Presqu’un an après l’entrée en vigueur de Solvabilité 2, l’ACPR, le gendarme des banques et assureurs va recevoir une vision détaillée des politiques de gestion des risques et des investissements des assureurs. Les premiers contrôles sur place sur le principe de « la personne prudente » commenceront en 2017.
UniCredit devrait vendre sa société de gestion d’actifs Pioneer au français Amundi pour plus de 3 milliards d’euros, assure le Financial Times. L’opération, qui écarte Poste Italiane et Ameriprise, intervient alors que la banque italienne s’apprête à dévoiler un plan de redressement le 13 décembre. Ce plan devrait inclure une augmentation de capital de 13 milliards d’euros et des ventes d’actifs (dont Pioneer et Pekao), indiquent des sources proches du dossier. UniCredit va aussi se défaire d’un portefeuille de créances douteuses d’un montant de 50 milliards d’euros. UniCredit tient à se différencier de Monte dei Paschi di Siena, en grande difficulté, commente le FT. Mise à jour: Unicredit et Amundi ont annoncé ce matin, peu après l’envoi de notre Newsletter, être effectivement en négociation exclusives pour le vente de Pioneer
La deuxième tentative pourrait être la bonne pour Amundi. La filiale de gestion du Crédit Agricole et UniCredit ont annoncé lundi matin leur entrée «en négociation exclusive pour une possible vente des activités de Pioneer Investments à Amundi». Une annonce qui intervient au lendemain de la victoire du «non» au projet de réforme constitutionnelle défendu par le Premier ministre Matteo Renzi, qui a annoncé sa démission dans la foulée.
La deuxième tentative pourrait être la bonne pour Amundi. C’est par un bref communiqué que la filiale de gestion du Crédit Agricole et UniCredit ont annoncé lundi matin leur entrée «en négociation exclusive pour une possible vente des activités de Pioneer Investments à Amundi». Une annonce qui intervient au lendemain de la victoire du «non» au projet de réforme constitutionnelle défendu par le Premier ministre Matteo Renzi, qui a annoncé sa démission dans la foulée.
Jean-Marc Pont, investment specialist chez Generali Investments, nous explique la façon dont Generali Investments accompagne les investisseurs institutionnels pour les aider à relever les nouveaux défis qui se présentent à eux. Il précise notamment les avantages des approches de gestion dynamique et sous contrainte de risques. Jean-Marc Pont participera le 8 décembre prochain au Panel de la Journée nationale des investisseurs intitulé : La crise financière de 2008 aurait-elle été plus violente sans la gestion systématique ? Comment l’approche scientifique et quantitative permet-elle la mobilité de l’allocation d’actifs sans créer de volatilité ?
D’après Good Value for Money, «prescripteur d’assurance» du cabinet Facts & Figures, la provision pour participation aux bénéfices moyenne du secteur devrait se situer entre 2,80 % et 3,00 % de rendement en réserve à fin 2016. A fin 2015, la PPB était estimée à 2,40 % et à 2,08 % en 2014. Dans le contexte actuel, le rythme de dotation des assureurs-vie à la PPB serait de l’ordre de 0,30 % par an. Dans un environnement de taux bas, les assureurs font preuve de prudence en dotant la PPB des fonds en euros. « A la fois pour être en capacité de tenir les rendements à venir et pour faire face à une éventuelle remontée brutale des taux d’intérêts », indique le cabinet. A cela s’ajoute en cette fin d’année « la pression mise par les assureurs-vie en termes de leur dotation à la PPB par la loi Sapin 2 », souligne le cabinet. Au cours de l’année 2015, Good Value for Money a constaté de très fortes dotations réalisées par les « poids lourds » du secteur en termes d’encours : Prédica (199 Md€ d’encours en euros fin 2015) a désormais une PPB de 5,39 M€ fin 2015, en croissance de + 2,36 Md€ par rapport à fin 2014. « Si Prédica a pu réaliser des plus-values importantes en 2015 et a fait le choix d’en doter une très large partie à sa PPB, il est hautement probable que cela ne puisse se reproduire (du moins dans les mêmes volumes) en 2016 », précise le cabinet. CNP Assurances (254 Md€ d’encours en euros fin 2015) a désormais une PPB de 7,24 Md€ fin 2015, en croissance de + 1,45 Md€ par rapport à fin 2014. Cardif Vie (90 Md€ d’encours en euros fin 2015) a désormais une PPB de 2,67 Md€ fin 2015, en croissance de + 0,62 Md€ par rapport à fin 2014.
