Un rapport de la Cour des comptes, qui sera publié jeudi, sonne l'alarme concernant les retraites complémentaires du privé et préconise un allongement de deux ans de la durée du travail.
La société de négoce renonce au trading physique des métaux précieux moins d’un an près avoir mis sur pied une activité consacrée aux transactions sur l’or. Aux moins deux traders, François Beuzelin et Cédric Chanu, quittent le groupe à Genève et Singapour, a rapporté Bloomberg. Gunvor, cinquième courtier mondial sur le pétrole, continue à traiter les métaux de base (cuivre, aluminium...) et autres matières premières en vrac (charbon, minerai de fer).
Le Comité allemand de stabilité financière, qui regroupe la Bundesbank, le ministère des Finances et la BaFin, estime que certaines valorisation dans l’immobilier en Allemagne sont «relativement élevées». Il recommande que le gouvernement envisage des mesures supplémentaires afin de contrer des menaces potentielles pour la stabilité financière liées à des créances hypothécaires.
La société foncière va investir 860 millions d’euros dans HafenCity, le plus important projet de développement urbain en Allemagne. Unibail-Rodamco a signé un accord avec la ville de Hambourg afin de construire un ensemble de commerces et de loisirs d’ici 2021. Les travaux s'étendront sur une surface de 184.000 mètres carrés. HafenCity est connu pour un projet controversé ; la construction de la salle de concert Elbphilarmonie a explosé de sept fois le budget initial et les portes de l'édifice devraient ouvrir en 2017 avec sept ans de retard sur le calendrier d’origine.
La valeur des introductions en Bourse réalisées en Europe sur les 11 premiers mois de l’année 2014 s’établit à 184% du niveau de 2013, avec 344 entreprises ayant levé 48,8 milliards d’euros (contre 26,5 milliards d’euros en 2013), selon l’étude «IPO Watch» du cabinet d’audit et de conseil PwC. Le total des introductions en Bourse en Europe devrait atteindre 50 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année 2014, dont 10 milliards d’euros environ pour le quatrième trimestre. L’année écoulée sera ainsi la plus active depuis 2007. En octobre et novembre, 55 entreprises ont levé 8,5 milliards d’euros, soit une hausse de 25% par rapport aux 6,6 milliards d’euros levés sur l’ensemble du troisième trimestre. Ce dernier trimestre de l’année 2014 a néanmoins été ponctué par une série de retraits ou de reports d’introductions, suite aux performances médiocres de plusieurs entreprises nouvellement cotées et d’un pic de volatilité à la fin du troisième trimestre. La conjoncture moins favorable a conduit certains candidats à l’introduction à différer temporairement leur projet. Plusieurs ont depuis mené à bien leur projet et d’ici à 2015, le pipeline des introductions semble bien fourni, sans toutefois atteindre le niveau du premier semestre 2014.
AEW Europe, la filiale de Natixis Global Asset Management spécialisée dans le conseil en investissement et la gestion d’actifs immobiliers pour compte de tiers, a annoncé le 11 décembre le closing final de son fonds Logistis avec 820 millions d’euros de nouveaux engagements de souscription. Cette opération porte désormais à plus de 1,3 milliard d’euros le total des engagements de souscription de ce véhicule. Plusieurs investisseurs institutionnels de premier plan en Europe et en Asie, comme les fonds de pension APG et PGGM, ont participé à cette levée de fonds. Dans le détail, cinq nouveaux investisseurs ont apporté plus de 600 millions tandis que les investisseurs existants ont souscrit un montant additionnel cumulé de 130 millions d’euros.Créé il y a plus de 15 ans, le fonds Logistis a pour vocation de constituer un portefeuille de parcs logistiques de classe A au sein des principaux centres logistiques en Europe continentale. «Les nouveaux fonds levés vont permettre de porter à terme la taille de la plateforme Logistis à plus de 2 milliards d’euros de patrimoine et de poursuivre son expansion en Europe, a indiqué la société dans un communiqué. AEW Europe a d’ores et déjà initié le développement de Logistis en Allemagne et visera à compléter le portefeuille existant par l’acquisition d’environ 1,2 milliard d’euros d’actifs existants et de projets de développement via notamment son réseau de promoteurs partenaires.» Ces nouveaux investissements seront principalement concentrés sur l’Allemagne, le Benelux et certains marchés d’Europe centrale.Dans le cadre de cette levée de fonds, Morgan Stanley a agi en tant que conseil financier d’AEW Europe tandis que le cabinet Clifford Chance est intervenu en qualité de conseil juridique et fiscal.
