Les Etats-Unis ont confirmé par écrit aux Nations unies leur intention de se retirer de l’accord de Paris sur le climat mais continueront à participer aux négociations internationales, a annoncé le département d’Etat américain dans un communiqué publié le 4 août. Washington devrait ainsi participer à la prochaine conférence climatique annuelle de l’ONU, la COP23, qui se tiendra en novembre à Bonn en Allemagne. «Cette participation inclura les négociations en cours sur les lignes directrices pour mettre en oeuvre l’accord de Paris», précise le département d’Etat. Les Etats-Unis peuvent s’engager de manière constructive dans ces négociations», mais «un acteur solitaire décidé à se retirer de l’accord de Paris ne sera pas écouté s’il souhaite affaiblir ou saper l’accord d’une manière ou d’une autre», a prévenu Andrew Steer, président du World Resources Institute. Fidèle à sa promesse électorale, le président américain Donald Trump a annoncé le 1er juin le retrait des Etats-Unis de cet accord visant à limiter le réchauffement climatique, signé en décembre 2015 par 195 pays dans la capitale française. Il a jugé le texte néfaste pour l'économie américaine, sans toutefois exclure de réintégrer le processus après renégociation, voire de conclure un «nouvel accord qui protège» les Etats-Unis.
La perspective du Brexit, qui ne se concrétisera qu’en 2019 au plus tôt, n’a pas pour l’instant d’impact visible sur le système bancaire britannique qui fait preuve de résistance. Ce constat est dressé par l’agence de notation Moody’s dans deux analyses sur les banques et les établissements de crédit britanniques publiées le 2 août.
La banque d’affaires italienne Mediobanca, dont l’exercice fiscal s’achève en juin, a annoncé vendredi un relèvement de son dividende après des résultats annuels supérieurs aux attentes. Le produit net bancaire (PNB) a augmenté de 7% à 2,196 milliards d’euros, à un plus haut, gonflé par la hausse des commissions et la bonne tenue de la gestion de fortune. Le bénéfice net s’est élevé à 750 millions d’euros sur l’année (+24%), alors que les analystes anticipaient en moyenne 720 millions selon un consensus fourni par la banque elle-même. Mediobanca versera un dividende de 0,37 euro par action, en hausse de 37% par rapport à l’exercice précédent. Le ratio de fonds propres durs CET 1 est ressorti à 13,5% à fin juin. La banque a confirmé son intention de réduire sa participation dans l’assureur Generali à 10% contre 13% actuellement, d’ici la fin 2019.
Swiss Re, deuxième réassureur mondial, a annoncé une chute de le bénéfice net a chuté de 35% au premier semestre, à 1,2 milliard de dollars (1,01 milliard d’euros) sous l’effet des indemnisations de catastrophes naturelles comme du cyclone Debbie en Australie, de la baisse des prix et de celle qui en a résulté des souscriptions. Huit analystes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à un profit de 1,35 milliard de dollars. Swiss Re a supporté une bonne part des indemnisations liées au cyclone australien, dont le coût pour l’industrie a été estimé à 1,3 milliard de dollars. La ratio combiné de Swiss Re en dommages, une mesure de la rentabilité de ses souscriptions, a augmenté à 97,4% sous l’effet des 320 millions de dollars au titre des indemnisations de Debbie.
Malgré le ralentissement de la croissance de ses revenus, la filiale de location longue durée de la Société Générale a confirmé ses objectifs pour 2017.
Les juges chargés des enquêtes sur plusieurs plaintes déposées par Jérôme Kerviel contre la Société générale ont prononcé un non-lieu dans chacun des deux dossiers, a appris Reuters de source judiciaire vendredi. Ces deux décisions sont conformes aux réquisitions du parquet de Paris. Un non-lieu a été rendu le 25 juillet dans l’enquête portant sur deux plaintes, l’une pour faux et usage de faux, l’autre pour escroquerie au jugement, a précisé cette source, confirmant une information de l’AFP. Un premier non-lieu a été rendu le 6 juillet dans l’enquête ouverte après la plainte de l’ex-trader contre la banque pour subornation de témoin.
