Avec une croissance économique mondiale espérée de 2,6% l’année prochaine, les membres de CFA Society France (*) se présentent comme les plus optimistes en matière de perspectives économiques mondiales, montre l’étude annuelle du CFA Institute. Une confiance qu’ils partagent avec les Allemands et qu’il faut ramener au niveau de l’ensemble des membres qui, eux, tablent sur 2 % seulement. Cela étant, l’optimisme des membres français vire au franc pessimisme dès qu’il est question de cibler uniquement la croissance française. Celle-ci est attendue à environ 0,5% l’an prochain. Et le monde de la finance ne fera pas tâche : 25% des membres du CFA Society France s’attendent à une amélioration du marché de l’emploi pour les professionnels de la finance dans l’Hexagone en 2015 (contre 30% au niveau global). Concernant la Bourse, les participants à l’enquête misent au 31 décembre 2015 sur un indice CAC 40 quasiment stable par rapport à son niveau enregistré début octobre 2014 (soit 4371 points ). Cette fois cependant, ils ne dénotent pas vraiment. Dans le cadre de l'étude annuelle, les participants à l’étude globale ont déclaré ne s’attendre qu’à une progression modeste des indices des marchés d’actions. Ils misent par exemple sur une hausse de 4,8 % pour le S&P 500, 1,9 % pour l’indice EuroStoxx et 1,6 % seulement pour le Nikkei 225. Sur les questions de stratégies économiques pures, il ressort également que pour 40 % des 123 membres français ayant répondu à l’enquête, la poursuite des politiques monétaires accommodantes est le facteur qui devrait avoir l’impact le plus favorable sur les marchés mondiaux. Une conviction plus marquée que pour l’ensemble des répondants qui ne sont que 30%. Par ailleurs, en ce qui concerne les risques, plus d’un quart des membres français (27 %) considère que les faibles performances des économies développées sont les plus significatifs - contre 30% au global. D’autre part, les risques politiques ressortent comme les plus sous-estimés selon 45% des répondants, soit sensiblement plus que les 35% de l'étude globale. Les membres de CFA Society France se démarquent également au sujet de l’intégrité des marchés puisque 78% d’entre eux considèrent «qu’une coordination globale encore plus étroite du suivi des risques systémiques permettra de prévenir les prochaines crises financières - contre 67% globalement». Par ailleurs, «41% estiment que les exigences en matière de capitaux propres et de liquidités imposées aux banques auront des conséquences négatives non anticipées (contre 33%), et 26% pensent qu’un meilleur alignement de la rémunération des professionnels de la finance avec les intérêts de leurs clients serait l’action prioritaire à mener au sein des entreprises financières pour améliorer la confiance des investisseurs (contre 31%).» (*) 123 membres de CFA Society France ont répondu à l’enquête, soit un taux de réponse de 16%. L'étude globale figure en pièce jointe