Les sociétés de gestion en Asie Pacifique prévoient d’ajouter davantage de fonds de private equity et multi-stratégies dans leur mix produits sur les cinq prochaines années, montre une nouvelle étude de State Street Corporation réalisée auprès de 250 gérants d’actifs, dont 50 sont basés en Asie Pacifique.94 % des sociétés de gestion d’Asie Pacifique veulent proposer des fonds de private equity, soit une hausse de 24 % par rapport à aujourd’hui, 88 % prévoient d’offrir des fonds multi-stratégies (+18 %). Dans le même temps, 80 % d’entre eux ont l’intention de présenter des fonds immobiliers (+14 %) et 70 %, des fonds de dette (+16 %).Les sociétés de gestion veulent aussi élargir leur distribution. Ainsi, 60 % d’entre eux veulent augmenter la proportion de ventes directes sur les cinq prochaines années. Elles favorisent aussi la distribution transfrontière davantage que leurs concurrentes internationales, 76 % des gérants d’Asie Pacifique anticipant de lancer davantage de produits pour la distribution transfrontière sur les cinq prochaines années, contre 64 dans le monde.Les sociétés de gestion entrevoient par ailleurs des opportunités importantes dans la région. 80 % d’entre elles anticipent qu’elles distribueront des produits en Asie du Sud-Est dans les cinq prochaines années, tandis que 74 % pensent être présentes au Japon sur la même période, soit des hausses de 22 % et 24 % respectivement. 60 % estiment que leurs produits seront distribués en Chine sur les cinq prochaines années, soit une hausse de seulement 12 % par rapport à aujourd’hui.
Colony Capital a vendu plusieurs parts de fonds immobiliers à Goldman Sachs Asset Management et Landmark Partners, en vue de sortir du marché secondaire des fonds d’investissement immobiliers, a appris Private Equity Real Estate (PERE). Goldman Sachs AM a acquis un intérêt de 80% dans ce portefeuille, qui aurait une valeur d’actifs nette de 200 millions de dollars au 31 décembre 2017, selon le média spécialisé. Le contrat aurait été signé en juin et le transfert des parts aurait débuté en juillet. La fin de la transaction est attendue pour le mois de septembre.
La Banque centrale norvégienne a, comme prévu, maintenu hier son taux directeur inchangé, à 0,50%, un plus-bas historique, et a réaffirmé son intention de procéder à un relèvement en septembre, conformément à ce qu’elle avait dit en mars puis en juin. «Le redressement de l’économie norvégienne semble se poursuivre de façon globalement conforme à l’image dépeinte en juin», précise la banque dans un communiqué. Cette hausse des taux serait une première en sept ans. Elle interviendrait malgré un niveau d’inflation plus bas que prévu au cours des derniers mois. Mais un renchérissement des cours du pétrole, un rebond du marché immobilier et une accélération de la croissance justifient un tour de vis monétaire aux yeux de la Norges Bank.
Après une rencontre avec leur homologue bahreïni, les ministres des Finances de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Koweït se sont déclarés «engagés à soutenir la stabilité fiscale et la croissance économique de Bahreïn». L’économie de Bahreïn a été durement touchée par la faiblesse des prix du pétrole depuis 2014. Les investisseurs craignent que, sans aide pour renforcer les faibles réserves de change et réduire la dette, le royaume soit contraint d’abandonner la parité fixe (PEG) du dinar par rapport au dollar, avec un risque de contagion aux autres devises de la région.
