Le groupe français de médias et de divertissements Vivendi aurait approché le chinois Tencent pour lui céder une participation minoritaire dans sa filiale Universal Music Group (UMG). Une telle opération permettrait certes à UMG de se développer à l’international et notamment de prendre pied dans le marché chinois, assure Bloomberg. Mais cela interviendrait aussi en pleines tensions commerciales américano-chinoises. Vivendi précisait mercredi en fin de journée, dans un communiqué laconique, que «le processus suit son cours. La Vendor Due Diligence a été présentée au Conseil de surveillance conformément au délai annoncé.»
Casil, l’actionnaire chinois de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB), a annoncé à son tour jeudi son intention de contester devant le Conseil d’Etat l’annulation de la procédure de cession de sa part de 49,99%. La cour administrative d’appel de Paris a annulé le 16 avril dernier la procédure de privatisation d’ATB, estimant que le cahier des charges n’avait pas été respecté. L'État français s’est lui aussi pourvu en cassation devant le Conseil d’Etat pour demander l’annulation de cette décision.
Le groupe allemand Südzucker, numéro un du raffinage du sucre en Europe, a annoncé jeudi qu’il ne comptait pas céder à un repreneur les sites de production en France de sa marque Saint Louis Sucre mais les fermer. «Nous n’arrêtons pas la production de sucre pour la proposer à d’autres acteurs, mais bien pour retirer des capacités du marché», déclare dans un communiqué le président du directoire de Südzucker, Wolfgang Heer.
L’indice PMI IHS Markit pour le secteur manufacturier allemand est tombé, selon l’estimation « flash », à 44,3 au mois de mai, contre 44,4 en avril, pour un cinquième mois consécutif sous le seuil des 50 qui marque la séparation entre une croissance et une contraction de l’activité. La contraction pourrait cependant avoir atteint son point haut, puisqu’elle s’est ralentie pour la production, les nouvelles commandes et les exportations, et pourrait donc se stabiliser. L’indice PMI IHS Markit pour les services a également reculé à 55,0 contre 55,7 le mois précédent, sa première baisse après quatre mois de hausse, ce qui signale que le secteur pourrait à son tour souffrir après avoir contrebalancé jusqu’ici la faiblesse du secteur manufacturier. L’indice composite, qui regroupe les deux secteurs, a néanmoins rebondi en mai à 52,4, un plus haut de trois mois.
En difficulté, Thomas Cook a vu sa note de crédit dégradée à la fois par S&P Global Ratings et Fitch. Les deux agences de notation ont ainsi sanctionné le troisième avertissement financier du voyagiste en moins d’un an la semaine dernière. Elles ajoutent que la société, lourdement endettée, pourrait peiner cet été en cas de faible demande. Fitch a réduit la note de B à CCC+, tandis qu’elle est passée de B- à CCC+ chez S&P. Thomas Cook a mis en vente sa compagnie aérienne et a souscrit une ligne bancaire de 300 millions de livres pour se donner de l’air en vue de la saison hivernale de 2019/20.
L’indice PMI du secteur manufacturier s’est établi à 50,6 en première estimation pour mai dans l’Hexagone, alors que les économistes interrogés par Reuters l’anticipaient à 50,0 comme en avril. Il repasse ainsi la barre qui sépare croissance et contraction de l’activité. A 51,7, l’indice PMI des services affiche son meilleur niveau depuis novembre et ressort aussi au-dessus des attentes (50,8) et de sa performance d’avril (50,5). L’indice PMI composite revient à 51,3, un plus haut de six mois, après 50,1 en avril.
La loi Pacte sur la croissance des entreprises, prévoyant notamment la privatisation du gestionnaire des aéroports de Paris ADP, a été promulguée au Journal officiel (JO) ce jeudi 23 mai.
Les actions Rallye, la maison-mère de Casino, sont suspendues de cotation ce matin à la Bourse de Paris. Les cotations des titres Foncière Euris et Finatis, holdings de tête de Rallye, sont également suspendues. Contacté par L’Agefi, un porte-parole de Rallye n’a pas fait de commentaire.
FRONDE Cela n’était jamais arrivé depuis l’entrée en vigueur de la loi Sapin 2. Les actionnaires de CGG ont massivement rejeté les rémunérations de l’ancien directeur général du groupe, Jean-Georges Malcor, et de son successeur, Sophie Zurquiyah. Pour le premier, seuls 34 % des actionnaires ont voté pour la rémunération proposée au cours de l’assemblée générale, tandis que la rémunération de la seconde n’a recueilli que 44 % de votes favorables. La raison principale du refus des actionnaires, soutenus par Proxinvest, portait sur la rémunération exceptionnelle de 75 000 euros attribuée à Jean-Georges Malcor pour la mise en œuvre du plan de restructuration, alors qu’il est considéré comme responsable de la crise traversée par le groupe.
