Les trois marchés les moins chers en Asie actuellement sont des marchés d’actions cycliques, la Corée, la Chine et depuis peu Taiwan, a indiqué le 11 février à Paris Ayaz Ebrahim, CIO Asie Pacifique chez HSBC Global Asset Management, à l’occasion d’un séminaire investisseurs consacré aux marchés émergents («Marchés émergents 2011, un monde d’opportunités»). Les décotes de 25% de la Corée et de 11% de la Chine (H shares) sont même deux fois supérieures à leur moyenne historique. Plus généralement, l’examen des ratios cours/bénéfices de l’ensemble des marchés asiatiques montre que les valorisations restent attrayantes avec des ratios toujours inférieurs à leurs moyennes historiques. «Nous sommes encore très loin de la zone de bulle», a insisté Ayaz Ebrahim.«Pour l’instant, il ne semble pas y avoir de bulle sur les marchés actions mais les valorisations du secteur immobilier semblent tendues dans nombre d’économies asiatiques», a estimé pour sa part Philip Poole, global head of macro and investment strategy, qui ajoute toutefois que la volatilité sur les actions devrait demeurer cette année à un niveau élevé, comme en 2010.Il n’y a pas de bulle non plus du côté de la dette émergente, a souligné Peter Marber, responsable de l’obligataire et des devises sur les marchés émergents, et chief business strategist pour les marchés émergents. L’explosion des flux vers la dette émergente, qui ont dépassé les 75 milliards de dollars en 2010, contre 46,2 milliards en 2009, est encore une goutte d’eau par rapport aux encours du marché obligataire. Nous sommes au début d’une «migration structurelle» mais les investisseurs du G7 détiennent aujourd’hui moins de 2% de dette émergente dans leur poche obligataire.
D’après les statistiques d’Europerformance-SIX Telekurs pour le mois de janvier, portant sur les fonds de droit français, les fonds monétaires euro dans leur ensemble ont perdu 6,24 milliards d’euros (soit une baisse de 1,4 % par rapport au mois de décembre 2010). La perte a atteint 7,94 milliards pour les monétaires classiques (-2,2 % sur le mois) tandis que les Trésorerie Dynamique ont, pour leur part, fortement collecté (1,73 milliard, soit une hausse de 16,5 % en l’espace d’un mois). Les sommes désinvesties sur les monétaires régulières n’ont pas profité aux fonds obligataires qui ont perdu en net 1,65 milliard d’euros (-2,5 %de l’encours), avec une décollecte nette de 1,73 milliards pour les fonds investis sur la zone euro (soit une variation négative de 3 % de leur encours). On notera que ce sont les fonds d’obligations à haut rendement qui tire le mieux leur épingle du jeu avec des souscriptions nette de 170 millions, soit une variation mensuelle de 9,8 %. Il est vrai aussi que l’effet marché a été positif (+1,97 %) ce qui n’a pas été le cas pour les fonds d’obligations de la zone euro (-0,29 %) . Les grands gagnants au mois de janvier sont les fonds investis en actions qui ont enregistré des souscriptions nettes de 480 millions d’euros (+1,1 % de l’encours). Encore faut-il préciser que ce sont les fonds investis en Europe (avec des souscriptions de 280 millions d’euros, soit une hausse de 1,8 % de leur encours, et les fonds sectoriels (+ 330 millions, soit une hausse de 1,4 % de leur encours) qui en profitent le plus. Les fonds actions françaises et investis sur le marché américain ont perdu respectivement 710 millions et 120 millions. Cela étant, grâce à un effet marché positif (+4,04 %), l’encours des fonds actions françaises enregistre une variation positive (+2,1 %). Avec la baisse des performance des fonds actions «Amérique» (-0,34 %), cela n’a pas été le cas pour les fonds investis outre-Atlantique (variation négative de l’encours -1,2 %).
A l’occasion du lancement d’un certificat de droit allemand (DE000SG10XA5), la Société Générale indique avoir été à l’origine de la création d’un nouvel indice par l’allemand Solactive (anciennement Structured Solutions AG).Il s’agit du Solactive Gold and Silver Developer Index, qui regroupe actuellement quinze producteurs de métaux précieux «émergents» (qui viennent d’entamer leur activité) ou qui sont sur le point d’entrer en production. L’indice est conçu dividendes réinvestis (total return).
