La cinquième levée de fonds d’Ardian dédiée aux infrastructures est officiellement terminée, écrit L’Agefi. L’ex-Axa Private Equity, qui s’est lancé dans les infrastructures en 2005, a finalement collecté 6,1 milliards d’euros, soit plus du double de son prédécesseur bouclé début 2016. Le nouveau véhicule, dont 30% des investisseurs sont de nouveaux clients, ciblera comme les générations précédentes les infrastructures de transport et d’énergie en Europe, avec l’objectif de les «digitaliser». Pour convaincre, le véhicule peut s’appuyer sur de solides performances financières, avec des rendements nets sur longue période de l’ordre de 7% à 8% selon Ardian. «Nous parvenons à dégager des rendements élevés car nous avons une vision industrielle des infrastructures, avec l’objectif de les développer», explique Mathias Burghardt, membre du comité exécutif et responsable d’Ardian Infrastructure. Traditionnellement, la classe d’actifs était travaillée comme une source de rentes mais ce n’est plus le cas aujourd’hui car les nouvelles technologies ont ‘disrupté' ces monopoles.» Alors que la phase d’investissement du fonds 4 de 2,7 milliards d’euros est quasiment finalisée depuis le ticket de 40% pris dans le véhicule financier du groupe autoroutier italien Gavio, Ardian veut se donner le temps d’investir, d’autant que le fonds 5 a été levé en seulement six mois. «Le cycle économique est moins favorable, donc nous aborderons les investissements avec prudence. Couplé à la hausse des taux, le retournement de cycle pourrait conduire de grands groupes à réaliser des cessions d’actifs représentant des opportunités», analyse Mathias Burghardt. Dans un contexte de taux bas, les infrastructures sont actuellement particulièrement demandées par les investisseurs institutionnels, en quête de rendement récurrents. Selon les dernières statistiques publiées par France Invest (ex-Afic) et l’Association française de la gestion financière (AFG), les véhicules hexagonaux d’infrastructures ont ainsi plus que doublé les montants levés en 2018, à 14,6 milliards d’euros. Au niveau mondial, les levées de fonds d’infrastructures ont atteint l’an dernier 757 milliards de dollars après un record de 925 milliards en 2017, selon le fournisseur de données Preqin. La levée de fonds d’Ardian, la plus importante pour un fonds d’infrastructures dédié exclusivement au marché européen, intervient quelques mois après celle d’EQT. Le fonds suédois avait collecté un record de 9 milliards d’euros pour investir en Europe et en Amérique du Nord.
According to the second annual global study of bond management undertaken by the British asset management firm Invesco, bond investors predict that the economic cycle will continue until late 2019 or late 2020. 49% of investors predict that the cycle will end in one to two years, while over one quarter (27%) are expecting the end of the cycle to come sooner, within the next six to 12 months. The study was based on individual interviews with 145 bond specialists and chief investment officers in the EMEA, North America, and Asia-Pacific regions, representing a total of $14.1trn in assets under management. When wholesale and institutional investors are compared, the former category is more pessimistic with respect to short-term outlooks, with 65% predicting an end of cycle in the next two years. Regionally, the study also finds significant divergence in outlooks for the end of the economic cycle among bond managers. Investors in the Asia-Pacific region estimate that expansion will continue for one or two years, while EMEA region respondents are more optimstic about longevisty beyond that period. In North America, meanwhile, bond investors are more pessimistic, with more than half (52%) predicting that expansion will end in the next 12 months. What factors will trigger the next recession? As far as what will be the trigger for the next recession, respondents are mainly concerned about debt levels, particularly public debt. Investors surveyed estimate that rising interest rates will severely impact interest costs and default rates. Among other possible sources of disturbance, 15% of investors feel that the greatest risk is of a crisis in emerging markets, while 13% predict it will be a debt bubble in China. 60% of investors predict with a high level of certainty that credit spreads will widen in the next three years, while 45% predict that the rate curve will remain flat for a long time yet. Bond managers are relatively unconcerned about risks of rising inflation (34%), and only one quarter of them (27%) predict that the rate curve will invert in the next few years. Allocations to Chinese bonds are up, as investors defy the trade war and geopolitical issues in their quest for returns and diversification. One third of bond investors (32%) are seeking to increase their exposures in China in the next three years, particularly North American investors (58%). Currently, investors in the United States are not hihgly prone to hold Chinese bonds in their portfolios, but they are more likely to increase their allocations in the future, despite rising commercial tensions. “That is a major change for a country which tends to invest primarily in its domestic bond market,” the study finds. Half of investors worldwide (51%) predict that this is a long-term strategic decision which will be accompanied by an expected increase in allocations to China in the major bond indices in 2019 and thereafter. “Although the Chinese bond market is the third-largest in the world, it has long been underweighted, or completely absent from the bond portfolios of professional investors, despite favourable investment considerations such as relative valuation, returns, and expected total returns. The barriers to investment in Chinese bonds appear to be disappearing, which is leading investors to participate in this market,” the authors of the study say.
