Le cabinet de conseil international en investissements bfinance a publié le 1er février les résultats de la cinquième édition de son enquête semestrielle sur l’allocation d’actifs des fonds de pension et des compagnies d’assurances, réalisée auprès de 50 investisseurs institutionnels d’Europe et d’Amérique du Nord représentant un encours total d’actifs sous gestion de 149 milliards d’euros.A court comme à moyen terme, les institutionnels prévoient de diminuer la part de leur portefeuille consacrée aux actifs traditionnels (actions et obligations) au profit des classes alternatives, en particulier l’immobilier, les infrastructures et le capital investissement. Cette tendance est similaire à ce qui avait été observé en juin 2010, lors de la précédente édition de cette enquête.En revanche, contrairement aux attentes, les fonds de pension internationaux sont devenus négatifs sur l’obligataire entre juin et décembre 2010, à mesure que se sont développées les tensions sur les dettes publiques européennes. L’enquête révèle un solde net de 12 % de répondants ayant réduit leur allocation à l’obligataire au cours du second semestre 2010.La tendance au désinvestissement sur l’obligataire devrait se renforcer au premier semestre 2011 (un solde net de 27 % de répondants prévoit de réduire son allocation obligataire). Elle ressort toutefois moins marquée à horizon trois ans (solde net de 6 %).Sur les actions, la tendance est toujours significativement négative à horizon trois ans (solde net d’intention de désinvestissement de 14 %). Ceci suggère que le récent regain d’intérêt pour cette classe d’actifs pourrait être de courte durée.La volonté de diversification des portefeuilles, très marquée à horizon six mois et trois ans, devrait profiter essentiellement à l’immobilier et aux classes d’actifs dites «alternatives . Les infrastructures et le capital-investissement rassemblent les plus fortes intentions d’investissement (solde net à horizons six mois et trois ans de 14 % et 10 % respectivement).