Un arrêté paru vendredi au Journal officiel impose aux opérateurs de télécoms de faire la clarté dans leurs offres sur l’usage du mot fibre et sur la technologie utilisée, arbitrant ainsi un débat qui agite le secteur des télécoms français depuis plusieurs années. Numericable-SFR revendique le statut de leader avec un parc dépassant les 8 millions de prises raccordables. Mais ses concurrents répondent qu’une grande partie de ses offres sont hybrides, avec une fibre jusqu'à l’immeuble puis un câble coaxial jusqu'à l’habitation. Orange et Free (Iliad ), loin derrière en termes de déploiement avec respectivement 5 millions et 2,5 millions de prises raccordables, affirment, eux, déployer du «100% fibre» avec la technologie FttH (Fiber to the Home) qui va jusqu’au logement, ce qui est plus coûteux et demande plus de temps. Sébastien Soriano, le président de l’Arcep, le régulateur des télécoms, avait déploré le «manque de règles du jeu claires» il y a quelques mois. Selon les derniers chiffres de l’Arcep, les abonnements au très haut débit fixe ont bondi de 44% l’an dernier pour grimper à 4,3 millions. Sur ce total, 1,4 million concerne des offres fibre de bout en bout.
Gian Giacomo Ferraris, le directeur général de Versace, a refroidi les attentes autour d’une possible introduction en Bourse du groupe de luxe cette année. «A ce stade, je pense que le marché n’offre pas des conditions idéales», a-t-il indiqué. Le groupe, détenu à hauteur de 20% par Blackstone, réfléchit à une possible IPO depuis 2013. L’an dernier, l’Ebitda du groupe italien a progressé de 20% pour monter à 81 millions d’euros.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) se prononcera fin 2016, début 2017 sur la fiabilité de la cuve du réacteur nucléaire nouvelle génération EPR en construction à Flamanville, sur laquelle une anomalie a été repérée en 2015 et dont Areva tente de démontrer la résistance, a appris l’AFP auprès de l’ASN. En septembre dernier, l’autorité pensait pouvoir se prononcer à l'été 2016. Les tests prennent plus de temps que prévu, a admis Guillaume Bouyt, chef de l’antenne de l’ASN à Caen. L’anomalie a été détectée en avril 2015 par l’ASN.
Le Groupe 3SI, filiale du groupe allemand Otto, a annoncé ce matin la mise en vente la totalité de ses activités e-commerce en France, Belgique, Espagne, Allemagne, Autriche et République Tchèque. L’opération concerne en France les 3 Suisses, Cogemag-Excédence et Becquet, pour lequel le processus de cession a déjà été engagé. «La situation actuelle de 3 Suisses en France et en Belgique ne permet pas une cession qui assurerait un futur à l’activité et à la marque», reconnait 3SI. Du coup, le groupe envisage de créer en France «une structure nouvelle (...) animée par une quarantaine de collaborateurs (contre 147 actuellement)». «L’entité 3 Suisses Belgium lui serait rattachée sans impact sur son fonctionnement et son implantation en Belgique», précise le groupe. Cette nouvelle structure (France et Belgique) serait ensuite mise en vente.
Deux des principaux actionnaires de Premier Foods, Standard Life et Paulson & Co, qui détiennent chacun environ 7% du capital, ont vivement reproché au conseil d’administration du groupe d’agro-alimentaire britannique d’avoir refusé d’engager des discussions de rapprochement avec McCormick. Ce dernier propose de racheter le groupe britannique au prix de 60 pence par action. Mais le conseil de Premier préfère poursuivre un accord de coopération avec le japonais Nissin Foods, qui est devenu son premier actionnaire en rachetant au prix unitaire de 63 pence les 17,3% détenus par Warburg Pincus. L’action Premier Foods a clôturé hier à 52 pence.
Travis Kalanick, le fondateur d’Uber, a un peu plus levé le voile sur les résultats de son groupe. « Rien qu’avec nos 30 premières villes, nous générons aujourd’hui plus de 1 milliard de profits annuels », a assuré le directeur général du groupe de voitures avec chauffeur lors d’une conférence en Chine, « et ces bénéfices augmentent chaque année du fait de notre expansion ». Au-delà de ce top 30 ultra rentable, d’autres villes parmi les 400 couvertes par Uber, sont également profitables, a ajouté le dirigeant. Ces bénéfices contribuent à financer le développement d’Uber en Chine, où ses pertes annuelles sont estimées à plus de 1 milliard de dollars.
