L’Allemagne a placé mardi sa troisième obligation verte, la première sur une maturité si longue de 30 ans (échéance août 2050, notation AAA, coupon 0%), à hauteur de 6 milliards d’euros. Cette émission syndiquée a reçu pour 38,9 milliards d’euros de demandes, ce qui a permis aux banques (BofA, BNP Paribas, Citigroup, Commerzbank, DZ Bank, HSBC) de négocier un prix et un rendement 2 points de base (pb) au-dessous du taux du Bund à 30 ans. Un signe que les investisseurs acceptent désormais de laisser aux émetteurs souverains une prime («greenium») leur permettant ainsi d’emprunter moins cher pour financer des projets respectueux de l’environnement.
Les gouvernements européens prennent des mesures pour limiter la participation des hedge funds aux nouvelles émissions d’obligations souveraines, rapporte le Wall Street Journal. Cette réaction a été provoquée par des ordres inhabituellement élevés passés par des hedge funds pour de nouvelles obligations, qui peuvent ensuite être vendues à la Banque centrale européenne pour réaliser un profit, selon des banquiers, des investisseurs et un représentant du gouvernement. Les carnets d’ordres, qui suivent la demande de nouvelles obligations et aident à déterminer les prix, ont explosé depuis que les hedge funds se sont lancés dans ce type d’opérations. L’Espagne et l’Italie ont imposé des plafonds allant de 500 millions à 1 milliard d’euros aux hedge funds pour les obligations directement émises par les pays sur le marché primaire, selon les banquiers qui ont travaillé sur les transactions. La France a également limité la taille des ordres. Millennium Management, Brevan Howard, DoubleLine, Tenaron Capital Management et BlueBay Asset Management figurent parmi les hedge funds qui ont été actifs sur le marché primaire des obligations souveraines ces derniers mois, selon les banquiers. Certains hedge funds ont passé des ordres pour un montant allant jusqu'à 3 milliards d’euros d’obligations en une seule offre.
Les principaux marchés d’actions européens baissent nettement mardi, dans le sillage du repli accusé la veille à Wall Street, en particulier sur l’indice Nasdaq, riche en valeurs technologiques. Les investisseurs craignent qu’une accélération de l’inflation n’entame les bénéfices à venir, ce qui devrait les tenir éloigner des valeurs de croissance.
La deuxième tentative sera peut-être la bonne. Parts Holding Europe (PHE), autrefois appelé Autodistribution du nom de sa principale filiale, a annoncé ce mardi matin dans un communiqué un projet d’introduction à la Bourse de Paris, trois ans après l’échec d’une première tentative. PHE est détenu par Bain Capital.
Les chefs d’entreprise français anticipent une amélioration de l’activité en mai avec la levée progressive des restrictions sanitaires liées au coronavirus, même si plus d’un quart d’entre eux font état de problèmes d’approvisionnements, constatait la Banque de France lundi. Sur la base de son enquête de conjoncture menée auprès de 8.500 entreprises, la banque centrale estime que la perte de produit intérieur brut (PIB) par rapport au niveau d’avant crise devrait se situer autour de -4% en mai, après environ -6% en avril et -5% en mars. L’amélioration en mai devrait particulièrement concerner l’industrie et les services. Dans le bâtiment, l’activité serait quasi-stable mais à un niveau toujours proche de celui d’avant crise.
Gecina a annoncé lundi la signature d’un protocole d’accord avec Louis Vuitton pour un nouveau bail de 18 ans portant sur la location de l’immeuble emblématique du 101 avenue des Champs-Elysées, que le maroquinier de luxe occupe depuis 1995. L’accord prévoit la réalisation de «travaux d’envergure», qui «visent à redéployer ses surfaces commerciales en repensant notamment les volumes et les circulations au sein de l’immeuble et en intégrant de nouveaux services», a indiqué la foncière dans un communiqué. Les travaux porteront aussi sur l’amélioration de la performance énergétique de l’immeuble.
Les dirigeants européens, réunis samedi 8 mai à Porto, et le Premier ministre indien, Narendra Modi, ont décidé par vidéoconférence de relancer des pourparlers à l’arrêt depuis 2013 en vue de la signature d’un accord commercial. Les deux parties se sont également engagées à lancer des négociations sur deux autres accords : le premier sur la protection des investissements et le second sur les indications géographiques. L’UE et New Delhi considèrent, dans une déclaration commune, qu’ «il est impératif de trouver des solutions aux problèmes d’accès au marché qui se posent depuis longtemps», en référence à l’échec qu’avait constitué la suspension du processus de négociation il y a huit ans.
La zone euro ne retrouvera son niveau de PIB de 2019 qu’au printemps de l’année prochaine, a déclaré Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), dans un entretien publié par le quotidien Le Monde. «Aujourd’hui, nous nous situons probablement 4% ou 5% au-dessous du niveau d’activité de 2019. C’est une contraction considérable. Lors d’une récession classique, le recul est plutôt de 2% ou 3%», note l’économiste. Les mois de mai et juin devraient constituer un «tournant conjoncturel» à partir duquel l’économie va croître rapidement, mais en partant d’assez bas. Pour Philip Lane, le taux de chômage ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant 2023 et cette crise durera donc deux ou trois ans, d’où la nécessité d’un fort «soutien budgétaire et monétaire prolongé».