Le douzième forum international du risque financier, organisé par l’Institut Louis Bachelier, avait invité ce lundi 18 mars ses participants à réfléchir, douze ans après le début de la crise financière, aux défis et aux opportunités rencontrées par les investisseurs dans l’environnement de taux bas qui caractérise nos marchés depuis lors. Au cours de la première session plénière, dédiée aux investisseurs institutionnels, Christophe Izart, directeur financier adjoint de BPCE Vie et BPCE Prévoyance (filiales de Natixis Assurances), a suggéré aux assureurs de changer de modèle économique afin de se défaire des fonds euros, dont les contraintes financières deviennent trop lourdes. Salwa Boussoukaya-Nasr, directrice financière du Fonds des Réserves pour les Retraites (FRR), a pour sa part détaillé les stratégies d’investissement et types de produit souscrits par l’institution pour trouver du rendement, et a évoqué ceux qu’elle étudiait pour de prochains investissements. Enfin, Nathalie Pistre, directrice adjointe de la recherche et de l’analyse quantitative obligataire chez Ostrum AM, a présenté les stratégies qui, selon elle, permettent encore d’extraire du rendement sur les marchés obligataires. Pour Christophe Izart, les difficultés des assureurs dans l’environnement actuel viennent principalement des contraintes liées aux fonds euros. Celui-ci a ainsi rappelé que, face à la baisse des rendements de leurs investissements, les assureurs étaient contraints depuis la crise de réduire année après année le taux de distribution des bénéfices servi aux assurés. De même, il a souligné le coût élevé de la garantie en capital de ce type de produit pour l’assureur. Pour répondre à ces problèmes, Christophe Izart a proposé à ses homologues de modifier plusieurs caractéristiques du fonds en euros, et de modifier plus profondément le modèle économique des assureurs. Ainsi, il a rappelé le besoin de réduire le taux de distribution des bénéfices et de réduire le niveau de garantie du capital dans les fonds euros, ce dernier étant notamment très consommateur en fonds propres réglementaires. Il a, par ailleurs, suggéré aux assureurs de réduire la collecte sur les fonds euro afin de réduire le capital à investir, ce qui aurait notamment pour effet de diluer moins rapidement la performance de ces fonds. Il a enfin prôné le développement des contrats d’assurance-vie « Unit Linked » afin de transférer le risque vers les clients. Ce type d’assurance-vie, géré par les assureurs, ne contient en effet pas de garantie en capital, contrairement aux fonds euros. Du côté du FRR, Salwa Boussoukaya-Nasr a évoqué les stratégies utilisées par l’institution afin de réduire l’impact de la baisse des taux sur sa performance et, in fine, ses objectifs financiers. Le fonds, qui doit notamment verser chaque année 2,1 milliards d’euros à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) jusqu’en 2024, a diversifié son portefeuille sur de nombreuses classes d’actifs et stratégies. Salwa Boussoukaya-Nasr a ainsi expliqué que, pour trouver du rendement supplémentaire sur la partie action, le FRR investissait désormais dans des stratégies de smart bêta, et achetait des actions couvertes par des stratégies optionnelles. Côté obligataire, le FRR autorisait désormais ses mandataires à inclure un peu d’obligations high-yield dans ses portefeuilles investment grade, ce à la discrétion du gérant. De même, il a allongé la maturité cible de ses obligations corporates, tout en couvrant la duration de son portefeuille, afin de capter des spreads de taux plus importants. Le fonds s’est également diversifié vers les marchés privés, tant sur la dette et les actions, que les infrastructures et l’immobilier, afin de capter des primes de liquidité. Salwa Boussoukaya-Nasr a enfin dévoilé que le FRR avait étudié la possibilité d’investir dans de nouveaux types de placements, tels que les cat bonds (obligations catastrophes), les stratégies de risk premium, et les hedge funds. Pour répondre aux difficultés des investisseurs institutionnels, Nathalie Pistre a évoqué trois types de stratégies obligataires actives pour répondre à leurs besoins de rendements : tout d’abord, des paris directionnels, principalement via des futures obligataires, ensuite des stratégies de courbe classiques, et, enfin, des stratégies d’arbitrage de valeurs relatives, afin de parier sur l’élargissement ou le rétrécissement de spreads entre obligations. Elle a également estimé qu’il existait désormais cinq sources de valeurs dans l’environnement obligataire actuel : l’allocation, le market timing, la gestion des baisses de notation de risque de crédit et les alertes sur défaut, l’arbitrage, et la diversification.
