Équitables. Nordea a mis sa menace à exécution en décidant finalement de transférer son siège de Suède (photo) en Finlande. Sans incidence, assure la banque, sur son « modèle opérationnel nordique » puisqu’il s’agit d’élire domicile « dans un pays participant à l’Union bancaire » afin de bénéficier « du même cadre réglementaire que nos pairs européens » et ainsi de règles du jeu plus « équitables » et « prévisibles ». Un tacle pour Stockholm, Nordea visant en zone euro la supervision moins draconienne de la Banque centrale européenne (BCE). De fait, les analystes de Citigroup estiment que l’exigence de capital réglementaire pourrait chuter de 17,6 % à 10,8 %. Nordea estime qu’au total, son déménagement pourrait lui faire économiser entre 1 et 1,1 milliard d’euros, passant par diverses taxes en place ou envisagées qu’elle n’aura pas à payer. La Suède a bien promis d’adoucir son cadre. En vain.
Parcours clients -Un nouveau classement vient d’apparaître, réalisé par une société toute récente elle aussi : D-Rating, née en janvier 2017, s’est donné pour mission de noter la performance digitale des entreprises à partir de 236 critères et d’un algorithme propriétaire. Elle a appliqué sa méthode à 23 banques de détail en analysant, par exemple, le degré de « digitalisation » de l’offre (nombre de services disponibles sur le web ou sur mobile), le nombre de canaux « digitaux » accessibles pour les clients et pour les prospects, les temps de réponse, la pertinence des réponses… Elle a également ouvert plusieurs comptes dans chaque établissement et effectué des virements.
La Chambre nationale des conseils-experts financiers (CNCEF) lance une académie (www.cncef.org/academie/) afin de permettre aux étudiants et personnes en reconversion professionnelle de s’orienter vers ses métiers à travers des formations, du mentorat et des outils-métier (test des connaissances minimales et certification AMF, offres d’emplois et de stages, newsletters…).
Pour sa deuxième campagne 2017 de recrutement (candidatures ouvertes du 5 septembre au 15 octobre 2017), l’inspection générale de groupe BPCE investit les réseaux sociaux. Entretiens-vidéos d’inspecteurs et « chat » en ligne sur le site d’emploi Jobteaser, vidéos sur Snapchat, témoignages sur LinkedIn, photos relayées sur Twitter…, aucun support digital n’est négligé pour attirer des candidats, jeunes diplômés ou première expérience. L’inspection réalise environ une quarantaine d’embauches par an, pour des parcours de trois à six ans qui mènent à des postes à responsabilités. Nouveauté, elle recherche aussi des candidats pour ses corps d’audit informatique et quantitatif.
L’industrie de la gestion d’actifs peut remercier ses RCCI (responsables de la conformité et du contrôle interne) ! En effet, c’est notamment grâce à eux que les effectifs progressent dans les sociétés de gestion de portefeuille en France : à 16.478 personnes au 31 décembre 2016 (+3,4 %), contre 15.931 à fin 2015, selon les chiffres récemment publiés par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Si la part des gérants financiers dans les effectifs totaux est en légère baisse, à 26,6 %, celle des effectifs hors gérants (4,4 %) suit une « évolution positive », relève l’AMF. La raison de cette hausse ? Le renforcement des moyens humains dédiés aux fonctions supports dans les sociétés de gestion afin de se conformer aux exigences réglementaires « de plus en plus nombreuses ». En outre, le secteur reste très concentré : plus de la moitié des salariés (54,6 %) et 44,3 % des gérants travaillent dans les 40 plus grandes sociétés de gestion en termes d’effectifs… alors qu’elles représentent seulement 7 % de la population totale.
Le dernier baromètre prospectif 2017 de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance, publié fin juin dernier, donne des premières tendances concernant l’emploi dans le secteur. Au 31 décembre 2016, le nombre des salariés des entreprises adhérentes à la Fédération française de l’assurance atteindrait 146.200, en baisse de 0,2 % par rapport à 2015. Par ailleurs, la part des nouveaux entrants en 2016 devrait s’établir à 9,1 %, soit 13.300 personnes, après 9 % l’année précédente. La part des alternants dans le total des recrutements se stabilise à 23,3 % (3.088 alternants recrutés en 2016, contre 3.286 un an auparavant). « Au-delà des flux, on estime à environ 5.000 le nombre d’alternants en poste au 31 décembre 2016 », indique le baromètre.
