DCNS se redresse. Le fabricant de sous-marins, filiale à 35% de Thales, a dégagé un bénéfice net de 58,4 millions d’euros en 2015, après une perte nette de 347,3 millions l’année précédente. Il vise pour 2016 une hausse de l’ordre de 10 à 15% de son bénéfice net, avec un chiffre d’affaires en légère croissance par rapport aux 3,04 milliards d’euros dégagés en 2015. Les prises de commandes de 3,521 milliards d’euros, dont plus de deux tiers dans la maintenance et la modernisation de flottes, font ressortir un «book-to-bill» à 1,15 et portent le carnet de commandes à 12,26 milliards d’euros. «Ce carnet s'écoule sur une période relativement longue. Les nouvelles prises de commandes de 2015 commenceront à générer du chiffre d’affaires au-delà de l’horizon 2016", a indiqué le directeur financier de DCNS Frank Le Rebeller. Détenu à 62% par l’Etat, DCNS mise beaucoup sur le contrat de renouvellement de la flotte de sous-marins australiens, un marché estimé à 35 milliards de dollars (32 milliards d’euros). Le groupe a présenté le 27 novembre une offre. Il concourt notamment face à un consortium japonais mené par Mitsubishi Heavy Industries et Kawasaki Heavy Industries.