Contrôle. Le centenaire du PCC (Parti communiste chinois) sera-t-il entaché par un accident financier ? Pékin goûte si peu l’ironie de la situation que les marchés sont, ces derniers mois, la cible d’interventions de plus en plus nombreuses. La saga Huarong AM, ce gérant d’actifs dont la gestion de la dette colossale a été reprise en main par le gouvernement, souligne la détermination du parti à poursuivre les efforts de désendettement. Assurer la stabilité financière peut aussi passer par des révisions réglementaires, forçant par exemple les banques à détenir plus de devises étrangères ou limitant l’exposition aux actifs risqués des fonds ouverts aux particuliers. Les interventions peuvent aussi être plus directes, comme lorsque le gouvernement a mis ses réserves de matières premières sur le marché afin d’en faire baisser les prix, ou lorsque la banque centrale a asséché le marché du repo, faisant remonter les taux courts et rendant le recours à l’effet de levier moins attractif. L’exercice reste périlleux. Les derniers indicateurs de production et de consommation, dont la croissance est plus faible qu’anticipé, montrent ainsi que la reprise chinoise pourrait être plus lente que prévu ; la banque centrale ne devrait d’ailleurs pas relever ses taux cette année. Mais si une intervention trop brutale devait peser sur la croissance, Pékin jugera sans doute que le calme est à ce prix.
La décision de la Fed de relever à 0,05 % les taux de ses opérations de mise en pension (RRP) a montré à quel point le marché monétaire américain est privé de rendements : vendredi 18 juin, près de 800 milliards de dollars avaient été dirigés vers le RRP, un record absolu. Rien d’anormal pour la banque centrale, qui juge que le RRP « fonctionne comme prévu » en imposant un taux plancher au marché monétaire, ce qui l’empêche de basculer en territoire négatif.
Les grandes banques sont prêtes à aller à Canossa pour faire des affaires ! En quelques jours, elles se sont mobilisées pour montrer à l’Union européenne qu’elles mettaient tout en œuvre pour remédier à leurs pratiques anticoncurrentielles passées. Voilà un effet de bord bienvenu du plan de relance de l’Union européenne de 800 milliards d’euros. Il vient de démarrer avec une émission de 20 milliards d’euros à 10 ans… et l’exclusion du syndicat de placement signifié à 10 banques impliquées par le passé dans des pratiques déloyales, ententes et manipulations de marché... Selon le Financial Times, il s’agit de JPMorgan, Citigroup, Bank of America, Barclays, Natixis, Nomura, Natwest et UniCredit, Deutsche Bank et Crédit Agricole. L’Europe n’a pas hésité à puiser dans un historique des mauvaises pratiques remontant à 2008 ! Huit d’entre elles ont déjà montré patte blanche avec des mesures correctrices et pourront placer les prochains emprunts…
A améliorer. Les pays émergents ayant eu recours à l’initiative de suspension de la dette (DSSI) n’ont émis que 6 milliards de dollars d’eurobonds l’an dernier, deux fois moins qu’en 2019. L’IIF (Institute of International Finance) explique que le manque de clarté et de communication autour de la DSSI a pesé sur les pays concernés : ils ont pu annuler des émissions prévues par crainte d’un manque d’appétit des investisseurs. Le problème est d’ailleurs plus large : l’IIF remarque que plus le degré de transparence est élevé – en fournissant aux investisseurs des données fiables, en communiquant régulièrement –, plus il sera facile d’attirer des flux de capitaux et de restructurer favorablement sa dette. Or l’essentiel des pays ayant recours au DSSI sont loin d’être transparents. Améliorer cet aspect de la relation avec les investisseurs sera d’autant plus essentiel que l’ESG accroît encore davantage cette exigence de clarté.