Yokohama Rubber a annoncé ce matin avoir signé un accord pour racheter Alliance Tire Group, dont l’actionnaire de contrôle est le fonds d’investissement américain KKR, pour environ 1,2 milliard de dollars (1,08 milliard d’euros). Avec l’acquisition de cette entreprise basée aux Pays-Bas, le groupe japonais entend développer sa division pneumatiques pour véhicules utilitaires. Yokohama Rubber rachètera la totalité du capital d’Alliance Tire. La transaction devrait être finalisée le 1er juillet. KKR avait acquis en 2013 la participation de contrôle dans Alliance Tire auprès de Warburg Pincus, des sources précisant que le fonds avait alors déboursé 500 millions de dollars.
Sharp a prévenu aujourd’hui que ses résultats annuels seraient inférieurs à ses propres projections en raison du ralentissement économique chinois. Début février, le groupe d'électronique japonais avait redit anticiper un résultat d’exploitation 2015-2016 de l’ordre de 10 milliards de yens (79,3 millions d’euros). Foxconn (Hon Hai Precision Industry) était sur le point de lancer formellement son offre sur Sharp le mois dernier, mais le groupe taïwanais a brutalement suspendu le processus après la découverte de nouveaux éléments dans le passif de sa cible. En début de semaine, Reuters indiquait que Foxconn allait probablement réduire le montant de son offre portant sur les deux tiers du capital de Sharp.
Après une forte baisse des résultats en 2015, le groupe de maisons de retraite donne d'ores et déjà la priorité au rétablissement de la performance, notamment en Allemagne.
Total compte investir au cours des prochaines années dans des infrastructures permettant de développer les nouveaux marchés du gaz naturel liquéfié (GNL), a déclaré jeudi Laurent Vivier, le directeur de l’activité gaz du pétrolier français. Il juge que l’Europe est en train de redevenir un marché essentiel pour le GNL à court terme mais que la croissance à long terme proviendra, en plus de la Chine, de nouveaux débouchés situés en Asie du sud-est, Afrique, Amérique latine ou encore Amérique centrale. Total veut faire croître sa production en quote-part de GNL de 12 millions de tonnes en 2014 à 20 millions en 2020 et augmenter ses achats de 7 à 15 millions de tonnes.
Le nouveau directeur général de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a perçu 18,9 millions de francs suisses (17,3 millions d’euros) au titre de l’exercice 2015, indique le rapport annuel de la banque. Arrivé en juillet, le directeur général a reçu une rémunération de 4,57 millions de francs pour son poste et des primes de 14,3 millions, sous forme d’actions, en guise de compensation de primes qu’il aurait dû percevoir de son précédent employeur, l’assureur britannique Prudential. La rémunération fixe s’est élevée à 1,71 million de francs. La part variable liée à la performance s’est chiffrée à 2,86 millions de francs. En 2014, Brady Dougan, l’ancien directeur général de Credit Suisse, avait gagné 9,7 millions de francs.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a condamné Google à une amende de 100.000 euros pour n’avoir pas accepté de déréférencer des informations concernant des particuliers sur toutes les extensions de son moteur de recherche. La Cnil avait engagé une procédure de sanction contre le groupe américain, qui avait ignoré une première mise en demeure. La Cnil et Google diffèrent sur l’interprétation à donner à une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui a consacré le «droit à l’oubli» numérique en mai 2014, en donnant aux citoyens, sous certaines conditions, la possibilité d’obtenir des moteurs de recherche le déréférencement d’informations les concernant.
La rémunération de Carlos Ghosn, PDG de Renault, a atteint 7,251 millions d’euros au total en 2015, dont 1,737 million en numéraire, soit une hausse de 0,49% par rapport à 2014, a fait savoir le constructeur automobile jeudi. Cette enveloppe se compose de trois parties : une part fixe (1,23 million d’euros, stable), une part variable (145% du fixe, soit 1,78 million, en baisse de 1,7%) et des actions de performance valorisées 4,18 millions d’euros. Le PDG ne reçoit immédiatement que 25% de ce variable. Le solde de 75% est converti en actions qui seront acquises en 2020 en fonction de l’atteinte de critères de performance sur la période.