Swiss & Global Asset Management enrichit sa gamme de fonds actions émergentes avec le lancement du Julius Baer Chindonesia fund, un produit qui permettra aux investisseurs de profiter du potentiel de croissance des marchés chinois, indien et indonésien. Ces trois pays regroupent 40% de la population mondiale, soit quelque 2,8 milliards de personnes et offrent d’excellentes perspectives de croissance.Le nouveau fonds, au format Ucits III, se propose d’identifier les valeurs en début de croissance et disposant d’avantages concurrentiels. Le fonds sera cogéré par deux spécialistes des actions asiatiques, Vincent Lagger et Jian Shi Cortesi.
Le fournisseur d’indices MSCI a annoncé le 9 février le lancement d’une consultation sur une proposition d'élaboration d’indices internationaux socialement responsables.La consultation concerne tant les objectifs que l’architecture de ces indices. Elle répond à la demande d’investisseurs en quête d’outils de référence permettant de mesurer les investissements en fonction de critères éthiques ou religieux. MSCI annoncera sa décision finale le 4 mars prochain.
La Fondation Dauphine en partenariat avec la société Amundi, leader sur le marché français de la gestion d’actifs, lancent pour la première fois en France une chaire entièrement dédiée à l’Asset Management.La Chaire Asset Management de la Fondation Dauphine a trois objectifs, développer la recherche et l’enseignement de la gestion d’actifs à l’Université Paris-Dauphine, apporter ensuite un complément aux recherches que fait Amundi pour ses clients, enfin, être un centre de réflexions et de propositions pour répondre aux préoccupations des pouvoirs publics dans le domaine de la gestion d’actifs. Le partenariat entre la Fondation Dauphine et Amundi est exclusif et pour une durée de quatre ans. La chaire Asset Management est co-dirigée par Georges Pauget, président de l’Institut pour l’Education Financière du public, Pdg de la société Economie, Finance et Stratégie et président d’Amundi, et par Yves Simon, professeur à l’Université Paris-Dauphine. Georges Pauget et Yves Simon en assurent la direction scientifique. Elle est gérée par Sofiane Aboura, secrétaire général de la chaire et maître de conférences à Dauphine.
Si l’on en croit Richard Evans, gérant de portefeuille chez Martin Currie Asset Management, seulement quelques douzaines de titres dans la région asiatique méritent qu’on s’y intéresse, rapporte Asian Investor. «Est-ce trop tard pour investir dans les actions asiatiques?» , est la seule question que posent les clients actuellement.Richard Evans gère un portefeuille concentré de 50 valeurs au maximum (une trentaine actuellement) qui pèse environ 300 millions de dollars. Tous les titres retenus devraient surperformer à horizon cinq à dix ans. Le gérant s’intéresse de très près à l’immobilier à Hong Kong, ainsi qu'à la Malaisie. Il est sous-pondéré sur l’Australie, notamment sur les banques, qui ont réussi à éviter la crise grâce surtout à l’explosion des matières premières.
Groupama Asset Management garde une recommandation fondamentale négative avec perspective stable sur le secteur bancaire européen. Pour la société de gestion, qui rappelle la dépendance accrue d’une partie du secteur bancaire aux financements de la BCE, ce secteur demeure « encore convalescent et se cherche toujours un business model ». En 2011, il faudra se montrer particulièrement sélectif sur le secteur, qui reste marqué par « les tensions sur la péninsule ibérique et la crise souveraine non réglée, les accès aux financements différenciés selon les acteurs et la reprise économique à plusieurs vitesses », souligne Groupama AM.
Entre fin 2009 et fin 2010, l’encours du gestionnaire belge Petercam est passé de 14,2 milliards à environ 15 milliards d’euros, dont 8,2 milliards dans la sicav contre 8,4 milliards et 6,4 milliards contre 5,7 milliards pour les mandats directs. A cela s’ajoute le monétaire. Compte tenu de l’effet de marché, le gestionnaire belge a accusé quelques sorties nettes du fait que certains clients ont eu besoin de mobiliser des liquidités et/ou de prendre leurs bénéfices.La part des portefeuilles obligations avait diminué à la fin de l’an dernier à 40,95 % contre 46,62 % douze mois plus tôt, tandis que celle des actions a augmenté à 39,19 % contre 33,97 %. Et celle du monétaire diminué à 11,2 % contre 13,4 %.Petercam poursuit ses recrutements avec un analyste santé pour les actions, un analyste crédit pour l’obligataire et deux embauches pour le commercial, un «sales support» pour la Belgique et une personne pour les appels d’offres.
