Avec une croissance économique mondiale espérée de 2,6% l’année prochaine, les membres de CFA Society France (*) se présentent comme les plus optimistes en matière de perspectives économiques mondiales, montre l’étude annuelle du CFA Institute. Une confiance qu’ils partagent avec les Allemands et qu’il faut ramener au niveau de l’ensemble des membres qui, eux, tablent sur 2 % seulement. Cela étant, l’optimisme des membres français vire au franc pessimisme dès qu’il est question de cibler uniquement la croissance française. Celle-ci est attendue à environ 0,5% l’an prochain. Et le monde de la finance ne fera pas tâche : 25% des membres du CFA Society France s’attendent à une amélioration du marché de l’emploi pour les professionnels de la finance dans l’Hexagone en 2015 (contre 30% au niveau global). Concernant la Bourse, les participants à l’enquête misent au 31 décembre 2015 sur un indice CAC 40 quasiment stable par rapport à son niveau enregistré début octobre 2014 (soit 4371 points ). Cette fois cependant, ils ne dénotent pas vraiment. Dans le cadre de l'étude annuelle, les participants à l’étude globale ont déclaré ne s’attendre qu’à une progression modeste des indices des marchés d’actions. Ils misent par exemple sur une hausse de 4,8 % pour le S&P 500, 1,9 % pour l’indice EuroStoxx et 1,6 % seulement pour le Nikkei 225. Sur les questions de stratégies économiques pures, il ressort également que pour 40 % des 123 membres français ayant répondu à l’enquête, la poursuite des politiques monétaires accommodantes est le facteur qui devrait avoir l’impact le plus favorable sur les marchés mondiaux. Une conviction plus marquée que pour l’ensemble des répondants qui ne sont que 30%. Par ailleurs, en ce qui concerne les risques, plus d’un quart des membres français (27 %) considère que les faibles performances des économies développées sont les plus significatifs - contre 30% au global. D’autre part, les risques politiques ressortent comme les plus sous-estimés selon 45% des répondants, soit sensiblement plus que les 35% de l'étude globale. Les membres de CFA Society France se démarquent également au sujet de l’intégrité des marchés puisque 78% d’entre eux considèrent «qu’une coordination globale encore plus étroite du suivi des risques systémiques permettra de prévenir les prochaines crises financières - contre 67% globalement». Par ailleurs, «41% estiment que les exigences en matière de capitaux propres et de liquidités imposées aux banques auront des conséquences négatives non anticipées (contre 33%), et 26% pensent qu’un meilleur alignement de la rémunération des professionnels de la finance avec les intérêts de leurs clients serait l’action prioritaire à mener au sein des entreprises financières pour améliorer la confiance des investisseurs (contre 31%).» (*) 123 membres de CFA Society France ont répondu à l’enquête, soit un taux de réponse de 16%. L'étude globale figure en pièce jointe
Dans un courrier transmis à l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 15 décembre, le fonds Polygon Global Partners a déclaré avoir franchi à la hausse le seuil des 5% du capital et des droits de vote du Club Méditerranée. Il détient 9,23% du capital et 8,32% des droits de vote du groupe de loisirs. Polygon a indiqué souhaiter prendre part au vote lors de l’assemblée générale du groupe prévue le 12 janvier.
Le conglomérat industriel américain General Electric (GE) a annoncé le 16 décembre qu’il allait redistribuer 40 milliards de dollars à ses actionnaires en 2015 et en 2016 sous forme de dividendes et de rachats d’actions. A l’origine de cette décision, de bonnes perspectives pour 2015. Lors d’une journée investisseurs, le conglomérat a indiqué qu’il tablait sur une augmentation de ses bénéfices l’an prochain d’au moins 10%.