Selon les dernières données de la banque centrale américaine, le patrimoine des ménages aux Etats-Unis a baissé au troisième trimestre 2014 pour la première fois en trois ans. Cette baisse est due à la réduction de la valeur des actions à Wall Street (de quelque 700 milliards de dollars). Le patrimoine net des ménages et des organisations à but non-lucratif s’est réduit de 141 milliards de dollars de juillet à septembre pour s'établir à 81.349 milliards.
La société de gestion indépendante, SPGP, reprise fin 2013 par Cédric Chaboud, poursuit son redéploiement avec le lancement d’un nouveau fonds thématique, une stratégie actions spécialisée dans les valeurs technologiques. L’objectif de gestion du nouveau fonds est de dégager de la performance en investissant 90% minimum de son actif net dans des titres de sociétés françaises et/ou étrangères dont l’activité entretient un rapport direct ou indirect avec le secteur de la technologie et/ou bénéficiant d’un avantage technologique relatif à son secteur d’activité. Pour sélectionner des idées d’investissement, le fonds s’appuiera sur une combinaison d’analyse top down et d’approche microéconomique, passée au filtre d’un comité stratégique d’experts du secteur.SPGP, qui envisage de lancer deux autres fonds thématiques courant 2015, indique par ailleurs poursuivre comme prévu son plan de marche. Avec des actifs sous gestion qui totalisent environ 750 millions d’euros, Cédric Chaboud estime être sur la bonne voie pour accrocher prochainement le milliard d’euros. En attendant, la société continue d’adapter son offre à l’environnement et à développer la technicité des services proposés.
Tikehau Capital a annoncé, le 11 décembre, l’acquisition d’un portefeuille de 36 magasins du réseau d’enseigne Mr Bricolage auprès d’Icade, répartis dans toute la France. La transaction a été réalisée sur la base d’une valeur de 126,2 millions d’euros hors droits. Cette opération, réalisée par un OPCI géré par Tikehau IM, permet à Tikehau Capital de renforcer ses activités immobilières tout en permettant à Icade de se désengager totalement du segment des commerces.
La ville d’Asnières et la Société de financement local (Sfil) ont conclu une opération pour désensibiliser 112,8 millions d’euros de prêts structurés, dits toxiques. Dix emprunts ont été transformés en un contrat de prêts à taux fixe. Cette opération est éligible au fonds de soutien aux collectivités territoriales ayant contracté des emprunts structurés. Asnières n’a pas pâti de ses emprunts structurés, le taux d’intérêt moyen payé par la ville entre 2002 et 2013 ayant atteint 3,95%.
Tikehau Capital a acquis un portefeuille de 36 magasins « Mr Bricolage » détenu par Icade, répartis dans la France entière. Icade détenait ce portefeuille depuis 2008. La transaction a été réalisée sur la base d’une valeur de 126,2 millions d’euros hors droits. Elle permet à Tikehau de renforcer ses activités immobilières et à Icade de se désengager totalement du segment des commerces.
Les banques des pays dont les économies ont été particulièrement affectées par la crise financière et celle de la dette souveraine (Grèce, Espagne, Portugal, Italie, Irlande) ont logiquement été celles qui ont le plus eu recours à l’opération ciblée de refinancement à long terme de la Banque centrale européenne (TLTRO). Tous les établissements de la zone euro n’ont pas communiqué, mais les banques italiennes semblent assez nettement dominer leurs pairs, avec un montant cumulé de plus de 30,6 milliards d’euros. Intesa Sanpaolo a par exemple ponctionné 8,6 milliards d’euros, Monte Paschi 3 milliards et UniCredit 2,2 milliards. Le secteur bancaire espagnol n’est pas en reste, avec 21 milliards d’euros empruntés: Sabadell domine (avec 5,5 milliards), suivi par Santader (4,6 milliards) et Caixabank (3,9 milliards). En France, BNP Paribas a emprunté 14 milliards d’euros via la TLTRO. La Société Générale et CASA y ont indiqué y avoir participé, sans donner de montant.