La collecte nette des fonds de fonds britanniques s’est inscrite au niveau record de 6,8 milliards de livres, en progression de 76% par rapport à l’année précédente, selon des statistiques communiquées par l’Association britannique de la gestion financière (IMA). Les actifs sous gestion des fonds des fonds totalisaient ainsi 58,2 milliards de livres, représentant 10% des actifs de l’ensemble des fonds.La collecte nette dans les «trackers» s’est élevée au niveau record de 1,2 milliard de livres si bien que les encours sous gestion ont atteint 33,5 milliards de livres fin 2010, en progression de 20% d’une année sur l’autre. Les fonds éthiques ont pour leur part drainé en net 280 millions de livres, un montant en hausse de 80% par rapport à l’année précédente. Les actifs sous gestion de ces fonds s'élevaient à fin décembre à 6,6 milliards de livres (+16% par rapport à 2009).
Eaton Vance a annoncé le 9 février les nominations au sein de Eaton Vance Management International de Duncan Hodnett en qualité de directeur du développement pour le Royaume-Uni et de Pepijjn Heins en tant que responsable du développement pour l’Europe. Tous deux seront basés à Londres.Duncan Hodnett, précédemment chez Macquarie Bank, aura en charge le développement de l’activité et la gestion des relations institutionnelles au Royaume-Uni. Il est rattaché à Pepijn Heins. Ce dernier a rejoint Eaton Vance il y a déjà un an en tant que directeur du développement à l’international. Il va continuer à suivre le développement de l’activité et la gestion des relations institutionnelles en Europe du Nord et supervisera une équipe de cinq personnes dédiées à la vente en Europe. Au 31 décembre 2010, Eaton Vance et les sociétés affiliées géraient un encours de 188,7 milliards de dollars.
D’après le rapport mensuel de la BCE, l’inflation dans la zone euro devrait rester au-dessus de l’objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne pendant la plus grande partie de l’année avant de retomber à des niveaux jugés compatibles avec la stabilité des prix. La BCE prévoit toujours que «l'évolution des prix restera compatible avec la stabilité des prix à l’horizon pertinent pour la politique monétaire».
Le déficit budgétaire des Etats-Unis s’est creusé à 49,80 milliards de dollars en janvier, a annoncé le Trésor. Sur l’exercice en cours, le déficit totalise 419 milliards de dollars contre 431 milliards sur la période comparable de l’exercice précédent. Les recettes ont totalisé 227 milliards de dollars en janvier contre 205 milliards en janvier 2010 et les dépenses 276 milliards contre 248 milliards.
La Réserve fédérale américaine a fait part de la démission de Kevin Warsh, qui devrait intervenir fin mars, de son poste de Gouverneur. Il s’était montré un vibrant adversaire des dernières mesures d’assouplissement quantitatif déployées par la Fed. Le mandat de Kevin Warsh ne devait pas expirer avant 2018.
La Banque centrale de Corée du Sud a surpris les observateurs ce matin en décidant de ne pas relever ses taux. Une pause qui pourrait n’être que très temporaire, dans un contexte de «guerre contre l’inflation» déclarée le mois dernier par le président Lee Myung Bak. L’inflation dépasse le plafond de 4% fixé par la Banque centrale.
Alors qu’une deuxième clôture intermédiaire avait été annoncée en avril dernier à 300 millions d’euros, la société de gestion franco-italienne proche de la famille Benetton a annoncé ce matin le closing final de 21 Centrale Partners IV à 380 millions – soit un montant supérieur de 50 millions au véhicule précédent, pourtant levé en 2006 en pleine période d’euphorie dans les opérations de LBO. Le processus s’est révélé long, mais l’environnement est plus difficile pour la collecte des fonds de capital-investissement, les investisseurs se faisant plus sélectifs. 21 Centrale Partners IV est consacré aux PME françaises, 75% de ses investisseurs sont internationaux.