Dans l’industrie du private equity tricolore, KKR tient une place particulière. Le géant new-yorkais était à l’origine du plus gros LBO de France, grâce à son investissement dans Solocal en 2006, sur la base d’une valorisation de 6 milliards d’euros. Mais si l’opération sur l’ex-PagesJaunes est finalement restée dans les annales de la plus mauvaise des manières, l’investisseur n’a pas perdu goût pour la démesure. Il vient de prendre une participation minoritaire au capital de Cegid, par le biais de son fonds long-terme KKR Core Investment Strategy. L’opération, menée par le partenaire financier historique Silver Lake qui reste majoritaire au capital de Cegid, valorise l’éditeur de logiciels de gestion pas moins de 5,5 milliards d’euros. Un prix astronomique qui fait de ce nouvel LBO le deuxième plus gros de l’histoire du non-coté français. A titre de comparaison, l’offre publique d’achat qui avait été menée sur Cegid par Silver Lake et AltaOne Capital en 2016 s’était nouée sur la base d’une valorisation de 580 millions d’euros. D’une petite entreprise lyonnaise ayant vu le jour en 1983, Cegid est devenu un acteur majeur des solutions de gestion cloud pour les professionnels des métiers de la finance (ERP, trésorerie, fiscalité), des ressources humaines (paie, gestion des talents) et des secteurs de l’expertise comptable et du retail. La croissance hors du commun du groupe s’explique avant tout par la transition vers le SaaS de son business model et par les lourds investissements dans les solutions cloud de dernière génération. Mais aussi par la stratégie de croissance externe très active menée depuis 2017. Rien que cette année, Cegid s’est offert ACA et Cedricom, dans les logiciels de gestion de flux financiers, Dhatim dans la reconnaissance de texte, et TalentSoft dans les ressources humaines, pour quelque 450 millions d’euros. Le groupe dirigé par Pascal Houillon compte à ce jour près de 3.000 salariés pour un chiffre d’affaires de 498 millions d’euros.
Les prix ont moins progressé que prévu en mai en Turquie. L’indice des prix à la consommation a augmenté de 16,59% sur un an, après 17,14% en avril, qui était un plus haut de deux ans. Les économistes anticipaient une nouvelle hausse à 17,25%.
La Financial conduct authority (FCA), le régulateur britannique, a déclaré ce jeudi dans un communiqué qu’elle allait prolonger la date de fin du régime d’enregistrement temporaire pour les entreprises de crypto-actifs existantes du 9 juillet 2021 au 31 mars 2022.
La réforme des retraites en France, repoussée sine die pour cause d'épidémie de COVID-19, «ne pourra être reprise en l'état», a réaffirmé jeudi Emmanuel Macron lors d’un déplacement dans le Lot. «Je ne pense que la réforme initialement envisagée puisse être reprise en l'état. Parce que je pense qu’elle était très ambitieuse, extrêmement complexe et du coup porteuse d’inquiétudes», a dit à la presse le chef de l’Etat.
Les inscriptions au chômage ont reculé sous la barre des 400.000 aux Etats-Unis la semaine dernière pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, ce qui suggère un redressement du marché du travail malgré une pénurie de main d’oeuvre. Elles ont diminué à 385.000 lors de la semaine au 29 mai, le nombre le plus faible enregistré depuis le 14 mars 2020, contre 405.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 390.000 inscriptions au chômage.
Le Fonds souverain national (FSN) russe va liquider tous ses actifs en dollars américains, ce qui se traduira par une augmentation de la part de l’euro, du yuan et de l’or dans son portefeuille, a annoncé jeudi le ministre des Finances, Anton Silouanov.
Nordgold, groupe minier russe spécialisé dans l’extraction d’or, a annoncé jeudi qu’il comptait s’introduire à la Bourse de Londres et à celle de Moscou dans les prochaines semaines, afin de tirer parti du regain d’intérêt pour les valeurs liées aux matières premières et pour la hausse des cours de l’or comme couverture contre l’inflation. Il vise une valorisation de 5 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal qui cite une personne proche du dossier. Ce montant le placerait parmi les plus grosses introductions en Bourse de ces dernières années dans le secteur minier. Le groupe pourrait en outre être intégré à l’indice phare de la Bourse de Londres, le FTSE 100.
L’Union européenne fera pression en faveur de normes plus strictes pour réduire l’intensité des émissions de CO2 des navires lors d’une réunion de l’agence maritime des Nations unies la semaine prochaine, a déclaré Magda Kopczynska, directrice de la Commission chargée du transport par voie navigable, lors d’une réunion avec des législateurs du Parlement européen.
TotalEnergies a annoncé jeudi la signature d’un accord visant à acquérir une participation de 10% dans la société Arctic Transshipment auprès du spécialiste russe du gaz Novatek, dont il possède 19,4% du capital. Arctic Transshipment détient et opérera deux terminaux de transbordement de gaz naturel liquéfié (GNL) en cours de construction dans les régions de Mourmansk et de Kamtchatka, en Russie, a précisé le groupe français dans un communiqué. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.
AMA, éditeur et intégrateur de solutions logicielles B2B pour la smart workplace, proposant des solutions de travail collaboratif sécurisées et mains libres pour les professionnels de terrain vient de faire enregistrer son document de base auprès de l’AMF en vue de sa cotation sur Euronext Growth.
La Commission européenne (CE) envisage d’imposer une taxe carbone sur les importations de produits comme l’acier, le ciment, les engrais, l’aluminium et l’électricité, a rapporté mercredi soir Bloomberg.
