La Banque centrale d’Irlande appelle l’Esma, l’autorité européenne des marchés financiers, à enquêter sur la manière dont les sociétés de gestion publient les frais facturés aux investisseurs, rapporte le Financial Times. Le régulateur irlandais souhaite une étude paneuropéenne car les fonds d’un pays sont souvent vendus dans un autre pays. La banque centrale irlandaise, qui supervise quelque 6.600 fonds avec 2.200 milliards de dollars d’actifs, a découvert à l’issue d’une enquête qu’elle a menée pendant 18 mois des exemples de frais élevés sans justification et d’informations prêtant à confusion qui rendaient difficile toute comparaison des coûts des fonds pour les investisseurs. Grainne McEvoy, qui travaille à la banque centrale, estime que les règles européennes qui régissent la publication de frais sont en retard de 10 ans.
Ayant élargi son assise en Allemagne, la banque pourrait vendre les activités résiduelles de Seydler, avec lequel elle posa son premier pied Outre-Rhin.
Les modifications apportées par le régulateur à la définition des dérivés sujets à l’obligation ont toutefois été généralement saluées par l’industrie.
La banque italienne a passé une provision pour dépréciation massive de 4 milliards d’euros au deuxième trimestre afin de préparer son opération de titrisation.
La banque américaine JPMorgan envisage de facturer sa recherche action pour 10.000 dollars par an, un prix d’appel inférieur aux autres tarifications ayant été annoncées jusqu’à présent, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions. JPMorgan souhaite ainsi gagner des parts de marché alors que l’industrie se prépare au changement imposé par les autorités de régulation européennes. Mifid 2, qui contraint l’industrie financière à facturer sa recherche, entre en vigueur le 3 janvier 2018. L’option de base proposée par JPMorgan permettrait de lire la recherche de la banque, sans possibilité d’entretien avec les analystes.
Legal & General serait en train de préparer une offre sur la division de gestion de fonds de retraite de Prudential, rapportait hier le journal britannique Sunday Times. Legal & General aurait déjà provisionné des fonds pour l’opération, et une annonce pourrait être faite dans les semaines qui viennent, croit savoir l’hebdomadaire. Rothesay Life et Pension Insurance seraient également intéressés. Des rumeurs de presse ont précédemment indiqué que Prudential envisageait de céder des fonds de retraite d’environ 10 milliards de livres.
Le président du groupe bancaire britannique Lloyd’s, Antonio Horta-Osario, souhaite mettre l’accent sur la banque privée pour son prochain plan stratégique à l’horizon trois ans qu’il dévoilera en février prochain, rapportait hier le Financial Times. La banque cherchera à profiter de synergie en proposant ses produits d’assurance à ses clients bancaires et inversement, avec l’objectif de croître dans la gestion de produits de retraite. Lloyd’s contrôle près d’un quart du marché des comptes-courants au Royaume-Uni mais environ 2% seulement de la gestion de patrimoine.
Le vote du Royaume-Uni en faveur d’une sortie de l’Union européenne devrait pénaliser la demande en produits d’assurance, d’après une étude. Une faible croissance des revenus et une hausse de l’inflation risquent d’inciter les ménages britanniques à éviter les grosses dépenses, avec comme conséquence un recul de la demande pour les produits d’assurance associés, indique l’EY Item Club.
CNP Assurances a annoncé vendredi dans un communiqué que Caixa Seguridade lui a notifié sa décision de ne pas renouveler leur accord de distribution au Brésil. De ce fait, l’accord de distribution des produits de leur filiale commune Caixa Seguros prendra fin le 14 février 2021.
La banque japonaise Mitsubishi UFG Financial Group, qui ambitionne de se hisser parmi les géants de la gestion d’actifs au niveau mondial, ne limite pas ses ambitions à ce secteur. La banque envisage d’ouvrir une branche en Arabie Saoudite d’ici 2018 pour profiter des 350 milliards de dollars de privatisations annoncées par le royaume pour les cinq prochaines années. «Nous nous préparons à nous étendre en Arabie Saoudite en embauchant 20 personnes», a déclaré hier le dirigeant de MUFG au Moyen-Orient Elyas Algaseer. «Nous irons jusqu’à 60 employés d’ici 3 à 5 ans en ligne avec nos objectifs de croissance dans la région.»
