La croissance de l’encours des crédits à l’habitat a accéléré en juin en France, pour atteindre 6,1% sur les douze derniers mois, soit le rythme le plus élevé constaté depuis mars 2012, selon les chiffres publiés hier par la Banque de France. La production de nouveaux crédits sur le seul mois de juin a toutefois reculé, revenant à son niveau d’il y a un an, en raison de la poursuite de la baisse des renégociations liée à la remontée des taux. Elle a atteint 20,7 milliards d’euros sur le mois, contre 24,9 milliards en mai. Les renégociations ont représenté 33% du total, contre 42% en mai, alors que le taux moyen des nouveaux crédits s’est élevé à 1,62%, contre 1,59% un mois plus tôt.
L’assureur britannique Aviva a publié hier une hausse légèrement plus marquée que prévu de son bénéfice d’exploitation au premier semestre, à la faveur de la bonne tenue de ses activités d’assurance dommages et de gestion de fonds. Ce bénéfice ressort en hausse de 11% à 1,47 milliard de livres (1,64 milliard d’euros), contre un consensus, fourni par la société, de 1,45 milliard. Le ratio combiné opérationnel des activités dommages d’Aviva s’est amélioré à 94,5%, contre 95,7%. Le groupe a également annoncé une prolongation de dix ans de son accord de distribution avec HSBC, présenté comme l’un des plus importants accords dans l’histoire de l’assurance en Grande-Bretagne. Aviva a précisé qu’il verserait un acompte sur dividende en hausse de 13%, à 8,4 pence par action contre un consensus de 8,28 pence.
La Commission européenne a indiqué hier qu’elle avait adressé une communication de griefs complémentaire au géant américain des cartes de crédit Visa au sujet des commissions réclamées aux commerçants sur les transactions effectuées par des clients non-Européens au sein de l’Union européenne (UE). Bruxelles avait clos en 2014 une précédente enquête en matière de commissions, Visa Europe ayant accepté de les plafonner. L’exécutif européen se penche désormais sur les commissions d’interchange interrégionales. Bruxelles peut infliger à Visa une amende allant jusqu'à 10% de son chiffre d’affaires si une infraction aux règles de la concurrence est constatée. Visa dispose de deux mois pour adresser sa réponse à la Commission.
Le fonds voudrait valoriser cette banque néerlandaise en redressement. Elle est estimée entre 1 et 1,5 milliard d'euros, soit moins que son prix d'achat en 2005.
Le véhicule coté de la banque verte y a enregistré une hausse organique de son produit net bancaire de 3,6%, pour un résultat net en croissance de 12,7%.
Le tribunal de commerce de Bruxelles a récemment condamné l’assureur irlandais Seb Life à rembourser une centaine de Belges qui avaient souscrit auprès de l’entreprise une police d’assurance-vie, écrit L’Echo mercredi. La somme à rembourser atteint près de 9 millions d’euros, et correspond aux primes versées par ces clients en 2009 et 2010 dans le cadre de contrats d’assurance-vie de branche 23. Les contrats ont été déclarés nuls par le tribunal, qui n’a en revanche pas accordé de dommages et intérêts aux plaignants.Ceux-ci estimaient avoir été trompés par l’assureur sur le niveau de risque de l’investissement. Seb Life a investi les primes dans des produits Elix, produits qui présentaient un risque financier important. Le tribunal a confirmé que ces produits étaient effectivement réservés aux professionnels» et ne pouvaient donc pas être vendus à des particuliers.
Axa a annoncé, jeudi, des résultats supérieurs aux attentes du marché au premier semestre et s'est dit confiant dans la réalisation de son plan stratégique
La réunion de septembre du Comité de Bâle a été reportée de quelques semaines, signe de la difficulté à trouver un compromis sur l'épineuse question du «floor».