Le fonds souverain singapourien Temasek a annoncé ce mardi 19 mars la nomination de Dilhan Pillay Sandrasegara au poste de directeur général de sa filiale d’investissement et de gestion d’actifs Temasek International Pte Ltd. Il succède à Theng Kiat Lee, qui prend la présidence de la filiale. M. Pillay travaille au sein du second fonds souverain singapourien (le premier était le GIC Private Limited) depuis 2010. Il fut notamment responsable de la gestion de portefeuille et des investissements, et de la supervision des équipes USA et Amériques. Le portefeuille de Temasek, investi en actions et en fonds, est évalué à 308 milliards de dollars singapouriens (environ 200 milliards d’euros) à fin mars 2018. A cette date, le portefeuille était notamment exposé à 27% à Singapour, 26% à la Chine, et 22% à des valeurs technologiques aux USA et en Europe.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé ce 18 mars la création d’un fonds entièrement dédié aux entreprises québécoises performantes en intelligence artificielle. Doté d’une enveloppe de 250 millions de dollars, le Fonds CDPQ–IA vise à propulser la croissance des entreprises dont l’offre de produits repose sur le développement de l’IA et à accélérer la commercialisation de solutions en intelligence artificielle. « Alors que Montréal est en train de s’imposer comme un pôle d’excellence mondial en matière d’intelligence artificielle, il faut bonifier notre offre et intensifier notre appui en financement et en accompagnement des entreprises québécoises en IA, et ce, à différentes phases de leur croissance, affirme Charles Émond, premier vice-président, Québec et Planification stratégique globale de la Caisse. Les solutions développées en intelligence artificielle, dont ce fonds vise à favoriser la commercialisation, revêtent une importance hautement stratégique pour tous les secteurs de notre économie. » Ce fonds, piloté par l’équipe Capital de risque et technologies de la Caisse, est destiné aux sociétés technologiques ayant démontré un modèle d’affaires solide ainsi qu’une capacité de maintenir une forte croissance. Ces entreprises devront avoir une équipe de direction bien établie et compter sur une équipe dédiée et expérimentée en IA. Au fil des dernières années, la Caisse a investi dans plusieurs fonds de capital de risque qui ciblent notamment les entreprises en intelligence artificielle en phase de démarrage. Le Fonds CDPQ-IA permettra entre autres de soutenir le développement des entreprises les plus prometteuses issues de ces fonds lorsqu’elles atteindront la phase de croissance. L’an dernier, cette stratégie de co-investissement aux côtés des fonds de capital de risque dont la Caisse est commanditaire a mené à des investissements directs de la Caisse dans des entreprises en IA, telles qu’Hopper (fonds : BrightSpark), TrackTik (fonds : iNovia) ou encore Breather (fonds : Real Ventures). Le Fonds CDPQ-IA permettra notamment de réaliser de nouvelles transactions de ce type. En complément de ce nouveau fonds qui s’adresse aux entreprises technologiques en croissance, la Caisse a aussi annoncé dernièrement une série d’initiatives et de partenariats qui visent les jeunes entreprises en IA, en phase de démarrage. La Caisse, en collaboration avec Mila (Institut québécois d’intelligence artificielle), a créé l’Espace CDPQ | Axe IA pour accueillir neuf start-up provenant de secteurs innovants. Elles auront ainsi accès aux ressources académiques de Mila ainsi qu’aux conseils, à l’encadrement et au réseau des experts de la Caisse et de l’Espace CDPQ, afin d’accélérer la commercialisation de leurs solutions technologiques en IA. De plus, la Caisse disposera sous peu d’un laboratoire, à même les locaux de Mila, qu’elle pourra mettre à la disposition de certaines entreprises en portefeuille qui ont un programme clairement défini lié à l’intégration de l’IA. EJ