C’est une tendance lourde. Le secteur de la gestion d’actifs en Europe joue un rôle crucial et de plus en plus important dans le financement de l’économie réelle. Sur la base des frais de personnel, des taxes payées et des bénéfices réalisés, le secteur européen de la gestion d’actifs contribue en moyenne à hauteur de 0,35% par an au PIB européen, selon une étude rédigée de Jens Hagendorff, professeur de finance et d’investissement à l’université d’Edimbourg, avec le soutien de EY (1). L’étude dispose du potentiel nécessaire pour combler le vide laissé par les banques pour financer l’économie réelle en Europe. Le secteur européen de la gestion d’actifs pèse très lourd, les actifs sous gestion représentant plus de 115% du PIB européen (ou près de 17.000 milliards d’euros). Le secteur emploie directement environ 95.000 personnes et indirectement 530.000 emplois équivalents plein temps. La valeur ajoutée du secteur est particulièrement marquée au Royaume-Uni, où il contribue à hauteur de 1% par an au PIB, et en France où la contribution au PIB est de 0,5% par an. En termes absolus, les chiffres sont également très significatifs, avec une valeur ajoutée de l’ordre de 50 milliards d’euros pour le secteur européen. «Ce qui est particulièrement marquant dans le secteur, c’est le rythme auquel il progresse. Sur la base des statistiques de l’OCDE pour le Royaume-Uni en 1980 et des données comparables aujourd’hui, le secteur européen a été multiplié par six en un peu plus de 30 ans. Cette évolution, due en grande partie à l’augmentation, au vieillissement et à l’enrichissement des populations, ne semble pas près de ralentir. L’asset management est une réussite européenne. Les responsables politiques devraient reconnaître le potentiel du secteur de la gestion d’actifs pour jouer un rôle plus important dans le financement de l’économie réelle», commente Roy Stockell, responsable Wealth & Asset Management pour EMEIA chez EY. Le secteur joue déjà un rôle clé dans le financement de l’économie. En 2012, le secteur détenait des titres de dette détenus par des résidents de la zone euro pesant quelque 4.000 milliards d’euros. Ce qui représentait alors 23% de l’encours obligataire et 32% de la valeur des prêts bancaires de la zone euro. Ce ratio monte à 43% si l’on exclut les prêts hypothécaires du total des prêts bancaires. Côté actions, les chiffres sont également très significatifs. En 2012, les gestionnaires européennes pilotaient des actions pour une valeur de 1.374 milliards d’euros, soit 31% de la valeur de marché des sociétés cotées de la zone euro et près de 40% du flottant des sociétés cotées européennes. L’étude relève que près de 500 milliards d’euros dans la valeur du marché des actions européennes sont liés au rôle que jouent les gestionnaires européens dans l’amélioration de la gouvernance des sociétés dans lesquelles ils investissent. «L’épargne long terme et la gestion des risques sont au cœur de ce que le secteur peut offrir, ce qui le rend tout à fait apte à fournir du financement de long terme aux entreprises européennes. Dans cette mesure, le secteur constitue un lien primordial entre les investisseurs et les besoins de l’économie réelle», commente Jens Hagendorff. «Il faut aussi souligner que le secteur de la gestion d’actifs en Europe ne nécessite pas un mécanisme coûteux de sauvetage et peut en conséquence proposer des solutions de financement moins coûteuses que celles des banques, générant des économies importantes pour la société», ajoute-t-il. (1) Societal and Economic Impacts of the European Asset Management Industry
Les flux financiers illicites qui fuient les pays émergents et en développement ont atteint un montant record en 2012. Ils dépassent le volume de l’aide et des investissements étrangers dans ces pays, selon un rapport publié par l’ONG américaine Global Financial Integrity (GFI), qui a passé en revue les flux de capitaux illicites issus de 151 pays.En 2012, ces fuites de capitaux ont atteint 991,2 milliards de dollars, selon les dernières données disponibles. Elles culminent à 6.600 milliards de dollars entre 2003 et 2012, indique le rapport de l’ONG américaine intitulé «Flux financiers illicites issus des pays en développement: 2003-2012»."Ces flux de capitaux, qui dépassent déjà le montant cumulé des investissements étrangers directs et de l’aide officielle au développement, privent de près de 1.000 milliards de dollars par an les économies des pays pauvres ou à moyens revenus», a souligné le président de l’organisation Raymond Baker. «Ce sont quasiment 1.000 milliards de dollars qui auraient pu contribuer à la croissance de ces économies en créant des emplois», a-t-il ajouté.Pour 2012, la fuite de capitaux illicites est 1,3 supérieure au 789,4 milliards de dollars d’investissements directs placés dans les pays étudiés. Elle est aussi 11,1 fois plus importante que l’aide officielle au développement reçue par ces économies (89,7 milliards de dollars). «Plus alarmant encore est le fait que ces fuites de capitaux progressent au rythme inquiétant de 9,4% par an, soit deux fois plus vite que la croissance de l'économie mondiale», a ajouté le responsable de l’ONG.Dans certaines régions, la fuite de capitaux s’est nettement accélérée en dix ans, grimpant au rythme annuel de 24,2% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et de 13,2% en Afrique subsaharienne. Au total sur dix ans, les 6.600 milliards de capitaux échappés de ces pays pèsent 3,9% du PIB des économies émergentes.Sur cette même période, le classement des pays où interviennent les plus importantes fuites de capitaux place la Chine au premier rang (1250 milliards de dollars entre 2003 et 2012, et 250 milliards pour la seule année 2012), suivie par la Russie (973 milliards sur dix ans) et le Mexique (514 milliards sur dix ans).
A l’approche de la fin de l’année, les investisseurs restent confiants sur les actions mais ils ont fortement augmenté leur poche de cash, selon le dernier sondage mensuel (Fund Manager Survey) réalisé entre les 5 et 11 décembre par BofA Merrill Lynch auprès d’un échantillon de 214 investisseurs représentant 604 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Les investisseurs ont porté leurs liquidités à 5% en moyenne et 28% d’entre eux indiquent être surpondérés par rapport à leurs indices de référence respectifs. Il s’agit du pourcentage enregistré le plus élevé depuis juin 2012.Malgré cette approche défensive dans l’environnement volatil des derniers jours de l’année, les participants au sondage affichent une confiance sans faille dans l’économie mondiale. En effet, 60% des sondés s’attendent à un renforcement de la conjoncture au cours des douze prochains mois, soit une augmentation de près de 30 points de pourcentage en l’espace de deux mois.Dans ce contexte, les investisseurs estiment que les bénéfices des entreprises devraient aussi progresser alors que les anticipations d’inflation se retrouvent à leur plus bas niveau depuis août 2012. Les matières premières jouent un rôle important dans cette appréciation, 36% des gestionnaires considérant que le pétrole est sous-évalué après sa récente chute. Par ailleurs, les perspectives sur l’économie européenne se sont améliorées, en raison notamment de la probabilité de la mise en œuvre d’un programme d’assouplissement quantitatif (QE) au premier trimestre 2015, attendu par 63% des sondés contre 41% en novembre. D’où un appétit un peu plus marqué pour les actions de la zone euro, entre autres les bancaires. Ce qui se traduit par une surpondération des actions de la zone chez 26% des investisseurs, contre seulement 8% en novembre.«Nous observons une sortie de l’énergie et des matières premières au bénéfice du dollar, du cash, des titres de la zone euro et actions globales technologiques et discrétionnaires», indique Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Research. «La perspective d’un QE de la BCE a contribué à un consensus de plus en plus fort sur les actions européennes, mais l’affaiblissement du cycle et la baisse des prix des matières premières travaillent contre une véritable reprise des bénéfices», tempère Manish Kabra, stratégiste quantitatif actions.
Le gestionnaire d’actifs Meridiam, spécialiste du secteur des infrastructures publiques de long terme, a annoncé qu’il investissait pour 35 ans dans la conception, la construction, le financement et l’exploitation de la nouvelle cité judiciaire d’Indianapolis, capitale de l’Etat de l’Indiana. Déjà investisseur dans le projet pionnier de partenariat public-privé du Tribunal de Long Beach en Californie, Meridiam devient attributaire du deuxième projet d’infrastructure judiciaire signé aux Etats-Unis.«Mené par Meridiam, le consortium attributaire s’engage pour une durée de 35 ans dans la conception, la construction, le financement, l’exploitation et la maintenance de la nouvelle cité judiciaire et sera rémunéré par un loyer annuel. La signature du financement de ce projet d’un coût total d’environ 500 millions de dollars est prévue pour mars 2015», précise un communiqué. La maintenance du complexe judiciaire sera confiée à la société Cofely, filiale du groupe GDF-Suez, spécialiste de la performance énergétique des bâtiments.Leader européen et nord-américain de l’investissement dans les infrastructures publiques. Meridiam, avec un portefeuille actif de 2,8 milliards d’euros, a investi dans 33 projets à ce jour.
Primonial REIM a acquis, auprès d’un fonds géré par KanAm Grund, un ensemble immobilier de bureaux situé au 2/10 boulevard de l’Europe à Poissy (78), au sein du pôle tertiaire de PSA Peugeot Citroën, site historique de production du groupe. L’investissement, réalisé pour le compte de fonds gérés par Primonial REIM, s’élève à 135 millions d’euros, précise un communiqué.L’ensemble immobilier indépendant développe une surface utile totale d’environ 49.000 m² et bénéficie de 1.638 emplacements de parking. Livré en 2002, l’actif offre d’excellentes prestations de bureaux et des services de qualité (restaurant d’entreprise, restaurant club, salle de conférence, salle de sport…). L’actif est loué en totalité au groupe PSA Peugeot Citroën depuis sa livraison. Cette opération a été réalisée par Stratégies & Corp dans le cadre d’un mandat co-exclusif avec BNP Paribas Real Estate.
Les Européens doivent contourner les règles budgétaires qu’ils se sont imposées pour espérer sortir de la crise, estime l’OFCE dans un rapport publié mardi. Une des clés de la sortie de la crise est l’investissement, estiment les auteurs du rapport, ce qui correspond au consensus européen actuel. Mais ils jugent nettement insuffisant le plan Juncker qui prévoit un effet de levier de 15 entre l’investissement public et l’investissement total. Ils soulignent aussi qu’il ne faut pas trop attendre des réformes structurelles, qui aboutissent souvent à augmenter le chômage à court terme.
Avec l’ambition de devenir «un acteur clé dans le domaine des biotechs, notamment en France et en Allemagne», Oddo & Cie a mis sur pied un comité scientifique qui sera chargé de participer à la sélection des sociétés que le groupe accompagnera sur les marchés et notamment dans le cadre des introductions en Bourse. Ce comité est présidé par Arnold Munich (Hôpital Necker).
L’Etat fédéral allemand prévoit d’emprunter moins de 200 milliards d’euros sur les marchés de capitaux l’année prochaine, soit le montant le plus faible depuis 2002, afin d’assurer le service d’une dette de 1.300 milliards d’euros, selon les informations de Reuters. Le programme d'émission de 2015 devrait être publié aujourd’hui. Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble veut présenter en 2015 le premier budget à l'équilibre en 46 ans.
La banque d'investissement a enregistré une perte de 92,4 millions de dollars entre septembre et novembre, notamment en raison des difficultés de Bache.
Selon nos informations, Véronique Hoffmann a quitté le poste de Responsable de la gestion obligataire chez Humanis Gestion d’Actifs. Elle avait rejoint la filiale de gestion d’actifs du groupe de protection sociale au courant de l’année 2014 après avoir passé plus de 7 ans chez Federis Gestion d’Actifs.
La banque d’investissement Jefferies a publié une perte de 92,4 millions de dollars pour le dernier trimestre de son exercice décalé à fin novembre. Le groupe américain a notamment enregistré des pertes dans ses activités de dette «distressed». Il a également dû déprécier la valeur de sa participation dans sa filiale spécialisée sur les futures sur matières premières, Bache Commodities, rachetée en 2011. Jefferies a d’ailleurs annoncé qu’il envisageait de vendre cette activité.
L’Etat fédéral allemand prévoit d’emprunter moins de 200 milliards d’euros sur les marchés de capitaux l’année prochaine, soit le montant le plus faible depuis 2002, afin d’assurer le service d’une dette de 1.300 milliards d’euros, selon les informations de Reuters. Le programme d'émission de 2015 devrait être publié mercredi. Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble veut présenter en 2015 le premier budget à l'équilibre en 46 ans. Pour payer les quelque 185 milliards d’euros qu’il est censé devoir aux détenteurs de sa dette actuelle à partir des recettes existantes, l’Allemagne continuera à faire appel aux marchés de capitaux. L’Etat fédéral a emprunté 212 milliards d’euros en 2014 et 257 milliards en 2013.
Les Européens doivent contourner les règles budgétaires qu’ils se sont imposées pour espérer sortir de la crise, en utilisant notamment la brèche ouverte par le plan d’investissement de Jean-Claude Juncker, estime l’OFCE dans un rapport publié mardi. Une des clés de la sortie de la crise est l’investissement, estiment les auteurs du rapport, ce qui correspond au consensus européen actuel. Mais ils jugent nettement insuffisant le plan Juncker qui prévoit un effet de levier de 15 entre l’investissement public et l’investissement total. Ils soulignent aussi qu’il ne faut pas trop attendre des réformes structurelles, qui ont souvent pour conséquence d’augmenter le chômage à court terme.
D’après une étude d’un professeur de l’université d’Edimbourg commanditée par le cabinet de conseil EY en partenariat avec l’Efama (association européenne de la gestion d’actifs), le secteur de la gestion d’actifs contribue à 0,35% à la croissance européenne et il représente 0,5% de la croissance française, rapporte le quotidien Les Echos qui a eu accès à cette étude. De fait, avec des encours représentant près de 115% du produit intérieur brut (PIB) européen, soit environ 17.000 milliards d’euros, la gestion d’actifs emploie de manière directe 95.000 personnes, un chiffre qui atteint 530.000 emplois à temps plein en ajoutant les emplois indirects. « La valeur ajoutée du secteur est particulièrement importante au Royaume-Uni où il contribue à 1% de la croissance du PIB chaque année, et en France, où il représente 0,5% », affirme cette étude. Sur la base du coût salarial, des impôts payés et des profits réalisés, la contribution à la croissance économique serait de 0,35 % pour l’Europe.
Dans sa stratégie annuelle d’investissement (ISA) pour 2015, LaSalle Investment Management (LaSalle) identifie plusieurs opportunités d’investissement à Paris, notamment dans l’immobilier de bureaux et commercial, et ce malgré la faiblesse de la croissance française. Au niveau macroéconomique, l’Europe présente de forts contrastes entre les différents pays, y compris au sein-même de la zone euro : si un ralentissement de la croissance se fait sentir en Allemagne, en raison notamment des difficultés de la France, la croissance au Royaume-Uni figure parmi les plus soutenues au monde et l’Espagne est sur la voie d’une reprise solide. Néanmoins, dans la zone euro et ailleurs en Europe, l’investissement immobilier est soutenu par la forte volonté politique de garder les taux d’intérêt sous contrôle : la hausse des volumes d’investissement se poursuivra donc en 2015, quoiqu’à un rythme moins élevé. « Dans une Europe à plusieurs vitesses, les marchés immobiliers se caractériseront en 2015 par une forte polarisation en termes de performances », affirme Mahdi Mokrane, Directeur Recherche & Stratégie Europe de LaSalle Investment Management. « Alors que les actifs primes seront très recherchés, les emplacements et actifs secondaires ne connaîtront pas de hausse des loyers significative dans un futur proche, les entreprises étant aujourd’hui encore davantage tournées vers les réductions des coûts et les gains d’efficacité que vers une éventuelle expansion ». Par ailleurs, en France et dans d’autres pays européens tels que le Royaume-Uni et la Pologne, malgré la concurrence féroce du e-commerce, certains centres commerciaux prédominants de taille moyenne génèreront des retours sur investissement plus élevés. « Bien que l’absence de réformes structurelles et de politiques efficaces de maîtrise des dépenses publiques pèse sur la croissance française, l’immobilier parisien reste une valeur sûre », analyse Mahdi Mokrane. « Dans l’immobilier de bureaux et commercial à Paris, certains actifs extrêmement bien situés garantissent des revenus sécurisés et une appréciation sur la durée. Aussi, avec un stock important et une grande diversité de locataires nationaux et internationaux qui ont toujours assuré à l’immobilier parisien une croissance des loyers à long terme, Paris offre la possibilité aux investisseurs de prendre davantage de risques en termes de vacance, rénovations et de durée des baux, à condition de choisir des emplacements bien établis, quasiment primes ». Au niveau mondial, l’afflux des capitaux dans l’immobilier devrait se poursuivre. Pour anticiper les revers cycliques et tenir compte des évolutions des marchés dans un monde à plusieurs vitesses, les investisseurs doivent adapter leurs portefeuilles en diversifiant les actifs, en anticipant les différences de taux d’intérêt selon les régions et en misant sur des tendances de long-terme, telles que les transformations démographiques, technologiques et d’urbanisation et le développement durable. Certains types d’actifs non-substituables, triés sur le volet et idéalement situés dans les principales villes européennes, garantiront une forte hausse des loyers, à même de compenser les prix élevés. Ainsi, grâce à des fondamentaux en amélioration et une offre de neuf à son minimum dans les prochaines années, Paris, tout comme Londres et Munich, offrira de belles opportunités d’investissement dans l’immobilier de bureaux et commercial dans le cadre de stratégies Core défensives. Dans ces villes, qui constituent les principaux points d’entrée des investisseurs internationaux en Europe, le marché des bureaux sera également sensible aux tendances démographiques, technologiques et d’urbanisation : l’étude ISA identifie notamment des stratégies value-add intéressantes liées à ces transformations dans les quartiers proches des centres d’affaires.
Axa Real Estate Investment Managers SGP, filiale d’Axa Real Estate Investment Managers, a annoncé, ce 15 décembre, l’acquisition de deux biens immobiliers à Madrid et à Rome pour un montant total de 114 millions d’euros pour le compte de l’OPCI Axa Selectiv’ Immo. La transaction comprend 100 % de «Via Paolo di Dono 223», un immeuble de bureau loué d’une surface d’environ 16.580 m² situé à Rome, et 50 % des parts de «Gran Via 37», un actif de commerce situé à Madrid d’une surface d’environ 4.134 m² acquis en co-investissement à 50/50 entre Axa Selectiv’ Immo et un fonds de pension français qui a confié un mandat immobilier à Axa REIM SGP.
Les hedge funds qui mettent en œuvre des algorithmes ont réussi cette année à dégager des performances parmi les meilleures du secteur, rapporte l’agence d’information Bloomberg.L’indice Newedge Trend, qui rend compte de l'évolution des sociétés qui utilisent des indices pour profiter des tendances des marchés, affiche une progression de 17% depuis le début de l’année, contre une performance de seulement 3,7% pour l’ensemble des hedge funds.
La société de capital investissement Ardian (ex-Axa Private Equity) a arrangé un financement unitranche de 92 millions d’euros dans le cadre de l’acquisition d’IMV Technologies par Qualium Investissement. Cette opération de financement comprend également une ligne d’acquisition de 12 millions d’euros. Fondée en 1963, la société IMV Technologies produit et commercialise du matériel et des consommables en biotechnologies de la reproduction animale. En 2014, elle a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 68 millions d’euros dont 80% à l’export grâce à un réseau de distributeurs couvrant plus de 120 pays et 5 filiales aux Etats-Unis, en Inde, en Chine, en Italie et aux Pays-Bas. Ardian n’en est pas à son coup d’essai. En octobre 2010, son activité « Private Debt » avait déjà arrangé un financement mezzanine lors de l’acquisition d’IMV par Pragma Capital. Depuis, IMV Technologies a connu une croissance solide notamment grâce à sa stratégie d’acquisitions ciblées. Ainsi au cours des dernières années, la société a réalisé 7 acquisitions dont celle de Polysem, spécialiste de la protection vétérinaire à usage unique, que l’activité Private Debt d’Ardian a également partiellement financé à l’aide d’un nouveau financement mezzanine en février 2012.
Lonsdale a annoncé, ce 15 décembre, une levée de fonds de 4,25 millions d’euros réalisée par NextStage, spécialiste du capital développement et du financement des PME et ETI. Créée en 1961, la société Lonsdale est une agence de design française reconnue dans le domaine du «branding». Depuis 2007, sous l’impulsion de son président Frédéric Messian, la société a significativement accéléré son développement, son chiffre d’affaires ayant progressé de 30 % par an en moyenne au cours des sept dernières années. Grâce à cette levée de fonds, l’entreprise entend passer à la vitesse supérieure, son président souhaitant « l’imposer comme l’un des acteurs incontournables du design», selon un communiqué.
Primonial REIM s’est emparé auprès de d’AEW Europe, pour le compte d’un investisseur institutionnel, de l’ensemble immobilier de bureau «Le Garamond», situé à Malakoff (92), au cœur du pôle tertiaire de la première couronne sud. L’investissement, réalisé pour le compte de fonds gérés par Primonial REIM, s’élève à 55 millions d’euros. Livré en 2011, cet ensemble immobilier développe une surface utile d’environ 9.500 m². L’opération a été réalisée par Catella Property dans le cadre d’un mandat co-exclusif avec Stratégies & Corp.
State Street Global Advisors (SSGA) vient de lancer le SPDR MSCI ACWI Low Carbon Target ETF (symbole:LOWC), coté sur Nyse Arca. Développé en partenariat avec le fonds de pension des Nations Unies (UNJSPF), le nouveau véhicule donne accès aux opportunités de croissance à long terme de sociétés à basse teneur de carbone tout en réduisant l’exposition aux actifs sensibles à la transition vers une économie à faible intensité carbone. Le SPDR MSCI ACWI Low Carbon Target ETF est chargé à 0,30% en données brutes. Mais, avec la suppression des commissions de conseil et le remboursement de certaines dépenses jusqu’au 31 janvier 2017, les frais sur encours s'élèvent à 0,20% en net. Selon des données communiquées par le Forum de l’investissement responsable américain (US SIF), les actifs sous gestion dans des stratégies durables, responsables et d’impact sont passés de 3.740 milliards de dollars en 2012 à 6.570 milliards de dollars début 2014, soit un bond de 76%. Sur ce montant, les critères environnementaux sont intégrés dans près de 3.000 milliards de dollars.
Turenne Investissement a annoncé la cession de sa participation dans la société Quadrimex, spécialisée dans la chimie et le sel de déneigement, après avoir accompagné le groupe pendant 5 ans et demi. Grâce à cette cession, Turenne Investissement et deux FIP de Turenne Capital réalisent un multiple de 2,8x et un TRI de 21% sur 5 ans et demi. Paluel Marmont Capital, après avoir accompagné historiquement le groupe, se désengage également. Afin d’aborder une nouvelle phase de croissance, une opération de LBO visant à la reprise majoritaire de la société a été initiée par son équipe de direction (Michel et Patrice Reisch) aux côtés de 45 salariés, de FIA Partners et d’un nouveau FIP de Turenne Capital Partenaires. Mis en oeuvre par Idinvest, le financement mezzanine de l’opération a été envisagé de manière à aborder sereinement les opportunités de croissances externes qui s’offriront à Quadrimex.
Sur les fonds d’actions américaines, la tendance observée ces derniers mois se poursuit. Les fonds gérés activement sont délaissés au profit des ETF. Sur un an glissant, les fonds d’actions américaines gérés activement affichent ainsi une décollecte de 91,9 milliards de dollars tandis que les ETF spécialisés sur les mêmes actions américaines enregistrent une collecte de 156,1 milliards de dollars, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Par ailleurs, le syndrome Pimco continue de marquer le secteur des fonds obligataires qui ont collecté 5,6 milliards de dollars en novembre après des rachats nets de 18,7 milliards de dollars en octobre et de 23,1 milliards de dollars en septembre, justement imputables aux sorties enregistrées sur le Pimco Total Return. les ETF obligataires ont collecté pour le douzième mois consécutif. Du côté des distributeurs, Vanguard et iShares arrivent en tête de la collecte avec des souscriptions nettes de respectivement 20,7 milliards de dollars et 13,5 milliards de dollars.