ING a annoncé hier un bénéfice net courant supérieur aux attentes, à 1,4 milliard d’euros, en baisse de 1% sur un an. Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur 1,28 milliard. Les résultats ont bénéficié de la hausse de la production de prêts et de la collecte de dépôts, a déclaré le directeur général Ralph Hamers dans un communiqué, «en dépit d’une concurrence agressive sur certains de nos marchés». L’encours des prêts à progressé de 6,4 milliards d’euros (pour une marge nette d’intérêt stable à 1,51%) et les dépôts ont augmenté de 5,3 milliards d’euros. Les provisions pour créances douteuses ont chuté de 25% à 229 millions d’euros. Les commissions perçues par la division de banque d’investissement ont progressé de 17% à 714 millions d’euros. Le ratio de fonds propres CET1 du groupe néerlandais s’est amélioré de 30 points de base, à 14,5% au 30 juin.
L’assureur auto et habitation britannique RSA a fait état hier d’un résultat d’exploitation en hausse de 15%, à 360 millions de livres (402,3 millions d’euros), grâce à ses bonnes performances sur les marchés canadien et scandinave. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice d’exploitation de 338 millions de livres, selon un consensus réalisé par l’assureur lui-même. Le rendement sur les fonds propres tangibles est ressorti à 16,6%, soit dans le haut de l’objectif de 13% à 17%. Les primes nettes collectées ont augmenté de 11% à 3,4 milliards de livres. L’assureur, qui a réduit ses coûts et cédé des activités sous la houlette de son nouveau directeur général Stephen Hester, ancien patron de RBS, a dit qu’il verserait un dividende intérimaire de 6,6 pence, en hausse de 32%, mais légèrement inférieur aux attentes, qui étaient de 7 pence.
Standard Chartered a fait état hier d’un bénéfice imposable courant en hausse de 93% au titre du premier semestre, à 1,8 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros). Mais cette performance, que la banque anglo-asiatique doit à l’absence de pertes dans l’activité de private equity et à une division par deux des dépréciations de ses créances douteuses (qui avaient plombé les comptes un an plus tôt), n’a pas abusé les investisseurs : faute de dividende et d’une croissance réelle de l’activité, l’action StanChart a chuté de plus de 6% (à 795 livres) à la Bourse de Londres. Le produit net bancaire de l'établissement, dont l’Asie est la priorité, s’est toutefois seulement stabilisé après deux années de restructuration et de lourdes pertes. Surtout, StanChart a déçu les investisseurs en annonçant qu’elle ne renouait pas encore avec la distribution de dividendes - même si elle a ajouté qu’elle réexaminerait la question à la fin de l’année. Le ratio de fonds propres durs CET1 de la banque a atteint 13,8% au 30 juin.
Afin de récapituler pour les acteurs de marché l’état de la réglementation sur les nouvelles modalités de financement de la recherche introduites par MIF II, et pour répondre à un certain nombre de leurs questions, l’AMF a décidé de rédiger un guide sur les modalités de financement de la recherche. Ce guide vient d'être publié et est en ligne sur le site de l’AMF. Il couvre les principaux aspects relatifs au nouveau régime comme le champ d’application de ces règles, la définition de la recherche, le corporate access ou encore le fonctionnement du budget recherche.Pour rappel, MIF II considère que la fourniture de recherche constitue pour celui qui la reçoit une forme d’incitation, c’est-à-dire, un avantage, au sens large, porteur de potentiels conflits d’intérêts. Toute perception d’incitation est désormais interdite dans le cadre de la fourniture de services de gestion de portefeuille pour le compte de tiers (ou gestion sous mandat) ou de conseil en investissement fourni sur une base indépendante. De plus, l’article 13 de la directive déléguée MIF détaille la manière selon laquelle les règles relatives aux incitations doivent s’appliquer au cas particulier de la fourniture de travaux de recherche par des tiers à des prestataires de services d’investissement (PSI). Plus particulièrement, l’article 13 impose désormais que la recherche fasse l’objet soit d’un paiement direct des travaux de recherche par les ressources propres du PSI ; ou d’un paiement mis à la charge des clients du PSI issu d’un compte de recherche séparé et contrôlé par le PSI, sous certaines conditions opérationnelles de fonctionnement et de transparence...