Alors que l’administration américaine envisage de reconsidérer la régulation financière mise en oeuvre après la crise de 2007-2008, les économistes de la Securities and Exchange Commission mettent en doute l'existence d'effets négatifs de cette régulation sur les marchés primaire et secondaire.
Le gestionnaire d’actifs américain State Street Global Advisors (SSGA) se dit préoccupé par la multiplication des émissions d’actions sans droits de vote à l’occasion des introductions en Bourse, notamment depuis la mise sur le marché de Snap, rapporte le quotidien financier allemand Börsen-Zeitung. A l’occasion de son introduction en Bourse, Snap n’a proposé que des actions sans droit de vote, relève Rakhi Kumar, spécialiste des questions de gouvernance chez SSGA. Cette évolution repose avec encore plus d’acuité la problématique des droits des minoritaires, estime Rakhi Kumar. En mars dernier, State Street a déjà suggéré à la Securities & Exchange Commission (SEC) de mettre un terme à cette pratique.
L’assureur néerlandais, qui enregistrera une perte, a cédé à Athene Holding ses activités de garanties en unités de compte et de produits obligataires offshore.
Alors que l’administration américaine veut relâcher la régulation financière, les économistes de la SEC doutent de ses effets négatifs sur les marchés primaire et secondaire.
Zurich Insurance a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 21% au titre du deuxième trimestre, avec un renforcement de ses capitaux qui lui donne les moyens d’augmenter son dividende ou d’envisager des acquisitions. Après deux acquisitions mineures et aussi deux cessions d’actifs, le directeur général Mario Greco a tenu à souligner que la stratégie du cinquième assureur européen ne reposait pas sur la croissance externe. «On n’essaie pas de combler des trous», a-t-il dit aux journalistes lors d’une conférence téléphonique. Le ratio de solvabilité mesuré par les normes suisses a atteint 134% à fin juin, en hausse de neuf points depuis le début de l’année et bien au-dessus de la zone cible de 100-120%.
Hannover Re a annoncé hier un bénéfice net en hausse de 25% au titre du deuxième trimestre, conforme aux attentes, et a réaffirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’année. Le réassureur allemand a fait état d’un résultat net de 270 millions d’euros, contre 217 millions un an plus tôt, et a confirmé sa projection d’un bénéfice d’un milliard d’euros pour l’intégralité de l’exercice. «Une fois de plus, nos deux grandes divisions, les dommages et accidents d’un côté et la réassurance vie et santé de l’autre, ont toutes deux contribué à ce bon résultat semestriel, à quoi il faut ajouter un revenu d’investissement exceptionnellement élevé», déclare le président du directoire Ulrich Wallin dans le communiqué de résultats. «Nous sommes néanmoins confrontés à des conditions de marché qui restent difficiles», a-t-il ajouté.
L’assureur américain MetLife a contacté certains de ses actionnaires et ses créanciers obligataires afin d’approuver certaines modifications pour lui permettre de continuer ses remboursements et le versement de dividendes, suite à la séparation de son activité d’assurance-vie pour les particuliers Brighthouse Financial. Il demande à des créanciers représentant 3,2 milliards de dollars de dette de donner leur accord au changement de «tests de paiements d’intérêt» dans les contrats de crédit régissant les obligations ; ils ont jusqu’au 18 août pour donner leur accord. S’ils refusaient, MelLife serait contraint de convertir 700 millions de dollars de titres placés en fiducie en dette junior subordonnée et de vendre des actions pour honorer les intérêts des obligations. MetLife a également convoqué une réunion exceptionnelle d’actionnaires le 19 octobre pour effectuer la même démarche vis-à-vis des actionnaires. Selon les termes actuels, MetLife ne pourrait plus payer de dividende sur les actions ordinaires ni racheter des actions si son titre chutait de plus de 10% et s’il publiait une perte nette au terme de quatre trimestres consécutifs. Or, l’action a perdu 20% depuis la scission de Brighthouse et les neuf premiers mois de l’année en cours pourraient ne pas suffire à combler la perte de 2,1 milliards de dollars enregistrée au dernier trimestre 2016.