La présidente de Taïwan a proposé lundi de collaborer avec l’Union européenne pour renforcer son approvisionnement en semi-conducteurs face à la pénurie mondiale de puces, dont l'île est un des principaux producteurs. «Taïwan continuera de s’engager avec l’UE et d’autres partenaires démocratiques pour établir un approvisionnement plus solide de biens essentiels comme les semi-conducteurs et le matériel médical», a affirmé Tsai Ing-wen dans un message vidéo diffusé lors d’une conférence sur la démocratie à Copenhague. La présidente taïwanaise a également renouvelé son appel à un accord d’investissement croisé entre l’UE et Taïwan, en sommeil depuis des années.
L’ethereum, deuxième cryptomonnaie par sa «capitalisation», a franchi le seuil des 4.000 dollars lundi matin. En milieu d’après-midi, il atteignait même 4.128 dollars alors qu’il dépassait tout juste les 3.000 dollars lundi 3 mai et les 3.600 dollars il y a trois jours. La valorisation de tous les ethers en circulation, les jeton négociés sur la blockchain ethereum, dépasse ainsi les 463 milliards de dollars (380 milliards d’euros).
Les pays du G7 auront besoin d’investir au total 10.000 milliards de dollars (8.221 milliards d’euros) sur une période de 10 ans pour assurer une reprise économique visant à soutenir la montée en puissance des vaccins contre le coronavirus et une transformation énergétique radicale pour ralentir le changement climatique, selon un rapport demandé par le Premier ministre britannique Boris Johnson. «La transition vers un monde à émissions nulles et résilient au changement climatique offre la plus grande opportunité économique et commerciale de notre époque», indique dans le rapport Nicholas Stern, professeur d'économie à la London School of Economics. Le rapport défend également que les dirigeants devraient s’engager à éliminer toutes les subventions aux combustibles fossiles au plus tard en 2025 et à mettre fin au soutien à de tels projets à l'étranger, ainsi qu'à envisager l’introduction d’un taux d’imposition minimum des entreprises à 21%.
Vice Media envisage de s’introduire en Bourse au moyen d’une fusion avec le véhicule d’investissement coté (Spac) 7GC, rapportait jeudi le Wall Street Journal de sources proches du dossier. Cette opération permettrait au groupe de média américain de résoudre un problème de taille : ses engagements financiers envers la société de capital-investissement TPG. L’accord envisagé, qui valoriserait Vice Media à près de 3 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros), dette comprise, conférerait aux actionnaires existants, dont TPG et Walt Disney, une participation totale de 75%. Le reste du capital serait détenu par les nouveaux actionnaires de Vice Media. Cette valorisation serait nettement inférieure à celle de 5,7 milliards de dollars atteinte lors d’un tour de table conduit par TPG en 2017.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Chicago a indiqué lundi que le rapport sur l’emploi décevant du mois d’avril illustrait les difficultés de l'économie américaine pour redémarrer après la pandémie, laissant entendre qu’il est encore trop tôt pour évoquer un retrait des mesures de soutien de la banque centrale. Pour y parvenir, «nous devons observer de meilleurs chiffres de l’emploi» et l’inflation doit se rapprocher durablement de l’objectif de 2%, a-t-il déclaré à la chaîne CNBC. «Nous relançons l'économie, de nombreux secteurs connaissent des difficultés croissantes, les chaînes d’approvisionnement sont [...] un peu laminées dans certains cas», et tout cela freine les embauches et crée de nouveaux obstacles à la reprise, a expliqué le dirigeant.
Sécheresse au Brésil et demande de la Chine pèsent sur les stocks de maïs, de soja et de blé. La hausse des prix ravive les risques de déséquilibres économiques et sociaux.
Believe et ekWateur sont les deux premières sociétés labellisées French Tech à engager leur cotation afin de financer leur croissance. D’autres devraient suivre.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Chicago a indiqué lundi que le rapport sur l’emploi décevant du mois d’avril illustrait les difficultés de l'économie américaine pour redémarrer après la pandémie, laissant entendre qu’il est encore trop tôt pour évoquer un retrait des mesures de soutien de la banque centrale. Pour que la Fed commence à réduire son soutien à l'économie, «nous devons observer de meilleurs chiffres de l’emploi» et l’inflation doit se rapprocher durablement de l’objectif de 2%, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la chaîne CNBC.
Les pays du G7 devraient investir au total 10.000 milliards de dollars (8.221 milliards d’euros) sur une période de 10 ans pour assurer une reprise économique visant à soutenir la montée en puissance des vaccins contre le coronavirus et une transformation énergétique radicale pour ralentir le changement climatique, selon un rapport demandé par le Premier ministre britannique Boris Johnson. «La transition vers un monde à émissions nulles et résilient au changement climatique offre la plus grande opportunité économique et commerciale de notre époque», indique dans le rapport Nicholas Stern, professeur d'économie à la London School of Economics.