Les résultats de la Société Générale ont fortement baissé au deuxième trimestre 2017, pénalisés par le règlement à l’amiable du litige avec le fonds souverain libyen (LIA) et par une base de comparaison défavorable avec l’année dernière, du fait de la plus-value exceptionnelle dégagée grâce à la vente des titres Visa. Le bénéfice net chute de 27,6% à 1,058 milliard d’euros au deuxième trimestre, en ligne avec le consensus (1,062 milliard). Retraités des éléments exceptionnels, «le groupe Société Générale réalise une bonne performance sur l’ensemble de ses métiers», estime la banque, se félicitant notamment de la progression de 11% du résultat sous-jacent, qui atteint 1,165 milliard d’euros.
Les profits des banques françaises ont été affectés en 2016 par les renégociations de crédit. Cet effet sera encore plus sensible à l'avenir, estime l'agence DBRS.
La Banque Postale a enregistré une baisse de 5,6% de son produit net bancaire (PNB) au premier semestre, à 2,8 milliards d’euros. A périmètre constant et retraité de la plus-value de 107 millions d’euros comptabilisée en 2016 sur la cession des titres Visa Europe, le PNB affiche en revanche une progression de 1,6% malgré la chute de 14,4% de la marge nette d’intérêt. Le résultat net a augmenté de 1,7%, à 367 millions d’euros, grâce notamment à un coût du risque très bas et à la baisse de 2,5% des frais de gestion.
Deutsche Bank a signé un accord avec Land Securities en vue de transférer son siège britannique dans un nouvel immeuble londonien, a annoncé mardi le promoteur. La banque allemande s’est engagée à louer pendant 25 ans au moins 43.570 des 52.600 mètres carrés du nouvel immeuble, qui se situera 21 Moorfields dans le quartier de la City.
La City pourrait perdre jusqu'à 40.000 postes de banquiers d’affaires dans les prochaines années si Londres ne parvient pas à trouver un accord permettant de limiter les conséquences du Brexit, prévient le cabinet de conseil Oliver Wyman. Cette estimation intègre des questions encore en suspens comme celle de la compensation. Le cabinet avait déjà prévenu dans un rapport réalisé à la demande de l’organe de promotion de la City, TheCityUK, que 75.000 postes pourraient disparaître au sein du secteur financier au sens large, incluant l’assurance et les activités de gestion, en cas de perte du passeport européen. Oliver Wyman estime que la création de nouvelles entités européennes impliquera la mobilisation de 30 à 50 milliards de dollars de fonds propres supplémentaires, soit l'équivalent de 15% à 30% des fonds propres actuellement alloués par les grandes banques internationales au continent européen. Les coûts liés à la duplication de services occasionnée par la mise en place de ces nouvelles filiales européennes, comme dans les activités de contrôle des risques, pourraient accroître de 2% à 4% la base de coûts annuelle, soit l'équivalent d’un milliard de dollars.
Le Crédit agricole a réaffirmé hier aux autorités italiennes son intérêt pour acquérir, via sa filiale Cariparma, les caisses d'épargne régionales de San Miniato, Rimini et Cesena. La banque française indique dans un communiqué avoir confirmé cet intérêt auprès du Fonds interbancaire de garantie des dépôts italien. «La transaction [...] s’inscrit dans le cadre des objectifs de croissance du groupe Crédit agricole en Italie», souligne l'établissement français. Mais il a fixé la date butoir du 15 septembre 2017. Des sources proches du dossier avaient déclaré lundi à Reuters que le bouclage de l’opération avait été repoussé après les vacances d'été afin de régler certains détails. Le Crédit agricole souhaite acheter les trois caisses d'épargne pour 130 millions d’euros, mais sans assumer leurs trois milliards d’euros brut de créances douteuses.