En 2015, AccorHotels a enregistré une hausse de 3,5% (en comparables) de son résultat d’exploitation à 665 millions d’euros, légèrement au-dessus des attentes du marché. Soit une marge de 11,9% contre 11% en 2014. Une performance aidée par HotelInvest, le pôle immobilier du groupe, dont la marge a progressé à 7,8% contre 6,1% un an plus tôt. Celle d’HotelServices a reculé de 30,1% à 26,8% mais est restée stable hors plan digital. Le groupe hôtelier a également acquis 30% du capital d’Oasis Collections, créée en 2009 à Buenos Aires, qui propose des hébergements et des services personnalisés aux clients sur le continent américain et en Europe. Il a enfin pris 49% du capital de Squarebreak, start-up française créée en 2013 qui propose des séjours dans des propriétés privées haut de gamme.
Pour la première fois depuis 2010, Air France-KLM a dégagé en 2015 un bénéfice net part du groupe. Il s’élève à 118 millions d’euros. Le résultat d’exploitation de la compagnie aérienne atteint 816 millions contre une perte de 129 millions en 2014, au-dessus des 544 millions attendus en moyenne par les analystes. Le groupe a profité de la forte chute des prix du pétrole. En 2015, Air France-KLM a économisé environ 3 milliards de dollars en kérosène. Une fois soustraits les impacts des couvertures mises en place avant la chute des cours et de l’appréciation de l’euro, l’économie revient à 450 millions d’euros. En 2016, sur la base des cours actuels, Air France-KLM pourrait économiser autant que l’an passé, a indiqué Pierre-François Riolacci, le directeur financier. Le groupe ne souhaite toutefois pas se prononcer précisément sur des objectifs 2016, sinon qu’il sera en mesure de dégager un bénéfice d’exploitation. Air France-KLM s’attend à être à nouveau confronté à de fortes pressions sur ses recettes unitaires, qui se traduiraient par une nouvelle baisse des prix des billets d’avion, a souligné Pierre-François Riolacci.
Pour la troisième année consécutive, Nestlé a manqué son objectif de croissance organique à long terme de 5% à 6%. Le chiffre d’affaires du numéro un mondial de l’alimentation a progressé de seulement 4,2% en 2015, à 88,8 milliards de francs suisses. Son bénéfice net a reculé à 9,1 milliards de francs suisses (8,24 milliards d’euros), alors que le consensus Reuters le donnait à 9,98 milliards. Le groupe s’attend à une performance comparable cette année en expliquant qu’il lui est de plus en plus difficile d’augmenter ses prix dans un contexte économique morose. L’administrateur délégué du groupe, Paul Bulcke, a assuré que l’objectif à long terme n'était pas abandonné mais qu’il lui fallait faire preuve de réalisme.
Le chiffre d’affaires de TF1 a baissé de 4,2% en 2015, à un peu plus de 2 milliards d’euros. Les revenus publicitaires des chaînes gratuites du groupe ont reculé de 1,4% à 1,55 milliard d’euros. Le résultat opérationnel ressort à 141,2 millions d’euros et le résultat net à 103,3 millions. Le groupe, désormais dirigé par Gilles Pélisson, s’attend à une stabilité du marché net de la publicité télévisuelle en France en 2016. TF1 prévoit de verser un dividende de 0,80 euro par action, dont 0,52 euro à la suite de la cession définitive de sa filiale Eurosport International, ainsi que de procéder à un nouveau programme de rachat d’actions, pour un montant de 30 millions d’euros.
La concurrence en Chine sur le marché des voitures avec chauffeurs (VTC) coûte cher à Uber. «Nous sommes profitables aux Etats-Unis, mais nous perdons plus de 1 milliard de dollars par an en Chine», a indiqué le directeur général d’Uber, Travis Kalanick, au site canadien Betakit. Le groupe américain est soumis à la concurrence de plusieurs acteurs locaux, comme Didi Kuaidi. «Nous faisons face à un concurrent qui n’est rentable dans aucune des villes où il opère mais il gagne des parts de marché. J’aimerais que le monde ne soit pas comme ça», a-t-il ajouté. Uber est présent dans 40 villes chinoises et projette de s'étendre à 100 d’entre elles d’ici la fin de l’année.
Vodafone revient sur le marché des obligations convertibles. L’opérarteur britannique de télécoms a lancé une émission pour un montant de 2,9 milliards de livres. Les titres sont divisés en deux maturités courtes, à 18 mois et à 3 ans. Leur conversion en actions nouvelles sera obligatoire et représentera à terme une augmentation de capital de l’ordre de 5%. Pour compenser cet effet de dilution, Vodafone achètera des actions sur le marché. Le groupe prévoit également de couvrir son risque économique via un système d’options. JPMorgan et Morgan Stanley sont chargés du placement. Le groupe avait déjà procédé fin 2015 à une émission d’obligations convertibles synthétiques pour 600 millions de livres.