Le fonds de pensions danois AP Pension acquiert les activités du géant suédois Skandia au Danemark. AP Pension va reprendre les clients de Skandia (93.000 personnes) représentant une hausse d’un tiers du nombre de ses clients et un quasi doublement de son activité. Avec cette vente, Skandia souhaite se concentrer sur le marché suédois à l’avenir. A fin 2017, AP Pension comptait 317.000 clients et avait reçu 7,4 milliards de couronnes danoises (995 millions d’euros) en contributions brutes. Skandia Danemark a reçu 6,2 milliards de couronnes à fin 2017. TV
Au cours des six premiers mois de l’année, le fonds souverain norvégien a réalisé une performance de 4,3% grâce à la hausse des prix du pétrole et aux marchés actions. Cette classe d’actifs a réalisé un rendement de 7,2% sur le premier semestre alors que le portefeuille obligataire obtenait 0,6%. Quant au prix du Brent, il a augmenté de plus de 19% en dollars au cours de la même période. Le fonds a ainsi vu ses actifs sous gestion grimper de plus d’un milliard d’euros à 25,7 milliards au total, à fin juin. Le fonds investit 85% de son portefeuille dans des actifs norvégiens et 15% au Danemark, en Suède et en Finlande. L’allocation d’actifs se partage entre 60% d’actions et 40% d’obligations. TV
BlackRock, un gérant star de Barclays et H2O figurent parmi les investisseurs ayant perdu de l’argent suite aux violents remous sur le marché turc de ces derniers jours, rapporte le Wall Street Journal. BlackRock, qui est le principal détenteur étranger d’obligations gouvernementales turques, avait des positions énormes en Turquie dans certains de ses fonds activement gérés lorsque la crise est survenue. Par exemple, le fonds Emerging Markets Local Currency Bond Fund de 5,8 milliards de dollars a perdu 7,1 % ce mois-ci à mardi, selon FactSet. Le fonds avait une exposition de 7,6 % aux obligations gouvernementales turques à fin juillet, contre 5 % pour l’indice, selon une source proche du dossier. Par ailleurs, Tolga Kirbay, un trader vedette d’actifs turcs, affichait une perte d’environ 20 millions de dollars sur ses positions, selon une personne proche du dossier. Toutefois, cela a été contrebalancé par des couvertures dans l’activité crédit, et la banque n’a pas enregistré de perte importante dans l’ensemble. H2O, qui gère 27,4 milliards de dollars, a aussi été pénalisée par ses positions en Turquie, selon un document envoyé aux clients mardi et lu par The Wall Street Journal. Le fonds Allegro, qui négocie des devises et des obligations, perd 12,6 % ce mois-ci.
Les investisseurs restent prudents, avec 5% de cash en moyenne en ce mois d’août contre 4,7% le mois précédent, mais ils affichent en même temps une préférence marquée pour les actions américaines, selon le dernier Fund Manager Survey de BofA Merrill Lynch réalisé entre les 3 et 9 août auprès d’un échantillon de 243 participants représentant un encours cumulé de 735 milliards de dollars. Les allocations dédiées aux actions américaines ont augmenté de 10 points de pourcentage pour afficher une surpondération nette de 19%, la plus importante depuis janvier 2015. Et pour la première fois depuis cinq ans, les Etats-Unis sont considérés comme la région la plus favorable pour des investissements en actions. Lorsqu’on les interroge sur les perspectives régionales sur les bénéfices des entreprises, les investisseurs sont 67% à penser que les Etats-Unis sont la région la plus favorable, un niveau jamais vu depuis 17 ans.Du côté des grands risques, c’est le spectre de la guerre commerciale qui est le plus souvent cité par les investisseurs (57%) pour le troisième mois consécutif, largement devant le resserrement quantitatif (15%) et le ralentissement de l'économie chinoise (14%). Sur le thème du découplage de l'économie mondiale, les participants sont partagés : 34% estiment que cette situation va perdurer, tandis que 32% prévoient une décélération de l'économie américaine et que 28% pensent que l’Asie et l’Europe vont connaître une accélération de la conjoncture."Les inquiétudes sur le levier croissant des entreprises indiquent que les obligations devraient surperformer les actions, tandis que la baisse des bénéfices suggère que les valeurs défensives devraient surperformer les cycliques», commente Michael Hartnett, stratégiste en chef chez BofA Merrill Lynch. «Avec des investisseurs qui nous disent qu’ils sont longs sur les Etats-Unis, la Fed et le cash, notre point de vue reste que bénéfices, politique et rendements sont à leur sommet».
Le groupe de capital-investissement Carlyle a entamé des préparatifs en vue d’une introduction en Bourse (IPO) du chimiste allemand Atotech, ancienne filiale de Total, qui pourrait être valorisé autour de cinq milliards de dollars (4,3 milliards d’euros), ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier. Carlyle a sollicité des banques d’investissement pour la conseiller sur cette IPO, prévue pour l’année prochaine à New York, ont précisé deux sources. Une autre source a indiqué qu’une cotation en Allemagne était également envisagée.Carlyle n’a pas souhaité faire de commentaires. Atotech, qui fournit des procédés chimiques de spécialités, ainsi que des équipements pour la fabrication de circuits imprimés et de semi-conducteurs, a réalisé un résultat brut d’exploitation (Ebitda) de 329 millions de dollars, sur un chiffre d’affaires de 1,2 milliard de dollars l’an dernier. La société a été rachetée à Total par Carlyle en 2016 pour une valeur d’entreprise de 3,2 milliards de dollars, soit 12 fois le résultat brut d’exploitation.
