Lors de son discours à la Sorbonne mardi, le Président Emmanuel Macron a appelé à augmenter l’aide au développement par les pays européens et pour la financer, proposé de relancer la taxe sur les transactions financières (TTF) européennes. Il souhaite que cette taxe soit appliquée aux 28 pays, dans une forme similaire à celle de la TTF française ou au stamp duty britannique, au champ d’application réduit, qui exclut donc les produits dérivés. Le chef de l’Etat par ailleurs, jugé indispensable de donner un prix «juste» au carbone et de mettre en place une taxe carbone commune aux frontières de l’Europe «pour assurer l'équité entre ses producteurs et leurs concurrents.»
A l’occasion de la première édition de la «Semaine mondiale de l’investisseur» (World Investor Week 2017), du 2 au 8 octobre, l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) mobilise plus de 50 autorités de régulation financière, dont l’AMF (Autorité des marchés financiers) qui s’engage pour l'éducation financière et la protection des investisseurs en lançant sa première application mobile pour le grand public, FinQuiz. Disponible gratuitement sur App Store et Google Play, «ce quiz ludique permet de tester ses connaissances et d’améliorer sa culture financière». Au-delà des contenus disponibles sur son site internet et sa page Facebook, l’AMF a créé un dispositif spécifique multi-canal durant cette semaine, qui comprend, outre l’application FinQuiz, une campagne radio réalisée en partenariat avec l’INC, de nouveaux contenus sur l’espace épargnants du site de l’AMF, ainsi que des rendez-vous avec les particuliers.S’inscrivant pleinement dans la stratégie nationale d’éducation financière pilotée par la Banque de France et à laquelle l’AMF assure contribuer «activement», cette première Semaine mondiale de l’investisseur est relayée par les partenaires et soutiens de l’AMF (l’INC, La finance pour tous, l’AFG, la Banque de France ou encore l’Education nationale).
Generali a annoncé ce jeudi un plan de réorganisation destiné à doper son efficacité en Allemagne. Deuxième assureur sur le marché allemand, le groupe italien va investir dans le digital, à travers une prise de participation dans CosmosDirekt, un assureur en ligne, leader outre-Rhin.
L’assureur Coface a annoncé ce jeudi une amélioration de son ratio de sinistralité au-delà de ses attentes. Dans un communiqué, le groupe affirme pouvoir prendre pour cible en 2017 un ratio de sinistralité net de réassurance inférieur à 54%, alors que le précédent objectif, déjà relevé en juillet, était de parvenir à se situer sous les 58%. « L’exécution du plan Fit to Win se déroule dans un environnement économique en amélioration. Les mesures de renforcement de l’infrastructure de risques portent leurs fruits et impactent nos résultats de manière anticipée et plus marquée qu’attendu » affirme le directeur général de Coface, Xavier Durand.
Un marché solide -Le marché français de l’assurance-dommages se porte bien, marqué par un ratio combiné net de réassurance inférieur à 100 % depuis 2014, analyse Facts & Figures. Dans cet environnement, les bancassureurs poursuivent leurs gains de part de marché, selon le dernier baromètre du cabinet de conseil publié mi-septembre, retraitant les données des différents acteurs du secteur afin de permettre une comparaison homogène. De 8,9 % en 2008, la part de marché des bancassureurs a ainsi progressé à 12,4 % en 2015 (voir le graphique). Le Crédit Agricole passe ainsi de la 7e à la 6e place du classement, damant le pion à Generali à l’issue de l’année 2015. Le Crédit Mutuel conserve la 9e position, tandis que BPCE arrive dans le Top 10 au détriment de la Matmut. Les assureurs dominent toujours le palmarès, le classement des cinq principaux acteurs restant inchangé avec Axa en tête, suivi par Covéa, Groupama, Allianz France et la Macif.
2020. Si certains bandent déjà leur arc, la cible Commerzbank est encore hors de portée. L’Etat fédéral allemand a confirmé qu’il n’avait pas vocation à conserver indéfiniment sa part de 15 % au capital, héritée du sauvetage de la banque en 2008. Mais il a aussi assuré, en réponse à des rumeurs, qu’aucune tractation n’était en cours. Démentant implicitement le fait qu’il privilégierait une union franco-allemande avec BNP Paribas qui affiche sa priorité de se développer outre-Rhin. UniCredit figurerait aussi parmi les candidats au rachat. La course risque d’être longue, à horizon sans doute du plan de retournement de Commerzbank lancé il y a un an et courant jusqu’en 2020. La banque italienne se trouve également en pleine réorganisation… tout comme le prétendant naturel Deutsche Bank. Berlin peut attendre que chacun mette de l’ordre dans sa maison.