Air France annoncera la semaine prochaine un plan de départs volontaires de 1.400 postes, pour l’essentiel parmi le personnel au sol, a appris Reuters auprès de deux sources syndicales. La filiale d’Air France-KLM a confirmé mi-janvier prévoir un millier de suppressions de postes en 2016, en conditionnant toute autre réduction d’effectifs aux négociations avec les personnels navigants. Finalement, «ce serait 1.400 personnes concernées», a déclaré à Reuters un responsable syndical. La compagnie aérienne n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.
Schneider Electric compte poursuivre ses gains de productivité afin d’améliorer sa marge, malgré un environnement qui s’annonce encore difficile en 2016.
Fitch Ratings a annoncé mercredi ramener la dette du groupe minier Anglo American en catégorie spéculative, de BBB- à BB+, deux jours après que son homologue Moody’s Investors Service eut fait de même. Fitch se pose des questions sur l’exécution du plan de restructuration d’Anglo American, annoncé mardi. Ce plan prévoit la vente de nombreux actifs, notamment dans le minerai de fer, et une réduction de 25% de la dette en 2016.
Glencore rassure un peu plus sur sa situation financière. Le courtier et producteur de matières premières a refinancé 8,45 milliards de dollars de lignes de crédit qui arrivaient à maturité en mai. Le montant des nouvelles facilités s’élève à 7,7 milliards de dollars mais pourrait être étendu au deuxième trimestre 2016 avec l’entrée de nouvelles banques. Le nouveau crédit ne contient pas de covenants, comme le précédent. Sa maturité finale est fixée à mai 2018. Le nouveau financement a été arrangé par ABN Amro, Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, HSBC, ING et Santander.
Eutelsat a annoncé mercredi viser désormais le bas de sa fourchette de prévision de croissance du chiffre d’affaires pour 2015-2016 (+2 à +3% de croissance organique) à la suite de l’annulation d’un contrat au Brésil et d’un ralentissement de l’activité du satellite KA-SAT en Europe. L’opérateur de satellites a résilié ce contrat signé fin 2014 en raison d’un litige avec la société brésilienne JCP Melo portant sur un défaut de paiement. Le manque à gagner sur l’exercice est estimé à environ 7 millions de dollars (6 millions d’euros). Au premier semestre de l’exercice 2015-2016, Eutelast a réalisé un chiffre d’affaires de 774,4 millions (+7,1%), avec une marge d’Ebitda de 77,5% (+0,1 point) et un résultat net part du groupe de 188,0 millions (+17%). Rodolphe Belmer, ex-numéro deux de Canal+, prendra la tête d’Eutelsat le mois prochain.
Augustin de Romanet, le PDG d’Aéroports de Paris (ADP), a confirmé mercredi matin que le groupe envisage de participer au prochain processus d’ouverture du capital de l’aéroport de Nice. Mais aucune offre n’a encore été déposée, ADP attendant de connaître les contours finaux du cahier des charges, actuellement en consultation dans les régions concernées. En réponse aux inquiétudes des élus locaux, dont Christian Estrosi, nouveau président de la région PACA, Augustin de Romanet a assuré que l’objectif d’ADP n’est pas de transformer l’aéroport de Nice en «hub» secondaire de Roissy Charles de Gaulle. En revanche, ADP ne concourra pas pour la privatisation de Lyon Saint-Exupéry, en raison d’un possible conflit d’intérêt sur le développement des lignes à l’international avec CDG.
L’action Bic a perdu jusqu’à 18% en début de séance, après avoir annoncé le départ à la retraite surprise de son directeur général, Mario Guevara, âgé de 56 ans, et anticipé un recul de 100 à 150 points de base de sa marge d’exploitation en 2016. Le président du fabriquant de stylos, de briquets et de rasoirs, Bruno Bich, âgé de 69 ans, deviendra PDG le temps de trouver un nouveau directeur général. Lors de l’AG du 18 mai prochain, le groupe proposera de relever la limite d’âge des président, directeur général et directeurs généraux délégués de 70 à 72 ans. Le conseil d’administration de Bic va également regarder les «options stratégiques» pour Bic Graphic.
Le groupe néerlandais Akzo Nobel a signé un accord pour le rachat de la division revêtements industriels de l’allemand BASF pour 475 millions d’euros. Cette division, dont les activités s’étendent notamment à l’ameublement, aux transports et à l’industrie éolienne, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.
Proche de la faillite, Abengoa a annoncé mardi soir son «plan de viabilité industrielle». Le producteur espagnol d’électricité d’origine renouvelable chiffre son besoin de capitaux à 826 millions d’euros pour cette année, un montant qui ne prend pas en compte le produit d’éventuelles cessions. En 2017, le besoin est estimé à 304 millions d’euros. Abengoa ajoute avoir besoin de nouvelles garanties financières à hauteur de 525 millions d’euros afin de poursuivre le développement de projets existants.
RWE a annoncé mercredi matin qu’il suspendait le dividende de 2015 sur ses actions ordinaires, conséquence de la perte enregistrée en 2015 suite aux dépréciations sur ses centrales allemandes et britanniques. L’électricien versera un dividende de 0,13 euro pour les actions préférentielles, qui ne représentent que 6% environ du capital.