La société d’investissement suédoise Cevian souhaite accroître son influence chez le conglomérat industriel allemand Thyssenkrupp. Le fonds activiste suédois vise un deuxième siège au sein du conseil de surveillance de l’allemand, ont indiqué des sources proches du conseil au quotidien financier BörsenZeitung. Cevian pourrait disposer d’un siège supplémentaire à l’occasion de l’assemblée générale du 19 janvier prochain, voire plus tôt dans la mesure où deux sièges sont d’ores et déjà vacants après la démission d’Ulrich Lehner, qui était président du conseil de surveillance, et le départ de René Obermann, l’ancien patron de Telekom. Cevian, représenté au sein du conseil de surveillance du groupe allemand par Jens Tischendorf, a une participation de 18% au capital de Thyssenkrupp.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 14 août le lancement du Solactive Industry 4.0 Index, un indice répliquant la performance des sociétés opérant dans les segments de la robotique avancée, de la réalité augmentée & impression 3D, du Cloud & du Big Data, de la cybersécurité et de l’internet des objets (IoT). Dans chacune de ces cinq grandes catégories, l’indice sélectionne les dix sociétés les plus importantes, sur la base de la capitalisation de marché et/ou du ratio recherche/chiffre d’affaires. Chacune des cinq grandes catégories ainsi que leurs composantes sont équipondérées, précise un communiqué.L’industrie 4.0, explique le communiqué, est l’interconnexion et l’automatisation totale d’une usine vers une économie de la machine autonome dans laquelle les machines interagissent entre elles sans intervention humaine. «Industry 4.0 promet d’énormes gains de productivité et il n’est certainement pas exagéré de dire qu’il s’agit d’un tournant historique. L’indice Solactive Industry 4.0 est une grande opportunité pour les investisseurs de s’exposer à ce marché prometteur», commente Timo Pfeiffer, responsable de la recherche chez Solactive.
Le Qatar s’est engagé mercredi à investir 15 milliards de dollars en Turquie, rapporte L’Agefi. Ce plan d’investissement a été annoncé après une rencontre entre l'émir du Qatar Tamim bin Hamad al Thani et le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, alors que la livre turque a perdu près de 40% de sa valeur face au dollar et que les relations avec les Etats-Unis sont dégradées. Selon une source gouvernementale turque citée par Reuters, l’argent servira en majorité à soutenir le secteur bancaire et les marchés financiers.
C’est une évidence, la débâcle turque inquiète les investisseurs. Mais pas au point de les détourner des marchés émergents. Malgré les risques de contagion de cette crise profonde, les investisseurs n’abandonnent pas les pays émergents, selon Aneeka Gupta, stratège actions chez WisdomTree. «Les investisseurs sont, de façon générale, assez opportunistes. Les gains réalisés sur les monnaies émergentes illustrent bien le fait que ces derniers continuent d’acheter bien que les marchés soient à la baisse et que les problèmes de la Turquie sont loin d'être résolus», estimait-il il y a quelques jours.Globalement, les pays émergents, boudés par les investisseurs pendant plusieurs années, ne le sont plus car ils se trouvent aujourd’hui dans une situation plus robuste que durant les précédentes crises, avec notamment des réserves de quelque 3.500 milliards de dollars en 2018, contre 2.000 milliards de dollars en 2008. Mais pour ce qui concerne la Turquie, Aneeka Gupta estime que la situation va continuer de s’aggraver si les problèmes fondamentaux ne sont pas traités avec des outils orthodoxes, dont une intervention du Fonds monétaire international et une hausse des taux. En attendant, Kim Catechis, responsable des marchés émergents globaux (GEM) chez Martin Currie (groupe Legg Mason), estime que la situation actuelle constitue un bon point d’entrée sur les marchés émergents, à exception bien évidemment de la Turquie qui souffre de problèmes idiosyncratiques qui ne vont pas entraîner les autres pays émergents dans une spirale infernale. Selon Zara Kazaryan, gérante de portefeuille dette émergente chez Columbia Threadneedle, le développement le plus préoccupant pour les détenteurs dette corporate turque et plus généralement pour les actifs émergents serait l’imposition d’un contrôle des capitaux. Compte tenu toutefois de la lourde dépendance sur le financement étranger, les décideurs turcs vont probablement éviter un contrôle des capîtaux, en tout cas dans l’immédiat, estime-t-elle. Pour sa part, Fabrizio Quirighetti, CIO et responsable de l'équipe multi-asset de Syz Asset Management, prône la vigilance et la sélectivité. «Dans le contexte de la chute de la livre turque, la dette émergente en devise locale est évidemment la classe d’actifs la plus à risque, mais aux prix actuels, en partant du principe que son exposition n’est pas prépondérante, il est déjà trop tard pour vendre. De toutes les façons, une attitude sélective s’impose car les risques de contagion devraient se limiter à seulement une poignée d’Etats et d’entreprises mal gérés. (...) Nous ne pensons pas que la Turquie et une éventuelle crise des marchés émergents (même si celle-ci est enrayée) présentent un risque systématique. Il y a encore bien d’autres raisons de s’inquiéter lorsqu’on gère un portefeuille. L'épisode récent vient de confirmer qu’il faut toujours «se préparer au pire, tout en espérant le meilleur». La diversification, en conservant des obligations de bonne qualité en matière de crédit (que tout le monde aimait détester il y a quelques mois seulement) ou bien une exposition au yen japonais, devrait permettre de limiter certaines pertes, en attendant un contexte plus favorable pour les actifs risqués.»
