L’autrichien Raiffeisen Zentralbank (RZB) a annoncé hier qu’il pensait céder l’essentiel de sa participation dans l’assureur Uniqa et envisageait de fusionner avec sa filiale cotée Raiffeisen Bank International (RBI), les deux initiatives ayant pour but de renforcer ses fonds propres. RZB poursuit des discussions avancées en vue de vendre 17,6% du capital d’Uniqa à Uniqa Versicherungsverein Privatsfiftung, une fondation dont le directoire est composé de responsables de l’assureur, conservant à peu près 8,6% des parts. Au cours de clôture de lundi, la cession représentait 308 millions d’euros. RZB poursuit également son projet de fusion avec RBI, dont le ratio de fonds propres réglementaires CET1 (11,5%) est supérieur à celui de sa maison-mère (10,3%). RZB précise que l’opération augmenterait son ratio CET1 d’une soixantaine de points de base.
Deutsche Bank devra répondre de certaines accusations formulées par des investisseurs qui avaient acheté des titres préférentiels et qui s’estimaient lésés parce que, selon eux, la banque allemande n’avait rien dit de son exposition à un marché du crédit immobilier subprime dont la situation se dégradait rapidement. Le juge de Manhattan Deborah Batts a rejeté le pourvoi de la banque qui demandait l’annulation des poursuites sur un montant approximatif de 2,55 milliards de dollars de titres placés en novembre 2007 et en février 2008. Le juge a en revanche débouté les plaignants sur un montant de plus de 2,9 milliards de dollars de titres vendus en mai 2007, juillet 2007 et mai 2008.
Commerzbank a fait savoir lundi soir que son ratio de fonds propres CET1, calculé strictement aux normes Bâle III, avait diminué à 11,5% à la fin juin contre 12% à la fin mars, en imputant la cause à des effets de valorisation et de méthodologie liés au niveau des actifs pondérés du risque. Dans un communiqué accompagnant ses résultats trimestriels provisoires, la banque allemande ajoute que le bénéfice net du groupe du deuxième trimestre s’est tassé à 209 millions d’euros (contre 307 millions un an plus tôt) et qu’elle a dégagé un bénéfice opérationnel de 342 millions d’euros. La banque allemande doit publier ses comptes du deuxième trimestre le 2 août.
La banque privée suisse Julius Baer a publié hier des résultats meilleurs qu’attendu pour le premier semestre. Son bénéfice net ajusté a bondi de 270%, à 402 millions de francs suisses (367 millions d’euros), en raison notamment d’un effet de base favorable puisque les résultats du premier semestre en 2015 avaient été affectés par une provision pour régler le litige fiscal aux États-Unis. Hormis ce facteur, le bénéfice net ressortirait en croissance sur un an de 4,7%, a indiqué Julius Baer. Ses actifs sous gestion ont progressé de 4% à un record de 311 milliards de francs suisses, portés par l’acquisition du gestionnaire de fortune italien Kairos. Après un début d’année au ralenti, la collecte s’est accélérée à la fin du semestre, grâce aux afflux en provenance d’Asie, du Moyen-Orient ainsi que d’Europe centrale et orientale. Sur l’ensemble du semestre, elle a progressé de 3,7%, s’inscrivant toutefois en deçà de ses objectifs, situés entre 4% et 6%.
Une étude du site Emolument montre que les rémunérations des stagiaires en finance dans la capitale britannique font plus que compenser un coût de la vie élevé.
Selon L’Agefi, le régulateur européen des marchés financiers, l’Esma, a infligé la semaine dernière une amende de 1,38 million d’euros à l’agence de notation Fitch. Il lui reproche de ne pas avoir respecté les règles sur la diffusion des notes souveraines. L’Esma, qui supervise les agences depuis 2011, s’est intéressée à la période allant de décembre 2010 à juin 2012. Au cours de celle-ci, des analystes seniors de Fitch ont transmis à des personnes haut placées au sein de leur société mère, Fimalac, des informations au sujet d’actions à venir sur des notes souveraines européennes.
Ewald Nowotny, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a réclamé une solution rapide et concrète aux problèmes de Monte dei Paschi di Siena (MPS). Les problèmes d’autres banques italiennes pourraient sinon être résolus en créant une structure de défaisance, a-t-il dit à l’agence de presse autrichienne APA. L’Italie poursuit des discussions avec la Commission européenne pour pouvoir aider ses établissements les plus fragilisés, au premier rang desquels MPS. Bruxelles doit d’abord vérifier qu’une telle aide publique ne contrevienne pas au droit communautaire.
La deuxième banque espagnole envisagerait de supprimer plus de 2.000 postes pour réduire ses coûts, indique Bloomberg en citant trois sources anonymes. Les coupes claires affecteraient à la fois le réseau d’agences de BBVA, ses services centraux et ses activités de banque de financement et d’investissement. La décision finale n’aurait pas encore été prise, précise Bloomberg. Interrogée, la banque a indiqué que «pour l’instant, BBVA a un plan en cours qui inclut une réduction de taille de l’effectif», en lien avec l’intégration de CatalunyaCaixa. Le groupe avait à l'époque indiqué prévoir 1.100 suppressions de postes dans le cadre de l’intégration de la caisse d'épargne. BBVA employait 137.445 collaborateurs à fin mars, selon son site internet.
