L’idée d’une fusion entre Telecom Italia et Orange est une invention de la presse, a déclaré vendredi Giuseppe Recchi, le président de l’opérateur télécoms italien. «Personne n’en a jamais parlé», a-t-il dit, ajoutant qu’une alliance entre les deux sociétés relevait de la «fantaisie pure». Giuseppe Recchi a souligné qu’il ne croyait pas que des fusions transfrontalières puissent être créatrices de valeur. Le PDG d’Orange Stéphane Richard a déclaré cette semaine qu’il pourrait réfléchir à l’opportunité d’un rapprochement avec Telecom Italia si Vincent Bolloré, le président du conseil de surveillance de Vivendi, lui en faisait la proposition mais il pensait qu’un tel scénario ne se concrétiserait pas. Vivendi est le principal actionnaire de Telecom Italia, avec 23,8% du capital. Stéphane Richard devrait «assumer la responsabilité» d'évoquer régulièrement une telle alliance «qui n’existe que dans sa tête et (...) provoque des réactions dans les médias et sur le marché», a lancé Giuseppe Recchi.
Jacques Rapoport, PDG démissionnaire de SNCF Réseau, l’ex-RFF désormais fusionné avec la SNCF, a démenti vendredi matin toute crise de gouvernance à la tête du groupe ferroviaire public, assurant que l'équipe de direction travaillait «en parfaite harmonie». Le nom de son remplaçant n’a pas encore été annoncé.
Orange a annoncé vendredi être entré en négociations exclusives avec le groupe de capital investissement Argos Soditic pour lui racheter Lexsi, un acteur de la cybersécurité. L’opération devrait être finalisée au deuxième trimestre 2016. «Cette acquisition représenterait une nouvelle étape importante dans le développement d’Orange Cyberdefense, filiale d’Orange Business Services, en ajoutant de nouvelles compétences et capacités à son portefeuille et en renforçant sa position de leader français de la cyberdéfense et d’acteur majeur en Europe», a précisé l’opérateur télécoms dans un communiqué. Selon son site internet, Lexsi réalise 23 millions d’euros de chiffre d’affaires. Lexsi avait intégré le portefeuille d’Argos Soditic en 2008 par le biais d’un MBO.
ArcelorMittal a annoncé vendredi le lancement de son augmentation de capital destinée à réduire son endettement. Le sidérurgiste émet plus de 1,26 milliard d’actions nouvelles, au prix unitaire de 2,20 euros. Les actionnaires bénéficient d’un droit préférentiel de souscription, à hauteur de 7 actions nouvelles pour 10 anciennes. «Le prix de souscription représente une décote de 35,3% sur le cours théorique ex-coupon, sur la base du prix de clôture de l’action ArcelorMittal sur Euronext Amsterdam le 10 mars 2016", précise le groupe dans un communiqué. Les entités de la famille Mittal se sont engagées à exercer leurs droits au prorata de leur participation qui est actuellement de 37,38%. Goldman Sachs, BofA Merrill Lynch et Crédit Agricole CIB sont global-coordinateurs et co-teneurs de livres. Barclays, BNP Paribas, Citigroup, JPMorgan et SG CIB sont co-teneurs de livres.
Spie a annoncé vendredi avoir amélioré ses résultats en 2015 notamment grâce aux acquisitions, stratégie qu’il compte poursuive en 2016. Le groupe de multi-services industriels a réalisé 8 acquisitions en 2015 représentant un chiffre d’affaires annualisé cumulé de 184 millions d’euros. Ses revenus totaux s'élèvent à 5,3 milliards d’euros (+1,8%). Son Ebitda a augmenté de 4,7% à 351 millions d’euros entraînant une hausse de 18 points de base de la marge à 6,6%. Spie envisage de réaliser «des acquisitions ciblées» en tablant sur un chiffre d’affaires total acquis en 2016 de l’ordre de 200 millions d’euros, principalement en Allemagne, en Europe Centrale et en Europe du Nord.
Le distributeur a perdu de l'argent en 2015 en Chine et a lancé un plan de repositionnement du modèle. En revanche, l'Italie et l'Espagne ont renoué avec la croissance.
Veolia a annoncé que George Ralli (67 ans) et Serge Michel (87 ans) ne demanderont pas le renouvellement de leur mandat d’administrateur lors de l’assemblée générale du 21 avril. Serge Michel restera néanmoins membre du conseil d’administration non votant. Le groupe de services à l’environnement proposera de les remplacer par Isabelle Courville, déjà membre non votant, et Guillaume Texier, directeur financier de Saint Gobain. Par ailleurs, il soumettra au vote le renouvellement des mandats de Jacques Aschenbroich et de Nathalie Rachou.