Le groupe français va transférer 19,19% de Mediaset dans un véhicule indépendant. Mais la Consob juge qu’il exerce un contrôle de fait sur Telecom Italia.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a proposé hier la mise en place d'un nouveau cadre d'examen sélectif des investissements étrangers.
Le rapprochement des mutuelles MGEN (Mutuelle de l'éducation nationale), Istya et Harmonie Mutuelle, a donné naissance hier à Vyv, premier groupe de protection sociale mutualiste avec 10 millions de personnes couvertes, a indiqué le groupe. La création de la holding a été officialisée à l’issue de l’assemblée générale des quatorze délégués des mutuelles et groupements qui composent Vyv, soit une centaine de mutuelles au total. Premier acteur de l’assurance santé, le nouveau groupe, qui emploie 35.000 collaborateurs, représente 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en majeure partie généré dans le champ des assurances (7,5 milliards d’euros dont 1,2 milliard en prévoyance). Le montant restant recouvre les affaires sociales, sanitaires et médico-sociales, précisent les fondateurs. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et l’Autorité de la concurrence ont donné leur accord au projet le 1er mars 2017.
Munich Re a annoncé qu’il pourrait manquer son objectif de bénéfice cette année en raison des pertes provoquées par les ouragans Harvey et Irma. « Ces deux événements devraient entraîner des pertes assurées élevées, que le marché et Munich Re sont incapables de quantifier pour le moment », écrit le réassureur allemand dans un communiqué publié hier soir. Alors que Munich Re prévoyait jusqu'à présent un bénéfice annuel compris entre 2,0 et 2,4 milliards d’euros, le réassureur pense qu’il subira probablement une perte au titre du troisième trimestre.
Observant que la reprise est bien ancrée en France et en Europe, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), qui s’est réuni hier, a constaté une tendance au renforcement des risques cycliques. Il va donc étudier avec les acteurs financiers les causes et les effets de ces évolutions, et les risques associés. Le HCSF a en outre préparé sa décision concernant le taux du coussin de fonds propres contra-cyclique applicable aux banques. Cette décision ainsi que les éléments de justification de ce taux seront publiés au Journal Officiel et sur son site à la fin du mois.
La directive européenne MiFID II pourrait nuire fortement à l’activité du marché obligataire, selon Les Echos. Dans une lettre adressée au gendarme européen des marchés financiers, aux membres du Parlement européen et de la Commission européenne, L’EDMA (Electronic Debt Markets Association), qui regroupe quatre plateformes obligataires électroniques, avertit en effet des dangers de l’application technique de certaines normes. Ainsi, une proportion importante, près d’un cinquième des 400 milliards d’euros de volumes traités quotidiennement sur les plateformes électroniques obligataires européennes, pourraient quitter l’Europe.Sur le marché obligataire, MiFID II impose en effet une transparence avant-transaction (« pre-trade ») et post-transaction, ce qui implique que toute plateforme réglementée devra, dès le 3 janvier 2018, collecter des quantités significatives de données personnelles relatives aux clients. Elle devra préciser notamment qui exécute l’opération et qui est à l’origine de la décision d’investissement. Ces informations devront être fournies pour chaque ordre à toutes les plates-formes réglementées concernées. Mais les compagnies d’assurances, fonds de pension, banques centrales, services de trésorerie d’entreprise et les sociétés constituées en dehors de l’Europe ne sont pas soumises à ce règlement, sauf si elles passent par ces plateformes obligataires régulées. Or, comme rien n’oblige à réaliser une transaction obligataire sur une plateforme électronique, pour ces sociétés non assujetties à MiFID II, la tentation risque d’être grande d’intervenir sur d’autres marchés.
