L’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) a salué l’entrée en vigueur en France, le 3 septembre, du dispositif fiscal favorisant le capital-investissement d’entreprise ou «corporate venture». Ce dispositif permet aux grandes entreprises d’amortir sur une durée de 5 ans les investissements réalisés dans des PME innovantes et accroît mécaniquement la rentabilité du capital-innovation. Il leur permet d’investir, dans la limite de 1% de leur actif, jusqu'à 20% au capital de jeunes entreprises innovantes, soit directement, soir indirectement via des fonds de capital-investissement. «Cette étape va permettre d’apporter plus de ressources au financement de l’innovation en France et encourager l’investissement des grands groupes dans les PME innovantes. Elle va contribuer à resserrer les liens technologiques et commerciaux entre les grandes entreprises et les PME innovantes. Les premières vont bénéficier d’une ouverture privilégiée aux innovations capables d’accélérer leur mutation technologique. Les secondes vont pouvoir accéder plus facilement aux marchés des groupes et ainsi consolider et accélérer leur croissance», souligne un communiqué.
Proxinvest monte au créneau. Dans le cadre de son service de suivi des franchissements de seuils réglementaires et statutaires, Proxinvest a relevé divers manquements d’émetteurs à la bonne information réglementée sur les nombres d’actions et de droits de vote. Compétente pour le contrôle du respect des obligations concernant l'« information réglementée », l’AMF a donc été alertée, indique Proxinvest dans un article publié sur son site. Le service de suivi des franchissements de seuils proposé par Proxinvest fournit aux investisseurs différents fichiers de données sur les sociétés cotées mis en place afin de faciliter le suivi et de minimiser le risque de défaut de déclaration de franchissement de seuil.Proxinvest assure que les articles 221-1,221-3,223-16 du Règlement Général de l’AMF tout comme les articles L233-8-II et R225-73-1 du Code de Commerce ne sont pas toujours respectés par les émetteurs. «L’absence de respect des obligations légales et réglementaires de la part de certains émetteurs de la place de Paris empêchent les investisseurs de bénéficier d’une information fiable et à jour leur permettant de respecter l’obligation de déclaration des franchissements de seuils statutaires ou réglementaires qui leur incombent. Ceci est d’autant plus préoccupant que pèsent des risques de sanction financière sur les mandataires sociaux de nos clients investisseurs ainsi qu’un risque de privation de droits de vote en cas de déclaration tardive (le délai pour les déclarations des franchissements de seuil légaux est de 4 jours seulement)», souligne Proxinvest. Proxinvest précise avoir effectué un audit très partiel du marché réglementé et a identifié 22 émetteurs ne respectant pas leurs obligations de diffusion d’information réglementée. Certaines sociétés ne sont même pas au courant qu’un droit de vote double s’applique désormais chez elle suite à la Loi Florange! «Informées par Proxinvest, certaines ont recalculé a posteriori leurs résultats de vote en assemblée générale 2016, d’autres, non informées, ne nous croient toujours pas et continuent de communiquer le même nombre d’actions et de droits de vote», relève Proxinvest.
Scor a annoncé ce matin son nouveau plan stratégique triennal, qui passe par un développement de ses activités de réassurance dommage aux Etats-Unis et vie en Asie. Le plan « Vision in action », qui couvre la période comprise entre mi-2016 et mi-2019, vise un ratio de solvabilité compris entre 185% et 220% sur la période. Il était de 210% au 30 juin dernier.
Le chef de la division Global Markets chez Credit Suisse, Timothy O’Hara, quitte son poste moins d’un an après y avoir été nommé. Il sera remplacé par Brian Chin, co-directeur de la division crédit. Il prendra également sa succession au directoire. Tim O’Hara, chez Credit suisse depuis 1986, avait pris la tête de Global Markets en octobre 2015 lors de la vaste restructuration du groupe bancaire suisse initiée par son directeur général Tidjane Thiam. Cette division est à l’origine de provisions pour pertes de trading portant sur environ un milliard de dollars (889,5 millions d’euros) fin 2015 et début 2016. Tidjane Thiam avait alors déclaré que ni lui ni les autres dirigeants n'étaient au courant de l’ampleur des positions en perte et avait affirmé continuer à accorder toute sa confiance à Tim O’Hara.
Caixa Economica Federal (CEF), la caisse d'épargne publique brésilienne, envisage d’introduire en Bourse sa filiale d’assurances Caixa Seguridade et ses activités de cartes de crédit en 2017, selon une source directement impliquée citée par Reuters. En quête de capitaux, CEF espère retirer jusqu'à 7,5 milliards de réaux (2,04 milliards d’euros) de la première opération, qui est sa priorité. Mais avant de déposer son projet, la caisse d'épargne veut achever les négociations avec le français CNP Assurances pour étendre de 20 ans son accord de distribution exclusif, qui s’achève en 2021. A défaut, une solution serait de mettre en place des accords exclusifs par produit.