Un an et demi après avoir quitté le giron de Primonial, Roche-Brune Asset Management s’adosse à Apicil. Dans un communiqué commun, les deux sociétés, qui se connaissent de longue date, précisent que cet adossement de Roche-BruneAM se traduira par «la mise en oeuvre d’une stratégie commune et la recherche de synergies entre les deux entités». Apicil a mis en place une stratégie dédiée à la gestion d’actifs avec la création d’une filiale dédiée l'été dernier, Apicil Asset Management. L’idée est notamment d’accélérer le développement en France mais aussi hors de France de Roche-Brune AM (en particulier au travers des fonds Actions Europe et Actions Zone Euro existants, de mandats et / ou fonds dédiés et de délégations de gestion), d’atteindre une masse critique permettant d’accroitre le nombre de clients institutionnels, conquérir des mandats institutionnels de gré à gré, et assurer l’entretien de la recherche de l’outil propriétaire digital de gestion de Roche Brune : M.U.S.T.® sous ses 4 dimensions (Fondamentale,Immatérielle, Risque et ESG), « Cette prise de participation permettra à notre groupe d’être plus visible sur ce marché et de se positionner parmi les premières sociétés de gestion en France avec près de 10,5 milliards d’actifs sous gestion » déclare Renaud Célié, directeur général adjoint du groupe Apicil. Pour Bruno Fine, président fondateur de Roche-Brune AM « Cet adossement à un acteur de premier plan offrira la possibilité d’accélérer la croissance de nos activités, de développer des synergies d’offres et d’outils, de proposer aux équipes des opportunités d’évolution ».
L’entreprise renforce sa stratégie d’Investissement Socialement Responsable (ISR) initiée en 2008, en prenant de nouvelles mesures en faveur de la transition énergétique et de l’atténuation de l’empreinte écologique.
Le groupe financier australien Macquarie, via ses fonds Macquarie European Infrastructure Fund 1 (MEIF1) et Macquarie European Infrastructure Fund 3 (MEIF3), a conclu un accord pour la vente de sa participation de 36% dans l’Aéroport de Bruxelles à un consortium d’investisseurs composé du néerlandais APG Asset Management, du fonds d’investissement alternatif australien Queensland Investment Corp et de l’assureur Swiss Life. Les deux autres actionnaires de l’aéroport demeurent l’État belge (25%) et le fonds de pensions canadien OTPP (39%). Macquarie avait acquis sa participation à la suite de la privatisation de l’aéroport en 2004. En quinze ans, l’aéroport a connu de nombreux développements, lui ayant permis de voir le nombre de passagers croître de 60% pour atteindre 25,7 millions en 2018. L’aéroport a aussi réduit de façon significative son impact environemental, en recevant le meilleur score au certificat de l’Airport Carbon Accreditation en 2018. La cession doit encore être validée par les autorités compétentes et sa réalisation est attendue pour 2019. Pour cette opération, Macquarie a été conseillé par JP Morgan et Shearman & Sterling / Baker McKenzie. AB.