Banco BPM a annoncé la vente d'Aletti Gesteille à Anima pour un montant maximum de 1,1 milliard d'euros pour donner naissance au quatrième acteur du secteur
American International Group (AIG) a annoncé mercredi soir après la clôture à New York un bénéfice d’exploitation en hausse de 10,4% au deuxième trimestre (à 1,45 milliards de dollars), grâce à des réductions de coûts et à la performance de son pôle assurance individuelle, qui a augmenté de 33% (à 1,26 milliard). Le bénéfice du pôle assurance professionnelle a chuté de 24% à 716 millions de dollars. Les dépenses du premier assureur généraliste américain ont diminué de 15,6% à 2,18 milliards de dollars, grâce à la vente d’United Guaranty Corp et d’AIG Advisor Group. L’investisseur activiste Carl Icahn, troisième actionnaire de l’assureur, réclame une refonte totale de la société, afin qu’elle ne soit plus considérée comme un établissement financier non bancaire d’importance systémique.
La croissance de l’encours des crédits à l’habitat a accéléré en juin en France, pour atteindre 6,1% sur les douze derniers mois, soit le rythme le plus élevé constaté depuis mars 2012, selon les chiffres publiés hier par la Banque de France. La production de nouveaux crédits sur le seul mois de juin a toutefois reculé, revenant à son niveau d’il y a un an, en raison de la poursuite de la baisse des renégociations liée à la remontée des taux. Elle a atteint 20,7 milliards d’euros sur le mois, contre 24,9 milliards en mai. Les renégociations ont représenté 33% du total, contre 42% en mai, alors que le taux moyen des nouveaux crédits s’est élevé à 1,62%, contre 1,59% un mois plus tôt.
L’assureur britannique Aviva a publié hier une hausse légèrement plus marquée que prévu de son bénéfice d’exploitation au premier semestre, à la faveur de la bonne tenue de ses activités d’assurance dommages et de gestion de fonds. Ce bénéfice ressort en hausse de 11% à 1,47 milliard de livres (1,64 milliard d’euros), contre un consensus, fourni par la société, de 1,45 milliard. Le ratio combiné opérationnel des activités dommages d’Aviva s’est amélioré à 94,5%, contre 95,7%. Le groupe a également annoncé une prolongation de dix ans de son accord de distribution avec HSBC, présenté comme l’un des plus importants accords dans l’histoire de l’assurance en Grande-Bretagne. Aviva a précisé qu’il verserait un acompte sur dividende en hausse de 13%, à 8,4 pence par action contre un consensus de 8,28 pence.
Le fonds voudrait valoriser cette banque néerlandaise en redressement. Elle est estimée entre 1 et 1,5 milliard d'euros, soit moins que son prix d'achat en 2005.
Le véhicule coté de la banque verte y a enregistré une hausse organique de son produit net bancaire de 3,6%, pour un résultat net en croissance de 12,7%.
La Commission européenne a indiqué hier qu’elle avait adressé une communication de griefs complémentaire au géant américain des cartes de crédit Visa au sujet des commissions réclamées aux commerçants sur les transactions effectuées par des clients non-Européens au sein de l’Union européenne (UE). Bruxelles avait clos en 2014 une précédente enquête en matière de commissions, Visa Europe ayant accepté de les plafonner. L’exécutif européen se penche désormais sur les commissions d’interchange interrégionales. Bruxelles peut infliger à Visa une amende allant jusqu'à 10% de son chiffre d’affaires si une infraction aux règles de la concurrence est constatée. Visa dispose de deux mois pour adresser sa réponse à la Commission.
