Thomson Reuters a relevé hier ses prévisions financières pour 2019 et 2020 après avoir publié au deuxième trimestre un chiffre d’affaires de 1,42 milliard de dollars traduisant une croissance organique de 4%, supérieure aux attentes et sa plus forte depuis 2008. Legal, Corporates et Tax & Accounting, les trois grandes divisions du groupe canadien, ont contribué à cette performance. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a augmenté de 2% à 355 millions de dollars, mais la marge est passée de 26,6% un an plus tôt à 25%, en raison de la hausse des charges liées à la séparation de l’activité Refinitiv (lire par ailleurs) du reste du groupe. «Nous pensons que nous sommes bien positionnés pour la croissance future et nous attendons maintenant une croissance des revenus pour 2019 et 2020 et un Ebitda ajusté dans la partie supérieure de la fourchette des prévisions précédemment fournies», a déclaré le directeur général, Jim Smith.
Le groupe de mode en ligne met l’accent sur son offre et ses services de livraison pour accroître sa base de clients actifs, en hausse de 15% au deuxième trimestre.
Un mois après la publication de sesrésultatspour les neuf premiers mois de son exercice clos fin juillet, Afflelou a annoncé hier qu’il distribuera pour 45 millions d’euros de dividendes et de remboursement d’instruments financiers à ses actionnaires. Compte tenu de ce versement et du remboursement des 10 millions d’euros de floating rate notes en juin dernier, la dette nette pro forma fin juin ressort à 393 millions d’euros, contre 348 millions en publié. «Cette remontée de dividendes n’est pas couverte par le free cash-flow et fait passer le ratio d’endettement de 4,2 fois à 4,7 fois à fin avril 2019 (dette senior)», note Octo Finances
Bruno Le Maire a donné hier la possibilité aux Britanniques de présenter un prétendant à la tête du FMI en décalant à ce vendredi l’ouverture du vote pour la désignation du candidat européen. Le ministre français des Finances, désigné il y a deux semaines pour mener les discussions afin de choisir un candidat européen jusqu'à la fin juillet, a constaté qu’aucun des cinq candidats en lice n’avait obtenu de «consensus complet» auprès des 28 pays de l’Union européenne dans le délai prévu. Ces candidats sont la ministre des Finances espagnole Nadia Calvino, son homologue portugais Mario Centeno, le néerlandais Jeroen Dijsselbloem, le gouverneur de la banque de Finlande Olli Rehn et la bulgare Kristalina Georgieva, numéro 2 de la Banque mondiale.
Le groupe négocie une restructuration de dette. Il renonce à ses objectifs 2020 et anticipe une forte baisse de sa rentabilité sur son exercice clos fin juin.
General Electric (GE) a relevé ses prévisions pour 2019, malgré une perte dans les activités poursuivies de 291 millions de dollars au deuxième trimestre. Le conglomérat anticipe une croissance du chiffre d’affaires organique de son activité industrielle d’environ 5%, contre une fourchette précédente de 0 à 5% ; il a aussi relevé la fourchette du résultat net par action ajusté de cinq cents, entre 55 et 65 cents, et celle du cash-flow disponible industriel entre -1 milliard et +1 milliard de dollars, contre -2 milliards à 0 auparavant. La perte trimestrielle résulte d’une dépréciation de 744 millions de dollars liée au transfert d’une division de logiciels de réseau électrique à sa filiale dédiée au numérique, ainsi que de l’immobilisation du 737 MAX de Boeing. GE prévoit une charge de 400 millions de dollars par trimestre au second semestre si l’immobilisation se poursuivait. Il a également annoncé le départ de sa directrice financière Jamie Miller, qui restera en fonctions jusqu’au recrutement de son remplaçant.
Airbus a exhorté hier les gouvernements européens à accélérer leur préparation à un Brexit sans accord. Son président exécutif Guillaume Faury a également souligné le risque que fait peser le contentieux entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur les subventions dont bénéficient Boeing et Airbus pour leur R&D. Le groupe d’aéronautique, qui a confirmé ses perspectives pour 2019, a également fait état d’un bénéfice d’exploitation en hausse de 72% au deuxième trimestre, grâce à l’amélioration de la performance financière du long-courrier A350 et des taux de change plus favorables. Airbus étudie en outre la hausse de la production de l’A321, dont la version étendue XLR a été lancée en juin.