La banque espagnole Sabadell a chuté vendredi en Bourse après avoir averti que son bénéfice net 2016 serait inférieur de plus de 20% à son objectif initial. Propriétaire de la banque britannique TSB, Sabadell prévoit désormais un bénéfice net annuel légèrement inférieur à 800 millions d’euros, alors que son plan 2014-2016 tablait sur un milliard. Au premier semestre, le groupe a réalisé un bénéfice de 425,3 millions d’euros, inférieur au consensus Reuters (à 485 millions). La baisse de la livre sterling depuis le vote du 23 juin en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne a déjà eu un impact négatif de 0,3% sur ses profits.
Les avoirs sous gestion de l’Union Bancaire Privée (UBP) sont passés de 110 milliards à 113,5 milliards de francs suisses (104,5 milliards d’euros) au cours du premier semestre. «Le transfert des actifs à la suite de l’acquisition de la clientèle de Coutts Asie, en avril 2016, pour 8,2 milliards de francs, compense largement les effets de change négatifs (-1,6 milliard) ainsi que la décollecte enregistrée dans l’asset management et les départs de clients privés liés au programme de régularisation (fiscale, ndlr) en cours (pour un total de -2,6 milliards)», explique la banque privée genevoise dans un communiqué. Les revenus semestriels ont progressé de 20% sur un an, à 453 millions d’euros. Le résultat net avance de 13%, à 90 millions de francs.
Fact & Figures table sur une hausse moyenne de 1,5% des tarifs au 1er janvier 2007, contre +0,8% un an plus tôt. Le gel n'est plus tenable pour les MSI.
Adopter une gouvernance «?Solvabilité 2 compatible?» constitue pour les organismes d’assurance français l’un des principaux chantiers de mise en conformité avec les nouvelles règles prudentielles. Sans attendre la publication, cet automne, d’une position sur ce sujet sensible, le vice-président de l'ACPR, Bernard Delas souhaite expliciter les grands principes qui sous-tendent la doctrine de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Une façon de rappeler aussi comment se positionne le superviseur par rapport à l’organisation et à la gestion de l’entreprise.
Pour le mois de juin 2016, la collecte nette s’établit à 810 millions d’euros. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des six premiers mois de 2016 est de 70,6 milliards d’euros (68,2 milliards d’euros sur la même période en 2015). Les versements sur les supports unités de compte représentent 13,4 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 19 % des cotisations. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 58,8 milliards d’euros. La collecte nette s'établit à 11,8 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 7,1 milliards pour les supports en unités de compte. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1602 milliards d’euros à fin juin 2016.
Ewald Nowotny, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré aujourd’hui qu’il faut une solution rapide et concrète aux problèmes de Banca Monte dei Paschi di Siena. Les problèmes d’autres banques italiennes pourraient sinon être résolus en créant une structure de défaisance, a-t-il dit à l’agence de presse autrichienne APA.
L’assemblée général de la banque portugaise BPI a été suspendue aujourd’hui et ne sera pas convoquée de nouveau avant 45 jours. Un actionnaire minoritaire, qui détient 2,7% du capital, a présenté une injonction légale qui a bloqué le vote sur les limitations des droits de vote. Les statuts de BPI prévoient en effet que ces derniers sont plafonnés à 20% par actionnaire, quel que soit le niveau de détention du capital. Cette mesure a bloqué jusqu’à présent la tentative de prise de contrôle de BPI menée par l’espagnole Caixabank. Ce projet d’OPA est combattu par la deuxième actionnaire, la femme d’affaires angolaise Isabel dos Santos.
La deuxième banque espagnole envisagerait de supprimer plus de 2.000 postes pour réduire ses coûts, indique Bloomberg en citant trois sources anonymes. Les coupes claires affecteraient à la fois le réseau d’agences de BBVA, ses services centraux et ses activités de banque de financement et d’investissement. La décision finale n’aurait pas encore été prise, précise Bloomberg.
Natixis Asset Management (Natixis AM) passera bien devant la commission des sanctions de l’AMF pour l’affaire des fonds à formule qui a éclaté fin 2014, rapporte L’Agefi. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a transmis ses griefs à la société de gestion par courrier le 20 juillet, notamment ses pratiques en matière de frais de gestion prélevés sur ces fonds. L’AMF apprécie sur une base annuelle le respect des frais de gestion affichés dans le prospectus tandis que Natixis AM, qui invoque le Code monétaire et financier qui régit les fonds à formule, a choisi une interprétation différente. La société perçoit les frais de manière non linéaire dans le temps, en les chargeant davantage à la fin de la vie du produit. Cette pratique permettait au gérant de constituer un coussin de sécurité pour faire face aux aléas de marché. «Nous avons toujours livré à nos clients le résultat de la formule des fonds. Par ailleurs, les frais de gestion que nous avons perçus dans ces fonds sur la totalité de leur durée de vie n’ont jamais dépassé les frais de gestion affichés dans le prospectus», se défend Matthieu Duncan. Dans l’attente de la décision de l’AMF, la filiale de BPCE n’a pas jugé utile de modifier sa méthode de comptabilisation pour les nouveaux fonds commercialisés.