L’activité des services en zone euro a bondi en mai avec l’assouplissement des mesures de restriction sanitaires dans plusieurs pays, montrent les résultats définitifs des enquêtes d’IHS Markit.
Elliott Management a pris une participation importante dans Dropbox, sa dernière cible en date, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. L’investisseur activiste a prévenu Dropbox, qui fournit des services cloud, qu’il était devenu le principal actionnaire après le directeur général Drew Houston, selon ces sources. Cela sous-entend que le hedge fund détient plus de 10 % du capital, représentant plus de 800 millions de dollars.
Prudence. La Banque centrale européenne (BCE) salue, dans son dernier rapport sur la stabilité financière en Europe, les mesures qui ont permis de limiter le niveau de stress systémique en mars 2020. Il reste pourtant trois vulnérabilités au sein de l’économie européenne. La première est une conséquence directe des interventions des banques centrales : les investisseurs s’attendent désormais à un soutien continu aux marchés financiers, ce qui déforme les prix et découple valorisation et fondamentaux. Une correction brutale pourrait avoir lieu, surtout si une diminution de l’appétit pour le risque déclenchait une vente des actifs aux rendements les moins intéressants. La soutenabilité de la dette est un autre point d’attention. A l’échelle de l’Union européenne, le déficit budgétaire atteignait 5,6 % au troisième trimestre 2020, contre 0,5 % en 2019. Les inquiétudes portent pourtant moins sur les dettes souveraines que sur les dettes d’entreprises et des ménages, qui pourraient souffrir de la fin du soutien gouvernemental. Les entreprises zombies, ne survivant qu’à l’aide des prêts à taux bas et des programmes de soutien, pourraient grever la reprise. Enfin, la solidité du système bancaire inquiète la BCE. Peu profitables, exposées à une augmentation des défauts d’entreprises ou individuels, les banques européennes pourraient, en limitant la production de crédit par excès de prudence, gripper le rebond économique.
WeTransfer travaille à un projet d’introduction à la Bourse d’Amsterdam dans le courant de l’année, a indiqué Bloomberg. L’opération pourrait valoriser la plate-forme de partage de fichiers à environ 1 milliard d’euros. L’IPO pourrait avoir lieu dès ce mois-ci, en fonction des conditions du marché. La société, fondée en 2009, est majoritairement détenue par le fonds Highland Europe.
Saudi Aramco s’apprête à revenir sur le marché obligataire. Selon Bloomberg, le groupe pétrolier saoudien préparerait une émission de 5 milliards de dollars sous format de dette islamique (sukuk). Cette émission obligataire contribuerait à payer les 75 milliards de dollars de dividendes promis par Aramco pour cette année, dont 18,75 milliards doivent être versés prochainement au titre du premier trimestre 2021.
Un ancien dirigeant de la banque d’affaires allemande M.M. Warburg a écopé mardi à Bonn de cinq ans et demi de prison pour fraude fiscale aggravée, une première peine de détention ferme dans la vaste affaire dite «cum-ex». L’ancien banquier Christian S., ancien bras droit du directeur de Warburg, a été reconnu coupable d’avoir couvert entre 2006 et 2013 des opérations fiscales qu’il savait illégales. La fraude fiscale «cum-ex» consiste à acheter et revendre des actions autour du jour de versement du dividende, si vite que l’administration fiscale n’identifie plus le véritable propriétaire. Le législateur a empêché ces montages à partir de 2012. De cette escroquerie est ressortie un trou de 5,5 milliards d’euros pour les finances publiques allemandes, selon des estimations du ministère des Finances publiées début septembre.
Auditionné par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a fermé la porte à une possible réforme de la fiscalité sur les donations, mesure qui aurait pu permettre de transformer en consommation une partie de l’épargne accumulée par les Français pendant le Covid. Le ministre « invite surtout les Français à utiliser les dispositifs déjà existants, c’est-à-dire les possibilités de donations libres de toute taxation à hauteur de 31.685 euros par petit-enfant pour les grands-parents et de 100.000 euros par enfant pour les parents ». Selon lui, « ce dispositif là, au moment où je vous parle, est suffisant ».
Les ambassadeurs des Etats membres de l’Union européenne à Bruxelles ont adopté mercredi une position commune sur un projet de règlement qui prévoit l’introduction d’un nouvel outil visant à assurer une meilleure réciprocité dans l’accès des entreprises européennes aux marchés publics à l’étranger. En discussion au Conseil depuis 2012, cet «Instrument international sur les marchés publics» (International Procurement Instrument ou IPI), permettrait de limiter l’ouverture des marchés publics européens aux entreprises des pays tiers qui restreignent l’accès des sociétés de l’UE à leurs propres marchés publics. Le texte législatif prévoit l’ouverture d’une enquête par la Commission européenne en cas de discrimination soupçonnée, et, en dernier recours, des sanctions.
Le Sénégal a émis mercredi 775 millions d’euros d’obligations à 16 ans (échéance 2037). Cette transaction est la première du pays sur le marché des euro bonds depuis trois ans. En 2018, il avait émis un emprunt de 1 milliard d’euros. La nouvelle obligation a été placée sur la base d’un rendement de 5,375%, selon des banques en charge de l’opération, pour une guidance de 5,5%-5,625. L’opération a recueilli 4,25 milliards d’euros de demandes. En parallèle, le Sénégal a lancé une offre de remboursement anticipé d’une souche en dollar d’échéance 2024 (500 millions de dollars). Le Sénégal est le troisième pays africain à venir se financer sur le marché cette année après la Côte-d’Ivoire et le Bénin.