La provision pour rendements futurs (PRF), ce dispositif contra-cyclique de place qui vise à lisser les rendements de l’assurance vie dans le temps, ne verra pas le jour fin 2016. La question de la déductibilité fiscale, l’une des conditions posées par la Fédération française de l’assurance (FFA), pourrait même repousser son application… en 2018.
AP Moller-Maersk a annoncé hier le rachat de son concurrent allemand Hamburg Süd, confirmant ainsi la concentration du secteur du transport maritime de marchandises en proie à une offre excédentaire et à des baisses des tarifs du fret. Cette opération, dont le montant s'élèverait à 4 milliards de dollars (3,77 milliards d’euros) selon le Wall Street Journal, intervient après la décision, annoncée par Maersk en septembre, de scinder ses activités dans l'énergie, touchées par la chute des cours du pétrole, pour se recentrer sur son cœur de métier.
Morningstar a choisi de baser ses compétences de conseil financier pour l'Europe continentale à Paris. Le groupe a privilégié la proximité avec le plus gros marché européen de la gestion d'actifs.
Selon Agnès Lossi, Directrice Associée au sein de la société de conseils Indefi, la contribution du risque de marché aux besoins de fonds propres est élevée. Il représente près de 50 % des exigences en capital d’après une analyse de l’ACPR…
Hélène Falchier, responsable des investissements private equity et directrice générale d’Open CNP a remporté le Trophée 2016 de la femme dans l’assurance dans la catégorie digital. Les Trophées sont organisés par l’Argus de l’assurance dont CNP est partenaire. Hélène Falchier a été élue femme digitale de l’assurance 2016 pour sa contribution à la transformation digitale de CNP Assurances par le biais du programme Open CNP dont elle est directrice générale. Il s’agit du programme d’accompagnement de la croissance de start-up innovantes lancé en 2016 par le groupe. «En 2016, Hélène Falchier a déjà piloté trois opérations : après Lendix, en avril 2016, pour lequel CNP Assurances était l’investisseur leader d’un tour de table de 12 M€ destiné notamment à accompagner l’expansion en France, en Espagne et en Italie de cette plateforme française de prêts aux PME, CNP Assurances a annoncé, le 14 septembre 2016, son entrée au capital de H4D, entreprise pionnière en matière de solutions de télémédecine. Cette opération de 6,7 M€ a été menée par une syndication constituée du fonds Innovation Capital, de Bpifrance et de CNP Assurances. Plus récemment, en octobre 2016, CNP Assurances est entré au capital et est devenu le principal réassureur d’Alan, première société d’assurance indépendante créée en France depuis 30 ans avec pour ambition de faire évoluer l’assurance santé en France en se concentrant sur l’expérience client, le parcours de soin et le déploiement de services digitaux à valeur ajoutée», indique un communiqué. Depuis 2015, Hélène Falchier est par ailleurs présidente du club des LPs de l’AFIC (association française des investisseurs pour la croissance). Elle était précédemment responsable des investissements cotés, non cotés et immobiliers d’Ecureuil Vie et avait rejoint CNP Assurances en 2007 en qualité de chargée d’investissement sénior. Hélène Falchier est titulaire d’un diplôme d’Executive MBA d’HEC et d’une Maîtrise de sciences économiques. Depuis 5 ans, les Trophées de la femme dans l’assurance valorisent des parcours exemplaires de femmes du secteur et contribuent ainsi à promouvoir la mixité dans les équipes dirigeantes.