La présidente de Taïwan a proposé lundi de collaborer avec l’Union européenne pour renforcer son approvisionnement en semi-conducteurs face à la pénurie mondiale de puces, dont l'île est un des principaux producteurs. «Taïwan continuera de s’engager avec l’UE et d’autres partenaires démocratiques pour établir un approvisionnement plus solide de biens essentiels comme les semi-conducteurs et le matériel médical», a affirmé la présidente Tsai Ing-wen dans un message vidéo diffusé lors d’une conférence sur la démocratie à Copenhague. La présidente taïwanaise a également renouvelé son appel à un accord d’investissement croisé entre l’Union européenne et Taïwan, en sommeil depuis des années.
Vice Media envisage de s’introduire en Bourse au moyen d’une fusion avec le véhicule d’investissement coté (Spac) 7GC, rapporte le Wall Street Journal de sources proches du dossier. Cette opération permettrait au groupe de média américain de résoudre un problème de taille : ses engagements financiers envers la société de capital-investissement TPG, selon ces sources. L’accord envisagé, qui valoriserait Vice Media à près de 3 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros), dette comprise, conférerait aux actionnaires existants, dont TPG et Walt Disney, une participation totale de 75%. Le reste du capital serait détenu par les nouveaux actionnaires de Vice Media.
Le fournisseur alternatif d’énergies EkWateur a dévoilé ce lundi les modalités de son projet d’introduction à la Bourse de Paris. Le groupe propose de mettre sur le marché jusqu’à 4,94 millions d’actions nouvelles, à un prix compris entre 7,57 et 10,23 euros par action. Le montant de la levée de fonds pourrait ainsi monter jusqu’à 50 millions d’euros.
La zone euro ne retrouvera son niveau de PIB de 2019 qu’au printemps de l’année prochaine, a déclaré Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), dans un entretien publié par le quotidien Le Monde.
Les dirigeants européens, réunis samedi 8 mai à Porto, et le Premier ministre indien, Narendra Modi, ont décidé par vidéoconférence de relancer des pourparlers à l’arrêt depuis 2013 en vue de la signature d’un accord commercial. Les deux parties se sont également engagées à lancer des négociations sur deux autres accords : le premier sur la protection des investissements et le second sur les indications géographiques.
Les ETF activement gérés devraient gagner une plus grande part de marché au dépend des fonds traditionnels et des ETF passifs, selon des experts du secteur cités par le Financial Times. Ces véhicules d’investissement ne représentent que 4 % du marché total des ETF, selon TrackInsight. Toutefois, leur part croît rapidement: les encours sous gestion des ETF actifs ont augmenté de 13,7 % sur le premier trimestre pour atteindre 318 milliards de dollars. Et ce alors que la croissance des ETF au sens large est de 7,3 %, à 8.100 milliards de dollars. Les observateurs du secteur attribuent la hausse de la demande à deux facteurs: de nouveaux ETF thématiques et l’approbation par la SEC des ETF semi-transparents.
Le groupe de musique Believe, qui distribue notamment le rappeur français Jul, a annoncé lundi matin le lancement de son projet d’introduction à la Bourse de Paris à la suite de l’obtention du visa de l’Autorité des marchés financiers sur son document d’enregistrement.
Xavier Rolet, ancien dirigeant de la Bourse de Londres, prévoit de lancer un Special purpose acquisition companies (Spac). Ces sociétés dites «chèque en blanc» (blank check company), c’est-à-dire sans activité, ont pour raison sociale de lever des capitaux en Bourse afin de réaliser des acquisitions. Il cherche à lever environ 300 millions de dollars en cotant un Spac aux Etats-Unis, selon des sources proches citées par l’agence Bloomberg. Il pourrait dévoiler ses projets de cotation ces prochains jours. Il est conseillé par Credit Suisse Group, selon les sources de Bloomberg.
Les investisseurs surveilleront la parution de plusieurs indicateurs économiques de premier ordre cette semaine. Le net ralentissement annoncé vendredi des créations d’emplois aux Etats-Unis au mois d’avril les a sans doute rassurés sur le maintien du biais accommodant de la Réserve fédérale (Fed) américaine. Les allocutions prévues mardi du président de la d’Atlanta et de celui de la Fed de Philadelphie seront d’autant plus scrutées avec attention après ces chiffres. Le président de la Fed de Saint Louis, James Bullard, s’exprimera jeudi. La statistique la plus suivie aux Etats-Unis sera celle de l’indice des prix à la consommation pour le mois d’avril, mercredi.
Le nombre de créations d’emplois aux Etats-Unis a nettement ralenti en avril, contrairement aux attentes des investisseurs qui anticipaient un rebond du marché du travail grâce aux mesures de relance budgétaire adoptées par l’administration Biden et à l’amélioration de la situation sanitaire dans le pays. 266.000 emplois nets ont été créés en avril, après 770.000 en mars et 536.000 en février. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s’attendaient à la création d’un million d’emplois nets aux Etats-Unis le mois dernier. Le nombre de postes créés en mars avait initialement été estimé à 916.000. Le mois dernier, le taux de chômage dans le pays a augmenté à 6,1%, contre 6% en mars.