Google, la filiale d’Alphabet, discute de l’achat du pôle haut débit embarqué de Nokia, rapporte Bloomberg mardi, citant des sources proches du dossier. La technologie du groupe finlandais pourrait aider Google à proposer une solution plus rapide à l’actuel Wifi équipant les avions, ajoute l’agence, précisant qu’un accord pourrait être annoncé prochainement.
Altaris Capital Partners et Analogic Corp. ont annoncé mardi avoir conclu un accord en vue de l’acquisition du fabricant américain de produits d’imagerie médicale par le fonds de capital-investissement, pour 1,1 milliard de dollars, soit 84 dollars par action. Le conseil d’administration d’Analogic a approuvé la transaction à l’unanimité. Celle-ci devrait être bouclée mi-2018. L’offre représente une prime de 25% par rapport au cours de clôture d’Analogic le 7 avril, à 67,45 dollars, au lendemain de l’annonce, par le groupe, de sa mise en vente.
La direction d’Air France a proposé mardi aux organisations syndicales l’ouverture de négociations salariales pluriannuelles, ainsi qu’un doublement de la revalorisation prévue pour 2018, alors que le conflit a coûté pour l’instant 170 millions d’euros à la compagnie pour six jours de grève. Elle suggère d’appliquer une partie des mesures dès le 1er avril en augmentant les grilles de salaires de 1%, ce qui porterait à 2% la revalorisation pour 2018. «C’est en partie un aveu de faiblesse de la direction», estime Vincent Salles, co-secrétaire général du syndicat CGT Air France, qui juge toutefois que le compte n’y est pas, rappelant que la hausse de 6% demandée correspond à un rattrapage de l’inflation des dernières années. L’intersyndicale doit se réunir ce matin.
Lufthansa et EasyJet ont annoncé ou renouvelé leur intérêt pour Alitalia, ont annoncé les deux compagnies aériennes mardi. Lufthansa a déclaré qu’elle avait soumis un document détaillant ses idées d’une «nouvelle» Alitalia. «Nous pouvons penser que de nouvelles discussions auront lieu sur cette base», a déclaré un porte-parole de la compagnie allemande. EasyJet, qui s'était déjà manifesté, a précisé qu’il avait modifié l’expression de son intérêt pour une Alitalia restructurée dans le cadre d’un consortium, composé, selon Bloomberg, de Cerberus et Air France-KLM. Alitalia, en procédure de dépôt de bilan, a indiqué qu’elle avait reçu trois propositions.
Volkswagen, qui peine à tourner la page du scandale des émissions polluantes de ses moteurs diesel, a déclaré aujourd’hui envisager le remplacement de son président du directoire Matthias Müller dans le cadre d’une refonte de sa direction. Selon Dow Jones, le premier constructeur automobile allemand pourrait choisir Herbert Diess, l’actuel patron de la marque Volkswagen. L’action Volkswagen s’est adjugé jusqu'à 4,93% cet après-midi à la Bourse de Francfort (à 172,5 euros).
Dans un courrier adressé le 9 avril à l’AMF, Cisco Systems a déclaré avoir franchi en baisse, le 4 avril 2018, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de Technicolor à la suite de cessions d’actions sur le marché. Le groupe américain ne détient plus que 4,93% du capital et des droits de vote de Technicolor. Cisco était entré au capital du groupe français de solutions et de services pour l’industrie audiovisuelle en 2015, au moment de la cession de sa division connected devices.
Canal+, la filiale de télévision payante de Vivendi, a annoncé aujourd’hui que son conseil de surveillance avait nommé Maxime Saada au poste de président du directoire. «A ce titre, il prend en charge la direction opérationnelle de l’ensemble des activités du groupe», précise la chaîne cryptée dans un communiqué. Maxime Saada, jusqu’à présent directeur général de Canal+, remplace Jean-Christophe Thiery, ce dernier ayant lui-même été nommé au poste de président du conseil de surveillance de Canal+, en remplacement de Vincent Bolloré, président du conseil de Vivendi et actionnaire du contrôle du groupe de médias.
Eni a déclaré aujourd’hui avoir atteint son objectif d’un million de clients sur le marché de l'électricité et du gaz français, l'énergéticien italien ajoutant viser un total deux millions d’ici 2021. Après avoir pris pied sur le marché de l'électricité pour les entreprises et les collectivités en France en novembre 2016, le groupe transalpin avait fait son entrée sur le marché français pour les particuliers fin mars 2017.
