- PARTENARIAT
Obligations à impact, second souffle des marchés émergents ?
Dans un monde où près de 600 millions de personnes vivent toujours avec moins de 2,15 dollars par jour[1] et où 2,2 milliards d’humains n’ont pas accès à l’eau potable[2], les investisseurs internationaux peuvent-ils faire une réelle différence ?
C’est un oui retentissant pour Simon Cooke, gérant Dette Emergente chez Insight Investment, une société d’investissement de BNY Mellon IM.
Avec des encours de plus de 370 milliards de dollars US d’obligations à impact des marchés émergents en devises fortes sous la forme d’instruments précisant « l’utilisation du produit » (obligations vertes, durables, sociales, etc.), il estime que l’investissement dans de tels titres jouera un rôle croissant pour améliorer les conditions de vie de millions de personnes. « Les marchés émergents sont confrontés à d’immenses défis. Quelque 85% de la population mondiale vit dans ces pays, qui représentent 77% de la surface terrestre. La taille du marché éligible à l’investissement et l’ampleur des changements potentiels y sont à nos yeux inégalées », explique-t-il.
Croissance du marché de la dette émergente à impact en devises fortes
Simon Cooke souligne l’urgence de nouveaux investissements en vue de combler les importants besoins en infrastructures. « Près de la moitié de la population des marchés émergentes n’a pas accès à des réseaux de transports publics. Dans un monde de plus en plus connecté, 600 millions de personnes vivant dans ces pays sont dépourvues de systèmes de télécommunication 4G. Nous identifions un besoin massif d’amélioration des infrastructures, alors que ces derniers enregistrent aujourd’hui une croissance économique parmi les plus rapides ».
« Sur les trois à cinq prochaines années, nous pensons que des opportunités significatives se présenteront dans le développement de réseaux d’énergie propre renouvelable et d’un coût abordable dans les marchés émergents. Nous attendons aussi d’autres projets de développement d’infrastructures, certaines régions telles l’Afrique subsaharienne cherchant à renforcer leur connectivité des télécommunications », ajoute-t-il.
Exercer un impact
Même si les investisseurs cherchent effectivement à exercer un impact et à apporter de véritables changements, leurs investissements ne sont pas exclusivement guidés par la philanthropie. Selon Simon Cooke, les obligations d’entreprises émergentes ont régulièrement enregistré de fortes performances associées à des taux de défaut généralement faibles depuis la crise financière mondiale, à l’exception de marchés tels que la Chine, la Russie et l’Ukraine.
« Bien que l’on assume souvent que les obligations émergentes présentent des risques nettement supérieurs à celles des marchés développés, elles ne se sont révélées que légèrement plus volatiles que les titres européens de catégorie investment grade au cours des dix dernières années environ ».
Aucun investissement n’étant exempt de risques, Simon Cooke souligne qu’une solide recherche est essentielle à la prise de décisions d’investissement éclairées. Alors que les émetteurs doivent prouver qu’ils génèrent véritablement des impacts positifs, d’autres facteurs sont à prendre en compte, tels que l’orientation globale leurs activités.
Les investisseurs capables de surmonter ces obstacles ont accès aux marchés obligataires les plus intéressants et innovants au monde. « Le marché de la dette émergente à impact enregistre non seulement une croissance rapide, mais l’innovation que nous y constatons est incroyable et supérieure à ce qui se passe en Europe ».
La valeur des investissements est susceptible de décroître. Les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant investi.
Réservé aux Clients professionnels. Ce document constitue une communication financière d’ordre commercial.
Sauf indication contraire, les avis et opinions exprimés dans le présent document sont ceux du gestionnaire et ne sauraient en aucun cas être interprétés comme un conseil en investissement. Cela ne constitue pas une analyse ou une recommandation d’investissement au sens de la réglementation. Pour plus d’informations, visitez le site de BNY Mellon Investment Management
[1] Worldbank.org. Consulté le 19 mars 2024. Présenté exclusivement à titre d’illustration.
[2] ONU, juillet 2023. Consulté le 19 mars 2024. Présenté exclusivement à titre d’illustration.
Plus d'articles du même thème
-
Une nouvelle cartographie remet les communes au centre des préoccupations climatiques
Un autre rapport sur l’assurabilité climatique offre une cartographie très différente de celle de l’observatoire de l’assurabilité des risques climatiques de la Caisse centrale de réassurance et réactive le débat entre maires et assureurs autour de la vulnérabilité des collectivités face au changement climatique. -
Le marché des CLO s’emballe en Europe
Longtemps marqués par le lourd héritage de 2008, les gérants et les investisseurs sont désormais dithyrambiques à propos des titrisations des prêts à effet de levier en Europe, également soutenues par un allègement de la réglementation. Mais l’explosion des fonds captifs dédiés aux tranches «equity» a réécrit les règles, et ce n’est pas sans risque. -
Le modèle intégré de SpaceX inspire les opérateurs de satellites
En rachetant Iridium pour près de 8 milliards de dollars, Rocket Lab couvrira l'ensemble de la chaîne de valeur, de la conception à l'exploitation de constellations de satellites. Exactement comme SpaceX, dont l’IPO démesurée provoque une vague de consolidation dans le secteur.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Comment Main Capital a bouclé une levée historique dans le logiciel à plus de 5 milliards d'euros
- Kerialis rejoindra Malakoff Humanis au 1er novembre
- Le fonds souverain norvégien choisit un nouveau gérant en Turquie
- HSG et Temasek entrent au capital de Golden Goose pour pousser son développement en Asie