Ralentissement. Les prix de l’alimentaire pourraient prendre du temps pour retrouver des niveaux normaux. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans son rapport sur les perspectives des marchés alimentaires à 2030, souligne en effet qu’« un ajustement des prix aura lieu les prochaines années. Ensuite, les fondamentaux du marché devraient recommencer à jouer leur rôle ». La croissance de l’offre et celle de la demande devraient nettement ralentir d’ici à 2030. De fait, les revenus par habitant afficheront des hausses modestes, sauf dans les pays occidentaux et la Chine, des marchés pour lesquels la demande est déjà bien servie. Ce sera donc surtout la croissance de la population des pays frontières et en développement qui contribuera à la croissance de la demande. Or la FAO souligne que la croissance démographique pourrait ralentir. Quant aux débouchés alternatifs, comme les biocarburants, l’intérêt restera limité et sensible aux décisions politiques. Un ralentissement similaire est anticipé pour l’offre : sa croissance annuelle est estimée à 1,4 % par an entre 2021 et 2030, contre 1,7 % sur la décade écoulée. Là encore, les pays en développement seront les principaux contributeurs de cette hausse. L’essentiel sera lié à l’amélioration des rendements agricoles, mais en Amérique latine et en Afrique subsaharienne, une augmentation de la surface des terres cultivées viendra aussi tirer la production à la hausse.
Payant. Les entreprises ont bien traversé la crise, remarque Janus Henderson dans son deuxième rapport « Corporate Debt Index » : la dette mondiale des groupes cotés n’a progressé que de 2 % entre 2019 et 2020, à 8.301 milliards de de dollars. Une bonne tenue qui s’explique par les efforts entrepris pour préserver les flux de trésorerie, à travers des ventes d’actifs et la réduction de dépenses en capital. La trésorerie totale atteint ainsi 5.182 milliards de dollars en 2020, un chiffre en hausse de 27 % par rapport à 2019. Qu’adviendra-t-il de cette manne ? Une partie devrait être réallouée aux investissements, tandis qu’une autre devrait financer des rachats d’actions et une augmentation des dividendes, coupés l’an dernier. De quoi éponger une bonne partie de la trésorerie excédentaire : l’endettement des entreprises devrait, en réponse, augmenter de 500 à 600 milliards de dollars en 2021, estime le rapport. Cela sera-t-il soutenable ? La charge d’intérêt a absorbé 17 % des bénéfices d’exploitation mondiaux en 2020, le niveau le plus élevé depuis 2015. Mais le rebond attendu des bénéfices cette année devrait améliorer la mesure.
La Commission européenne (CE) a revu à la hausse mercredi ses prévisions de croissance pour la zone euro cette année et l’an prochain, tout en mettant en garde contre les risques liés aux nouveaux variants du coronavirus. La Commission table désormais sur une croissance de 4,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2021, contre 4,3% prévu en mai. Cette révision s’explique principalement par l’impact de la réouverture des économies au deuxième trimestre. Le PIB est désormais attendu en hausse de 6% en France, de 5% en Italie et de 3,6% en Allemagne. Pour 2022, le rebond devrait s’amplifier pour atteindre 4,6% en Allemagne tandis que la croissance reviendrait à 4,2% en France comme en Italie. L’inflation devrait parallèlement atteindre 1,9% cette année dans la zone euro, et 1,4% en 2022.
Le déficit de la balance commerciale de la France a atteint 6,8 milliards d’euros en mai, après 6,3 milliards d’euros en avril, selon les chiffres publiés mercredi par la Direction générale des douanes. Le creusement du déficit par rapport à avril s’explique par une diminution plus marquée des exportations que des importations. Les exportations sont ressorties à 39,4 milliards d’euros, après 40,6 milliards en avril. Les importations se sont établies à 46,2 milliards d’euros, après 46,9 milliards le mois précédent.
Selon les calculs de l’association d’épargnants, la révision de Solvabilité 2 coûterait 28 milliards d’euros de fonds propres aux assureurs-vie, soit une perte de 11% de leur résultat net.
ArcelorMittal a annoncé mercredi avoir bouclé son programme de rachats d’actions commencé le 18 juin. Le sidérurgiste a annoncé avoir racheté, à la clôture du marché le 5 juillet, un total de 24,46 millions d’actions d’un montant de 630,4 millions d’euros, soit environ 750 millions de dollars, à un prix unitaire moyen de 25,7725 euros. Début 2021, l’aciériste avait déjà racheté pour 650 millions de dollars de ses propres actions dans le cadre de cette opération, après avoir cédé 40 millions d’actions Cleveland-Cliffs pour un montant équivalent.
