Un coup d’avance. Alors que la Commission européenne indique réfléchir au recalibrage des fonds propres applicables aux banques dans leur financement de projets selon leur impact climatique (green supporting factor), Natixis n’a pas attendu Bruxelles. La banque vient de mettre sur pied son propre mécanisme, le green weighting factor, par lequel sera appliqué un malus ou un bonus aux financements d’activités selon leur dimension climatique. Quatre secteurs ont été identifiés : automobile, immobilier, électrique, minier (31 % du portefeuille de financement). Selon l’impact climatique du projet à financer, le niveau de fonds propres variera, et par conséquent le coût s’en trouvera affecté. Pour l’heure, une gradation a été établie en fonction du caractère vert du projet (3 niveaux bruns, 1 neutre et 3 verts). L’objectif de Natixis est d’étendre d’ici à la fin de l’année cette approche à d’autres secteurs (une quinzaine) et d’établir le niveau de fonds propres correspondant.
Doutes. Ce n’est pas un bon moment pour les émergents. Au premier semestre, le nombre de défaillances d’entreprises y a triplé à 10, contre 3 seulement l’an dernier à la même époque, selon S&P Global Ratings. « Entre hausse des taux d’intérêt et dollar fort, les entreprises des pays émergents pourraient être de plus en plus sous pression à mesure que les investisseurs basculent leur allocation d’actifs risqués des émergents vers des alternatives à haut rendement dans les marchés développés », affirment les analystes de l’agence de notation. Néanmoins, le nombre de défauts diminue ailleurs, notamment aux Etats-Unis où les défaillances reculent à 31 (42 l’an dernier). Au niveau mondial, elles atteignent 49, soit 8 de moins que l’an passé. Dans les émergents il n’y a pas péril en la demeure puisque la proportion d’émetteurs en perspective négative, de 14,2 %, est plus faible que la moyenne historique de 20 %. Le taux de défaut sur 12 mois reste contenu à 1,4 %. S&P prévoit une baisse à 2,5% du taux de défaut aux Etats-Unis sur douze mois à fin mars 2019 mais une hausse à 2,5 % en Europe dans le high yield malgré des conditions toujours favorables.
Aux Etats-Unis, les hauts revenus se distinguent de plus en plus par leurs achats de produits technologiques, pour le plus grand bonheur des produits sud-coréens. Si Apple est la marque reine, l’iPhone et l’iPad obtenant la première et la deuxième place du classement, la plupart des composants des derniers smartphones de la marque à la pomme sont fournis par Samsung. Certaines choses ne changent pas : en 2016 comme en 1992, la possession d’un lave-vaisselle demeure un signe de richesse aux Etats-Unis. Mais si Whirlpool (USA) reste la marque en laquelle les consommateurs ont le plus confiance, LG arrive juste derrière. Les téléviseurs restent également dans le classement. Mais en 1992, les Américains les plus riches achetaient des téléviseurs Sylvania, une marque américaine. En 2016, c’est Samsung qui est plébiscité.
Les 28 ministres des finances de l’UE se rencontreront les 7 et 8 septembre à Vienne pour un conseil Ecofin informel. Selon des informations de L’Agefi, l’ordre du jour inclut des échanges sur l’impact du Brexit sur la Banque européenne d’investissement (BEI), sur les implications de la remontée des taux d’intérêt en termes de stabilité financière, sur le potentiel et les risques des «cryptoactifs», sur le projet de «taxe GAFA» et sur l’approfondissement de l’Union économique et monétaire. Rappelons que l’Autriche, qui préside toutes les réunions de l’Ecofin jusqu’à fin 2018, compte atteindre un accord des 28 sur la «taxe GAFA» à l’automne.
Deuxième abus de position dominante en un an pour le groupe américain. L’amende de 4,3 milliards d’euros s’ajoute à celle de 2,4 milliards de juin 2017.
Le retour des exportations de pétrole brut libyen et l’augmentation de la production saoudienne pèsent sur les cours avant la mise en application des sanctions sur l’Iran.
Les mises en chantier aux Etats-Unis ont chuté de 12,3% au rythme annualisé de 1,127 million d’unités, au plus bas depuis septembre 2017, a annoncé hier le département du Commerce. Le chiffre de mai a été révisé de surcroît en baisse à 1,337 million au lieu de 1,350 million. Le nombre de permis de construire délivrés le mois dernier a de son côté baissé de 2,2% au rythme annualisé de 1,273 million d’unités, également un creux depuis septembre 2017. Les économistes s’attendaient à voir le rythme des mises en chantier reculer à 1,320 million en juin et celui des permis de construire remonter à 1,330 million.