Elliott a finalisé la liste des 10 candidats, tous de nationalité italienne, qu’il soumettra au vote des actionnaires de Telecom Italia lors de l’AG extraordinaire du 4 mai qui doit renouveler l’intégralité du conseil d’administration de l’opérateur de télécoms. Les candidats sont déclarés «totalement indépendants» indique le communiqué diffusé ce matin par Telecom Italia.
Le cours de l’action Ingenico progressait de 6,69% en fin de matinée à la Bourse de Paris, à 72,42 euros, signant la plus forte hausse du SBF 120. Il profite de l’annonce lundi soir de l’acquisition de son rival Verifone Systems par plusieurs fonds de capital-investissement pour 3,4 milliards de dollars. «L’effet consolidation joue et, de plus, si vous appliquez les ratio de la transaction de Verifone à Ingenico, vous arrivez à 70 euros par action, ce qui est supérieur au cours de clôture de lundi (67,88 euros, ndlr)», explique Richard-Maxime Beaudoux, analyste chez Bryan Garnier.
EDF a révélé mardi avoir constaté des défauts de qualité de certaines soudures du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. Le groupe a lancé une série de contrôles supplémentaires afin d’identifier «les causes et la nature» des écarts de qualité de réalisation et de définir «les actions correctives et les modalités industrielles» à proposer à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ils s’achèveront d’ici fin mai, a précisé l'électricien public dans un communiqué. «A l’issue de l’expertise (...) et de la démarche d’instruction qui sera retenue par l’ASN, EDF sera en mesure de préciser si le projet nécessite un ajustement de son planning et de son coût», a prévenu EDF.
SandRidge Energy, sous la pression de Carl Icahn, son principal actionnaire, a déclaré lundi qu’il étudierait toute proposition d’achat. L’investisseur activiste, qui a déclaré la semaine dernière qu’il pourrait proposer d’acquérir SandRidge, compte désigner des administrateurs pour proposer un tel projet, mais SandRidge souligne que cela n’a toujours pas été fait. Depuis qu’il a bloqué une fusion entre SandRidge et Bonanza Creek Energy en 2017, Icahn réclame l'éviction du directeur général et du directeur financier, ainsi que la suppression de la pilule empoisonnée qui empêche tout investisseur individuel de bâtir une participation supérieure à 10%.
Le projet de directive, dont L'Agefi a obtenu copie, sera annoncé demain. Le sujet fâche les entreprises, sans vraiment satisfaire les associations de consommateurs.
SenseTime, groupe chinois spécialisé dans la reconnaissance faciale, a annoncé un nouveau tour de table mené par Alibaba et notamment composé du chinois Suning.com et du fonds souverain singapourien Temasek. Selon Reuters, il a levé 600 millions de dollars (488 millions d’euros). Selon l’agence de presse, la valeur de l’entreprise a triplé en moins d’un an, pour atteindre environ 4,5 milliards de dollars: en juillet, SenseTime avait été évalué à 1,5 milliard après un tour de table de 410 millions levé notamment auprès de CDH Investments, du fonds public chinois Sailing Capital et de Qualcomm.
Dans un courrier au président du conseil de surveillance d’Alès Groupe, le fonds activiste CIAM, son premier actionnaire minortaire, hausse le ton: estimant que ses tentatives de dialogue sont restées sans effet alors que l’entreprise spécialisée dans la cosmétique à base de plantes affiche «des mauvais résultats récurrents», il va demander la nomination d’un nouveau membre au conseil de surveillance dans la perspective de l’assemblée générale en juin 2018. CIAM fustige «un conseil de surveillance qui ne joue pas son rôle, faute de compétence et sans doute de volonté».
Gérard Mestrallet, qui quittera la présidence d’Engie lors de l’AG du 18 mai, pourrait rejoindre CVC Capital Partners en tant que senior adviser, indique Bloomberg. Il devrait également quitter la présidence de Paris Europlace, le lobby de la Place financière de Paris. Devenu PDG de la Compagnie de Suez en 1995, Gérard Mestrallet a oeuvré à la transformation de la société en groupe d'énergie avec, notamment, la fusion avec GDF en 2008.
Viacom a demandé à CBS d’augmenter son offre de 2,8 milliards de dollars environ, soit de près de 25%, ont déclaré des sources à Reuters. National Amusements, holding de la famille Redstone qui contrôle à la fois CBS et Viacom, les pousse à fusionner. Viacom réclamerait 0,68 action CBS pour chacune de ses actions de catégorie B. CBS propose lui 0,55 action. Au ratio de 0,55, Viacom serait valorisé 11,9 milliards de dollars (9,66 milliards d’euros), soit moins que sa capitalisation actuelle de 12,7 milliards. Viacom se valorise lui-même 14,7 milliards de dollars.