La Commission européenne envisage d'élargir les critères obligeant les entreprises à solliciter son autorisation en cas de fusion, afin de ne pas laisser certaines transactions passer entre les mailles du filet, a annoncé hier la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager lors d’une conférence. Selon les règles en vigueur, l’exécutif européen examine les projets concernant des sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse un certain seuil. «La valeur d’une fusion pourrait être un bon indicateur de son importance, mais nous devons déterminer le niveau juste afin de superviser les fusions dont nous devons avoir connaissance sans rendre plus difficile la vie des start-up innovantes», a déclaré Margrethe Vestager.
Achevé en novembre 2015 mais rendu public hier, le rapport particulier de la Cour des comptes sur la stratégie internationale d’EDF tombe à point nommé, au moment où le groupe peine à financer le chantier des EPR britanniques d’Hinkey Point. Selon les magistrats, la formule de déconsolidation comptable recherchée par EDF pour Hinkley Point «apparaissait contradictoire avec la réalité des risques et des engagements effectivement supportés par EDF, notamment en tant que responsable de la construction de la centrale et de la sûreté nucléaire». «Y compris pour les marchés, la déconsolidation comptable ne saurait être qu’un artifice dès lors que les comptes du groupe ne refléteraient pas la réalité de l’impact du projet sur les risques et les engagements financiers effectivement supportés par EDF», ajoute la Cour des comptes.
La performance de Finmeccanica s’est « améliorée de manière spectaculaire » l’année dernière et le groupe industriel italien révélera de « bonnes surprises » lors de la publication de ses résultats de 2015 le 17 mars, a déclaré hier son administrateur délégué Mauro Moretti. Finmeccanica attend un bénéfice avant intérêts, impôt et amortissements (Ebita) autour de 1,13 milliard d’euros en 2015, contre 1,08 milliard en 2014. Mauro Moretti a rappelé son intérêt d’augmentation de sa participation dans Avio Spazio, société aéronautique contrôlée par le fonds Cinven. Finmeccanica détient 15% d’Avio Spazio.
Les entreprises devront rassurer les investisseurs en communiquant de nouveau sur leur dette et préciser leur relais de croissance, constate l’étude de L’Hebdo des AG.
Le fonds d’infrastructures Meridiam et la branche aéroportuaire du groupe espagnol Ferrovial ont confirmé hier soir leur intérêt commun pour l’acquisition des parts de l’Etat français dans les aéroports de Nice et de Lyon. «Une analyse approfondie de chaque dossier va maintenant être menée par le groupement en vue de formaliser une candidature officielle», précisent les deux associés. L’Etat a publié hier matin le cahier des charges des deux privatisations partielles.
La Commission européenne a approuvé l’acquisition par Teva Pharmaceutical de la branche de médicaments génériques d’Allergan pour 40,5 milliards de dollars (36,8 milliards d’euros), à la condition d’un certain nombre de cessions. Bruxelles s'était inquiétée d’une insuffisance de concurrence pour certains génériques en Europe et sur plusieurs marchés. En réponse, les sociétés ont proposé de céder des molécules déjà commercialisées ainsi que d’autres encore à l'étude dans 24 pays de l’Union. Le portefeuille de molécules de Teva en Islande et la grande majorité des activités génériques d’Allergan au Royaume-Uni et en Irlande seront également vendues.
Le chiffre d’affaires d’Iliad a progressé de 5,9% en 2015, pour atteindre 4,4 milliards d’euros, tiré par les activités de Free Mobile, dont les revenus ont augmenté de 13,3% à 1,8 milliard d’euros. Dans le fixe, la croissance ressort à 1,3% (2,6 milliards d’euros). L’Ebitda consolidé de l’opérateur de télécoms s'élève à 1,49 milliard d’euros (+16%). Le groupe profite du rythme d’acquisition de nouveaux clients par Free Mobile (1,6 million en 2015, dont 370.000 au dernier trimestre) et détient 17% du marché français.
L’action Sodexo entrera au CAC 40 à partir du 21 mars en remplacement d’Alstom, a indiqué Euronext hier soir. Cette décision du conseil scientifique des indices de Nyse Euronext « traduit aussi la confiance des investisseurs français et internationaux dans la stratégie de développement du groupe », commente le groupe de restauration collective et de services prépayés dans un communiqué. L’action Sodexo, actuellement membre du SBF 120, a clôturé jeudi à 91,72 euros, faisant ressortir une capitalisation boursière de 14,4 milliards d’euros.