Aberdeen Standard Investments a annoncé mardi qu’à compter du 3 janvier 2018 il absorberait tous les coûts de la recherche dans le cadre de l’entrée en vigueur de la directive MIF 2.Le groupe de gestion issu de la fusion entre Standard Life et Aberdeen Asset Management reprend ainsi l’approche déjà prônée par ce dernier en début d’année.Plusieurs autres sociétés de gestion ont d’ores et déjà annoncé qu’elles prendraient en charge le coût de la recherche, dont AllianzGI, JPMorgan, Vanguard, Jupiter, M&G…Selon un article d’Investment Week de mardi, c’est aussi le cas d’Aviva Investors et de Newton IM.D’autres en revanche ont choisi de répercuter ce coût au client. Parmi eux figurent Amundi, GLG, Janus, Schroders, Carmignac…
« Les valorisations élevées des prix des actifs constituent le principal risque pour les marchés financiers européens au second semestre de 2017 ». Cet avertissement est signé par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) dans son dernier rapport publié le 12 septembre sur les tendances, les risques et les vulnérabilités (Trends, Risks and Vulnerabilities, TRV).Même si, dans l’ensemble, l'évaluation des risques de l’Esma pour le deuxième semestre 2017 reste inchangée par rapport au premier semestre, elle note que les principaux facteurs de risque sont les incertitudes entourant les développements géopolitiques, et plus spécialement le Brexit, la question de la résistance de la croissance économique et la persistance de la dette en Europe. Le rapport évoque également une menace de contagion en raison de « l’interconnexion croissante entre différents segments des marchés financiers, amplifiée par un contexte de taux d’intérêt faibles qui incite à une prise de risque importante ».Les risques de liquidité sont restés stables mais élevés. Sur le plan des risques opérationnels, l’Esma note qu’ils restent, eux aussi, élevés et qu’en outre les perspectives sont négatives en raison des préoccupations accrues concernant la cybersécurité. La taille et le caractère central des infrastructures de marché, «ainsi que leur exposition aux technologies de l’information, rendent ces infrastructures particulièrement vulnérables aux cyber-attaques», s’inquiète les auteurs du rapport.
Les sociétés de gestion spécialisées dans l’investissement ISF aux PME vont vivre des heures difficiles, écrit L’Agefi. «La réduction d’ISF en cas d’investissement au capital des PME sera supprimée», a en effet annoncé le ministre de l’Economie hie dans Les Echos. Jusqu'à maintenant, il était possible de réduire l’ISF de 50% des sommes investies, dans la limite de 45.000 euros de réduction d’impôt. En dépit de restrictions imposées par la Commission européenne, ce système de réduction d’ISF en faveur des PME connaissait un succès croissant. Les sommes levées chaque année par les seuls Fond d’Investissement de Proximité (FIP) et Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI) labellisés «ISF» sont passées de 273 millions d’euros en 2012 à 516 millions en 2016, soit plus de la moitié de l’ensemble des levées de fonds de tous les FIP et FCPI, selon l’Afic. Près de 45.000 contribuables ont souscrit à ces fonds «ISF PME» en 2016, investissant en moyenne 11.577 euros. Un succès grandissant, malgré un rendement parfois faible de ces placements, compte tenu de frais de gestion importants. Une dizaine de sociétés de gestion s'étaient spécialisées dans cette activité de niche. Ont-elles anticipé le changement, compte tenu des annonces des différents candidats à la présidentielle, remettant en cause l’ISF? «Pas vraiment, estime Florence Moulin, avocat chez Jones Day, spécialiste de l’ISF PME. Beaucoup s’attendaient à voir une augmentation de la réduction d’impôt sur le revenu en cas de financement des PME. Or, cela ne semble pas être le cas. C’est un peu la double peine.» François Fillon avait effectivement prévu, dans son programme présidentiel, de doper la réduction d’impôt pour investissement dans les PME. Celle-ci est actuellement de 18% des sommes investies, dans la limite de 100.000 euros pour un couple, soit une réduction d’impôt de 18.000 euros par an au maximum. Mais Emmanuel Macron ne s'était pas engagé sur ce sujet. Et Bruno Le Maire ne l'évoque pas.
L’Association française de la gestion financière (AFG) alerte ses membres sur son site Internet suite à la parution de trois textes venant compléter la transposition de la directive MIF II et la séparation entre SGP et entreprises d’investissement parus au JO du 8 septembre 2017 : – Décret n° 2017-1324 du 6 septembre 2017 relatif aux marchés d’instruments financiers et à la séparation du régime juridique des sociétés de gestion de portefeuille de celui des entreprises d’investissement ; – Arrêté du 6 septembre 2017 relatif au cantonnement des fonds de la clientèle des entreprises d’investissement ; – Arrêté du 6 septembre 2017 concernant la séparation du régime juridique des sociétés de gestion de portefeuille de celui des entreprises d’investissement . Le décret complète les dispositions réglementaires relatives à la transposition de la directive 2014/65/UE « MIF 2 » ainsi que le règlement UE n° 600/2014 « MIFIR ». Il entrera entre en vigueur le 3 janvier 2018. Il vise à séparer le régime juridique des sociétés de gestion de portefeuille de celui des entreprises d’investissement. Les deux arrêtés du 6 septembre 2017 concernent respectivement le cantonnement des fonds de la clientèle des entreprises d’investissement et la séparation du régime juridique des sociétés de gestion de portefeuille de celui des entreprises d’investissement.