UniCredit va vraisemblablement se mettre en quête de capitaux frais, a déclaré hier le président du Conseil italien Matteo Renzi, qui a ajouté que Banca Monte dei Paschi di Siena allait bien procéder à son augmentation de capital d’ici la fin de l’année. UniCredit, qui a réalisé les sixièmes plus mauvais résultats des tests de résistance menés auprès de 51 banques par l’Autorité bancaire européenne (EBA), a un déficit de fonds propres estimé à 7 ou 8 milliards d’euros. Fin juillet, Monte Paschi, qui a échoué aux tests de l’EBA, a annoncé un plan de sauvetage prévoyant un appel au marché de 5 milliards d’euros et la cession de créances douteuses pour 9,2 milliards. Des rumeurs repoussaient sa levée à début 2017.
Aegon annonce ce matin avoir lancé le processus de recrutement de son nouveau directeur financier, pour faire suite au départ de Darryl Button. Ce dernier démissionne pour retourner vivre aux Etats-Unis avec sa famille, a précisé l’assureur néerlandais. Darryl Button a passé 17 ans chez Aegon, dont 3 ans au poste de directeur financier. Le groupe, qui tire les deux tiers de ses bénéfices de son assureur américain Transamerica, est en train de mener plusieurs changements stratégiques, qui incluent des rachats d’actions et un plan d'économies.
L’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s vient de publier deux documents de consultation sur les obligations vertes et les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Le premier document porte sur l'évaluation des obligations vertes qui devrait permettre d’analyser et d’estimer l’impact environnemental des projets et initiatives impliquant des obligations vertes. L’outil d'évaluation, «Green Bond Evaluation», à ne pas confondre avec une notation de crédit, devrait prendre en compte l’impact sur le changement climatique ainsi que les projets de transition avec des classements sur la transparence, la gouvernance, l’atténuation et/ou l’adaptation.Le second texte concerne l'évaluation des critères ESG avec l’introduction d’un classement des sociétés selon une échelle de cinq points permettant de mesurer l’exposition aux risques ESG sur le moyen et long terme. Là aussi, Standard & Poor’s souligne qu’il ne s’agit pas d’une notation de crédit.
La Chine a émis de nouvelles régles de quotas d’investissements pour les étrangers afin de renforcer l’attrait de ses marchés. L’Administration d’Etat des changes (SAFE) et la Banque populaire de Chine (BPC) ont augmenté les quotas en renminbi pour les investisseurs institutionnels qualifiés (RQFII). Les quotas seront en outre accordés plus systématiquement aux institutionnels étrangers alors qu’ils l'étaient jusqu’ici au cas par cas par l’Administration d’Etat des changes. Les fonds souverains étrangers, banques centrales et autorités monétaires n'étaient cependant pas concernés par ces restrictions.
Aegon annonce ce matin avoir lancé le processus de recrutement de son nouveau directeur financier, pour faire suite au départ de Darryl Button. Ce dernier démissionne pour retourner vivre aux Etats-Unis avec sa famille, a précisé l’assureur néerlandais. Darryl Button a passé 17 ans chez Aegon, dont 3 ans au poste de directeur financier.
La banque britannique a confirmé hier la nomination de Tim Throsby au poste de président de Barclays Corporate & International et de directeur général de la banque de financement et d’investissement du groupe, conformément aux informations de presse du week-end. Comme Jes Staley, patron de Barclays depuis décembre 2015, Tim Throsby vient de JPMorgan, où il dirigeait les activités mondiales actions. Tim Throsby prendra ses fonctions chez Barclays en janvier 2017, une fois obtenu le feu vert des autorités de tutelle.
La banque coopérative a mis à prix lundi un emprunt tier 2 de 300 millions d’euros à 10 ans. Les titres, notés BBB, ont été vendus à une marge de 195 points de base au-dessus des midswaps, contre une indication initiale de 210 points de base. Le livre d’ordres aurait dépassé les 750 millions d’euros. Deutsche Bank a dirigé le placement du Crédit Mutuel Nord Europe, avec l’appui de Société Générale CIB.