Après Uber, Airbnb ou Snapchat, la start-up américaine WeWork a bouclé une levée de fonds envoyant sa valorisation au-delà des 10 milliards de dollars. Spécialisée dans les espaces de travail partagés, WeWork a levé 430 millions de dollars uniquement auprès d’investisseurs chinois emmenés par Hony Capital et Legend Holdings. L'été dernier, sa précédente augmentation de capital l’avait valorisée à 10 milliards de dollars. Depuis sa création à New York en 2010, WeWork a levé 1,3 milliard de dollars au total.
Altran a annoncé hier un dividende 2015 en hausse de 27%, à 0,19 euro par action. Le bénéfice opérationnel courant de la société de conseil en technologies a augmenté de 13% à 186 millions d’euros, donnant une marge de 9,6% (+0,2 point). Son résultat net a progressé de 22% à 100,5 millions. Altran a ramené son pôle allemand à l'équilibre au quatrième trimestre et veut achever son redressement en 2017. Altran espère réaliser cette année une acquisition aux Etats-Unis et regarde aussi des cibles en Inde et dans l’analyse de données. Il vise pour 2016 «un nouvel exercice de croissance profitable».
Volkswagen va supprimer environ 3.000 postes administratifs en Allemagne d’ici la fin 2017, pour compenser une partie de l’impact du scandale des moteurs truqués, a appris Reuters de deux sources au sein du groupe automobile allemand. Parmi les mesures prévues figurent une accélération des départs en retraite anticipés et des mutations internes, ont précisé les sources, confirmant des informations de l’agence de presse allemande dpa.
Le groupe espagnol a trouvé un pré-accord avec ses principaux créanciers. Ils effaceraient 70% de leur dette et apporteraient 1,5 milliard de nouveaux financements, contre 95% du capital.
Le Boston Consulting Group a annoncé hier avoir atteint le seuil des 5 milliards de dollars de revenus (4,5 milliards d’euros) en 2015. Un chiffre en croissance de 19% sur un an, que le BCG attribue notamment à ses investissements dans le numérique et à des ouvertures de bureaux. Les effectifs du cabinet de conseil en stratégie atteignent par ailleurs désormais 12.000 personnes dans le monde.
La Commission européenne a approuvé l’acquisition par Teva Pharmaceutical de la branche de médicaments génériques d’Allergan pour 40,5 milliards de dollars (36,78 milliards d’euros), à la condition d’un certain nombre de cessions, notamment des activités d’Allergan en Grande-Bretagne et en Irlande. Bruxelles a déclaré qu’elle s'était inquiétée du fait que la nouvelle entité ne rencontre pas de concurrence suffisante pour certains produits pharmaceutiques génériques et sur tout le marché des génériques au Royaume-Uni, en Irlande et en Islande.
Meridiam et la branche aéroportuaire du groupe espagnol Ferrovial confirment jeudi soir dans un communiqué leur intérêt commun pour l’acquisition des parts de l’Etat français dans les aéroports de Nice et de Lyon. «Une analyse approfondie de chaque dossier va maintenant être menée par le groupement en vue de formaliser une candidature officielle», précisent les deux associés. Ferrovial Airports gère plusieurs aéroports britanniques, dont Heathrow. Meridiam rappelle pour sa part qu’il participe actuellement à la construction du nouveau terminal de l’aéroport New-Yorkais de LaGuardia pour un montant de 3,3 milliards d’euros. D’autres fonds ou industriels ont récemment officialisé leur intérêt pour ces deux aéroports. L’Etat a publié jeudi matin le cahier des charges de ces deux privatisations partielles.
Volkswagen va supprimer environ 3.000 postes administratifs en Allemagne d’ici la fin 2017, pour compenser une partie de l’impact du scandale des moteurs truqués, a appris Reuters de deux sources au sein du groupe automobile allemand. Parmi les mesures prévues figurent une accélération des départs en retraite anticipés et des mutations internes, ont précisé les sources, confirmant des informations de l’agence de presse allemande dpa.
La performance de Finmeccanica s’est « améliorée de manière spectaculaire » l’année dernière et le groupe industriel italien révèlera de « bonnes surprises » lors de la publication la semaine prochaine de ses résultats de 2015, a dit jeudi son administrateur délégué Mauro Moretti. Finmeccanica attend un bénéfice avant intérêts, impôt et amortissements (Ebita) autour de 1,13 milliard d’euros en 2015 contre 1,08 milliard l’année précédente. Les comptes doivent être publiés le 17 mars. Mauro Moretti a de nouveau fait mention de son intérêt pour une augmentation de la participation du groupe dans Avio Spazio, une société de l’aéronautique et de l’espace contrôlée par le fonds d’investissement privé Cinven, « au bon prix », selon des commentaires confirmés par un porte-parole. Finmeccanica détient 15% d’Avio Spazio et a dit à plusieurs reprises qu’il voudrait la transformer en participation de contrôle.