La Commission européenne a annoncé hier des mesures de précaution destinées à empêcher une avalanche d’acier importé qui pourrait se produire à la suite des droits de douane récemment imposés par les Etats-Unis. Les mesures provisoires, qui entrent en vigueur ce jeudi, concernent 23 catégories de produits sidérurgiques et prendront la forme d’un contingent tarifaire. Les quotas sur ces produits se fonderont sur la moyenne des importations des trois dernières années, avec des droits de douane de 25% imposés sur les volumes dépassant ces quotas.
Directeur général de Raiffeisen Suisse depuis octobre 2015, Patrik Gisel a annoncé hier sa démission. Critiqué depuis l'éclatement de l’affaire Pierin Vincenz, son prédécesseur à la tête du troisième groupe bancaire helvétique, il quittera ses fonctions en fin d’année. Patrick Gisel entend «entend ainsi mettre un terme au débat public à propos de sa personne et protéger la réputation de la banque», explique Raiffeisen dans un communiqué. Pierin Vincenz, libéré à mi-juin de détention préventive, est poursuivi pour gestion déloyale. Il est soupçonné de s'être enrichi personnellement lorsqu’il présidait la société de cartes de crédit Aduno, grâce à plusieurs acquisitions. Selon le conseil d’administration de la banque, Patrick Grisel n’est pas mis en cause dans cette affaire. Le président du conseil de surveillance, Johannes Rüegg-Stürm, avait déjà rénoncé en mars à son mandat.
L’inflation britannique n’a pas augmenté le mois dernier, ce qui pourrait amener la Banque d’Angleterre à se poser des questions alors qu’une hausse des taux d’intérêt est attendue pour le mois prochain. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,4% sur un an en juin comme en mai, malgré la hausse des prix des carburants qui sont à un pic depuis septembre 2014, a annoncé hier l’institut national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une inflation en légère hausse à 2,6%.
La Première ministre britannique Theresa May a affiché hier sa volonté de maintenir le cap qu’elle a tracé pour le Brexit en dépit de l’hostilité de plus en plus vive que manifestent les adversaires de sa stratégie. Mise en cause jusque dans les rangs du Parti conservateur et dont certains membres pro-européens ont tenté mardi de la mettre en minorité, Theresa May a assuré qu’elle n’entendait pas renoncer à son projet de créer un partenariat avec l’Union européenne.
Le gouvernement saoudien étudie un plan qui verrait la compagnie pétrolière publique Aramco prendre une participation dans le groupe pétrochimique Sabic afin de gonfler sa valeur à l’approche de son introduction en Bourse, selon Reuters qui citait hier deux sources au fait du dossier. Aramco veut développer ses activités en aval alors que Riyad souhaite mettre en Bourse 5% de son capital à l’horizon 2019.
Le projet de rapprochement des groupes de protection sociale Malakoff Médéric et Humanis vient de franchir une étape importante. Ce 18 juillet, l’Autorité de la concurrence a en effet donné son autorisation à cette fusion estimant que « l’opération n’est pas de nature à porter atteinte à la concurrence », selon un communiqué. « Les positions des parties sur les marchés concernés étant limitées, l’Autorité a pu écarter tout problème de concurrence et accepter l’opération sans condition », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le rapprochement entre ces deux acteurs de la retraite complémentaire et de l’assurance de personnes donnera naissance au numéro un du secteur, devant AG2R La Mondiale. Malakoff Médéric a réalisé un chiffre d’affaires hors taxes de 4,2 milliards d’euros en 2017 tandis que Humanis a dégagé un chiffre d’affaires hors taxes de 2,4 milliards d’euros sur la même période. TC
La firme américaine de capital-investissement KKR a annoncé, ce 17 juillet, avoir investi 400 millions de dollars dans la société AppLovin, une société américaine spécialisée dans le marketing mobile et les jeux sur mobile. Cet investissement est principalement réalisé par le fonds KKR Americas XII. Selon Reuters, cette opération valorise AppLovin à 2 milliards de dollars, contre 1,4 milliard de dollars en novembre, lorsque la société chinoise Orient Hontai Capital a investi dans la dette d’AppLovin.Fondée en 2012 et basée à Palo Alto, AppLovin, a démarré dans la monétisation des utilisateurs de jeux mobiles et a développé une plateforme permettant aux développeurs de jeux mobiles de se connecter avec les consommateurs du monde entier. En 2018, la société a lancé sa propre division de jeux mobiles, Lion Studio.