L’Etat, la Caisse des dépôts (CDC), La Poste et La Banque Postale ont annoncé hier avoir signé un «protocole d’accord engageant» en vue de la création du futur pôle public de bancassurance, une opération qui apportera 66% du capital de La Poste à la CDC. Cette opération s’effectuera sur la base d’une valeur des fonds propres de La Poste de 7 milliards d’euros. Elle doit être finalisée début 2020, «sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires requises auprès des autorités compétentes». Une première étape importante avait été franchie fin juin avec le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui avait donné une dérogation à La Banque postale pour qu’elle puisse prendre le contrôle de CNP Assurances sans offre publique d’achat.
Le parquet de Munich a annoncé hier avoir engagé des poursuites au pénal contre l’ancien patron d’Audi Rupert Stadler pour son rôle présumé dans le scandale des émissions polluantes des moteurs diesel du groupe Volkswagen. Rupert Stadler et trois autres responsables ont été inculpés pour avoir contribué à l’homologation indue de véhicules trop polluants et pour pratiques commerciales trompeuses. Trois des accusés sont poursuivis pour avoir développé des moteurs des marques Audi, Volkswagen et Porsche équipés de logiciels de manipulation des émissions polluantes.
Pénalisé par des éléments exceptionnels liés à l’acquisition de la Bourse d’Oslo en juin, Euronext a annoncé hier une baisse de 4,4% sur un an de son bénéfice net à 53,4 millions d’euros au deuxième trimestre, dans un contexte de repli des volumes sur ses marchés au comptant. Son chiffre d’affaires a progressé de 1,8% sur un an en données publiées, à 159 millions d’euros, mais il a reculé de 1,7% à périmètre constant (hors intégration d’Oslo Børs et de Commcise). L’opérateur boursier paneuropéen présentera en octobre un plan stratégique et de nouveaux objectifs financiers à l’horizon 2022.
Altice Europe a signé au deuxième trimestre un chiffre d’affaires en progression de 4% à 2,58 milliards d’euros dans l’Hexagone, d’où le groupe tire 70% de son activité, en ayant tiré parti du recrutement de 105.000 nouveaux abonnés mobiles et de 31.000 abonnés fixes dans sa filiale SFR. Son résultat brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a atteint 1,08 milliard en France, en hausse de 10,1%. Le groupe de télécoms et de médias prévoit désormais une augmentation de 5 à 6% de ses revenus en France sur l’année, contre une fourchette de 3 à 5% précédemment annoncée, pour un Ebitda ajusté compris entre 4,1 et 4,2 milliards d’euros, à comparer à une fourchette antérieure de 4,0 à 4,1 milliards.
Lloyds Banking Group a annoncé hier un recul de son bénéfice avant impôts de 7,1% à 2,90 milliards de livres (3,16 milliards d’euros) sur le semestre écoulé, en raison de nouvelles provisions liées au dossier de la vente abusive de produits d’assurance crédit (PPI). Son produit net bancaire (PNB) est ressorti en repli de 1,7% à 8,82 milliards, conformément au consensus établi par la banque britannique. Au 30 juin 2019, le ratio de fonds propres durs CET1 s'élevait à 14% après paiement du dividende, contre 13,9% au 31 mars. Lloyds vise désormais un rendement des fonds propres retraités des survaleurs (ROTE) d’environ 12%, contre une fourchette de 14% à 15% précédemment anticipée.
Les pilotes du SNPL, syndicat majoritaire chez Air France, ont voté à 78% en faveur de l’expansion de la partie française de la compagnie à bas coûts Transavia au-delà de sa limite actuelle de 40 avions, a annoncé hier Benjamin Smith, directeur général d’Air France-KLM. Air France-KLM développera la flotte actuelle de Transavia France, qui n’est que de 30 avions, en priorité sur les lignes les plus concurrencées par les «low cost» européennes, a précisé le dirigeant.
Fiat Chrysler a confirmé hier ses objectifs annuels après avoir réalisé au deuxième trimestre des résultats record en Amérique du Nord où sa marge d’exploitation a gagné 90 points de base pour atteindre 8,9%. Le groupe automobile s’est dit convaincu que son bénéfice d’exploitation (Ebit) dépasserait cette année les 6,7 milliards d’euros de 2018. Au deuxième trimestre clos fin juin, celui-ci s’est établi à 1,52 milliard d’euros, alors que les analystes l’attendaient en moyenne à 1,43 milliard.
