Fnac Darty a fait état hier d’une nette progression de sa marge opérationnelle en 2017 dans un marché français peu porteur pour la distribution de produits électroménagers, électroniques et culturels. Le groupe a bouclé l’exercice sur des ventes en progression de 0,5% en données comparables, à 7.448 millions d’euros, après une hausse de 2,0% en 2016. Son résultat opérationnel courant a quant à lui augmenté de 33% pro forma à 270 millions d’euros, pour une marge en hausse de 90 points de base à 3,6% (contre 2,7% un an plus tôt). 65% des 130 millions de synergies attendues liées à l’acquisition de Darty ont été réalisées à fin 2017, précise le groupe.
Les fonds souverains d'Arabie saoudite et de Singapour, Amundi et Colony NorthStar pourraient entrer au capital de la filiale immobilière de l'hôtelier, selon Bloomberg.
Pour son troisième mandat, Stéphane Richard va pouvoir s'appuyer sur les résultats 2017, marqués par le retour de la croissance en France après sept années d'érosion.
En cas d’aval des actionnaires, Jacques Gounon restera PDG jusqu’en 2021. Il prendra ensuite la tête du conseil et sera remplacé par François Gauthey comme DG.
Le groupement européen d’achat AgeCore, qui compte le français Intermarché et l’allemand Edeka parmi ses membres, boycotte depuis ce week-end des produits de Nestlé sur fond de contentieux sur les prix. La chaîne italienne de supermarchés Conad a précisé que les membres d’AgeCore avaient réduit d’environ 20% leurs achats de produits Nestlé pendant que se poursuivent les tractations. Un porte-parole de la multinationale suisse a dit hier regretter que les clients du groupe ne puissent trouver des produits Nestlé dans certains magasins et il a ajouté espérer que les négociations aboutissent rapidement pour mettre fin à cette «situation hautement regrettable.»
Tops Markets, une chaîne de supermarchés du nord-est des Etats-Unis, a déposé son bilan hier en invoquant une charge de la dette insupportable, la baisse des prix alimentaires et la concurrence d’Amazon.com et d’enseignes à bas prix. Tops, qui emploie plus de 14.200 personnes, a fait état d’un passif de 1,18 milliard de dollars (958 millions d’euros) pour des actifs de 977 millions. La société avait été rachetée en 2013 par son management à la branche de capital-investissement de Morgan Stanley.
Le conseil d’administration d’Arkema a décidé de proposer comme administrateur indépendant l’ancien PDG d’Air France-KLM Alexandre de Juniac, fait savoir hier le groupe de chimie. Sa nomination au conseil, pour un mandat de quatre ans, sera soumise à l’assemblée générale du 18 mai. Le conseil d’Arkema a aussi proposé la nomination comme administratrice indépendante de Marie-Ange Debon, directrice générale adjointe du groupe Suez chargée de la division International.
Le conseil d’administration de Veolia a proposé hier le renouvellement du mandat d’administrateur d’Antoine Frérot en vue de le reconduire dans ses fonctions de PDG pour une durée de quatre ans. Ce renouvellement sera soumis à l’approbation des actionnaires lors de la prochaine assemblée générale prévue le 19 avril, a précisé le groupe. Nommé directeur général de Veolia en novembre 2009 puis PDG en décembre 2010, Antoine Frérot, 59 ans, a été reconduit une première fois dans ses fonctions en 2014.
L’opérateur historique allemand Deutsche Telekom a annoncé hier avoir prolongé le mandat de son président du directoire, Tim Höttges, de cinq ans. L’opérateur a par ailleurs annoncé que Christian Illek, actuellement directeur des ressources humaines, deviendra directeur financier en 2019, en remplacement de Thomas Dannenfeldt qui quittera ses fonctions pour des «raisons personnelles». Deutsche Telekom publie ses résultats annuels ce matin.
Le britannique Arix va fournir au français Ipsen l’accès à son réseau d’experts professionnels et scientifiques et va lui permettre d’investir dans des projets existants ou de nouvelles opportunités issus d’Arix. En retour, Ipsen soutiendra Arix par son expertise dans la recherche, le développement et l’excellence commerciale. La collaboration entre Arix et Ipsen vise à identifier des opportunités et à créer conjointement de nouvelles entreprises ciblant principalement le développement et la commercialisation de thérapeutiques innovantes pour les patients.
Vallourec a avancé à bons pas dans son plan de transformation 2016-2020. Le fabricant français de tubes sans soudure (essentiellement pour l’industrie pétrolière) a réalisé 315 millions d’euros d’économies brutes depuis deux ans, dont 164 millions en 2017, alors que l’objectif a été fixé à 400 millions en cinq ans, a-t-il annoncé cet après-midi à l’occasion de la publication de ses comptes annuels. De même, en deux ans, Vallourec a réalisé environ 50% de l’objectif de contribution du plan au résultat brut d’exploitation (RBE) supplémentaire pour 2020.
Boeing voit une «grande complémentarité stratégique» dans une éventuelle acquisition de l’avionneur brésilien Embraer mais un accord n’est pas indispensable, a déclaré mercredi le PDG du géant aéronautique américain, Dennis Muilenburg.
Daimler a annoncé aujourd’hui son intention d’investir 2,6 milliards d’euros en recherche et développement à sa division de poids lourds d’ici à 2019, dans le cadre de ses efforts pour produire des camions électriques en série à partir de 2021. Mercedes-Benz, la marque phare du groupe allemand, teste actuellement des camions eActros avec une autonomie allant jusqu'à 200 km. L’accent sera mis sur la mobilité électrique, la connectivité et les technologies de conduite autonome pour véhicules commerciaux.