A l’horizon 2016-2020, Michelin anticipe une marge opérationnelle, avant éléments non récurrents, comprise entre 11% et 15% pour le segment tourisme camionnette, entre 9% et 13% pour le segment poids lourd et entre 17% et 24% pour le segment de spécialités, a indiqué hier le fabricant de pneumatiques lors de la présentation de ses comptes 2015 et de son plan stratégique. Il a dégagé l’an dernier une marge de 11,5% pour le pôle tourisme camionnette (+1 point par rapport à 2014), 10,4% pour les poids lourds (+2,3 points) et 18,6% pour les spécialités (-0,7 point). Son chiffre d’affaires a atteint 21,2 milliards d’euros, en hausse de 8,4%.
Le président du directoire d’Osram Licht est allé à l’encontre de l’avis de Siemens, son plus important actionnaire, en persistant mardi à suivre une stratégie controversée de développement sur le marché des LED. Osram avait déçu nombre de ses investisseurs en novembre en annonçant un plan d’investissement de un milliard d’euros dans une nouvelle usine de semi-conducteurs de diodes électroluminescentes (LED) en Malaisie. Olaf Berlien a défendu son projet à Munich lors de l’assemblée générale annuelle durant laquelle 70,1% des actionnaires présents lui ont donné quitus.
Aéroports de Paris (ADP) a annoncé hier anticiper une croissance modérée de son excédent brut d’exploitation (Ebitda), se basant sur une hypothèse de hausse de 2,3% de son trafic. ADP prévoit pour cette année une hausse supérieure ou égale à 10% de son résultat net part du groupe, dont il compte reverser 60% à ses actionnaires. Il propose un dividende de 2,61 euros par action au titre de 2015, contre 2,44 euros pour 2014. Sur l’exercice écoulé, son Ebitda a progressé de 6,8%, son résultat net de 6,9% et son chiffre d’affaires de 4,5%.
La Commission européenne a donné hier son aval à l’acquisition par Coty de la branche produits de beauté de Procter & Gamble pour 12,5 milliards de dollars (11,2 milliards d’euros). L’opération est la plus importante transaction conclue dans les cosmétiques depuis une dizaine d’années. Coty deviendra ainsi le premier fabricant mondial de parfums devant L’Oréal et le numéro trois du maquillage derrière le groupe français et Estée Lauder.
Telecom Italia a annoncé hier qu’il investirait 12 milliards d’euros en trois ans en Italie, dont 3,6 milliards dans le déploiement d’un réseau de fibre optique. Cet objectif est supérieur de 20% à celui inscrit dans le précédent plan triennal. L’opérateur espère que son réseau de fibre optique couvrira 84% de la population italienne d’ici à 2018 et que son réseau 4G couvrira plus de 98% de la péninsule. Il veut désormais ramener son endettement à moins de 3 fois son Ebitda à cette échéance, contre un objectif d’une dette de 2,5 fois l’Ebitda fin 2017 auparavant fixé.
Le fabricant de l’iPhone a lancé hier une émission en dollars d’environ 12 milliards de dollars en 9 tranches. Les mises à prix indicatives sont autour de 75 points de base (pb), 90 pb et 115 pb au-dessus des Treasuries pour des tranches à deux, trois et cinq ans. Il envisage en parallèle trois tranches à taux variables de mêmes échéances. Il compte aussi lancer du taux fixe à 10, 20 et 30 ans à 150 pb, 190 pb et 205 pb environ au-dessus des Treasuries. Apple profitera de cette émission pour placer son premier «green bond» avec une maturité de sept ans.
Mis en Bourse à l’automne dernier, le spécialiste du déstockage de mode sur internet a publié hier un chiffre d’affaires 2015 en progression de 27% à 442,8 millions d’euros, grâce à une hausse de 29,4% en France, où il réalise plus de 80% de ses ventes. Le groupe fait mieux que l’ensemble du marché français de l’e-commerce, en hausse de 14,3% l’an dernier. Son résultat opérationnel courant a augmenté de 50% à 19,7 millions, tandis que le résultat net, à 5,1 millions, a reculé de 12,4%. «2015 est une année record, marquée par une forte croissance du chiffre d’affaires et de la rentabilité malgré un environnement peu favorable à la consommation au quatrième trimestre», indiquent Thierry Petit et David Dayan, cofondateurs et coPDG du groupe. Showroomprivé confirme ses prévisions pour 2016, à savoir un chiffre d’affaires compris entre 525 et 555 millions d’euros et une marge d’Ebitda comprise entre 5,8% et 6,2%, contre 5,4% en 2015.
Le Groupe Bruxelles Lambert (GBL) a annoncé hier soir son intention de céder 0,7% du capital de Total via un placement privé auprès d’investisseurs institutionnels. La holding belge souligne que cette opération s’inscrit dans sa stratégie de rotation de portefeuille. GBL a précisé qu’il détenait, avant cette opération, 2,4% du pétrolier français. Un prix indicatif de 38,05 euros a été fixé pour le placement des titres à l’ouverture du livre d’ordres, selon BoA Merrill Lynch, teneur de livre associé avec Morgan Stanley.