La deuxième banque espagnole a publié hier un bénéfice net en hausse de 2,6% à 1,28 milliard d’euros entre avril et juin, principalement grâce à la cession de crédits immobiliers douteux à un fonds de pension canadien. BBVA souligne «l’impact positif» de 130 millions d’euros de la revente d’un portefeuille de crédits d’une valeur évaluée à 1,49 milliard d’euros à l’Office d’investissemment du régime de pensions du Canada. Le produit net bancaire a de son côté reculé de 6% à 4,6 milliards d’euros.
Accor a annoncé hier une hausse de son résultat brut d’exploitation (Ebitda) semestriel de 5,1% à 375 millions d’euro, grâce à ses efforts de restructuration et à l’amélioration de l’activité en Asie, ce qui conduit le numéro un mondial de l’hôtellerie à prévoir une nouvelle «année record». Le revenu par chambre disponible (revPAR), principal indicateur de l’activité, a progressé de 2,9% à périmètre constant. Son Ebitda devrait ainsi atteindre entre 820 et 850 millions d’euros en 2019, après 712 millions l’an dernier.
Le fabricant de verres correcteurs et d’instruments d’optique EssilorLuxottica a annoncé mercredi l’acquisition du distributeur d’optique néerlandais GrandVision et confirmé ses objectifs pour 2019, à l’occasion de la publication de résultats du premier semestre marqués par une accélération du processus d’intégration entre Essilor et Luxottica.
Le groupe bancaire a enregistré un bénéfice net en hausse de 3,1% au titre du trimestre écoulé, à 2,47 milliards d'euros, aidée par une plus-value de cession d'une participation de 2,5% dans l'indien SBI Life.
Legrand et Rexel, deux spécialistes français des matériels électriques très présents en Amérique du Nord, ont réussi à neutraliser au premier semestre l’impact sur leurs marges de la bataille commerciale entre les Etats-Unis et la Chine grâce à la batterie de mesures qu’ils ont engagée. Legrand a pleinement compensé la hausse des droits de douane, occasionnant un surcoût estimé à 60 millions de dollars (54 millions d’euros) pour 2019, grâce à sa politique tarifaire et à l’adaptation de son offre et de sa structure, et maintenu hier son objectif annuel d’une marge opérationnelle ajustée comprise entre 19,9% et 20,7%. Présent plus en aval sur la distribution des équipements et matériels électriques, Rexel est affecté par l’effet inflationniste des droits de douane américains. Mais le groupe, qui réalise 39% de ses ventes en Amérique du Nord, a confirmé lui aussi ses prévisions pour l’exercice en cours.
Le leader mondial des cosmétiques a publié hier des résultats semestriels tirés par ses divisions Luxe et Active Cosmetics ainsi que par les marchés asiatiques. Son chiffre d’affaires a atteint 14,8 milliards d’euros, en croissance de 10,6% en données publiées et de 7,3% à périmètre et taux de change constants. Le résultat d’exploitation s’est élevé à 2,89 milliards, en progression de 12,1%, faisant ressortir une marge d’exploitation record de 19,5%. Après prise en compte de 139 millions d’euros d'éléments non récurrents, le résultat net s’est établi à 2,33 milliards, en hausse de 2,3%. Le groupe a en outre annoncé des rachats d’actions à hauteur de 750 millions d’euros.
Capgemini, qui a confirmé hier ses objectifs 2019 après avoir publié de solides résultats semestriels, s’est également montré optimiste sur sa capacité à réussir son offre d’environ 5 milliards d’euros sur le groupe d’ingénierie Altran Technologies au prix de 14 euros par action malgré l’irruption du fonds activiste Elliott au capital de la cible. Paul Hermelin, PDG de l’entreprise de services numériques, a souligné que beaucoup d’actionnaires d’Altran étaient aussi actionnaires de Capgemini. Le dirigeant a ajouté que l’ensemble des demandes d’autorisation des autorités de la concurrence concernées était «plutôt bien parti».
Engie a confirmé hier ses objectifs annuels après avoir enregistré une hausse de ses résultats semestriels grâce au rebond de ses performances au deuxième trimestre, tirées par le nucléaire en Belgique et par ses activités de gestion d'énergie. Le groupe français affiche un résultat net des activités poursuivies de 1,5 milliard d’euros (stable en variation brute, +1,7% en organique) et un chiffre d’affaires de 33 milliards (+9,3% en variation brute, +7,6% en organique). Alors que son cash-flow opérationnel s’est nettement replié (à 2,7 milliards d’euros contre 3,5 milliards au premier semestre 2018), Engie prévoit toujours «une amélioration substantielle» de cet indicateur pour l’ensemble de l’exercice.