Nokia ne voit pas de potentiel significatif pour son pôle santé numérique «en difficulté», qui produit notamment des trackers d’activité et des montres connectées, selon un mémo interne consulté par Reuters mercredi et précédemment publié par le site d’information technologique The Verge. Le groupe finlandais, dont le cœur de l’activité repose sur les équipements de réseaux mobiles, a annoncé le 15 février une revue stratégique de ce pôle, pouvant ou non conduire à une transaction, deux ans seulement après sa création. Nokia avait racheté en 2016 pour 170 millions d’euros la start-up française Withings dans le but de s’implanter sur le marché des objets connectés dédiés à la santé.
AccorHotels a dépassé ses objectifs financiers pour 2017 et les consensus d’analystes, grâce à de bonnes tendances de marché dans son coeur de métier. Le groupe hôtelier poursuit par ailleurs ses discussions en vue de l’ouverture du capital de sa branche immobilière AccorInvest à des investisseurs.
Comme il l’avait annoncé en janvier lors de l’acquisition de Minvasys pour 7,5 millions d’euros, Stentys lance une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription pour financer cette opération. Initialement prévue de 7 à 9 millions, cette levée sera finalement de 11,8 millions. Bpfifrance s’est déjà engagé à souscrire à hauteur de 8,9 millions d’euros, soit 75% de l’augmentation de capital.
Dans trois décisions distinctes, la Commission européenne a infligé des amendes de 395 millions d’euros à quatre entreprises de transport maritime de véhicules (le chilien CSAV, les japonais «K» Line, et NYK et le norvégo-suédois WWL-EUKOR), de 76 millions d’euros à deux fournisseurs de bougies d’allumage (l’allemand Bosch et le japonais NGK) et de 75 millions d’euros à deux fournisseurs de systèmes de freinage (les allemands Bosch et Continental), pour cause de participation à des ententes, en violation des règles de concurrence de l’UE. Les entreprises ont toutes reconnu leur participation aux ententes et ont accepté de conclure des transactions. Les japonais MOL et Denso et l’allemand TRW ayant révélé les ententes ont obtenu une immunité totale et n’ont pas payé d’amendes.
Suez aurait lancé un plan de cessions de 600 à 800 millions d’euros, après avoir revu ses prévisions à la baisse en début d’année, selon BFM Business qui cite une source proche de la direction. Suez a «lancé en interne un vaste plan d’austérité» prévoyant que «toutes les branches (eau, déchets) doivent céder des filiales pour un total de 600 à 800 millions d’euros», indique la chaîne sur son site internet. «D’abord, environ 20% du capital de la filiale américaine United Water sera vendu à des investisseurs. Cette opération devrait rapporter environ 300 à 400 millions d’euros», ajoute BFM Business.
Lors d’une journée investisseurs, Sartorius Stedim Biotech a annoncé qu’il visait un chiffre d’affaires d’environ 2,8 milliards d’euros en 2025, pour une marge d’Ebitda courant de 30%. En 2017, le fournisseur d’équipements et de services pour l’industrie pharmaceutique (balances, système de purification d’eau, gestion de fluides…) a enregistré un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros, en hausse de 4,1%, pour 295 millions d’euros d’Ebitda courant (+2,2%), soit une marge de 27,3% (-0,2 point en raison d’un effet change négatif). Pour 2018, Sartorius vise une hausse de 7% à 10% de ses ventes et une marge d’Ebitda courant d’environ 27,8%. Les investissements devraient représenter 15% du chiffre d’affaires.
Le groupe de services numériques a publié ce matin un bénéfice net en hausse de près de 11% à 601 millions d’euros en 2017, en excluant la cession de la participation de sa filiale Worldline dans Visa Europe. Son chiffre d’affaires s’élève à 12,7 milliards, en croissance organique de 2,3% et de 10,1% à taux de change constants. Son taux de marge opérationnelle s’est amélioré de 130 points de base à 10,2% du chiffre d’affaires. Pour l’exercice 2018, il prévoit une croissance organique de 2 à 3% et un taux de marge opérationnelle compris entre 10,5 et 11%. Son flux de trésorerie disponible devrait atteindre 60% de la marge opérationnelle, après 55,3% en 2017 et 50,8% en 2016.
En dépit d’une hausse de ses ventes à périmètre comparable sur le marché américain pour le 14ème trimestre d’affilée, le premier distributeur mondial a publié hier un bénéfice trimestriel ajusté par action en progression de 2,3% à 1,33 dollar, inférieur au consensus qui tablait sur 1,37 dollar. Au quatrième trimestre de son exercice clos le 31 janvier, son chiffre d’affaires total s’est établi à 136,27 milliards de dollars, en hausse de 4,1%. Les ventes en ligne ont progressé de 23% sur cette période, à comparer à une hausse de 50% au trimestre précédent. Pour l’exercice en cours, Walmart vise un bénéfice par action compris entre 4,75 et 5 dollars. La réaction des marchés a été sévère, le titre Walmart abandonnant plus de 10% hier pour clore à 94,11 dollars.
L’action Gap a cédé près de 5% hier après que le distributeur textile a annoncé le départ du patron de sa marque éponyme Jeff Kirwan. Ce dernier occupait les fonctions de directeur général depuis décembre 2014. La chaîne de prêt-à-porter a indiqué qu’elle commençait à rechercher un nouveau dirigeant et a provisoirement installé l’actuel vice-président exécutif de Gap, Brent Hyder, à la tête de l’enseigne.