Nissin Foods, spécialiste japonais des nouilles instantanées, va racheter au fonds de capital investissement Warburg Pincus sa participation de 17,27% dans Premier Foods. Ce dernier avait annoncé mercredi rejeter une deuxième proposition d’achat du concepteur d'épices américain McCormick, à 60 pence par action, estimant qu’elle le sous-évaluait. Le groupe américain, présent en France avec les marques Ducros et Vahiné et qui avait tenté une première approche en février à 52 pence par action, a jusqu’au 20 avril pour formuler une offre en bonne et due forme. Cet accord avec Nissin Foods a toutefois soulevé les protestations d’actionnaires de Premier Foods, dont Standard Life Investments. De son côté, McCormick a indiqué examiner les options qui s’offrent à lui.
Alors que les chiffres récents faisaient craindre un échec, le fabricant américain d’automates bancaires et de caisses automatiques Diebold a finalement obtenu le nombre de titres nécessaires à la réalisation de son offre sur Wincor Nixdorf. Des actionnaires de la cible détenant au total 68,9% du capital ont apporté leurs titres à l’offre à son échéance du 22 mars, plus que les 67,6% nécessaires pour assurer le succès de l’opération.
Accenture a dévoilé une hausse de 6,1% de son chiffre d’affaires net à 7,95 milliards de dollars (7,12 milliards d’euros) au deuxième trimestre, clos le 29 février, de son exercice 2015-2016. Grâce à la forte croissance de son activité en Amérique du Nord, le cabinet dépasse ainsi le consensus qui tablait sur 7,72 milliards. Le bénéfice net part du groupe s’est élevé à 1,33 milliard de dollars, soit 2,08 dollars par action, contre 690,7 millions (1,08 dollar) un an auparavant. Accenture prévoit pour l’ensemble de l’exercice une croissance de son chiffre d’affaires de 8% à 10% en monnaies locales.
Volkswagen et sa marque Porsche ont annoncé jeudi le rappel de plus de 800.000 véhicules dans le monde afin d'éviter une possible défaillance d’un composant du pédalier. Les voitures concernées sont 391.000 VW Touareg et 409.477 Porsche Cayenne construits de 2011 à 2016, précisent les deux marques.
Le groupe Bolloré a enregistré un chiffre d’affaires de 10,82 milliards d’euros en 2015, en baisse de 2% à données constantes. L’Ebitda progresse de 9%, à 1,11 milliard d’euros et le résultat net part du groupe ressort à 564 millions d’euros, en hausse de 161%. Le groupe prévoit de verser un dividende stable de 0,06 euro par action au titre de l’exercice écoulé.
Pour l’exercice 2015, exceptionnellement calculé sur 9 mois du 1er avril au 31 décembre, TDF Infrastructure a connu une baisse de 3,8% de son chiffre d’affaires, à 525,2 millions d’euros. Pour la télévision numérique, la décroissance des revenus (-2,7%) provient de la « concurrence et de la baisse des prix sur le marché de la diffusion », explique le groupe. L’activité de location de sites pour les opérateurs de télécoms « poursuit sa croissance, notamment avec Free », « le léger tassement conjoncturel (-1,3%) résulte d’éléments non récurrents constatés en 2014». Le groupe explique la baisse de 12,2% de son Ebitda à 255,7 millions d’euros par des « événements conjoncturels tels que les coûts induits du changement d’actionnaires, le provisionnement d’impayés, et enfin, des provisions non récurrentes comme la remise en état du siège social relatif au déménagement ». TDF a été très mobilisé l’an dernier par son changement d’actionnaires. Il est passé entre les mains des fonds canadiens Brookfield Infrastructure et PSP Investments, du néerlandais APG Asset Management et de Predica.
Oi a essuyé une perte nette de 4,55 milliards de réaux (1,1 milliard d’euros environ) au dernier trimestre 2015, en raison notamment de dépréciations d’actifs fiscaux. Ses revenus ont baissé de 8%. Fortement endetté, l’opérateur de télécoms brésilien ne peut plus compter sur le soutien du milliardaire russe Mikhail Fridman, celui-ci ayant retiré en février sa proposition d’aide financière. Oi a été dégradé par Moody’s début mars et a mandaté PJT Partners pour l’aider à réfléchir à une possible restructuration de sa dette de plus 14 milliards d’euros.