La start-up de prêts collaboratifs Social Finance (SoFi) commence à combler le vide laissé par l’hémorragie de dirigeants. Michelle Gill a été nommée directrice financière à compter du 30 avril, en remplacement de Steven Freiberg qui assurait l’intérim. Elle travaillait précédemment pour TPG Sixth Street Partners, une entité du capital-investisseur TPG spécialisée dans le crédit et ses produits connexes. Elle a été recrutée par Anthony Noto, le nouveau patron de SoFi depuis le départ de Mike Cagney, qui a démissionné en septembre dernier sur fond de scandale de harcèlement sexuel généralisé. Ces derniers mois, SoFi a également perdu son chief revenue officer (en charge des ventes, du marketing, de la politique de prix et de l’après-vente) Michael Tannenbaum et le responsable des technologies June Ou.
Le ministère de la Justice américain aurait approuvé l’acquisition du groupe américain de semences par le chimiste allemand, moyennant de nouvelles concessions.
LVMH a accéléré le pas et dépassé toutes les attentes au premier trimestre, porté par une très solide dynamique dans l’ensemble de ses divisions. Le numéro un mondial du luxe a vu ses ventes atteindre 10,85 milliards d’euros, dépassant les 10,64 milliards du consensus établi par Inquiry Financial. A taux de change et périmètre constants, sa croissance a encore accéléré le pas, ressortant à 13% au lieu des 9% attendus par les analystes, après une hausse de 11% au quatrième trimestre de 2017 et de 12% sur l’ensemble du dernier exercice. Au centre de l’attention des investisseurs, la division mode et maroquinerie qui loge Louis Vuitton, principal contributeur aux profits du groupe, a vu sa croissance organique décoller de 16%, après une progression de 10% au quatrième trimestre 2017.
Les coûts horaires de main d’oeuvre ont augmenté de 1,9% en 2017 au sein de la zone euro, a indiqué Eurostat lundi. Les plus fortes hausses ont été enregistrée dans les pays baltes (+7 à +9%), tandis que les coûts ont baissé en Finlande (-1,5%). La France se situe en dessous de la moyenne, avec +1,1%, tandis que l’Allemagne se situe au-dessus (+2,6%). Pour l’Europe entière, la progression des salaires a atteint 2,3%, avec de fortes hausses en Bulgarie (+12%), et Roumanie (+17,1%). La Grande-Bretagne dépasse la moyenne (+2,6%).
Le groupe portugais Energias de Portugal (EDP) a assuré lundi n’avoir noué aucun contact, ni engagé aucune négociation au sujet d’une éventuelle consolidation. Il répondait ainsi à un article de BFM Business, selon lequel Engie et EDP auraient engagé des contacts préliminaires. Engie, interrogé par l’agence Agefi-Dow Jones, ne fait aucun commentaire. L’italien Enel serait également intéressé par EDP. La direction d’EDP et le gouvernement portugais verraient d’un bon oeil l’entrée d’un partenaire européen au capital, face au chinois Three Gorges, qui contrôle 21% du capital.
SenseTime, un groupe chinois spécialisé dans les technologies de reconnaissance faciale, a levé 600 millions de dollars (488 millions d’euros) lors d’un tour de table mené par Alibaba, ce qui traduit un triplement de la valeur de l’entreprise à environ 4,5 milliards de dollars en moins d’un an, indique Reuters de sources proches du dossier. Lors de son dernier tour de table, SenseTime a reçu des financements auprès d’investisseurs comme le groupe chinois de commerce électronique Suning.com et le fonds public singapourien Temasek Holdings, indique la société dans un communiqué publié, sans donner de précisions chiffrées.
Elliott Advisors a annoncé dans un communiqué avoir relevé à 8,8% sa participation au capital de Telecom Italia, contre un peu plus de 5% jusqu'à présent. Le fonds activiste a précisé avoir constitué ce bloc d’actions ordinaires avec l’aide de JPMorgan. Dans le même temps, Elliott a publié un document dans lequel il réitère ses critiques à l'égard de Vivendi, premier actionnaire de l’opérateur italien (24% du capital) et précise ses intentions. Elliott assure ne pas vouloir prendre le contrôle de Telecom Italia mais estime que seul un conseil de surveillance composé de membres «véritablement indépendants» serait à même d’améliorer la gouvernance du groupe et de créer de la valeur pour les actionnaires.