Le gestionnaire d’actifs alternatifs Carlyle a annoncé, le 16 juillet, la signature d’un accord en vue d’acquérir une participation majoritaire dans LPG Systems (LPG), le fabricant de machines esthétiques et de physiothérapie non chirurgicales, afin de soutenir l’expansion internationale et d’accélérer la croissance de l’entreprise. L’opération s’effectuera via les fonds de Carlyle Europe Technology Partners III et de Carlyle Asia Growth Partners V. La famille Guitay restera actionnaire minoritaire aux côtés de Carlyle. La transaction, qui reste soumise à l’approbation des autorités réglementaires compétentes, devrait être conclue au troisième trimestre de cette année. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés.Fondée en 1986 par Louis-Paul Guitay, LPG a développé une technologie non chirurgicale 100% naturelle, basée notamment sur la stimulation cellulaire appelée Endermologie. Cette technologie permet plusieurs applications, parmi lesquelles la réduction de la cellulite, le modelage corporel, le déstockage des graisses, le rajeunissement du visage, le traitement des brûlures et des cicatrices, le drainage lymphatique et l’entraînement neuro-physique.
La performance annuelle des fonds non monétaires de droit français a diminué de 0,9 point pour s’établir à 1,4% en mai 2018 contre 2,3% en avril 2018, selon des données publiées hier par la Banque de France. « Toutes les catégories enregistrent une baisse, notamment les fonds obligataires qui, pénalisés par la remontée des taux italiens, passent en territoire négatif (-0,2%) », note la Banque de France. Pour leur part, les fonds actions reculent de 1,4 point pour ressortir à 2,7% en mai contre 4,1% en avril. Les fonds diversifiés, quant à eux, baissent de 1 point pour s’établir à 0,5% en mai. Enfin, les fonds d’épargne salariale affichent une performance de 1,8% en mai contre 3,3% en avril, en repli de 1,5 point.A fin mai 2018, l’encours des fonds non monétaires ressort à 1.190 milliards d’euros contre 1.192 milliards d’euros à fin avril.En parallèle, la performance des fonds monétaires gagne 0,2 point pour s’établir à -0,23% en rythme annuel en mai 2018. L’encours s’établit à 365 milliards d’euros à fin mai contre 375 milliards d’euros à fin avril.
La société de capital-investissement MBO Partenaires a acquis la société BCF Life Sciences aux cotés de ses dirigeants auprès de Céréa Capital et Sodero Gestion, entrés au capital en 2012. Basée à Pleucadeuc dans le Morbihan, BCF Life Sciences est spécialisé dans l’extraction d’acides aminés libres. La société a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 30 millions d’euros en 2017 et plus de 60% de son activité à l’international.
Les intentions d’allocation globale des investisseurs au marché des actions a chuté de 14 points de pourcentage en un mois pour atteindre 19%, soit son plus bas niveau depuis novembre 2016, indiquent les chiffres du dernier sondage Fund Manager Survey de BofA Merrill Lynch réalisé entre les 6 et 12 juillet 2018 auprès de 231 participants gérant un total de 663 milliards de dollars. «Le sentiment des investisseurs est plutôt baissier ce mois-ci, avec des répondants à notre sondage qui scrutent les risques d’une possible guerre commerciale, commente Michael Hartnette, chef stratégiste investissements. L’allocation en actions a considérablement chuté tandis que les anticipations de croissance économique et de résultats bénéficiaires se sont écroulées».Ainsi, une guerre commerciale demeure le plus grand risque cité par les répondants (60%), la conviction la plus élevée des investisseurs depuis les inquiétudes entourant le financement de la dette souveraine dans l’Union européenne en juillet 2012. Les trois autres grands risques cités sont une erreur de politique de la Fed ou de la BCE (19%) et une crise de la dette dans la zone euro ou dans les pays émergents (6%).Lorsqu’on leur demande leurs anticipations concernant les bénéfices des entreprises dans le monde, 9% en net des répondants indiquent qu’ils ne s’attendent pas à une amélioration au cours des 12 prochains mois, en baisse de 53 points de pourcentage depuis le début de l’année et le niveau le plus bas depuis février 2016.Par ailleurs, 11% en net des personnes interrogées ne pensent pas que les bénéfices des entreprises vont s’améliorer de 10% ou plus au cours de l’année qui vient, un niveau significativement en recul par rapport aux 35% net qui pensaient qu’ils s’amélioreraient en février 2018L’allocation en surpondération aux actions américaines bondit de 8 points de pourcentage à 9%, le niveau le plus élevé depuis février 2017, avec une sous-pondération nette de 28% en septembre 2017.A l’inverse, une forte baisse (8pt) de l’allocation en actions de la zone euro ce mois-ci conduit à une allocation nette surpondérée à 12% envers ces actifs, soit le plus bas niveau depuis décembre 2016La plus forte baisse mensuelle des marchés actions émergents en 2 ans a fait baisser de 23 points de pourcentage l’allocation en actions des marchés émergents à une sous-pondération nette de 1%L’allocation en actions britanniques augmente de 3 points de pourcentage et pour le 5ème mois consécutif affiche une sous-pondération nette de 18%, son plus haut niveau depuis février 2016.