Berkshire Hathaway, la société de Warren Buffett, a continué à acheter des actions Apple au deuxième trimestre, rapporte le Wall Street Journal. La société a acquis 12,4 millions d’actions sur le trimestre, portant sa participation à 46,6 milliards de dollars d’ici à fin juin. Au 31 mars, Berkshire était le deuxième plus gros actionnaire d’Apple après Vanguard Group, détenant 4,96 % du capital.
T. Rowe Price et Fidelity Investments ont réduit leurs participations de plus de 20 % dans Tesla sur le trimestre à fin juin, rapporte le Wall Street Journal, citant FactSet. T. Rowe a vendu 3,7 millions d’actions et Fidelity, 3,1 millions de titres. On ne sait pas pourquoi les deux investisseurs ont cédé leurs titres. Ils détiennent encore plus de 20 millions de titres, selon FactSet, ce qui en fait deux des cinq principaux actionnaires institutionnels de Tesla. Six des 15 autres principaux investisseurs institutionnels de Tesla ont aussi vendu de petites participations pendant le deuxième trimestre, selon FactSet. Cela inclut des fonds ou comptes gérés par Vanguard, BlackRock et Goldman Sachs.
En juillet, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 15,1 milliards de couronnes suédoises, ou 1,4 milliard d’euros, soit le meilleur niveau depuis le début de l’année, montrent les dernières statistiques de l’association locale des fonds d’investissement Fondbolagens Förening. En juin, la collecte s’était limitée à 1,8 milliard de couronnes (172 millions d’euros). Depuis le début de l’année, les fonds engrangent 36,4 milliards de couronnes (3,5 milliards d’euros).La collecte a été positive pour l’ensemble des classes d’actifs, y compris les fonds actions qui ont recueilli 3,6 milliards de couronnes, après une décollecte de 3,8 milliards en juin. La meilleure collecte du mois revient aux fonds obligataires qui lèvent 4,6 milliards de couronnes, devant les fonds monétaires (4 milliards). Les fonds diversifiés enregistrent des entrées nettes de 2,2 milliards de couronnes. Depuis le début de l’année, ce sont ces fonds qui affichent la meilleure collecte, avec 12,2 milliards de couronnes, contre 5,6 milliards pour les fonds actions et 8,4 milliards pour les fonds obligataires.Les encours du secteur ont ainsi augmenté en juillet de 63 milliards de couronnes pour atteindre 4.301 milliards de couronnes, soit 413 milliards d’euros. Sur ce total, environ 60 % sont placés dans des fonds actions.
La société mère de l'opérateur du viaduc de Gênes, qui s'est effondré mardi, critique la menace de révocation par le gouvernement de la concession autoroutière de sa filiale Autostrade car elle nuirait à ses actionnaires.
Euronext a annoncé mardi avoir acquis une part supplémentaire de 8% du capital de FastMatch et ainsi porté sa participation dans le groupe américain à 97,3%. Cette part supplémentaire a été acquise en achetant le reste des actions détenues par Dmitri Galinov, l’un des cofondateurs de la société américaine, au prix de 0,001 dollar par action, à la suite de sa démission en juin dernier, a précisé Euronext. L’opérateur avait nommé Kevin Wolf pour prendre la direction de FastMatch après la démission de Dmitri Galinov, il y a deux mois. Euronext a acquis 90% de FastMatch il y a exactement un an, déboursant alors un montant minimum de 153 millions de dollars afin de se développer sur le marché des changes.
La Banque centrale d’Indonésie a augmenté hier ses taux d’intérêt en vue de soutenir la roupie, fragilisée comme de nombreuses autres devises émergentes par la crise en Turquie. Le principal taux d’intérêt est passé de 5,25% à 5,50%, a précisé l’institution dans un communiqué. C’est la quatrième hausse depuis mai, après que la roupie a chuté cette semaine à son plus bas niveau depuis 2015 face au dollar. La hausse des taux d’intérêt est due en partie à la crise en Turquie mais aussi aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ainsi qu’aux taux d’emprunt américains, a expliqué la Banque centrale.