Axa S.A. a annoncé ce 18 mars le lancement d’une offre secondaire d’actions ordinaires de sa filiale américaine Axa Equitable Holdings, Inc. (« EQH »), composée des deux franchises complémentaires Axa Equitable Life Insurance Company et AllianceBernstein, et le début des présentations aux investisseurs (roadshow) dans le cadre de l’Offre. Axa, en qualité d’actionnaire cédant, offre 40 000 000 actions ordinaires d’EQH et a consenti aux banques du syndicat une option permettant l’acquisition de 6 000 000 actions ordinaires d’EQH supplémentaires dans un délai de 30 jours. Parallèlement à l’offre, Axa et EQH ont conclu un contrat de rachat d’actions en vertu duquel Axa cèdera à EQH 30 000 000 actions ordinaires d’EQH. Le rachat d’actions est soumis à un certain nombre de conditions, parmi lesquelles la réalisation de l’offre. À l’issue de l’offre et du rachat d’actions, Axa détiendra moins de 50 % des actions ordinaires d’EQH, la participation minoritaire que conservera Axa dans EQH ne lui confèrera plus le contrôle de cette dernière et sera déconsolidée, puis comptabilisée par mise en équivalence, et Axa aura une représentation minoritaire au conseil d’administration d’EQH, conservant le droit de nommer trois des neuf administrateurs. Les actions sont proposées par un syndicat de banques mené par J.P. Morgan, Morgan Stanley et Citigroup. Le document d’enregistrement (registration statement) relatif au projet d’offre a été déposé par EQH auprès de l’U.S. Securities and Exchange Commission mais n’est pas encore entré en vigueur, précise un communiqué. Autrement dit, aucune action ne peut être vendue et aucune offre ne peut être acceptée avant l’entrée en vigueur de ce document d’enregistrement. Erick Jarjat
La société de gestion LumX, gérée par le flamboyant Arpad «Arki» Busson, a renoncé à sa licence de gestion de fonds en Suisse, rapporte Financial News. La décision intervient alors que la boutique a accusé des pertes de plus de 37 millions de dollars sur trois ans et demi. Parallèlement, LumX va licencier des employés. La société n’a pas dévoilé le nombre exact de collaborateurs remerciés, mais les suppressions d’emplois devraient réduire les effectifs à moins de 40 personnes. Début 2015, elle comptait 139 employés. LumX gérait 15 milliards de dollars en 2008, un montant qui a diminué à 7,4 milliards au début de l’an dernière. Le niveau actuel des encours n’a pas été dévoilé. Il s’agit d’un sérieux revers pour Arki Busson qui était l’une des personnalités les plus renommées du secteur des hedge funds. Le Français a trois enfants dont un avec Emma Thurman et deux avec Elle Macpherson. Artemis détient par ailleurs 6 % dans LumX, une participation que la société essaie de vendre, rappelle Financial News.
L’opérateur boursier suisse SIX Group, fort d’un important trésor de guerre à la suite de la cession de sa division de paiements par carte, a déclaré ce lundi être à l’affût d’acquisitions après avoir publié un bénéfice en forte hausse en 2018. La vente en mai de Six Payment pour 2,75 milliards de dollars (2,42 milliards d’euros) à Worldline, filiale d’Atos, a permis à SIX de porter son bénéfice 2018 à 2,88 milliards de francs suisses (2,53 milliards d’euros) contre 207,2 millions un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice a reculé à 160,6 millions de francs, pénalisé par les coûts et la perte de chiffre d’affaires sur les activités cédées.
Le secteur des paiements est en ébullition. Worldpay a annoncé lundi matin avoir accepté une offre d’achat de 43 milliards de dollars de Fidelity National Information Services (FIS). Selon les termes de l’accord, les actionnaires de Worldpay recevront 0,9287 action FIS et 11 dollars en numéraire par titre détenu. Les actionnaires de FIS contrôleront 53% de l’entité fusionnée.
Les enchères pour les fréquences 5G débutent cette semaine en Allemagne. Le Tribunal administratif de Cologne a rejeté les recours déposés par Deutsche Telekom, Telefonica (O2) et Vodafone, qui contestaient les conditions du gouvernement, notamment la couverture de 98% des foyers, des autoroutes et des lignes de train. L’ouverture de ces enchères intervient dans un contexte tendu: les Etats-Unis ont prévenu l’Allemagne que leur coopération sur le renseignement serait revue si Berlin ne bannissait pas les entreprises chinoises comme Huawei dans la 5G.
L’Autorité des normes comptables (ANC) a présenté ce lundi 18 mars une actualisation de la réglementation comptable appliquée aux associations, fondations et fonds de dotations, destinée à améliorer leur transparence financière. Ce nouveau règlement, adopté en décembre 2018, sera applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2020, et dès 2019 de manière facultative.