Né en 2011 d’un spin-off du groupe Technicolor mené par un management conduit par son PDG, Christophe Delahousse, Thomson Video Networks (TVN), spécialiste mondial des systèmes de compression vidéo, veut entrer dans une nouvelle phase de développement. Le fonds Winch Capital 3 géré par Edmond de Rothschild Investments Partners (EDRIP) succède au FCDE (Fonds de Consolidation et de Développement des Entreprises) pour accompagner le groupe dans le déploiement de sa nouvelle offre «Behind Every Screen» et dans sa croissance organique et externe. TVN, dont le management reste majoritaire, réalise environ 80 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 90 % à l’export, avec 16 implantations à travers le monde. Winch Capital 3 investit dans des ETI internationales des tickets entre 7 à 25 millions d’euros.
Acteur majeur de la mécatronique, industrie de synergie de la mécanique et de l’électronique, qui fournit des pièces très techniques aux constructeurs automobiles notamment, le groupe Savoy International a choisi des acteurs locaux pour financer son développement en France et à l’international. Le Crédit Agricole des Savoie et Amundi Private Equity Funds (PEF) entrent au capital via leur fonds Arve Industries Capital, dédié aux PME du secteur du décolletage, de la mécatronique et de la mécanique de précision, dans le cadre d’un plan de dynamisation des territoires de Savoie post-crise de l’automobile de 2008-2009. Ce fonds prend la suite du FMEA (Fonds de modernisation des équipementiers automobiles) qui sort, et devient second actionnaire après le dirigeant emblématique, Emile Allamand, qui reste majoritaire.
Funecap poursuit son travail de consolidation du secteur des services funéraires français. Après le groupe d’André Davy en 2011 et le groupe Rebillon en 2013, la société a consolidé sa position de numéro deux du marché en absorbant la Société des Crématoriums de France (SCF). Créée en 2010, Funecap a appuyé sa stratégie de croissance externe sur le fonds FCPR Funéraire Entreprises III, lancé par la société de gestion Ophiliam, son premier actionnaire. Le dirigeant de SCF, Frank Dinneweth, et CM-CIC Investissements, qui détenaient quasiment l’intégralité du capital de la société, rejoindront le tour de table de Funecap. Avec cette acquisition, le groupe entend se renforcer sur le marché très porteur de la crémation, et gonfler son chiffre d’affaires de 60 à 100 millions d’euros d’ici 2015.
La place de marché de prêts a clôturé sa première séance de cotation en nette hausse après avoir été introduite au-dessus de la fourchette indicative. Le groupe, qui a levé 870 millions de dollars, séduit par le dynamisme de son modèle avec des revenus en croissance régulière.
Entré en 2006 au capital de FrogPubs à la faveur d’un LBO mené par son fondateur, Paul Chantler, le fonds Ciclad passe la main. Amundi Private Equity vient de reprendre la participation de 40% du fonds, afin d’accompagner le développement de l’enseigne. Dans un environnement morose pour la restauration, FrogPubs a vu son chiffre d’affaires doubler depuis 2006, à 16 millions d’euros. Spécialiste de la micro-brasserie, le groupe compte aujourd’hui 10 points de vente. Il a lancé l’an dernier une déclinaison FrogBurgers de ses pubs, dont il a aussi revisité la carte, et investi dans une brasserie en Seine-Saint-Denis. FrogPubs entend ouvrir quatre points de vente par an, Amundi PE se tenant prêt à apporter son soutien si des opportunités exceptionnelles d’emplacements commerciaux se présentent.
Plusieurs fonds se disputent l’acquisition de la moitié du portefeuille de créances immobilières commerciales britanniques de National Australia Bank (NAB), lequel atteint 2,1 milliards de livres. Ont été invités Cerberus Capital, Pimco et CarVal Investors, affirme le quotidien australien. Le prix n’est pas précisément connu, mais les prêts pourraient être cédés avec une décote de 20%.
Les Conseils d’administration de l’Arrco, de l’Agirc et du GIE Agirc-Arrco des 10 et 11 décembre ont nommé François-Xavier Selleret au poste de Directeur général en remplacement de Jean-Jacques Marette qui a fait valoir ses droits à la retraite. François-Xavier Selleret prendra ses fonctions le 20 janvier 2015. A cette date, Jean-Jacques Marette deviendra conseiller auprès du nouveau Directeur général jusqu’au 31 mars 2015. Les Conseils d’administration ont également nommé Jean-Jacques Marette Directeur général honoraire. Agé de 42 ans, François-Xavier SELLERET est diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique et de l’ESSEC. Il a précédemment exercé des responsabilités opérationnelles aux hospices civils de Lyon en qualité de directeur financier adjoint, activité qui faisait suite à l’exercice d’une fonction de DRH au centre hospitalier de Bourgoin-Jallieu. Depuis 2013 à l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) en qualité de conseiller général des établissements de santé, il a exercé des fonctions au sein de différents Ministères sociaux et économiques.