Selon le site IPE, en Belgique, l’Autorité des services et marchés financiers, FSMA permet à la branche néerlandaise d’Aon Hewitt d'établir une structure de fonds de pension à cotisations définies comme il en existe aux Pays-Bas. Les fonds de pension opèrent en Belgique selon des régimes à prestations définies. Avec cet accord, l’employeur n’aurait plus l’obligation de financer tout déficit du régime de retraite et il pourrait également réduire le niveau des pensions si le problème de déficit persiste. Aon Hewitt est installé en Belgique à travers United Pensions, un fonds paneuropéen (fonds de pension multi-employeurs qui fusionne plusieurs fonds de pensions de différents pays dans un seul pays), qui regroupe le géant des produits chimiques Dow et la société pharmaceutique AbbVie. Aon Hewitt a indiqué qu’il allait bientôt transférer une partie de son propre régime de retraite néerlandais au régime belge. TV
Les entreprises les meilleures en matière environnementale, sociale et de gouvernance enregistrent en général des performances financières plus fortes et battent les indices de référence, montre une étude d’Axioma citée par le Financial Times fund management. La majorité des portefeuilles intégrant des sociétés ayant de meilleures notes ESG surperforment leurs indices entre 81 et 243 points de base sur les quatre ans à mars 2018. Les portefeuilles suivant les entreprises de taille moyenne et grande dans les marchés développés, hors Etats-Unis, ont affiché la plus forte surperformance de 243 points de base.
Faut-il préférer un gérant ou une gérante ? Les deux, si l’on en croit la troisième édition de l’étude de Citywire sur les femmes dans la gestion (Citywire Alpha Female 2018). En effet, selon le site Internet, les équipes mêlant hommes et femmes dégagent des niveaux supérieurs de surperformance que les équipes composées uniquement d’hommes ou de femmes ou que les fonds gérés uniquement par un homme ou par une femme. En outre, les équipes mixtes prennent moins de risques sur trois ans que les équipes composées uniquement d’hommes ou de femmes. Les équipes diversifiées affichent des rendements supérieurs sur trois ans à ceux des équipes féminines, bien que ces dernières aient un niveau de risque inférieur dans leurs approches. Cela est aussi valable par classes d’actifs, les équipes mixtes surperformant les équipes unisexe dans les obligations, les actions et les portefeuilles diversifiés en termes absolus sur trois ans. « Dans un secteur dominé par les hommes, avoir des équipes mixtes peut encourager davantage de femmes à entrer dans le secteur de la gestion d’actifs. Mais cela peut aussi bénéficier aux sociétés en augmentant la génération d’alpha », explique Dr. Nisha Long, responsable de la recherche en investissement transfrontière.Les sociétés de gestion semblent d’ailleurs commencer à s’y mettre, le nombre d’équipes mixtes ayant augmenté de 14 % sur un an à 1.287. Cela représente désormais 10 % de la base de Citywire, contre 8 % en 2016. L’argent confié aux équipes mixtes a aussi augmenté à 8,4 % des actifs totaux, contre 7,9 % en 2016. Même si ces résultats de l’étude sont encourageants, les femmes restent sous-représentées dans le secteur de la gestion, un gérant sur dix étant une femme (1.662 sur 16.083 gérants dans le monde issus de la base de Citywire). En outre, la taille moyenne des portefeuilles des femmes est inférieure à celui des hommes : 495 millions de livres, contre 579 millions.
Les ETF/ETP cotés dans le monde ont enregistré au mois de juillet une collecte nette de 41,13 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé depuis janvier 2018 où les entrées nettes avaient atteint 105,73 milliards de dollars, selon les dernières statistiques communiquées par ETFGI. A fin juillet, les actifs sous gestion des ETF/ETP ont ainsi atteint le montant record de 5.120 milliards de dollars. Sur les sept premiers mois de l’année, les ETF/ETP ont enregistré une collecte nette de 264 milliards de dollars, contre plus de 391 milliards de dollars entre janvier et juillet 2017.Au cours du seul mois de juillet, les ETF/ETP dédiés aux actions ont attiré 27,37 milliards de dollars, portant le total de la collecte sur les sept premiers mois de l’année à 177,31 milliards de dollars, contre 272,21 milliards de dollars pour la période correspondante de 2017. Les ETF/ETP obligataires ont pour leur part engrangé près de 13 milliards de dollars, ce qui a porté les entrées nettes depuis le début de l’année à 59,40 milliards de dollars, contre 96,15 milliards de dollars entre janvier et juillet 2017.