Selon la dernière étude réalisée par EdhecInfra auprès d’investisseurs en infrastructures, le Royaume-Uni se classe troisième parmi les pays offrant le plus de potentiel sur les 5 années à venir, malgré l’échéance proche du Brexit.
Interrogé par la rédaction d’Option Finance, David Simon, membre du comité de direction en charge des investissements, des finances et des risques d’AG2R La Mondiale Matmut a fait le point sur les évolutions du nouvel ensemble en matière de gestion d’actifs. «De manière prioritaire, nous avons créé une direction unique en charge des risques, des finances et des investissements, dont j’ai la charge, a-t-il notamment expliqué. De ce fait, la gouvernance et la politique d’investissement sont déjà harmonisées et gérées au niveau du groupe». En conséquence, un premier comité d’investissement réunissant les administrateurs de chacune des composantes du groupe s’est tenu le 8 février et a pu fixer le cap de cette politique d’investissement commune. Le projet consistant à unifier les équipes est par ailleurs en cours d’examen par les instances représentatives du personnel : «Les équipes d’investissements compteront 145 personnes au total, dont 45 dédiées à l’immobilier de placement», a néanmoins d’ores et déjà validé le responsable. Une gestion toujours majoritairement internalisée Ce remaniement des équipes ne devrait pas être amené à faire évoluer l'équilibre de gestion interne/externe de l’institution à court terme. «Nous privilégierons, comme aujourd’hui, une gestion interne qui nous permet une meilleure maîtrise des risques des portefeuilles, une adéquation optimisée avec la gestion assurantielle de nos passifs et une bonne maîtrise des coûts ; et nous continuerons à faire appel à des sociétés de gestion externes dès lors qu’elles apportent des expertises spécifiques complémentaires», assure David Simon. En effet, l’essentiel des placements d’AG2R La Mondiale, soit 96 milliards d’euros, est géré par des équipes internes : soit en direct soit via la société de gestion AG2R La Mondiale Gestion d’actifs. Les 22 milliards d’euros détenus à travers les unités de compte des assurances vie continueront d’être principalement déléguées à des asset managers externes. Enfin, près de 4 milliards d’euros issus du périmètre Matmut font l’objet d’un mandat de gestion auprès d’OFI Asset Management (dont le groupe est actionnaire à hauteur de 26 %). «Ce mandat confié à OFI doit nécessairement s’inscrire dans la politique d’investissements préparée par l’équipe de direction commune et approuvée par notre comité d’investissement groupe», a toutefois précisé David Simon à Option Finance.
Dans le cadre de sa nouvelle stratégie d’investissement responsable, Neuflize Vie a confié depuis le 1er juillet 2018 à Candriam un mandat de gestion portant sur environ 75% des actifs de son fonds euro. Depuis lors, Candriam continue à mettre en œuvre progressivement son approche ISR dans sa gestion obligataire et actions. Pour ce faire, Neuflize Vie a investi 10 millions d’euros au travers du mandat Candriam dans une obligation verte structurée de maturité 12 ans. Ce titre est émis par la National Bank of Canada (NBC) et arrangé par Deutsche Bank. La rémunération de l’obligation est indexée sur le taux forward CMS10101 qui protégera le fonds euros en cas de remontée des taux. «Ce payoff innovant et récent permet d’obtenir une rémunération à taux variable, historiquement plus rémunératrice que le CMS10», exprime la compagnie d’assurance dans un communiqué. Les fonds levés via cette émission permettront de participer au financement de différents projets qui s’inscrivent dans la stratégie ISR de Neuflize Vie, comme des projets d’énergie renouvelable, des immeubles à Haute Qualité Environnementale, des logements sociaux, des transports publics respectueux de l’environnement, des établissements d’utilité publique (santé, université…).
