargne. Et pour cause. En 2014, le rendement moyen des contrats d’assurance vie en euros s’affiche à 2,5% (net de frais), en baisse de 0,3 point par rapport à 2013. Dans le même temps, les contrats d’assurance vie en UC ont dégagé un rendement moyen de 5,9%, ce qui en fait «le meilleur rendement du paysage des produits financiers en 2014», note la FFSA. Cet engouement pour l’assurance vie intervient après un excellent exercice 2014. L’an dernier, la collecte nette a en effet multipliée par deux par rapport à 2013 pour s’établir à 22,6 milliards d’euros fin 2014 contre 11,2 milliards d’euros fin 2013. Dans le détail, les contrats en fonds euros ont enregistré une collecte nette de 16 milliards d’euros en 2014 tandis que les contrats en unités de compte (UC) ont capté 7 milliards d’euros de souscriptions nettes. Les souscriptions brutes s’élèvent à 128,8 milliards d’euros, en hausse de 8,4% par rapport à 2013, tandis que les prestations et rachats s’établissent à 106,3 milliards d’euros, en recul de 1,7% par rapport à 2013. Résultat: les encours ressortent à 1.521,8 milliards d’euros en 2014, en hausse de 4,5% par rapport à 2013. Au total, sur l’ensemble de l’année 2014, le segment des assurances de personnes (qui inclut l’assurance vie et l’assurance santé notamment) a enregistré 148,9 milliards d’euros de cotisations brutes, en progression de 7,6%. En intégrant le segment des assurances de biens et responsabilité, le marché français a vu ses cotisations brutes progresser de 6,1% en 2014 pour atteindre 200 milliards d’euros.