La Commission des sanctions de l’Autorité des Marchés financiers (AMF) vient d’infliger un blâme et une amende de 50.000 euros à la société de gestion Sunny Asset Management (Sunny AM). Le régulateur a également sanctionné Jean-Yves Gourin, président du conseil d’administration de la société au moment des faits, d’un blâme et d’une amende de 30.000 euros. L’AMF reproche notamment à Sunny AM de ne pas s’être dotée « de procédures comptables permettant de définir des niveaux de contrôle et une séparation des tâches appropriée ».Le régulateur estime ainsi que « les carences des procédures et contrôles dans le domaine comptable, l’exercice déficient, en cette matière, de ses fonctions de dirigeant effectif par Jean-Yves Gourion et le mauvais traitement d’une réclamation faisant état d’une perte inexpliquée d’une somme investir par une cliente sont graves ». Il est également reproché à Sunny AM et à Jean-Yves Gourin des carences, d’une part, dans le contrôle de l’activité de M. B, dirigeant responsable à l’époque des faits par Jean-Yves Gourin, second dirigeant responsable, et d’autre part, dans le traitement de la réclamation d’une cliente et la mise en place d’un suivi permettant d’identifier les dysfonctionnements.
Après une demande d’ajournement des défenseurs de la Société Générale, la date du procès relatif à la plainte déposée par le fonds souverain libyen contre la Société Générale a été repoussée de trois mois, au 25 avril 2017, par un juge londonien, rapportait jeudi 21 juillet l’agence Reuters. La Libyan Investment Authority (LIA) réclame près de 2,1 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) à la banque française. Cela étant, lors de l’audience de mercredi 20 juillet, la banque a accepté de fournir une explication à l’utilisation de certains noms de code d’ici au 7 octobre. Dans les faits, le fonds accuse notamment la banque française d’avoir versé au moins 58 millions de dollars à Leinada, une structure basée au Panama et dirigée par Walid Giahmi, un proche de Seif al-islam Kadhafi, fils du leader libyen «en contrepartie de supposés services de conseil» portant sur l’investissement par le fonds libyen de 2,1 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) dans des obligations émises par la Société Générale et plusieurs de ses filiales entre fin 2007 et mi-2009.La Société Générale réfute ces allégations et «toute affirmation tendant à mettre en cause la légalité de ces investissements».
La banque espagnole Sabadell subit vendredi la plus forte baisse de l’indice européen Stoxx 600 après avoir averti que son bénéfice net 2016 serait inférieur de plus de 20% à son objectif initial. Le titre a perdu 6,9% en début de matinée.
Les avoirs sous gestion de l’Union Bancaire Privée (UBP) sont passés de 110 milliards à 113,5 milliards de francs suisses (104,5 milliards d’euros) au cours du premier semestre. « Le transfert des actifs à la suite de l’acquisition de la clientèle de Coutts Asie, en avril 2016, pour 8,2 milliards de francs, compense largement les effets de change négatifs (-1,6 milliard) ainsi que la décollecte enregistrée dans l’asset management et les départs de clients privés liés au programme de régularisation (fiscale, ndlr) en cours (pour un total de -2,6 milliards) », explique la banque privée genevoise dans un communiqué publié ce matin.
Républicains et démocrates sont unanimes mais leurs motivations paraissent avant tout politiques, leurs plates-formes n’étant pas contraignantes pour les candidats à la présidentielle.
La Suisse et Singapour ont par ailleurs procédé à des saisies d'actifs, en lien avec le détournement de fonds dont aurait été victime le fonds souverain malaisien.
Hormis quelques exceptions, les grandes compagnies se montrent peu impliquées face au risque climatique, contrairement aux fonds de pension, selon l'Association de défense des retraites (AODP) qui a publié son classement 2016, le Global Climate 500 index.
Selon L’Agefi, le département américain de la Justice (DOJ) a porté plainte afin de saisir des actifs liés au fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB), au cours d’un scandale politico-financier. Le DOJ explique que 1MDB, dévolu au développement du pays, avait subi des détournements de fonds de plus de 3,5 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros).
La cité-Etat a identifié des « défauts de contrôles » dans les entités locales d’UBS et Standard Chartered et de la banque singapourienne DBS, ainsi que des « manquements avérés » aux règles anti-blanchiment chez Falcon Private Bank dans l’affaire 1MDB, a déclaré aujourd’hui la MAS, l’Autorité monétaire de Singapour. Le pays a aussi saisi 240 millions de dollars singapouriens (160 millions d’euros) d’actifs liés au scandale politico-financier qui entoure le fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad.