Atlantia et ACS ont annoncé ce jeudi avoir entamé des discussions préliminaires portant sur un partage des actifs d’Abertis, le groupe espagnol d’infrastructures qu’ils convoitaient tous les deux. Atlantia proposait 16,5 milliards d’euros. ACS, via sa filiale allemande Hochtief, était disposé à payer 18,6 milliards. «Le fait qu’ACS semble vouloir éviter une guerre des prix est un élément positif à nos yeux, étant donné qu’une telle surenchère aurait augmenté les incertitudes au sujet de la valorisation et accru les risques de surpayer», notent les analystes de Sabadell.
La Commission européenne a présenté ce jeudi son plan d’action pour encourager la finance verte en Europe. Objectif affiché: donner de nouvelles règles à la finance européenne permettant à l’Union de prendre le leadership sur la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat, signé en 2015, qui vise à contenir la hausse des températures sur notre planète. Bruxelles estime qu’il faudrait environ 180 milliards d’euros d’investissements supplémentaires par an pour que l’UE puisse atteindre les objectifs pour 2030, fixés lors du Sommet de Paris, comprenant une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre.
Les exportations chinoises ont crû à leur rythme le plus rapide en trois ans en février, ce qui donne à penser que la croissance économique du pays est vouée à rester solide malgré une possible rapide détérioration des relations commerciales avec les Etats-Unis. Les exportations chinoises ont progressé de 44,5% en février sur an, dépassant largement l’anticipation médiane des analystes qui était d’une croissance de 13,6%, après un gain de 11,1%, montrent les statistiques officielles publiées jeudi. Les importations, elles, ont avancé de 6,3%, en deçà du consensus établi à 9,7%, et marquent une net ralentissement par rapport au bond de 36,9% enregistré en janvier.
Le pays est sorti de la récession, aidé par la reprise des cours du pétrole et une politique monétaire et budgétaire orthodoxe. Mais la croissance reste faible et la géopolitique est un risque.
L’orchestre de l’armée de libération se tient prêt à sonner tambours et trompettes. La session annuelle de l’Assemblée nationale populaire chinoise s’est ouverte le 5 mars dans un contexte particulier. Le président Xi Jinping, après avoir fait inscrire sa pensée profonde dans la Constitution, demande désormais aux 3.000 députés de supprimer la limite de deux mandats qui l’empêche de se maintenir au pouvoir à vie. Même en Chine, l’annonce provoque le malaise. Mais tout cela se fera pour la bonne cause : livrer les trois batailles du pays contre la pauvreté, la pollution, et les risques financiers nés d’un endettement excessif. Sur ce dernier point, on peut faire confiance au président Xi pour mettre au pas les oligarques locaux, exemple d’Anbang à l’appui.
Pour le placement de son émission obligataire la semaine dernière, le groupe Legrand ne s’est pas contenté de faire accepter un coupon de 1 % aux investisseurs pour un emprunt à 8 ans. Le spécialiste des infrastructures électriques (noté « A- » par S&P) s’est associé les services de pas moins de sept banques pour le placement de 400 millions d’euros. Leurs mandats ont apparemment été remportés de haute lutte si l’on en juge par les rôles attribués à ces « bookrunners » (teneurs de livre) répartis en deux groupes, les uns étant qualifiés d’actifs et les autres de passifs. L’octroi de mandats à des banques jouant un rôle mineur, en signe de geste commercial, représente une pratique courante dans les transactions de marché mais l’affichage public du rôle « passif » de certains acteurs l’est moins. Décidément, les intermédiaires sont prêts à tous les sacrifices et la période faste pour les émetteurs obligataires se poursuit…
Inquiétude. Après l’inflation, c’est la menace de guerre commerciale qui fait flancher les marchés actions. Donald Trump est passé à la vitesse supérieure en annonçant des droits de douane de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium. Les places financières ont immédiatement réagi, l’EuroStoxx 600 cédant 4,2 %, le S&P 500 3,7 % et surtout le Nikkei 6 %, dont les Etats-Unis sont le premier partenaire commercial. Réceptacle de cette inquiétude, la volatilité a rebondi. Après être revenu à 15 %, l’indice VIX a repassé les 20 %. Européens et Canadiens, les plus touchés par les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, pourraient réagir à ces menaces. Le président américain ne compte pas s’arrêter à ces seuls produits. Une guerre commerciale aurait un impact indéniable sur la croissance mondiale, estime Bruno Colmant, économiste chez Degroof Petercam, qui se dit très pessimiste. ABN Amro rappelle qu’il y a une interdépendance entre évolution du commerce et croissance mondiale. « Ces derniers développements montrent que le risque du protectionnisme progresse », juge Arjen van Dijkhuizen, économiste chez ABN Amro. Sans oublier que l’épineux sujet de l’accord Alena n’a pas encore été bouclé.
Surprise. Les investisseurs n’ont pas semblé ému par le résultat des élections législatives en Italie. Pourtant, ni le parti démocrate (18 %), ni Forza Italia de Silvio Berlusconi (14 %) ne sortent gagnants de ce scrutin, laissant le rôle d’arbitres aux partis anti-systèmes et anti-Europe Mouvement 5 Etoiles (M5S, 34 %) et Lega (16 %). Ce résultat signe le retour de l’instabilité politique en Italie. Instabilité qui caractérise le pays depuis la Seconde Guerre mondiale, rappelle Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM. « Le manque de clarté de la situation post-élections était largement anticipé, note Nadège Dufossé, responsable de l’allocation d’actifs chez Candriam. Les économies de la zone euro progressent au-dessus de leur potentiel, et la reprise est désormais généralisée entre les pays. Cela atténue la perception du risque politique en Europe. »
Les marchés sont repartis à la hausse avec prudence après le coup de fièvre du début de l’année. Les moteurs de la croissance n’étant pas grippés, les investisseurs ne voient pas pourquoi ils remettraient en cause sérieusement leur diagnostic sur l'évolution des taux et des indices boursiers. Les propos résolus du nouveau président de la Réserve fédérale sur le rythme prévisible de hausse des taux les ont convaincus que l’orientation de l’activité aux Etats-Unis demeurait favorable, tandis que celle de l’Europe n’inspire pas d’inquiétude. Pourtant, un élément nouveau, et inquiétant, est apparu dans le paysage, l’initiative sans précédent prise par Donald Trump visant à entraver les importations d’acier et d’aluminium.
Les cinq banques qui animent les transactions sur le marché de l’or à Londres font évoluer les règles de leur chambre de compensation (London Precious Metals Clearing Limited, ou LPMCL) pour faciliter la venue de nouveaux établissements, indique Reuters sans citer de sources. Ce changement fait partie d’une vaste réforme des institutions qui soutiennent le plus grand marché mondial du métal jaune pour le rendre plus transparent, après avoir été confronté à des accusations de manipulations de prix. Face à cette pression, le nombre de banques en charge de la compensation sur ce marché est passé de sept à cinq (HSBC, JPMorgan, Scotiabank, UBS et ICBC Standard) et elles souhaiteraient le voir augmenter à nouveau.
Neoen a choisi Natixis et JPMorgan comme chefs de file de son projet d’introduction en Bourse, avec le soutien de Société Générale et de Barclays, indique Reuters. Le producteur d'énergies renouvelables, qui réfléchit à une IPO depuis plusieurs mois, envisagerait de lancer l’opération d’ici à la fin 2018. Pour financer son développement, «l’introduction en Bourse reste une option à terme», indiquait Xavier Barbaro, le PDG de Neoen en décembre 2017. Neoen est contrôlé à 55,6% par Impala, la société d’investissement de Jacques Veyrat. Le fonds Capénergie détient 23,4%, Bpifrance 14,1% et le solde est réparti entre les salariés et les dirigeants.
L’Eonia ne sera plus un taux de référence pour les nouveaux contrats financiers après le 1er janvier 2020, indiquent les présentations du groupe de travail européen public-privé sur la recherche de taux d’intérêt de référence alternatifs, mises en ligne cette semaine par la Banque centrale européenne (BCE) après une première réunion du 26 février. La fin de l’Eonia était pressentie depuis que son administrateur, l’Emmi, a renoncé à mettre en place une méthodologie hybride conforme à la réglementation européenne sur les indices de référence. Une première consultation sur les futurs taux d’intérêt de référence devrait être lancée courant mai, une synthèse de ses résultats devant être présentée à la mi-juillet avant une recommandation officielle en octobre. Des sous-groupes de travail sont par ailleurs en train d’être constitués pour traiter de la question du marché à terme du futur taux alternatif et de la transition des contrats financiers existants vers ces alternatives.
Dans un contexte marqué par les annonces protectionnistes du président américain Donald Trump, qui affectent directement les exportations d’acier et d’aluminium canadien vers les Etats-Unis, la Banque du Canada a décidé mercredi de laisser son taux directeur inchangé à 1,25%. «Les développements autour de la politique commerciale constituent une source croissante et importante d’incertitude», a indiqué l’institution. Le pays dirige 86% de ses exportations d’acier et 88% de ses exportations d’aluminium vers son voisin du sud, rappellent les économistes d’ING.
Malgré un léger recul des réserves de change chinoises, la hausse du yuan devrait permettre aux sorties de capitaux de se stabiliser à un faible niveau.
Donald Trump a déclaré mercredi, sans autres détails, que la Chine avait été priée d'élaborer un plan pour réduire son excédent commercial avec les Etats-Unis. «La Chine a été invitée à développer un projet pour l’année d’une réduction d’un milliard de dollars de son déficit commercial massif avec les Etats-Unis», a écrit sur son compte Twitter le président américain, employant à tort le mot déficit au lieu d’excédent. Pékin a affiché l’an dernier un excédent commercial record de 375,2 milliards de dollars (302,5 milliards d’euros) avec les Etats-Unis.
Le respect des engagements entraînerait une réduction de la demande, rendant moins rentables de nombreux projets, calcule le think tank Carbon Tracker.
La Commission européenne estime que 11 pays de l’Union européenne (UE) souffrent de déséquilibres économiques auxquels ils doivent remédier, ces déséquilibres étant qualifiés d'«excessifs» pour trois d’entre eux, l’Italie, Chypre et la Croatie. Les huit autres pays sont la Bulgarie, la France, l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas, le Portugal, l’Espagne et la Suède, suivant un rapport publié mercredi par l’exécutif européen dans le cadre de la procédure d’examen des économies composant l’UE.
Gecina a annoncé mercredi avoir placé un emprunt obligataire de 500 millions d’euros à 12 ans avec une marge de 63 pb, offrant un coupon de 1,625%. «Cette opération s’inscrit dans la stratégie de financement du groupe et viendra notamment rembourser des lignes de financement d’Eurosic», a indiqué la foncière. «Elle contribue à l’allongement de la maturité moyenne de la dette et à la réalisation des synergies financières annoncées dans le cadre du rapprochement avec Eurosic, en sécurisant un coût de financement attractif», a-t-elle ajouté. Cet emprunt a été sursouscrit «près de 2 fois».
Le déficit commercial de la France a atteint 5,56 milliards d’euros en janvier, sous l’effet notamment d’un faible niveau de ventes d’Airbus en contrecoup des livraisons très élevées de décembre, selon les statistiques CVS/CJO publiées mercredi par les Douanes. Il fait suite à un déficit de décembre corrigé à 3,40 milliards d’euros. Celui de l’ensemble de l’année passée est révisé d’autre part à 62,6 milliards d’euros (62,3 milliards en première estimation), après -48,3 milliards en 2016. En janvier, les importations ont poursuivi leur progression (+1,1%, à 45,8 milliards), tandis que les exportations ont chuté de 3,9% par rapport à décembre, à 40,3 milliards d’euros.
Les livres d’ordres ouverts pour l’introduction en Bourse de Siemens Healthineers, la division de santé du groupe allemand, seraient déjà entièrement remplis, indique à Reuters l’une des banques chargées de l’opération. La demande des investisseurs seraient déjà deux fois supérieure à l’offre d’actions proposées. Siemens avait dévoilé la fourchette de prix indicative de l’opération le week-end dernier. Les actions sont proposées entre 26 et 31 euros. La période de souscription est ouverte jusqu’au 15 mars.
Dans la réforme voulue par le Ministère des Finances, la sortie en capital se trouverait fortement limitée, sauf pour les petits contrats, écrit L'Agefi.
Dans un contexte marqué par les annonces protectionnistes du président américain Donald Trump, qui affectent directement les exportations d’acier et d’aluminium canadien vers les Etats-Unis, la Banque du Canada a décidé mercredi de laisser son taux directeur inchangé à 1,25%. «Les développements autour de la politique commerciale constituent une source croissante et importante d’incertitude», a indiqué l’institution. Le pays dirige 86% de ses exportations d’acier et 88% de ses exportations d’aluminium vers son voisin du sud, rappellent les économistes d’ING.
Donald Trump a dit mercredi, sans autres détails, que la Chine avait été priée d'élaborer un plan pour réduire son excédent commercial avec les Etats-Unis. «La Chine a été invitée à développer un projet pour l’année d’une réduction d’un milliard de dollars de son déficit commercial massif avec les Etats-Unis», a écrit sur son compte Twitter le président américain, employant à tort le mot déficit au lieu d’excédent. «Nous attendons avec impatience de voir les idées qui en sortiront», a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé qui avait demandé cet effort à Pékin.