ArcelorMittal a annoncé mercredi avoir finalisé son programme de rachats d’actions commencé le 18 juin. Le sidérurgiste a annoncé avoir racheté, à la clôture du marché le 5 juillet, un total de 24,46 millions d’actions d’un montant de 630,4 millions d’euros, soit environ 750 millions de dollars, à un prix unitaire moyen de 25,7725 euros.
La demande placée de bureaux en Ile-de-France a progressé de +14% entre les premiers semestres 2020 et 2021, à 765.600 m2 selon le baromètre Immostat publié mercredi, essentiellement grâce à un doublement de l’activité au deuxième trimestre (422.800 m2), à relativiser vu la très faible activité sur la même période l’année dernière avec la crise du covid-19.
La Commission européenne (CE) a revu à la hausse mercredi ses prévisions de croissance pour la zone euro cette année et l’an prochain, tout en mettant en garde contre les risques liés aux nouveaux variants du coronavirus, susceptibles de contraindre les Etats à de nouvelles restrictions.
Le déficit de la balance commerciale de la France a atteint 6,8 milliards d’euros en mai, après 6,3 milliards d’euros en avril, selon les chiffres publiés mercredi par la Direction générale des douanes. Le creusement du déficit par rapport à avril s’explique par une diminution plus marquée des exportations que des importations. Les exportations sont ressorties à 39,4 milliards d’euros, après 40,6 milliards en avril. Les importations se sont établies à 46,2 milliards d’euros, après 46,9 milliards le mois précédent.
Selon des données de l’Office fédéral de la statistique publiées mercredi, la production industrielle allemande a reculé de 0,3% en mai, après une baisse similaire en avril, en raison de la persistance de goulots d'étranglement dans la production de semi-conducteurs, qui continuent de freiner la reprise de la plus grande économie européenne. Le consensus des économistes tablait en moyenne sur une hausse de la production de 0,5% en mai.
Les commandes à l’industrie allemande ont chuté de manière inattendue en mai, montrent les statistiques officielles publiées mardi, en raison d’une demande plus faible des pays extérieurs à la zone euro et d’une diminution des contrats pour les biens d'équipement et les biens intermédiaires. Les commandes à l’industrie ont baissé de 3,7% en mai sur un mois en données ajustées des variations saisonnières, selon Destatis, l’Office fédéral de la statistique. Le consensus anticipait une progression de 1%, après une hausse de 1,2% (révisée) en avril.
Tout en laissant son taux directeur et l’objectif des taux à 3 ans inchangés à 0,10%, la Banque de réserve d’Australie (RBA) a fait mardi un premier pas vers une modération de ses mesures monétaires, et annoncé un troisième cycle de son programme d’achats d’actifs (QE): elle achètera à partir de septembre des titres au rythme de 4 milliards de dollars australiens (AUD) par semaine au lieu de 5 milliards par semaine actuellement, avant de se fixer la date de mi-novembre pour revoir éventuellement ce rythme. La RBA prévoit toujours de ne pas relever les taux d’intérêt avant 2024 au plus tôt. Le dollar australien a bondi de près de 1% à 0,7599 dollar.
L’activité du secteur des services aux Etats-Unis a continué de progresser de manière soutenue en juin, mais à un rythme plus faible que les mois précédents en raison du ralentissement de la demande et des difficultés à embaucher. L’indice ISM des services s’est tassé à 60,1 le mois dernier, après un record historique de 64 en mai, a indiqué l’Institute for Supply Management. L’indice, qui signale une expansion de l’activité lorsqu’il est supérieur à 50, était attendu à 63 par le consensus du Wall Street Journal. En juin, le sous-indice des conditions actuelles a ralenti à 60,4 contre 66,2 le mois précédent, tandis que celui de l’emploi est pour sa part tombé à 49,3, contre 55,3 le mois précédent.
La dette totale a augmenté de 10% en 2020 mais reste en grande partie dans les bilans des entreprises. Cette trésorerie devrait être redéployée cette année, selon une étude de Janus Henderson.
Un groupe de 115 sociétés de gestion et fonds de pension souhaite que les banques aillent au-delà des engagements pris au sein d’initiatives du secteur bancaire comme la Net Zero Banking Alliance.