La banque régionale italienne Popolare di Vicenza, contrôlée par le fonds de renflouement bancaire Atlante, a annoncé hier une perte de 795 millions d’euros au premier semestre, conséquence d’une dépréciation de 600 millions d’euros sur ses créances et une provision de 230 millions pour risque juridique. L'établissement fait l’objet d’une enquête pour avoir financé des clients à hauteur d’un milliard d’euros pour qu’ils achètent ses titres et gonflent ainsi ses fonds propres. Les plaintes de la clientèle et des actionnaires, mécontents d’avoir vu fondre leurs économies, approchent désormais le nombre de 7.000, précise la banque. La perte s’explique aussi par la décision de l’actionnaire Cattolica Assicurazioni de sortir d’une coentreprise à la suite de la transformation de la banque en une société anonyme. Son ratio de fonds propres CET1 était de 10,75% fin juin, la BCE exigeant au moins 10,25%.
La filiale belge d’Axa a annoncé hier vouloir supprimer 650 emplois d’ici à 2018, dans le cadre d’un nouveau plan stratégique visant à «recentrer ses activités» et à «accélérer sa transformation digitale» pour 2020. Ce plan vise à recentrer Axa, qui compte 2,9 millions de clients outre-Quiévrain, sur les assurances dommages et les assurances pension. La société envisage également d’investir 200 millions d’euros sur cinq ans pour développer ses services numériques, en particulier mobiles. Enfin, pour réduire ses coûts, Axa Belgique souhaite réduire ses dépenses, notamment logistiques et informatiques et à modifier son implantation régionale.
Condamnée vendredi à rembourser à des investisseurs lésés, Dexia «prend note de la décision de principe de la Cour Suprême néerlandaise et va analyser en détail les implications de cette décision». Le litige portait sur la vente de produits de leasing d’actions par la Banque Labouchère, une entité acquise par Dexia en 2000 et renommée Dexia Nederland en 2004. Les contrats avaient été conclus par des intermédiaires qui ne disposaient pas toujours de toutes les autorisations. «Cette décision de principe pourrait autoriser les plaignants à demander une indemnité plus élevée que celle prévue par la jurisprudence actuelle, dans le cas où ils auraient acquis ces produits de leasing d’actions via un intermédiaire et où certaines obligations de diligence n’auraient pas été respectées par cet intermédiaire. Les conséquences financières pour Dexia dépendront de la capacité des plaignants à justifier que ces obligations n’ont pas été respectées», précise la banque. L’association Leaseprocess chiffre le montant à 200 millions d’euros.
Selon le 18ème observatoire réalisé par BVA pour la Fédération bancaire française (FBF), le niveau d’image positive des banques s’est amélioré en 2016, avec 68% de bonnes opinions contre 67% pour l’édition 2015. Au plus haut depuis dix ans, l’indicateur a ainsi poursuivi son rebond après avoir touché un plus bas de 52% en 2010, dans le sillage de la crise financière. Parmi les principaux enseignements de l’étude figurent notamment la bonne opinion que conserve le conseiller (70%) ainsi que l’image de sécurité dans la transmission et la conservation des données (82%) véhiculée par les banques. Parallèlement à ces indicateurs macro, les 1.058 Français interrogés ont également été sondés sur l’image de leur banque personnelle. Comme en 2015, 78% de l’échantillon a une image positive de sa banque. La proportion était de 81% en 2012, 77% en 2008 et 84% en 2000.
La banque coopérative a mis à prix lundi un emprunt tier 2 de 300 millions d’euros à 10 ans. Les titres, notés BBB, ont été vendus à une marge de 195 points de base au-dessus des midswaps, contre une indication initiale de 210 points de base. Le livre d’ordres aurait dépassé les 750 millions d’euros. Deutsche Bank a dirigé le placement du Crédit Mutuel Nord Europe, avec l’appui de Société Générale CIB.
Le sommet du G20 de Hangzhou exigera lundi dans son communiqué final une liste noire des paradis fiscaux et des «mesures de rétorsion» à leur encontre, a indiqué le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, rapporte l’AFP. Il y aura des «éléments qui n’avaient jamais été évoqués dans un communiqué des chefs d’Etat et de gouvernement» du G20, s’est-il félicité lors d’un entretien avec la presse française. Le tout pour une «lutte effective, concrète» contre la fraude et l’optimisation fiscale. «C’est vraiment la première fois que tous ces aspects très concrets font partie du projet de communiqué», a insisté le ministre français. Selon Michel Sapin, qui accompagne le président François Hollande au sommet du G20, la «liste noire» des paradis fiscaux «devra être élaborée d’ici à juillet 2017" tout comme «les mesures de rétorsion» à leur encontre.