Le tribunal de commerce de Bruxelles a récemment condamné l’assureur irlandais Seb Life à rembourser une centaine de Belges qui avaient souscrit auprès de l’entreprise une police d’assurance-vie, écrit L’Echo mercredi. La somme à rembourser atteint près de 9 millions d’euros, et correspond aux primes versées par ces clients en 2009 et 2010 dans le cadre de contrats d’assurance-vie de branche 23. Les contrats ont été déclarés nuls par le tribunal, qui n’a en revanche pas accordé de dommages et intérêts aux plaignants.Ceux-ci estimaient avoir été trompés par l’assureur sur le niveau de risque de l’investissement. Seb Life a investi les primes dans des produits Elix, produits qui présentaient un risque financier important. Le tribunal a confirmé que ces produits étaient effectivement réservés aux professionnels» et ne pouvaient donc pas être vendus à des particuliers.
Axa a annoncé, jeudi, des résultats supérieurs aux attentes du marché au premier semestre et s'est dit confiant dans la réalisation de son plan stratégique
ING a annoncé hier un bénéfice net courant supérieur aux attentes, à 1,4 milliard d’euros, en baisse de 1% sur un an. Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur 1,28 milliard. Les résultats ont bénéficié de la hausse de la production de prêts et de la collecte de dépôts, a déclaré le directeur général Ralph Hamers dans un communiqué, «en dépit d’une concurrence agressive sur certains de nos marchés». L’encours des prêts à progressé de 6,4 milliards d’euros (pour une marge nette d’intérêt stable à 1,51%) et les dépôts ont augmenté de 5,3 milliards d’euros. Les provisions pour créances douteuses ont chuté de 25% à 229 millions d’euros. Les commissions perçues par la division de banque d’investissement ont progressé de 17% à 714 millions d’euros. Le ratio de fonds propres CET1 du groupe néerlandais s’est amélioré de 30 points de base, à 14,5% au 30 juin.
L’assureur auto et habitation britannique RSA a fait état hier d’un résultat d’exploitation en hausse de 15%, à 360 millions de livres (402,3 millions d’euros), grâce à ses bonnes performances sur les marchés canadien et scandinave. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice d’exploitation de 338 millions de livres, selon un consensus réalisé par l’assureur lui-même. Le rendement sur les fonds propres tangibles est ressorti à 16,6%, soit dans le haut de l’objectif de 13% à 17%. Les primes nettes collectées ont augmenté de 11% à 3,4 milliards de livres. L’assureur, qui a réduit ses coûts et cédé des activités sous la houlette de son nouveau directeur général Stephen Hester, ancien patron de RBS, a dit qu’il verserait un dividende intérimaire de 6,6 pence, en hausse de 32%, mais légèrement inférieur aux attentes, qui étaient de 7 pence.
La réunion de septembre du Comité de Bâle a été reportée de quelques semaines, signe de la difficulté à trouver un compromis sur l'épineuse question du «floor».
Standard Chartered a fait état hier d’un bénéfice imposable courant en hausse de 93% au titre du premier semestre, à 1,8 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros). Mais cette performance, que la banque anglo-asiatique doit à l’absence de pertes dans l’activité de private equity et à une division par deux des dépréciations de ses créances douteuses (qui avaient plombé les comptes un an plus tôt), n’a pas abusé les investisseurs : faute de dividende et d’une croissance réelle de l’activité, l’action StanChart a chuté de plus de 6% (à 795 livres) à la Bourse de Londres. Le produit net bancaire de l'établissement, dont l’Asie est la priorité, s’est toutefois seulement stabilisé après deux années de restructuration et de lourdes pertes. Surtout, StanChart a déçu les investisseurs en annonçant qu’elle ne renouait pas encore avec la distribution de dividendes - même si elle a ajouté qu’elle réexaminerait la question à la fin de l’année. Le ratio de fonds propres durs CET1 de la banque a atteint 13,8% au 30 juin.