Barclays a nommé Barry Rodrigues responsable de son activité de cartes de crédit, Barclaycard International, a déclaré la banque hier, confirmant une information du Wall Street Journal. Barry Rodrigues était l’ancien patron de l’activité de paiements en ligne. Basé à New York, il remplace Amer Sajed, qui a quitté Barclays en juillet pour militer pour la défense des libertés publiques aux Etats-Unis.
L’Union européenne a donné son feu vert mercredi au rachat des activités de financement automobile de GM Financial en Europe par BNP Paribas et PSA dans le cadre du rachat d’Opel/Vauxhall par le constructeur français. «La Commission a conclu que la concentration envisagée ne soulevait pas de problème de concurrence compte tenu du caractère limité des parts de marché des sociétés», écrit l’exécutif européen dans un communiqué, où il note par ailleurs «le nombre conséquent de concurrents présents sur les marchés concernés». BNP Paribas et PSA ont annoncé en mars qu’ils mettraient ensemble 900 millions d’euros pour prendre le contrôle des activités de financement d’Opel, qui sert près de 1.800 concessionnaires dans 11 pays européens et dont les encours s'élevaient à environ 9,6 milliards d’euros fin 2016.
Le bénéfice net de la banque russe VTB ont doublé au deuxième trimestre, passant de 16 milliards à 31 milliards de roubles (439 millions d’euros) malgré les sanctions américaines. L'établissement attribue cette performance principalement au développement de son activité de banque de détail et de hausse de la demande de prêts, dans un contexte de redémarrage de la croissance de l'économie russe. VTB anticipe un bénéfice net autour de 100 milliards de roubles pour l’année entière. Mais elle devra faire face à un renforcement des sanctions américaines contre la Russie voté par le Congrès, et que le président Donald Trump a signé bon gré mal gré la semaine dernière.
Le bénéfice semestriel de Legal & General a profité d’un apport exceptionnel en raison d'évolutions dans l’espérance de vie. L’assureur britannique a en effet libéré 126 millions de livres sterling de provisions techniques, en raison de la première stagnation de l’espérance de vie au Royaume-Uni en 100 ans. L'âge moyen de décès a ralenti sa progression en raison de l’augmentation des cas de démence (Alzheimer, etc.), de la dégradation des services de santé, de l’augmentation des inégalités sociales et de modes de vie malsains, selon les taux de mortalité des retraités britanniques analysés par Legal & General. Son bénéfice imposable a bondi de 41% à 1,2 milliard de livres au premier semestre, grâce à une hausse de 40% dans son activité assurance-retraite (à 566 millions). Le bénéfice net a progressé de 27% à 988 millions de livres.
Les ressources des autorités de régulation britanniques risquent de ne pas suffire pour faire face aux responsabilités supplémentaires qu’elles auront à assumer.
Portée par la croissance des Pays-Bas et par son plan d’économies, la banque néerlandaise affiche un bénéfice trimestriel en forte hausse. Dans un contexte de privatisation annoncée.
Alors que le secteur des fintech est en pleine expansion, l’Autorité bancaire européenne (ABE) pointe le manque d’harmonie réglementaire existant en Europe. Dans un document ouvert à la consultation publié début août, le régulateur met en garde contre ces disparités, potentiellement problématiques pour la sécurité des clients, rapporte Les Echos. Sur les 282 jeunes pousses du secteur financier passées au crible par l’ABE, certaines catégories sont bien soumises à des régimes réglementaires européens. Mais d’autres sont, au contraire, régies par des régimes nationaux, qui ne sont pas harmonisés entre eux. Beaucoup ne rentrent, par ailleurs, dans aucun cadre réglementaire, comme les jeunes pousses spécialisées dans le cloud computing. A l’inverse, 67 % des fintech liées aux technologies de trading à haute fréquence sont régies par des normes européennes et les 33 % restantes par des normes nationales.