Le Comité de Bâle a publié jeudi après-midi le cadre prudentiel définitif de Bâle 3 qui s’appliquera aux banques exposées à la titrisation. Ce cadre doit s’appliquer dès le mois de janvier 2018. Il pourrait cependant faire l’objet de modifications avant même son application. Le Comité de Bâle a travaillé avec l’organisation internationale des régulateurs de marchés (Iosco) pour déterminer les critères qui font qu’une titrisation est simple et transparente. Les résultats de ces travaux, qui ont été aussi publiés aujourd’hui, pourraient être pris en compte dans la régulation pour encourager le développement du marché de la titrisation. Celui-ci tourne au ralenti en Europe depuis la crise financière alors qu’il est vu comme un moyen de financer l’économie réelle.
La société américaine de capital investissement KKR entend bien saisir davantage d’opportunités pour prendre de nouvelles participations au capital d’autres sociétés d’investissement, en particulier les hedge funds et les sociétés de crédit, rapporte Bloomberg. A l’occasion d’une conférence organisée par Goldman Sachs à New York, Henry Kravis, président et co-fondateur de KKR, a en effet estimé qu’acquérir des sociétés d’investissement permettant de développer les expertises de KKR constitue un meilleur usage de son bilan par rapport au rachat de ses propres actions. « Nous avons un certain nombre de discussions qui sont actuellement en cours, a déclaré Henry Kravis. J’imagine que d’ici trois à neuf mois nous finirons par prendre des participations dans de nouvelles sociétés. »
UBS, premier gestionnaire de fortune de la région Asie-Pacifique avec près de 250 milliards de francs suisses, va utiliser sur ce marché une société spécialisée dans l’intelligence artificielle pour conseiller ses clients, rapporte L’Agefi suisse. La société Sqreem Technologies, basée à Singapour, utilise l’intelligence artificielle pour aider les banques à fournir des conseils personnalisés à leurs clients fortunés. Il s’agit d’extraire à partir d’une grande quantité de données uniquement les informations les plus significatives pour les clients individuels et d’envoyer ces informations sur leurs appareils mobiles. UBS devrait lancer un nouveau service numérique en avril prochain en Asie.
Les RMBS et les ABS devraient afficher une qualité de collatéral stable en 2015 en raison de la reprise économique lente mais continue dans la zone euro, estime l’agence Moody’s dans une étude publiée le 11 décembre. Toutefois, certains obstacles freinent la croissance, suggérant qu’une véritable reprise du marché de la titrisation en Europe n’est pas pour tout de suite. Parmi ces obstacles, l'étude évoque les incertitudes concernant le traitement des charges en capital pour les investisseurs et les émetteurs, ainsi qu’un déficit d’actifs disponibles pour la titrisation. En outre, la faiblesse de la reprise économique pénalise l’origination de prêts, notamment dans les pays périphériques. Cet élément, ainsi que la poursuite de la contraction des bilans de nombreuses banques européennes, pèse sur le volume des actifs sous-jacents.
A quelques encablures de la fin de l’année, l’indice de référence des fonds Ucits alternatifs, le Ucits Alternative Index Blue Chip calculé par Alix Capital, affiche une progression de 2,27%, très en deçà du niveau atteint l’an dernier (4,18%). La meilleure performance de l’année sera très probablement à mettre au compte des stratégies CTA qui marquent un gain de 16,20% contre seulement 6,63% sur l’ensemble de l’année 2013. En revanche, les stratégies sur les matières premières affichent un recul de 6,23% depuis le début l’année, après un reflux de près de 3% sur l’ensemble de 2013.
Les sociétés de gestion espagnoles d’institution d’investissement collectif (SGIIC) ont dégagé un résultat net cumulé de 185,4 millions d’euros à l’issue du premier semestre 2014, en progression de 61,3 % par rapport au premier semestre 2013, rapporte Funds People qui se réfère aux dernières statistiques trimestrielles publiées par la CNMV, le régulateur local. A fin juin 2014, les actifs sous gestion des sociétés sous revue ressortent à 218,06 milliards d’euros contre 166,32 milliards d’euros un an plus tôt, soit une croissance des encours de 31,1%.