La mutuelle Sham a annoncé avoir investi dans la future résidence services seniors Domitys située à Lyon. «Cette annonce s’inscrit dans la politique d’investissement locale et dynamique de longue date de la mutuelle et témoigne de l’engagement de Sham à contribuer à l’offre d’hébergement destinée aux séniors», souligne la mutuelle lyonnaise dans un communiqué. Située dans le quartier en plein renouvellement de Gerland, la résidence Domitys comptera 109 appartements (du studio au 3 pièces) adaptés aux attentes des seniors et plus de 800 m² d’espaces de convivialité. Le groupe Aegide, créateur des résidences services seniors Domitys, assurera avec Nexity (son actionnaire majoritaire), la construction de cette résidence dont l’ouverture est prévue fin 2021 et en confiera l’exploitation à Domitys, qui se positionne comme leader du secteur. Sham (groupe Relyens), acteur majeur de la santé et du médico-social, investit de longue date de manière locale et dynamique. La mutuelle mène une politique d’investissement engagée pour contribuer à «renouveler le parc immobilier à Lyon, assurer sa pérennité, répondre aux exigences des occupants et participer au développement durable». Cette première acquisition d’une résidence services seniors témoigne également de l’engagement de Sham sur le marché médico-social et du vieillissement avec la volonté de contribuer à l’offre d’hébergement destinée aux seniors. «Cette acquisition au sein d’un site urbain en développement et à forte identité architecturale s’inscrit parfaitement dans notre politique d’investissement immobilier privilégiant la performance énergétique, la qualité et le bien-être des personnes au sein de bâtiments réhabilités ou neufs de la métropole lyonnaise, territoire d’implantation historique de Sham. Elle participe également à notre volonté d’apporter des réponses adaptées et contribuant à préserver le lien social», indique Dominique Godet, directeur général du groupe Relyens. AB.
Les enchères pour les fréquences 5G débuteront la semaine prochaine en Allemagne. Le Tribunal administratif de Cologne a rejeté les recours déposés par Deutsche Telekom, Telefonica (O2) et Vodafone. Les opérateurs contestaient les conditions imposées par le gouvernement, notamment la couverture de 98% des foyers, des autoroutes et des lignes de train, jugées trop coûteuses et compliquées à réaliser.
Le diocèse de Fréjus-Toulon a perdu environ 500 000 euros à la suite de placements financiers «douteux», a révélé ce vendredi 15 mars l’AFP, confirmant une information de Var Matin. Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a posé plainte contre X pour abus de confiance auprès du procureur de la République de Toulon. L'économat du diocèse, c’est-à-dire l’administrateur responsable de ses biens temporels, aurait ainsi placé une importante somme sur des produits financiers risqués ayant fait l’objet d’alertes régulières de l’AMF. Une partie de cette somme a notamment été placée dans une société aujourd’hui en liquidation judiciaire, une situation qui touche de nombreux investisseurs individuels. Le diocèse, qui reçoit chaque année environ 3 millions d’euros de dons, souhaite désormais que la justice détermine les responsables, tant en son sein que du côté de potentiels intermédiaires financiers qui seraient venus démarcher son économat. JLT
Au terme d’une procédure destinée à organiser la succession de Philippe Hebeisen, actuel directeur général de Vaudoise Assurances qui quittera ses fonctions en 2020, le conseil d’administration du groupe a désigné Jean-Daniel Laffely, actuel directeur général adjoint et directeur financier du groupe, en qualité de futur directeur général. Jean-Daniel Laffely entrera en fonction le 12 mai 2020, à l’issue des assemblées générales 2020. Âgé de 54 ans, Jean-Daniel Laffely est licencié en sciences économiques à la Faculté des HEC de l’Université de Lausanne. Après une première expérience professionnelle à La Suisse Assurances où il était membre de direction au sein du département Actuariat, il a rejoint le groupe Vaudoise Assurances en 2006 où il a été nommé directeur des risques. Parallèlement à cette fonction, il a été responsable régional au Tessin en 2007 avant de prendre la tête, en 2008, du département Réseaux de vente, puis, en juin 2009, du département Finances et Placements. Promu directeur général adjoint en 2012, il a dirigé le secteur Finances avant d'être responsable, depuis 2017, du département Finances & Projets stratégiques. Depuis 2017, il préside également les conseils d’administration de Berninvest AG, de Vaudoise Investment Solutions SA, et est administrateur de Vaudoise Asset Management SA, à Berne. AB.