L’opérateur télécoms Iliad a annoncé avoir effectué mercredi son premier placement privé de droit allemand auprès d’investisseurs institutionnels (Schuldscheindarlehen) pour un montant de 500 millions d’euros. Cet emprunt, qui se décompose en trois tranches de 4, 7 et 8 ans, à taux fixes et variables, permet au groupe de renforcer sa liquidité tout en diversifiant ses sources de financement et en élargissant sa base d’investisseurs, notamment asiatiques et allemands, a précisé la maison-mère de Free dans un communiqué. La forte demande a conduit Iliad à augmenter le volume final émis, alors que le groupe comptait initialement lever 300 millions d’euros.
Vodafone et EE, la filiale de téléphonie mobile de BT Group, ont suspendu le lancement des téléphones 5G de Huawei. EE avait pourtant annoncé la semaine dernière qu’il proposerait au Royaume-Uni le premier téléphone mobile 5G de Huawei. «Il s’agit d’une mesure temporaire tant que des incertitudes subsistent concernant les nouveaux appareils 5G de Huawei», a déclaré un porte-parole de Vodafone. Dimanche, les Etats-Unis ont interdit aux sociétés américaines d’entretenir des relations commerciales avec des groupes étrangers représentant un danger pour la sécurité nationale, visant ainsi Huawei. Lundi, Washington a reporté de 90 jours cette mesure.
Les services antitrust du département américain de la Justice (DoJ) sont contre le projet de fusion à 26 milliards de dollars (23 milliards d’euros) entre les deux opérateurs de télécommunications T-Mobile US et Sprint, indique l’agence Reuters mercredi. Ces services craignent qu’après la fusion, T-Mobile ne soit plus aussi enclin à abaisser les prix et à améliorer ses services pour concurrencer Verizon Communications et AT&T. L’action Sprint clôturait en baisse de 7,62%. Sprint et T-Mobile US ont pourtant obtenu lundi le soutien du président de la Federal Communications Commission (FCC) après y avoir apporté des modifications, dont la vente de Boost Mobile, filiale de Sprint. Mais déjà lundi, le ministère de la Justice avait déjà exprimé des réserves.
Les cours de Bourse du distributeur et de sa maison-mère ont fini, mercredi, sur des replis respectifs de 3,40% et 7,9%, en pleine interrogation sur la structure de dette du groupe. Les obligations des deux émetteurs sont également orientées à la baisse. L’obligation Rallye d’échéance 2021 perd 3 points à 67,3% du pair. La souche Casino 2022 tombe à 85,7% du pair (-2 points). Aucune annonce officielle ne permet d’expliquer ce brusque décrochage, même si les deux titres restent toujours travaillés par les vendeurs à découvert. «C’est un cercle vicieux: plus le titre baisse, plus les craintes sur la liquidité se renforcent», a indiqué un analyste à l’agence Agefi-Dow Jones. Une grande partie des financements de Rallye sont en effet gagés par des actions Casino.
Le placement de British Steel sous administration judiciaire en Grande-Bretagne ne remet pas en cause le plan de reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), selon le gouvernement français. Il a confirmé mercredi le soutien financier des pouvoirs publics à l’opération. Désigné début mai pour la reprise d’Ascoval et de ses 268 salariés, British Steel avait indiqué qu’il envisageait d’investir 45 à 50 millions d’euros à court terme à Saint-Saulve, l’Etat et les collectivités locales apportant 47 millions, pour un plan de financement total de 150 à 200 millions d’euros. Les premiers fonds nécessaires à l’opération ont été débloqués la semaine passée.
Bruno Le Maire a déclaré mercredi avoir demandé à General Electric (GE) de ne fermer aucun site industriel en France et d’y investir dans les énergies renouvelables. Interrogé sur France Info, le ministre de l’Economie et des Finances a voulu dissiper les craintes de fermeture des sites de Belfort et Bourogne dans le cadre d’un plan social. Le maire de Belfort, Damien Meslot, a accusé Emmanuel Macron d’avoir demandé au groupe américain de repousser l’annonce de suppression d’emplois après les élections européennes.