Veolia a annoncé que George Ralli (67 ans) et Serge Michel (87 ans) ne demanderont pas le renouvellement de leur mandat d’administrateur lors de l’assemblée générale du 21 avril prochain. «Le conseil exprime sa profonde gratitude pour leur long et fidèle service et pour la qualité de leur contribution à ses travaux», indique le groupe de services à l’environnement dans un communiqué. Serge Michel, qui est administrateur de Veolia depuis 2003, restera néanmoins membre du conseil d’administration non votant. Le groupe proposera à l’AG de les remplacer par Isabelle Courville, déjà membre non votant du conseil, et Guillaume Texier, directeur financier de Saint Gobain. Par ailleurs, il soumettra au vote le renouvellement des mandats de Jacques Aschenbroich et de Nathalie Rachou.
Achevé en novembre 2015 mais rendu public aujourd’hui, le rapport particulier de la Cour des comptes sur la stratégie internationale d’EDF tombe à point nommé au moment où le groupe peine à financer le chantier des EPR britanniques d’Hinkey Point. Selon les magistrats, même si elle est aujourd’hui écartée du fait de la défection d’Areva, qui ne pourra pas prendre 10% du capital à sa charge, la formule de déconsolidation comptable recherchée par EDF pour Hinkley Point «apparaissait contradictoire avec la réalité des risques et des engagements effectivement supportés par EDF, notamment en tant que responsable de la construction de la centrale et de la sûreté nucléaire». «Y compris pour les marchés, la déconsolidation comptable ne saurait être qu’un artifice dès lors que les comptes du groupe ne refléteraient pas la réalité de l’impact du projet sur les risques et les engagements financiers effectivement supportés par EDF», ajoute la Cour des comptes selon laquelle «l’impact potentiel pour l’État français du risque de pertes qu’EDF encourt dans des projets de cette taille nécessite que l’entreprise publique et sa tutelle l’aient préalablement analysé conjointement».
La Commission européenne envisage d'élargir les critères obligeant les entreprises à solliciter son autorisation en cas de fusion afin de ne pas laisser certaines transactions passer entre les mailles du filet, a annoncé jeudi la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager. Selon les règles en vigueur, l’exécutif européen examine uniquement les projets de fusion concernant des sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse un certain seuil, et des entreprises échappent à sa vigilance. Par exemple, l’acquisition pour 19 milliards de dollars (17,5 milliards d’euros) de WhatsApp par Facebook n’a pas été étudiée par les autorités anti-trust européennes avant que des organes nationaux ne la sollicitent il y a deux ans. Le chiffre d’affaires de WhatsApp était en effet en dessous du seuil défini pour un contrôle automatique.
Sans président du directoire depuis un mois, Hugo Boss a annoncé jeudi une série de mesures destinées à réduire sa structure de coûts. Le groupe allemand, qui s'était engagé ces dernières années dans une stratégie d’expansion internationale, va réduire dans un premier temps ses investissements à moins de 200 millions d’euros cette année, contre 220 millions en 2015. Il prévoit également la fermeture d’une vingtaine de boutiques en Chine et la rénovation de certaines autres. Le groupe a déjà réduit ses prix sur le marché chinois pour les rapprocher des niveaux pratiqués en Europe. Hugo Boss entend par ailleurs développer ses activités en ligne et reprendre la main sur la gestion de ses ventes sur internet en Europe, pour assurer une meilleure coordination avec ses magasins. Claus-Dietrich Lahrs a jeté l'éponge le mois dernier après huit ans passés à la tête du groupe allemand, une décision annoncée après une forte baisse du cours de Bourse déclenchée par un avertissement sur les résultats lié à la chute des ventes en Chine et aux Etats-Unis.
Après Uber, Airbnb ou Snapchat, la start-up américaine WeWork a bouclé une levée de fonds envoyant sa valorisation au-delà des 10 milliards de dollars. Spécialisée dans les espaces de travail partagés, WeWork a levé 430 millions de dollars uniquement auprès d’investisseurs chinois emmenés par Hony Capital et Legend Holdings. L'été dernier, sa précédente augmentation de capital l’avait valorisée à 10 milliards de dollars. Depuis sa création à New York en 2010, WeWork a levé 1,3 milliard de dollars au total.