La plateforme de données Eikon de Refinitiv, la filiale du London Stock Exchange, a connu une panne de plusieurs heures mercredi, la deuxième en moins de trois mois. Refinitiv a expliqué que les services d’Eikon ont commencé à souffrir de problèmes dans la nuit, à 1h19 GMT, ce qui a affecté ses clients pendant la journée de négociation en Asie. Les produits touchés, outre Eikon, comprennent le logiciel de négociation de devises Refinitiv FXT, ainsi que Refinitiv Workspace, Refinitiv World-Check One, FXall, MyRefinitiv, Refinitiv Contributions Channel Cloud, Refinitiv Deal Tracker Service et Eikon Auctions. Le LSE a bouclé le rachat de Refinitiv pour 27 milliards de dollars en janvier.
Ignacio Sanchez Galan, est rattrapé par la justice. Ce matin, le tribunal national espagnol (Audiencia Nacional) a officiellement désigné le patron d’Iberdrola, ainsi que trois autres personnes, toutes des cadres actuels ou ayant travaillé pour Iberdrola, comme suspects dans le cadre d’une affaire de corruption, de falsification de documents et de violation de la vie privée. Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’un vaste scandale impliquant d’autres grandes entreprises espagnoles. Selon les enquêteurs, ces sociétés pourraient avoir engagé une société appartenant à un ancien officier de police pour espionner leurs rivaux et leurs dirigeants.
La plateforme de données Eikon de Refinitiv, la filiale du London Stock Exchange, a connu une panne de plusieurs heures mercredi, a déclaré la société. Il s’agit de la deuxième panne pour Refinitiv en moins de trois mois.
La croissance de l’activité du secteur privé dans la zone euro a atteint en juin son rythme le plus élevé depuis 15 ans, grâce à l’assouplissement des mesures de confinement et au rebond de la demande.
La société Promogim, détenue à 100 % par la famille de Christian Rolloy, a franchi à la hausse le 17 juin 2021 le seuil de 15% du capital de Kaufman & Broad, et détient désormais 15,00% du capital et 12,48% des droits de vote. Promogim précise qu’elle envisage de poursuivre ses achats d’actions en fonction des opportunités et des conditions de marché mais qu’elle n’envisage pas d’acquérir le contrôle de Kaufman & Broad. Elle ajoute ne pas envisager de demander la nomination d’administrateurs.
La société de gestion finlandaise Evli a annoncé ce 22 juin ses nouveaux objectifs climatiques afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. pour appuyer son ambition le groupe a en parallèle nommé sa directrice du développement durable, Outi Helenius, à son conseil d’administration. En étape intermédiaire, Evli se fixe comme objectif de réduire de moitié l’empreinte carbone de ses investissements d’ici 2030, "à condition que l’environnement d’investissement le permette», nuance-t-il toutefois. L’année de référence prise est celle de 2019. Le groupe compte aussi atteindre la neutralité carbone pour les émissions de ses propres activités (Scope 1 et 2 ) au plus tard en 2025. La société va constituer un comité de travail pour les années 2021-2022 afin d'évaluer comment l’objectif intermédiaire lié aux investissements peut être atteint à travers de réelles réductions d'émission carbone et de s’assurer que cet objectif sera conforme à l’Accord de Paris. Dans ce travail d'évaluation, le groupe compte utiliser, entre autres, un cadre d’objectifs définis scientifiquement (SBT – Science Based Targets). Evli gère au total de 15 milliards d’euros d’encours.
Blackstone va acquérir Home Partners of America, une société qui achète et loue des maisons individuelles, pour 6 milliards de dollars. Home Partners achète des maisons, les loue et offre à ses locataires la possibilité d’acheter à terme. La société détient plus de 17.000 logements aux Etats-Unis.
Un récent séminaire des gouverneurs a mis en évidence la question persistante de la capacité ou la volonté de la BCE à rejoindre son objectif d'inflation.