A la suite de plusieurs signalements d’épargnants mettant en cause la société Naftoil, l’Autorité des marchés financiers (AMF) indique dans un communiqué qu’elle met en garde le public à l’encontre de cette société et de son dirigeant Monsieur Raphaël Comté. La société Naftoil n’est pas autorisée par l’AMF à fournir des services d’investissement, précise le régulateur français.
L’assureur italien Generali a annoncé aujourd’hui avoir noué un accord pour céder l’intégralité de sa participation (98,56%) de sa filiale aux Pays-Bas (Generali Nederland) à l’assureur public ASR Nederland. « Cette opération s’inscrit dans la stratégie de Generali d’optimiser sa présence géographique, d’augmenter l’efficacité opérationnelle et d’améliorer l’allocation du capital », précise l’établissement dans un communiqué.
SBI Life Insurance, la co-entreprise indienne de BNP Paribas Cardif et de State Bank of India (SBI), va lancer son introduction en Bourse le 22 septembre, selon un document réglementaire. La clôture de l’opération interviendra le 22 septembre, avant un début de cotation le 3 octobre. La fourchette indicative table sur un prix compris entre 685 et 700 roupies. SBI, qui contrôle pour l’heure 70% du capital, prévoit de céder jusqu’à 8%, tandis que BNP Paribas Cardif, qui détient 26%, pourrait réduire sa part de 4%. Les deux actionnaires entendent lever 84 milliards de roupies (1,1 milliards d’euros).
Les banques de l’Union européenne ont fermé 9.100 agences et supprimé quelque 50.000 emplois l’an passé, selon un rapport de la Fédération bancaire européenne. Elle précisait hier que le nombre d’agences bancaires dans l’UE avait été ramené à 189.270 fin 2016, en baisse de 4,6% sur 2015. Les effectifs bancaires, de l’ordre de 2,8 millions de salariés, sont au plus bas depuis 1997. Ce sont au total 48.000 agences qui ont disparu de l’Union depuis 2008, soit plus de 20% du total, mais le mouvement s’est accéléré l’an passé, avec un recul de 3%. La Grande-Bretagne à elle seule devrait compter 762 agences de moins cette année, un record. Les banques s’emploient à réduire leurs frais fixes en réduisant la voilure immobilière, tandis que des établissements font payer à présent des services jadis gratuits. La fusion est un autre moyen de limiter les coûts. L’UE comptait 6.596 banques fin 2016, soit 6% de moins qu’en 2015.
L’assureur MASCF a annoncé hier un gel de ses tarifs en santé et en auto pour 2018, gel qui concernera quelque 950.000 assurés. «En gelant les cotisations 2018 sur deux contrats très importants comme l’auto et la santé, nous souhaitons soutenir le pouvoir d’achat de nos sociétaires libéraux ou salariés dans un contexte économique difficile pour les professionnels de santé», affirme un communiqué de l’assureur. La Maaf a déjà annoncé un gel de ses tarifs assurance santé pour l’an prochain.
Les créances douteuses ou irrécouvrables des banques italiennes ont touché en juillet leur montant le plus faible depuis trois ans, ces dernières s’employant à tirer un trait sur ce legs d’une récession qui s’est achevée en 2014. Dans son rapport mensuel publié hier, la Banque d’Italie observe que ces créances représentaient 173,6 milliards d’euros en juillet, leur montant le plus bas depuis juillet 2014, contre 192 milliards un mois auparavant.
La Caisse des Dépôts (CDC) a annoncé hier deux nominations au sein des directions financières du groupe et du Fonds d’épargne. Pierre-François Koehl, 50 ans, est nommé directeur du département financier au sein de la direction des finances du groupe. Entré à la CDC en 1998, il était depuis 2011 directeur adjoint du département de la gestion financière en charge de la gestion du bilan. François-Louis Ricard, 51 ans, est nommé directeur financier du Fonds d’épargne dont il gérait le bilan depuis 2012.