L’échange automatique d’informations va s’imposer au niveau mondial, estime le président sortant de l’Association suisse des banquiers (ASB), Patrick Odier. Dans quelques années, tous les pays, y compris les plus grands, auront adopté cette règle. «Après l’échec de l’impôt libératoire à la source, nous nous sommes rapidement engagés sur la voie de l’échange automatique d’informations, afin de répondre aux conditions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)», explique Patrick Odier dans un entretien publié dans la NZZ am Sonntag. «Aujourd’hui, les relations avec l’OCDE sont très bonnes». Si l’échange automatique d’informations n’est pas encore en oeuvre avec certains pays actuellement, Patrick Odier se dit convaincu que cela sera le cas d’ici quelques années. La question de la participation des Etats-Unis à ce système se posera rapidement. «Le pays n’a aucun intérêt à conserver un système qu’il combat partout ailleurs dans le monde. Les Etats-Unis veulent donner l’exemple», note Patrick Odier, qui quittera au milieu du mois la présidence de l’ASB.
Précédemment en charge de l’un des services de contrôle des banques à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), Philippe Sourlas a rejoint l’AMF, le 25 juillet 2016, aux côtés de Xavier Parain, en qualité de directeur adjoint à la Direction de la gestion d’actifs de l’Autorité des marchés financiers (AMF).Philippe Sourlas (33 ans) est diplômé de l’Ecole polytechnique, de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique. Il est également titulaire d’un Master en analyse et politique économique de l’Ecole d’économie de Paris et d’une licence en droit de l’Université Paris I - La Sorbonne. Il a démarré sa carrière à l’Inspection générale des finances en 2006, avant d’intégrer en 2008 l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM), devenue l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Il y occupera successivement les fonctions d’expert international et de contrôleur, d’adjoint au chef de brigade puis de chef d’une brigade de contrôle assurance entre 2011 et 2013. Puis il prendra la responsabilité de l’un des services de contrôle des banques de l’ACPR en 2014.
La banque britannique a confirmé lundi la nomination de Tim Throsby au poste de président de Barclays Corporate & International et de directeur général de la banque de financement et d’investissement du groupe, conformément aux informations de presse du week-end. Comme Jes Staley, le patron de Barclays depuis décembre 2015, Tim Throsby vient de JPMorgan, où il dirigeait les activités mondiales actions. Il était passé auparavant par Credit Suisse, Macquarie, Goldman Sachs, Lehman Brothers et enfin Citadel.
Credit Suisse a annoncé ce lundi la nomination d’Alexandre Zeller au poste de président du conseil d’administration de son entité juridique suisse à compter du 1er octobre 2016. Président depuis fin mai 2013 du conseil d’administration de Six Group, la Bourse suisse, Alexandre Zeller sera épaulé par Peter Derendinger. Fondateur et directeur général de la société de gestion Alpha Associates, ce dernier deviendra président du comité des risques du conseil d’administration.
Barclays continue de choisir ses dirigeants chez JPMorgan. L'établissement devrait prochainement choisir Tim Throsby pour diriger sa division Corporate & International, qui regroupe l’ensemble de ses activités non britanniques ainsi que sa banque d’investissement, indique Bloomberg de sources concordantes. Agé de 50 ans, Tim Throsby supervise actuellement les activités mondiales de marchés actions pour JPMorgan. L’annonce pourrait être faite dans les prochains jours, estime l’agence de presse. Le nouveau directeur général de Barclays Jes Staley, arrivé en décembre 2015, a passé plus de 30 ans au sein de la banque américaine.
Selon plusieurs avis réglementaires déposés par Royal Bank of Scotland (RBS) et consultés par le Financial Times vendredi, l'établissement écossais, toujours nationalisé depuis son sauvetage par l’Etat britannique au cours de la crise financière de 2008, s’est régulièrement servi de sa filiale de réseau NatWest pour mener des activités plus risquées. Précisément, NatWest aurait prêté 72 milliards de livres en 2015 et 77 milliards en 2014. Ces sommes auraient notamment servi à financer la banque d’investissement de RBS. De telles pratiques ne devraient plus être permises à partir de 2019 au Royaume-Uni, année de l’entrée en vigueur de la séparation stricte entre les activités de banque de détail et de banque d’investissement.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a retiré le 23 août son agrément à la Mutuelle des transports assurances (MTA) et a nommé un administrateur provisoire, selon sa décision parue au Journal Officiel du 1er septembre. L’ACPR a estimé que la mutuelle ne disposait plus du capital réglementaire minimum requis, et que le plan de financement à court terme présenté par la MTA à la tutelle «s’avère manifestement insuffisant pour remédier à cette situation». Le tribunal de grande instance de Paris procédera, sur la requête de l’autorité prudentielle, à la liquidation judiciaire de la MTA.