Les trois principales compagnies aériennes chinoises ont demandé officiellement des indemnisations à Boeing pour compenser les frais d’immobilisation au sol et les reports de livraisons de 737 MAX consécutifs à deux catastrophes aériennes, a annoncé aujourd’hui la télévision publique CCTV. Elle a indiqué que China Southern, China Eastern et Air China avaient toutes demandé à être dédommagées par l’avionneur américain - une demande qui intervient en pleine escalade de la guerre commerciale entre Pékin et Washington.
Les services antitrust du département américain de la Justice (DoJ) sont contre le projet de fusion à 26 milliards de dollars (23 milliards d’euros) entre les deux opérateurs de télécommunications T-Mobile US et Sprint, indique l’agence Reuters mercredi, citant deux sources proches du dossier. Ces services craignent qu’après la fusion, T-Mobile ne soit plus aussi enclin à abaisser les prix et à améliorer ses services pour concurrencer Verizon Communications et AT&T. L’action Sprint chutait de 5,33% dans les premiers échanges de Bourse mercredi.
Le tandem Casino-Rallye suscite de nouvelles inquiétudes. Les cours de Bourse du distributeur et de sa maison-mère ont fortement baissé dans l’après-midi pour finir sur des replis respectifs de 3,40% et 7,9%. L’action Rallye a même touché un nouveau plus bas historique à 7,47 euros, en-dessous des niveaux de l’été 2018, au pic des interrogations sur la structure de dette du groupe. Casino est au plus bas de l’année (28,91 euros en séance).
Les groupes de cosmétiques Natura Cosmeticos et Avon Products ont confirmé mercredi être en discussions avancées en vue d’un éventuel achat entièrement en actions du second par le premier. L’accord n’est cependant pas encore conclu, déclare dans un communiqué l’entreprise brésilienne. Avon de son côté a parlé de discussions avancées. Les conseils d’administration des deux entreprises ont approuvé la transaction, à l'étude depuis plusieurs mois, selon le Wall Street Journal.
Vodafone et EE, la filiale de téléphonie mobile de BT Group, ont suspendu le lancement des téléphones 5G de Huawei. EE avait pourtant annoncé la semaine dernière qu’il proposerait au Royaume-Uni le premier téléphone mobile 5G de Huawei.
British Steel, repreneur désigné de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), a été placé aujourd’hui sous administration judiciaire en Grande-Bretagne mais le deuxième sidérurgiste britannique va pouvoir poursuivre ses activités pendant qu’une réflexion est engagée sur son avenir. «L’entreprise en liquidation poursuit son activité et fournit ses clients pendant que je réfléchis aux options la concernant. Le personnel a été payé et continuera à être employé», a déclaré l’administrateur judiciaire. La Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles a désigné des représentants du cabinet EY pour gérer l’entreprise parallèlement à la mission menée par l’administrateur judiciaire.
Olivier Dellenbach, le fondateur d’eFront, un éditeur de logicielsrevendu à BlackRock en mars pour 1,3 milliard de dollars, veut racheter Coheris. Sa société ChapsVision a dévoilé un projet d’OPA sur le groupe de logiciels de CRM coté sur Euronext Paris.
Bruno Le Maire a déclaré aujourd’hui avoir demandé à General Electric (GE) de ne fermer aucun site industriel en France et d’y investir dans les énergies renouvelables. Interrogé sur France Info, le ministre de l’Economie et des Finances a voulu dissiper les craintes de fermeture des sites de Belfort et Bourogne dans le cadre d’un plan social comme le redoutent les syndicats. Le maire de Belfort, Damien Meslot, a accusé Emmanuel Macron d’avoir demandé au groupe américain de repousser l’annonce de suppression d’emplois après les élections européennes.
Dans un entretien à Reuters, le directeur général de Royal Mail, Rico Back, a fait part d’une réduction de 40% de son dividende pour financer un plan de restructuration quinquennal. Le groupe postal britannique, que l’opposition travailliste menace de nationaliser, a promis un investissement de 1,8 milliard de livres (environ 2 milliards d’euros), notamment pour installer 1.400 boîtes à colis à travers le Royaume-Uni dans les six mois qui viennent (une initiative annoncée lundi dernier). A terme de ce plan, le groupe entend générer 70% de ses revenus à travers la distribution de colis. C’est pourquoi le groupe compte proposer un dividende de 15 pence par action au titre de son exercice annuel décalé 2019-20, contre 25 pence en 2018-19.