Selon nos informations, Hexagone Finance, société de distribution de solutions d'investissements, participe à la création d'une nouvelle société de conseil en investissement, dénommée Hexagone Conseil. Elle s'appuiera sur les expertises de deux ex-consultantes en gestion d'actifs venant de Forward Finance et d'Amadeis.
Redbridge Analytics a vocation à fournir aux entreprises une vision précise de leurs relations bancaires devenues plus exigeantes avec la crise. La première application développée par Redbridge Analytics est un outil nouvelle génération de vérification des frais bancaires baptisé HawkeyeBSB. Cette solution reflète l’ensemble des savoir-faire de Redbridge en matière d’optimisation du cash management. Chaque année, les entreprises versent à l’échelle mondiale plus de 500 milliards de dollars pour des services de tenue de compte, traitement des encaissements et décaissements, et centralisation des liquidités. Malgré les efforts de l’industrie bancaire pour améliorer la transparence relative à la facturation des services de cash management : l’accès au détail du coût des prestations est inégal selon les régions du globe et généralement difficile, les factures, lorsqu’elles existent, sont complexes à analyser, chaque banque suivant sa propre norme de facturation, en moyenne, entre 5% et 10% de la facture bancaire est erroné, par manque de ressources, les factures de cash management sont rarement analysées en détail par les trésoriers. Développée en mode SAAS, HawkeyeBSB est la première application permettant en quelques clics de quantifier et suivre précisément les frais prélevés à l’entreprise pour chaque service bancaire, et ce sur l’ensemble des comptes, à l’échelle domestique comme internationale. Pour Dan Gill, directeur du développement de Redbridge Analytics, « un processus de validation des factures de cash management robuste est indispensable pour traiter de manière équilibrée avec les banques, partenaires clé de l’entreprise ». « En s’intéressant à la facturation des services de cash management, Redbridge Analytics est fier d’apporter aux entreprises une première solution pour approfondir leur analyse des relations bancaires et faciliter leur gestion. D’autres solutions suivront », indique David Laugier, directeur général de Redbridge. Située à Paris et à Houston (USA), l’équipe de Redbridge Analytics est composée d’experts de la trésorerie ayant accompagné des centaines de grands groupes européens et américains dans des missions d’audit, gestion et optimisation des relations et frais bancaires. Redbridge Analytics s’appuie sur l’expertise de Redbridge DTA, qui conseille depuis 1999 les directions financières sur l’ensemble de leurs problématiques financement-trésorerie.
Une enquête réalisée en novembre 2016 par MorningstarPro.fr (52 institutionnels français interrogés) montre que 63% d’entre eux considèrent qu’ils pourraient y avoir un léger problème d‘adéquation actifs/passifs à moyen terme si la situation perdure, à cause de l’environnement de taux bas, les contraintes réglementaires, la persistance du risque pays en zone euro et l’anticipation d’une croissance faible. Dans ce contexte de taux bas voire négatifs, le poids des liquidités a eu tendance à diminuer pour 60% des institutionnels. En revanche, la majorité des investisseurs interrogés (57%) a eu tendance à conserver le poids des taux dans leur allocation ces dernières années, notamment pour des raisons de passif, quitte à diversifier et faire évoluer les répartitions des stratégies à l’intérieur de cette poche de taux. 5 grandes sources de diversification et de rendement ont été privilégiées par les institutionnels pour près de 90% d’entre-eux : le risque géographique (obligations internationales, émergentes…), le risque de crédit (High Yield…), le risque de liquidité (dette privée en zone euro…) , le risque sectoriel (obligations d’entreprises, obligations bancaires…) et la diversification des allocations sur d’autres classes d’actifs ayant un profil « obligataire » ou « income » (immobilier, infrastructure…). Voir l'étude
Annoncée mi-octobre par Bernard Spitz, la création d’une réserve de stabilité pour les assureurs vie avance. Baptisée « provision pour rendements futurs » (PRF), ce dispositif contra-cyclique de place vise à lisser les rendements dans le temps face au risque d’un maintien durable des taux bas. Si elle fait l’objet d’un relatif consensus au sein de la profession, les débats se poursuivent quant au calendrier.