L’épargne retraite des Français a progressé de 3 % en 2013 pour se rapprocher du seuil des 700 milliards d’euros, selon l’Observatoire des Retraites Européennes publié le 15 décembre par ERES. A fin 2013, l’encours d’épargne retraite en France s’est établi à 696 milliards d’euros contre 675 milliards d’euros en 2012. Dans le détail, à fin 2013, l’épargne retraite dite «pure» représente 153 milliards d’euros d’encours contre 145,5 milliards à fin 2012 (+5% sur un an) tandis que l’épargne affectée à la retraite pèse 542,9 milliards d’euros contre 529,1 milliards d’euros fin 2012 (+3% sur un an). L’épargne individuelle reste la principale contributrice, représentant 561,3 milliards d’euros d’encours contre 547,4 milliards d’euros fin 2012, soit une progression de 3% sur un an. Pour sa part, l’épargne collective (Perco et Article 83) affiche 134,6 milliards d’euros d’encours fin 2013 contre 127,1 milliards d’euros fin 2012, soit une croissance de 6% d’une année sur l’autre.En 2013, les versements en vue de l’épargne retraite sont demeurés stables à 40,5 milliards d’euros, contre 40,1 milliards d’euros en 2012.Désormais, l’épargne retraite représente 22% de l’épargne financière des Français, un chiffre stable par rapport à 2012, et 34% du produit intérieur brut (PIB) de la France, en progression de 1% par rapport à 2012. On est bien loin de la moyenne des pays de l’OCDE qui est de 77% du PIB.Sans grande surprise, l’assurance vie représente 45 % de l’épargne retraite en France, devant les valeurs mobilières (y compris le PEA) qui pèsent 24% de l’épargne retraite. Cette épargne se répartit à 13% en assurance retraite collective, à 8% en assurance retraite individuelle, à 6 % en épargne salariale et, enfin, à 4 % en livrets défiscalisés.L’épargne retraite a encore de beaux jours devant elle. Selon cet Observatoire, le montant total d’épargne retraite en France devrait en effet atteindre 1.500 milliards d’euros en 2023. «Les régimes de retraite publics par répartition étant soumis à une pression démographique et financière croissante, le marché de l’épargne retraite en France va accélérer dans les années à venir, explique l’Observatoire. Avec une croissance en valeur du PIB de 3,5% par an et une épargne retraite égale à 50% du PIB en 2023, le montant total d’épargne retraite en 2023 sera, selon nos estimations, de 1.500 milliards d’euros, soit une croissance de 8% par an.» D’après Olivier de Fontenay, associé fondateur d’Eres, «la croissance du marché de l’épargne retraite des Français sera notamment portée par l’épargne retraite collective». «Ce compartiment atteindra à lui seul près de 500 milliards d’euros en 2023», avance-t-il.
Invesco Real Estate a annoncé, ce 15 décembre, l’acquisition de l’hôtel 4 étoiles Mercure Terminus Nord, situé au centre de Paris, dans le cadre d’un mandat dédié pour le compte d’un client asiatique. «Il s’agit de la première acquisition réalisée par Invesco Real Estate pour ce client dont le mandat est axé sur l’investissement dans des hôtels de bonne qualité et bien situé dans les plus grandes villes d’Europe», explique la société de gestion dans un communiqué. Pour cette transaction, Invesco Real Estate a été conseillé par SBKG, PWC / Landwell, GVA et BNP Paribas.
Berkshire Hathaway a annoncé avoir bouclé un investissement dans Restaurant Brands International (entre autres Burger King) pour un montant de 3 milliards de dollars qui lui assure une participation au capital d’un peu plus de 4% et 14,37% des droits de vote.Berkshire Hathaway a par ailleurs annoncé avoir racheté le fournisseur de logistique pour l’industrie pétrolière Charter Brokerage auprès de la société de capital investissement Arsenal Capital Partners. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué. La société avait été récemment évaluée à 500 millions de dollars.