Eurazeo Croissance est entrée en négociation exclusive en vue de la cession de sa participation dans PeopleDoc aux côtés d’Accel Partners, Alven Capital, Kernel Investissements et ses fondateurs à Ultimate Software, société américaine cotée au Nasdaq et spécialisée dans le domaine des solutions de gestion des ressources humaines. Ultimate Software prévoit l’acquisition de PeopleDoc pour un montant d’environ 300 millions de dollars répartis de la manière suivante : 75 millions de dollars en numéraire et 175 millions de dollars en actions ordinaires d’Ultimate Software au moment du closing ainsi que 50 millions de dollars en numéraire avec un paiement différé de 12 mois après la date du closing.Créé en 2007, PeopleDoc est un pionnier du marché des logiciels RH en mode SaaS et compte aujourd’hui plus de 1.000 clients dans 180 pays, selon le communiqué.
Le groupe Primonial a annoncé hier la signature d’un protocole visant l’acquisition des titres de sa filiale immobilière, Primonial REIM, détenus par UFF Banque, soit 30.3% du capital. Primonial sera alors, sous réserve de la levée des conditions suspensives par l’Autorité des Marchés Financiers, actionnaire à hauteur de 100% de Primonial REIM. «Le développement de Primonial REIM demeurera inchangé, en parfaite cohérence avec la stratégie immobilière du Groupe, au service de ses clients individuels et institutionnels», a commenté Stéphane Vidal, président du groupe de gestion patrimoniale.
L’agence de notation américaine a annoncé hier avoir abaissé d’un cran, de Ba3 à B1, la notation afférente à une émission obligataire de 600 millions d’euros de maturité 2024 réalisée l’an dernier par le spécialiste des services industriels aux entreprises. Cette décision est due au fait que ces obligations ne sont plus garanties par les filiales opérationnelles de Spie. La note de la dette consolidée du groupe demeure inchangée à Ba3 et la perspective attribuée à chacune de ces notes est stable.
BMW a obtenu les droits pour investir dans Contemporary Amperex Technology (CATL) si le fournisseur de batteries chinois décide à l’avenir de vendre des actions pour lever des fonds en Chine ou à l'étranger. BMW Brilliance, la coentreprise chinoise du constructeur automobile allemand, est en droit d’investir jusqu'à 2,85 milliards de yuans (363,85 millions d’euros) dans la société, selon un avis déposé hier par CATL. Cet investissement potentiel, qui serait soumis à l’approbation des actionnaires, se traduirait par une participation d’environ 1,6% dans CATL, sur la base du cours actuel de l’action.
La société française d’imagerie médicale EOS Imaging a annoncé hier que Fosun Pharmaceutical, filiale du conglomérat chinois, allait acquérir 13,2% de son capital pour environ 15,1 millions d’euros, devenant ainsi son premier actionnaire. Le prix payé de 4,37 euros par action fait ressortir une décote de 6,8% par rapport au cours de clôture de lundi. Cette «étape importante» va renforcer l’activité d’EOS Imaging en Asie-Pacifique, et notamment en Chine, souligne la société qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 37,1 millions d’euros, en hausse de 21% sur un an.
Les marchés anticipent une stabilité durable des taux autour de 3% à partir de mi-2019, même si la Fed prévoit de relever les taux Fed funds en 2020 et 2021.