Optimind Winter ajoute une nouvelle compétence dédiée à la fonction Finance : Financial Structuring. Pour piloter et développer le métier Financial Structuring, Bastien Davalos, 34 ans, a rejoint Optimind WInter en tant que directeur métier. Il était responsable adjoint de l'équipe structuration et conseil dédiée aux compagnies d’assurance et fonds de pension de la zone euro au sein de l’activité Marchés de la Société Générale. Le métier Financial Structuring accompagne les acteurs institutionnels et corporate dans la gestion des risques financiers et plus particulièrement la structuration de solutions financières. Répondant aux besoins stratégiques d’investissements sous contraintes multiples, le métier Financial Structuring propose des compétences d’ingénierie et de structuration financière associées aux expertises d’Optimind Winter sur les passifs, la réglementation prudentielle et l’optimisation des fonds propres. « Au-delà de la maîtrise des risques de passif, de leurs adéquations avec les actifs et plus généralement de l’application stricte des contraintes prudentielles Solvabilité II, Financial Structuring est une réelle opportunité pour nos clients d’optimiser leurs investissements avec des solutions financières inédites et personnalisées auprès des meilleurs fournisseurs de place », précise Christophe Eberlé, président d’Optimind Winter.
Emmanuel Brutin, responsable de la gestion des portefeuilles Assurés au sein de la direction des investissements de CNP Assurances,participera le 8 décembre prochain, au panel de la Journée nationale des investisseurs intitulé : « Quelle aurait été la croissance de la France sans la mobilisation des investisseurs pour financer son économie? La gestion institutionnelle évolue-t-elle vers un mode de plus en plus "collaboratif"? »
L’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et EY publient pour la deuxième année leur étude sur les facteurs de création de valeur dans les entreprises accompagnées en capital-transmission par des fonds du MidMarket en France. L’étude concerne les entreprises françaises qui ont bénéficié de l’apport de capitaux propres de fonds de capital-transmission du MidMarket, membres de l’AFIC, actionnaires majoritaires ou disposant d’une minorité de blocage, dont les titres ont été vendus en totalité entre le 01/01/2012 et le 31/12/2015, et dont le chiffre d’affaires au moment de leur cession s’élevait entre 20M€ et 500M€. Ces entreprises affichent en moyenne à date de cession : une durée de détention par les fonds de 5 ans et 7 mois, un chiffre d’affaires de plus de 115 M€, un effectif supérieur à 560 employés et une valorisation de près de 150 M€. Olivier Millet, Président de l’AFIC, souligne que « cette étude confirme que les entreprises accompagnées par un actionnaire fonds d’investissement ont un parcours remarquable. Elles croissent, investissent pour le futur, conquièrent des marchés à l’international, et créent de l’emploi. Leur dette diminue au cours de la période de détention par les fonds. Le travail réalisé avec les fonds de capital-transmission est un facteur d’accélération d’une croissance responsable et durable. » Laurent Majubert, associé conseil en transactions chez EY ajoute : « Cette étude sur les PME et ETI françaises est cohérente avec les constats réalisés par EY depuis maintenant plus de 10 ans, dans le cadre d’études plus larges réalisées dans les différents pays européens. L’analyse approfondie des cessions démontre, année après année, que la croissance opérationnelle reste le principal levier de création de valeur par les fonds, alors que le désendettement financier y contribue de manière assez modeste sur le long terme. » L’accompagnement des entreprises par les fonds de capital-transmission stimule leur croissance La création de valeur trouve majoritairement sa source dans le développement économique des entreprises... En moyenne, la progression de la valeur du capital des entreprises entre la date d’entrée et de sortie des fonds provient à 65% de