La Commission européenne a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur un possible comportement anticoncurrentiel de Google dans le secteur des technologies de publicité en ligne. L’enquête cherchera à déterminer si la filiale d’Aphabet a « enfreint les règles de l’Union européenne (UE) en matière de concurrence en favorisant ses propres services de technologies d’affichage publicitaire en ligne au sein de la chaîne de fourniture ‘ad tech’, au détriment de prestataires de services de technologie publicitaire, d’annonceurs et d'éditeurs en ligne concurrents », a indiqué la Commission dans un communiqué. La Commission a précisé qu’elle allait procéder en priorité à une enquête approfondie. « L’ouverture d’une enquête formelle ne préjuge pas de son issue », a-t-elle souligné.
L’Allemagne signe les plus importants volumes d’IPO en Europe continentale cette année. Dernier projet, celui de l’opticien Mister Spex qui espère capitaliser près de 900 millions d’euros.
Gecina a émis mardi 500 millions d’euros d’obligations vertes mais la demande a été plus faible qu'à l’accoutumé. Ce nouvel emprunt, à échéance 15 ans, en vue de financer ou refinancer un portefeuille d’actifs éligibles dont le remboursement par anticipation d’obligations vertes existantes, a recueilli plus de 800 millions d’euros de demande. Un montant faible pour ce type d’opération et compte tenu de l’importance des liquidités sur le marché. «Généralement nous avons des demandes plus fortes sur une émission verte d’un nouvel émetteur, explique un gérant de green bonds. Mais dans le cas de Gecina, c’est une première émission verte qui fait suite au reformatage récent de toutes leurs dettes conventionnelles en dette verte.» Il n’y a donc pas de nouveauté. Gecina est en outre l’émetteur le plus cher dans le secteur immobilier. L’émetteur a réduit le spread à l’émission de 85-90 points de base (pb) par rapport aux indications initiales (initial price talk), pour le fixer à 62 pb au-dessus des taux midswaps.
L’Espagne a émis ce mardi 8 milliards d’euros d’un emprunt à 10 ans. Le pays a enregistré une forte demande de 74 milliards d’euros. L’emprunt offrant un coupon 0,5% a été placé sur la base d’un spread de 8 points de base (pb) au-dessus du taux de référence (benchmark). Le prix a été resserré de 2 pb par rapport à l’indication initiale. En janvier, le Trésor espagnol avait émis 10 milliards d’euros à 10 ans. Cette opération avait été marquée par l’effondrement du livre d’ordres. Barclays, BBVA, Crédit Agricole CIB, JP Morgan et Morgan Stanley étaient chefs de file.
Gecina a émis ce mardi 500 millions d’euros d’obligations vertes. Ce nouvel emprunt, à échéance 15 ans, en vue de financer ou refinancer un portefeuille d’actifs éligibles dont le remboursement par anticipation d’obligations vertes existantes, a recueilli plus de 800 millions d’euros de demande, selon Bloomberg. Un montant faible pour ce type d’opération et compte tenu de l’importance des liquidités sur le marché.
L’Espagne a émis ce mardi 8 milliards d’euros d’un emprunt à 10 ans. Le pays a enregistré une forte demande de 74 milliards d’euros. L’emprunt offrant un coupon 0,5% a été placé sur la base d’un spread de 8 points de base (pb) au-dessus du taux de référence (benchmark). Le prix a été resserré de 2 pb par rapport à l’indication initiale.
GameStop profite de la nouvelle flambée de son action (+400% depuis les plus bas du mois de février) pour restaurer ses fonds propres. Le groupe américain de magasins de jeux vidéos, qui avait été au coeur d’une folie boursière en début d’année, a annoncé ce mardi avoir finalisé une augmentation de capital d’un montant de 1,13 milliard de dollars (950 millions d’euros). L’opération a été réalisée au fil de l’eau, via une procédure dite «at the market» qui permet à une société d'émettre sur le marché un montant limité de nouvelles actions. GameStop a placé 5 millions d’actions nouvelles, utilisant l’intégralité de l’autorisation dont il disposait.