L’exil réglementaire a ses limites. En choisissant de déplacer son siège de Stockholm à Helsinki pour alléger ses exigences en fonds propres, la banque Nordea s’est mis une bonne partie de sa clientèle à dos. Selon un sondage réalisé mi-septembre, deux tiers des clients suédois du groupe jugent sévèrement cette décision, et un tiers de ces mécontents envisagent de rapatrier leurs comptes dans un établissement bien de chez eux. Plusieurs centrales syndicales du pays, qui logeaient leurs économies chez Nordea, ont même annoncé publiquement qu’elles voteraient avec leurs pieds. C’est la variante suédoise et financière du fameux « achetez français ».
Consultation. Devant des inititiaves éparses, mais des projets bien réels sur l’utilisation de la Blockchain en gestion d’actifs, le Trésor s’est saisi du sujet le 24 mars, en lançant une consultation sur « les besoins d’évolution réglementaire » nécessaires. Globalement, certaines lacunes ont été soulevées concernant notamment le droit applicable en matière de propriété du titre ou encore les modalités de règlement, tandis qu’un éventuel encadrement par le législateur a fait débat parmi les répondants. Sur la base de ces réponses, un projet d’ordonnance vient d’être rédigé. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, le soumet à consultation jusqu’au 6 octobre.
Stéthoscope. L’application mobile de BBVA (photo), dont 82 % de l’offre de la banque peut être souscrite sur mobile et qui concrétise 26,3% de ses ventes sur un canal digital, ouvre une nouvelle fonctionnalité qui devrait encore améliorer ces scores. BBVA Bconomy – c’est son nom – est un outil de gestion budgétaire qui permet à chaque client de connaître sa santé financière et lui procure un plan d’action sur mesure. L’outil analyse ses revenus et ses dépenses, son niveau d’épargne, d’endettement, les dépenses consacrées au logement. Elle donne un score moyen de santé financière et des recommandations personnalisées selon l’étape de vie de chacun. L’objectif est que les clients prennent des décisions éclairées et améliorent leur gestion personnelle.
La politique de couverture du Crédit Agricole amuse la presse satirique. Dans son édition du 20 septembre, Le Canard Enchaîné taquine la banque verte au sujet du coût de ses swaps de taux depuis 2012. Ils auraient, selon l’hebdomadaire, causé 2,1 milliards d’euros de pertes, la banque s’étant couverte contre une hausse des taux d’intérêt alors que ceux-ci n’ont cessé de baisser. Une information « partielle et partiale » selon l’intéressée, qui aura eu le mérite de faire rire les lecteurs du journal.
Très bien capitalisée, l‘ex-banque des syndicats autrichiens entend conduire l’opération d’ici la fin 2017 et pourrait être valorisée 5 milliards d’euros.
Bank of America cherche des mètres carrés supplémentaires à Paris dans la perspective d’un développement de ses activités dans la capitale française une fois la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne intervenue, rapportaient hier Reuters et Bloomberg. Bank of America a déjà annoncé que Dublin serait sa nouvelle tête de pont en Europe et qu’elle maintiendrait son siège européen dans la capitale irlandaise, mais la banque doit encore décider où localiser ses traders. D’après Bloomberg, Bank of America serait en négociations pour louer plus de 9.000 m² au 51 rue de la Boétie, dans le 8ème arrondissement, et envisagerait d’y loger 300 employés dans un premier temps.
Le fonds d’investissement Carlyle Group est en discussions en vue de céder une participation dans le gérant de fonds TCW Group à des acheteurs potentiels comme les assureurs japonais Nippon Life Insurance et Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG), ont rapporté des personnes proches du dossier à l’agence Dow Jones. Carlyle Group, qui avait racheté 60% du capital de TCW à la Société Générale en 2013, étudie la vente d’au moins une part de sa participation depuis plusieurs mois.