la progression des résultats (Excédent Brut d’Exploitation ou EBE). Sur cette période leur chiffre d’affaires a progressé +6,1% en moyenne par an. … porté au 2/3 par leur croissance organique. La croissance de cet EBE dégagé par les entreprises est générée à 63% par la croissance organique et à 32% par la croissance externe. L’amélioration de la structure de coûts contribue à hauteur de 5% à cette performance. L’accompagnement des entreprises par les fonds de capital-transmission favorise leur changement de taille Il renforce le modèle économique des entreprises sur leurs marchés existants et à l’international 40% de la croissance organique provient de la hausse des ventes sur le périmètre historique, 30% de l’acquisition de nouveaux marchés à l’export, et 27% d’une extension de l’offre de produits ou de services. Il permet de faire croître les effectifs Les effectifs cumulés des entreprises étudiées ont augmenté de 34%1 durant la période de détention par les fonds. Près d’un tiers de cette hausse correspond à des nouveaux emplois créés sur le périmètre historique et deux tiers à des emplois acquis via des opérations de croissance externe2. L’accompagnement des entreprises par les fonds de capital-transmission leur donne les moyens d’investir dans l’avenir Développement et maintien des programmes d’investissement Les entreprises ont massivement continué à investir dans leur projet de développement. Dans plus de 9 cas sur 10 elles ont augmenté (52%) ou maintenu (42%) leurs dépenses d’investissement, et la totalité d’entre elles ont accru (55%) ou stabilisé (45%) leurs dépenses en recherche et développement. Les fonds continuent à investir dans le potentiel de croissance des entreprises qu’ils financent. C’est d’autant plus naturel que ce potentiel de croissance est la clé de la valorisation de l’entreprise à sa revente. Le levier financier est marginal dans la performance de l’investissement Le désendettement a faiblement contribué à la création de valeur (avec seulement 11% de la variation totale de la valeur des fonds propres). Les fonds de capital-transmission privilégient le réinvestissement des profits dans des projets de croissance, plutôt que dans des distributions de dividendes. Le levier financier moyen a baissé très significativement (-39%) sur la période. La dette financière nette rapportée à l’EBE est passée en moyenne de 4,2x l’EBE en début de période de détention à 2,6x l’EBE lors de la cession. Cette évolution s’explique avant tout par la croissance des résultats des entreprises étudiées. L’accompagnement des entreprises par les fonds de capital-transmission se fait avec l’adhésion des salariés Adhésion préalable des salariés aux opérations de capital-transmission Dans 98% des cas, les comités d’entreprise ont rendu un avis favorable ou neutre aux opérations de rachat, à l’entrée (98%) comme à la sortie (98%) des fonds de capital-transmission. 1 - Les effectifs cumulés sont calculés en net des entrées et des sorties de personnel durant la période de détention par les fonds. 2 - Après déduction des cessions de filiales opérées durant la période de détention.
Paris EUROPLACE présente son rapport stratégique « Brexit : La place de Paris en pole position en Europe pour attirer les entreprises ». Il s’agit d’une étude inédite sur le positionnement et l’offre de services de la place financière de Paris par rapport à ses principales concurrentes européennes, tant au niveau de l'écosystème que par filières d’activité. L'étude psoitionne Paris comme la place leader d’Europe continentale, devant Francfort et Amsterdam, avec une gamme très diversifiée d’activités et des pôles de force, notamment dans la gestion d’actifs, la banque de financement, le capital investissement, les fintech et les infrastructures de marché. L'étude présente de manière approfondie les atouts et perspectives d’attraction d’activités dans les différentes filières industrielles de la place financière de Paris et les facteurs de compétitivité de son écosystème, ainsi que les réformes à poursuivre. Son objectif est double : faire plus largement connaître aux établissements internationaux les atouts de la place de Paris et attirer ainsi les potentielles relocalisations d’activités consécutives au Brexit ; démontrer l’opportunité historique que représente, en termes économiques, le Brexit pour la place de Paris et l’importance d’accompagner sa compétitivité et sa promotion. Gérard Mestrallet, Président de Paris EUROPLACE a déclaré : « La France dispose du meilleur écosystème professionnel pour le secteur financier dans l’Union Européenne. Le secteur financier y est diversifié, solide et profond. Il s’appuie sur une réglementation robuste et compétitive qui a préservé ses établissements et ses investisseurs des turbulences profondes issues de la crise. Contrairement aux idées reçues, son régime fiscal, sur les entreprises comme sur les particuliers, y est favorable. Des premières réformes ont été faites pour une plus grande flexibilité en matière de droit du travail, de nouvelles avancées seront nécessaires dans ce domaine. Sa qualité de vie est reconnue internationalement. » La publication de ce rapport n’est qu’une première étape et Paris EUROPLACE entend élargir les road shows de promotion de la place de Paris, dans le prolongement de la mission confiée par le Premier ministre au Gouverneur honoraire de la Banque de France Christian Noyer. En outre, elle présentera prochainement aux candidats à l'élection présidentielle ses « Propositions Place de Paris 2017 » pour la poursuite des réformes d’attractivité. Un écosystème très attractif Contrairement aux idées reçues, la France bénéfice d’une fiscalité et d’un droit du travail compétitifs. Le taux d’imposition sur les sociétés de 33% est similaire à celui de l’Allemagne et l’engagement pris par les pouvoirs publics français de réduire ce taux à 28% à minima à horizon 2020 rejoint la dynamique prise par les autres pays européens. Le taux d’imposition sur les hauts revenus (> 300.000 euros, 38%) est parmi les plus bas d’Europe et est encore amélioré grâce au régime français des cadres impatriés (28%), qui permet d’aboutir à l’impôt sur le revenu le plus favorable d’Europe (Allemagne 38%, Irlande et Pays-Bas 46%). Depuis 2008, plusieurs réformes importantes ont engagé la modernisation du droit social, avec une très nette amélioration du dialogue employeurs-employés et l’assouplissement des procédures de licenciement. De nouvelles réflexions sont en cours pour introduire plus de flexibilité dans les contrats de travail au plan industriel global. Les autres atouts de la France Un vaste pool de talents lié à un système éducatif de 1er plan en finance. Une large capacité de bureaux aux coûts comparables à ceux des autres capitales de l’UE. Un nombre important d'écoles internationales subventionnées par l’Etat. Un centre financier au cœur de l’Europe disposant des communications les plus rapides avec les autres grandes capitales. Un système de santé de grande qualité. Des équipements culturels de 1er plan. Une ville internationale, au 2° rang en Europe en matière d’implantation de banques et sociétés financières étrangères, juste derrière Londres, et la présence de nombreux cadres étrangers. Pour ces différentes raisons, la Place de Paris entend conforter sa position de leader afin d’attirer les activités financières en Europe. Une offre centrée sur 5 filières Gestion d’actifs C’est l’une des filières prioritaires pour laquelle la Place de Paris exerce une forte capacité d’attraction pour les sociétés internationales qui souhaitent relocaliser des activités dans l’Union Européenne, suite au retrait prévisible de l’avantage du passeport européen dans le contexte du Brexit. Paris entend consolider sa position de première Place de gestion d’actifs en Union Européenne : elle gère déjà plus de 30% des encours de l’UE, loin devant l’Allemagne (16%). Elle dispose d’un vaste réservoir de talents avec 4.400 gérants, actifs dans plus de 600 sociétés de gestion de toutes tailles, contre environ 2.500 gérants en Allemagne. Elle bénéficie de 3 dépositaires dans le top 5 européen et dispose d’un environnement réglementaire sans équivalent en Europe pour sa qualité et sa réactivité, avec moins de 17 jours ouvrés pour autoriser un fonds, contre 2 à 4 mois au Luxembourg. Banque de Financement et d’Investissement (BFI) Paris a pour objectif de devenir la première Place de l’Union Européenne dans les 5 domaines suivants : actions, dérivés actions, instruments de dette, finance structurée, corporate lending. La présence d’une masse critique d’acteurs majeurs (entreprises multinationales clientes des BFI, investisseurs de rang mondial, 4 BFI françaises dans le top 20 européen, qui opèrent depuis la France vers le reste du monde) et la culture de marché de Paris, très proche de celle de Londres, sont des facteurs d’attractivité majeurs pour les banques de financement internationales qui étudient un rééquilibrage de leurs activités vers l’Europe continentale. Capital-investissement Le capital-investissement français est le 1er d’Europe continentale en montants investis dans les entreprises (le double de l’Allemagne) et le 1er en Europe par le nombre d’entreprises accompagnées par an. Le capital-innovation qui finance les start-up est depuis 2015 le 1er d’Europe. Le cadre prudentiel et fiscal y est favorable : les plus-values sont soumises à la fiscalité du pays d’origine, contrairement à l’Allemagne, le secteur bénéficie du carried interest, comme à Londres, et la création d’un véhicule d’investissement adapté tel que la « SLP » (limited partnership à la française) est un avantage par rapport à l’Allemagne. L’ensemble de ces atouts exerce d’ores et déjà une forte capacité d’attraction pour l’accueil de capitaux-investisseurs internationaux. L’objectif pour la Place de Paris est de consolider sa position de leader du cap ital-investissement dans l’Union Européenne, particulièrement pour les small/mid caps, avec un objectif d’investissement de 20 mds euros par an. Fintech La Place de Paris est en très forte accélération sur ce segment et leader en Europe continentale, à parité avec Berlin. Paris entend consolider sa place de premier rang en Europe continentale dans l’investissement en Fintech. Ce secteur de haute technologie bénéfice, en France, de la profondeur du marché financier local et d’un bassin de 70 millions de consommateurs, d’un cadre réglementaire d’avant-garde pour accompagner les Fintech dans l’obtention de leur agrément, d’un soutien au financement par les acteurs du capital-risque et les entreprises financières, d’un accès aux talents via les écoles d’ingénieurs et les incubateurs, et d’un apport financier substantiel de l’Etat pour accélérer la mutation numérique des services publics et développer la blockchain. Pour toutes ces raisons, Paris entend être la Place d’accueil des Fintech dans l’Union Européenne. Infrastructures de marché La Place de Paris dispose de 3 atouts en matière d’infrastructures de marché : avec LCH SA, une chambre de compensation leader sur plusieurs segments, avec Euronext la 1ère plateforme de trading actions et la plus active en termes de listing au sein de la zone euro, avec Euroclear France une chambre de règlement-livraison principal CSD domestique d’Europe continentale aux côtés des 3 acteurs français de la conservation de titres, leaders mondiaux, qui contrôlent un tiers du marché européen. Avec le Brexit, Paris entend consolider sa position de pôle de référence de compensation et règlement-livraison en euros et de hub européen pour le trading actions.
« S’il n’est pas possible d’appliquer des commissions de performance, nous en introduirons d’autres », a déclaré Pietro Giuliani, président et fondateur d’Azimut Holding, dans une interview à Affari&Finanza citée par Bluerating. L’intéressé ne se montre pas inquiet de la probable disparition des commissions de performance. « Nous pourrions être contraints d’augmenter les frais de gestion autour de 0,5 % en moyenne», précise-t-il.
Leur mariage a capoté, mais leur rapprochement est toujours à l’ordre du jour. L’Agence française de développement (AFD) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) viennent de mettre la dernière main à leur «Charte d’alliance stratégique». Celle-ci définit pour cinq ans les modalités de leur coopération afin de «permettre à la France de disposer d’un dispositif de financement du développement durable cohérent, sur son territoire comme à l’international», selon un projet vu par L’Agefi. François Hollande, qui avait confié en 2015 une mission à Rémy Rioux pour réfléchir au mariage des deux institutions publiques, présidera à la signature officielle de ce document le 6 décembre, lors de la célébration des 75 ans de l’AFD. PLUSIEURS PISTES IDENTIFIÉES A l’origine, Rémy Rioux, devenu directeur général de l’AFD, voulait loger l’établissement public au sein de la Caisse. La réforme, qui figurait dans la loi Sapin 2, a été retirée au printemps en raison de multiples oppositions, tant du Trésor que des parlementaires. Seul est resté le renflouement de l’Agence à hauteur de 2,4 milliards d’euros par conversion de prêts de l’Etat en capital, inscrit dans le projet de loi de Finances rectificative 2016. Les deux institutions se contenteront donc «d’actions communes dans leurs secteurs d’intervention», avec la possibilité «d’une représentation réciproque» selon les zones géographiques. Plusieurs pistes de mutualisation d’expertises ont été identifiées: la recherche économique, l’innovation, avec la création d’un «Lab» du développement à l’AFD qui s’inspirera de celui de la CDC, et le digital. En termes géographiques, la Caisse créera dans chacune de ses directions régionales un poste de «correspondant internationalisation des territoires» qui pourra être proposé aux agents de l’AFD. Elle pourra ainsi renforcer ses liens et son offre auprès des collectivités locales. A l’international, les deux groupes comptent monter un véhicule d’investissement en infrastructures pour les pays en développement «qui pourra être opérationnel courant 2017» et devra compléter les outils déjà existants. Centré sur le financement des infrastructures essentielles (eau, transport, santé...), ce fonds «privilégiera l’intervention en fonds propres avec des positions minoritaires afin de partager le risque». La taille cible, qui ne figure pas dans le document, serait de 500 millions d’euros.
Le 8 décembre 2016, à l'occasion de la Journée Nationale des Investisseurs qui se tiendra à l'Hôtel Salomon de Rothschild à Paris, Instit Invest innove en mettant en place un tweet wall qui affichera en temps réel les réactions et questions des participants sur Twitter lors des panels TV : #JNI2016
Polytechnique fait grandir sa Fondation. L’X vient de lancer une nouvelle campagne de levée de fonds avec un objectif de collecte de 80 millions d'euros en 5 ans qui viendra en partie gonfler les fonds de dotation de sa Fondation. Cette nouvelle étape ouvrira également la voie à la diversification de son portefeuille vers l'immobilier papier et le private equity.
Claudio Borio, qui dirige le département économique et monétaire de la Banque des règlements internationaux (BRI), a déclaré lundi lors d’une réunion de l’Autorité bancaire européenne que «les autorités prudentielles devraient mener à bien les réformes financières sans délai, en particulier Bâle 3». Une prise de position qui intervient alors que le Comité de Bâle, en réunion lundi et mardi au Chili, doit achever sa révision des règles de Bâle 3, projet qui en l'état entraînerait une inflation des exigences en fonds propres des banques européennes.
Marc Renaud, the founder of Mandarine Gestion in 2008, feels that the election of Donal Trump as president in the United States was a surprise. But the management firm is riding a wave of rebounding interest in value management, its oft-declared specialty. Renaud explains to Newsmanagers why “this is the right time,” and also discusses speculation concerning a potential sale of Mandarine.
Javier Peres-Diaz, gérant du fonds Novo 1 chez BNP Paribas Investment Partners, revient sur la constitution de Novo 1. Il participera au panel de la JNI le 8 décembre prochain intitulé : « Quelle aurait été la croissance de la France sans la mobilisation des investisseurs pour financer son économie? La gestion institutionnelle évolue-t-elle vers un mode de plus en plus "collaboratif"? ».
En signant le 25 novembre les Principes d’Investissement Responsable (PRI), le groupe Macif poursuit sa politique d’investissement socialement responsable. Les engagements du groupe, découlant de la signature des PRI, visent donc l’intégration progressive des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans ses portefeuilles obligataires, d’actions et immobiliers. Sa filiale OFI AM est pour sa part signataire depuis 2007.
Lors d’une conférence consacrée à la supervision des FinTech, le gouverneur de la Banque de France a dénoncé l’abaissement des ressources de l’ACPR de 3 M€, tel que le prévoit le projet de loi de Finances 2017. L’efficacité de l'action du régulateur français en matière de sécurisation du système financier s'en trouverait dès lors fragilisée.