La société de private equity ACG Management, va fermer son bureau situé à Saint-Denis de La Réunion, a appris NewsManagers. Cette implantation avait été ouverte en mars 2012 par Viveris Management, spécialisée entre autres dans le financement de PME ultramarines, peu après son rachat par ACG. Selon nos informations, cette fermeture intervient à la suite du départ des membres de l’équipe de gestion dédiée à cette activité, comme le confirme leurs profils Linkedin. Gilbert Martin, le directeur exécutif en charge des opérations à la Réunion, a quitté ACG en juillet dernier pour devenir conseil en levée de fonds. Depuis ce mois de mars, Frédéric Langlade, directeur d’investissement, est chargé d’affaires chez Bpifrance, et Patrice Nadalon, directeur de participations, a rejoint Inter Invest Outremer en tant que directeur régional de la zone Pacifique. Isabelle Poulet, directeur exécutif en charge du pôle outre-mer basée à Marseille, n’a pas mis à jour sa fiche Linkedin mais n’apparaît plus non plus sur le site d’ACG. ACG Management revendique 894 millions d’euros d’encours gérés ou conseillés depuis sa création. Il intervient au travers de FCPI pour les investisseurs professionnels, et de FIP, dont un certain nombre dédié à la Corse et l’Outre-mer, pour les particuliers cherchant des solutions de défiscalisation. Contacté, ACG n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter l’information.
Le Fonds russe d’investissements directs (RDIF), le Russia-China Investment Fund, et un fonds souverain moyen-oriental dont le nom n ‘a pas été dévoilé, ont annoncé leur entrée au capital de la société minière Intergeo, propriété du groupe russe Onexim. Le groupe d’investisseurs souverains a ainsi acquis 9,53% dans la compagnie, et nommé Alexander Khloponin, vice-président du gouvernement Poutine de 2010 à 2018, et Lev Kuznetsov, ministre des affaires nord-caucasiennes de 2014 à 2018, comme leurs représentants au sein du conseil d’administration. Rappelons que le RDIF est un fonds souverain russe dédié à l’investissement en action dans les sociétés russes à haut potentiel. Le Russia-China Investment Fund, financé par le RDIF et le fonds souverain chinois China Investment Corporation, est lui un fonds de private equity investissant dans des projets économiques russo-chinois. JLT.
Le conseil d’administration d’Icade tenu le 13 mars a arrêté les résolutions qui seront soumises à l’assemblée générale mixte du 24 avril prochain. Parmi elles, figurent notamment la proposition de nomination de Frédéric Thomas, directeur général de Crédit Agricole Assurances et de Predica, au poste de président d’Icade en remplacement d’André Martinez. Ce dernier n’a en effet pas souhaité renouveler son mandat d’administrateur indépendant. Le conseil d’administration a également indiqué s’apprêter à renouveler le mandat d’Olivier Wigniolle en qualité de directeur général de la filiale de la Caisse des Dépôts, pour une durée de quatre années. Le responsable aura pour mission de mettre en œuvre le plan stratégique 2019-2022 présenté en juillet 2018 et approuvé à l’unanimité du conseil. Par ailleurs, sur recommandation du comité des nominations et des rémunérations, le conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale la nomination en qualité d’administrateur, et pour une durée de quatre années d’Emmanuel Chabas, responsable du département des investissements immobiliers de Crédit Agricole Assurances, Waël Rizk, directeur délégué adjoint auprès de la directrice financière de la Caisse des Dépôts, et Gonzague de Pirey, président du groupe Lapeyre. AB.
Le plus important assureur chinois, Ping An Insurance Group Co of China Ltd, a annoncé lors de la présentation de ses résultats annuels, son intention d’investir davantage dans l’immobilier. L’assureur va notamment s’intéresser aux appartements pour particuliers et aux maisons de retraites, en raison du caractère contra-cyclique et stable des rendements, a expliqué son président Alex Ren, cité par Reuters. Son portefeuille, exposé actuellement à l’immobilier à hauteur de 7,5%, se situe actuellement bien en-dessous des 30% imposés par le régulateur chinois, a précisé Alex Ren lors d’une conférence de presse. Le rendement de ses placements financiers a été par ailleurs plutôt solide en 2018, avec une performance de 5,2%, malgré la chute de 26% du marché action chinois. L’assureur, coté à la Bourse de Shanghai, a également annoncé une hausse de son résultat net de 20,6% à 107,4 milliards de yuans (environ 14,2 milliards d’euros) et son intention de procéder à un rachat d’actions entre 5 et 10 milliards de yuans.