La rémunération de Carlos Ghosn, PDG de Renault, a atteint 7,251 millions d’euros au total en 2015, dont 1,737 million en numéraire, soit une hausse de 0,49% par rapport à 2014, a annoncé le constructeur automobile aujourd’hui. Cette enveloppe se compose de trois parties : une part fixe (1,23 million d’euros, stable), une part variable (145% du fixe, soit 1,78 million, en baisse de 1,7%) qui rémunère la performance de l’année passée, et des actions de performance valorisées 4,18 millions d’euros. Le PDG ne reçoit immédiatement que 25% de ce variable, à savoir 445.875 euros. Le solde de 75% est converti en actions qui seront acquises en 2020 en fonction de l’atteinte de critères de performance sur la période.
Alors que les chiffres récents faisaient craindre un échec, le fabricant américain d’automates bancaires et de caisses automatiques Diebold a finalement obtenu le nombre de titres nécessaires à la réalisation de son offre sur Wincor Nixdorf. Des actionnaires de la cible détenant au total 68,9% du capital ont apporté leurs titres à l’offre à son échéance du 22 mars, plus que les 67,6% nécessaires pour assurer le succès de l’opération, a annoncé Diebold dans un communiqué. En tenant compte de l’autocontrôle de Wincor Nixdorf, Diebold atteindra le seuil légal de 75%. Dette comprise, l’offre valorise la société allemande à 1,7 milliard d’euros. La fusion va créer le leader mondial du secteur des automates bancaires, avec une part de marché de 35%, laissant NCR, numéro deux mondial, avec un poids de 25%, selon des analystes.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a condamné Google à une amende de 100.000 euros pour n’avoir pas accepté de déréférencer des informations concernant des particuliers sur toutes les extensions de son moteur de recherche. La Cnil avait engagé une procédure de sanction contre le groupe américain, qui avait ignoré une première mise en demeure. La Cnil et Google diffèrent sur l’interprétation à donner à une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui a consacré le «droit à l’oubli» numérique en mai 2014, en donnant aux citoyens, sous certaines conditions, la possibilité d’obtenir des moteurs de recherche le déréférencement d’informations les concernant. Google n’a accepté d’appliquer ce «droit à l’oubli» que pour des recherches faites à partir des extensions européennes de son site (comme google.fr ou google.de, mais pas google.com). Google risquait une amende de 150.000 euros, moins que les 20 millions ou 4% du chiffre d’affaires prévus dans le projet de loi République numérique et un futur règlement européen, actuellement en discussion. Le groupe américain peut contester la sanction devant le conseil d’Etat.
Nissin Foods, spécialiste japonais des nouilles instantanées, va racheter au fonds de capital investissement Warburg Pincus sa participation de 17,27% dans Premier Foods. Ce dernier avait annoncé mercredi qu’il avait rejeté une deuxième proposition d’achat du concepteur d'épices américain McCormick, à 60 pence par action, estimant qu’elle le sous-évaluait. Le groupe américain, présent en France avec les marques Ducros et Vahiné et qui avait tenté une première approche en février à 52 pence par action, a jusqu’au 20 avril pour formuler une offre en bonne et due forme. « En gagnant un investisseur stratégique qui comprend et soutient nos ambitions de croissance, nous avons une chance exceptionnelle de créer de la valeur pour l’actionnaire », explique David Beever, le président de Premier Foods, dans un communiqué. Cet accord a toutefois soulevé les protestions de plusieurs actionnaires de Premier Foods, notamment Standard Life Investments, le troisième actionnaire du groupe britannique. De son côté, McCormick a indiqué examiner les options qui s’offrent à lui.
Alors qu’il réduit la voilure dans les médias, le groupe Lagardère réaffirme ses ambitions dans la distribution en aéroports ou en gare (travel retail). A l’occasion d’une journée investisseurs, le groupe annonce vouloir dégager un taux de croissance annuel moyen du chiffre d’affaires compris entre 7% et 10%, en incluant les joint-ventures, avec une progression de la marge d’Ebitda récurrent supérieure à 1 point sur quatre ans, grâce à une évolution favorable du mix-produits et au renforcement des synergies consécutives aux acquisitions. «Ces perspectives excluent une crise économique majeure à l'échelle mondiale», précise Lagardère.