Citigroup a publié jeudi des comptes du troisième trimestre meilleurs que prévu. La banque américaine a annoncé une hausse de 7,6% de son bénéfice net, à 4,1 milliards de dollars. Le bénéfice par action a grimpé d’environ 15% à 1,42 dollar, porté par les efforts de la banque pour réduire son flottant de 7%. Les analystes attendaient en moyenne un BPA à 1,32 dollar, selon Thomson Reuters. Les dépenses se sont contractées de 2%, tandis que le chiffre d’affaires a progressé de 2% à 18,17 milliards, grâce à la hausse des commissions dans la banque d’investissement. En revanche, ce qui était attendu étant donné l'évolution des marchés, le revenu du trading a baissé de 11%, freiné par la chute de 16% de l’importante activité de courtage obligataire. Point noir, Citi a vu ses provisions pour créances douteuses augmenter du côté des particuliers. Le montant de ces créances a progressé de 17%. En conséquence, le bénéfice net de la banque de détail a baissé de 16% sur le marché nord-américain.
Le ministère allemand des Finances a déclaré jeudi qu’il n'était pas pressé de céder sa participation dans Commerzbank. «Notre position sur Commerzbank n’a pas changé. Nous ne somme pas pressés. Nous voulons obtenir un bon résultat pour le contribuable», a déclaré un porte-parole du ministère. Le journal Die Welt avait rapporté jeudi les propos d’un haut fonctionnaire, affirmant que le gouvernement allemand n’avait pas l’intention de vendre la part de l’Etat dans Commerzbank.
Choisi pour succéder à Stuart Gulliver, le futur DG du groupe sera jugé sur sa capacité à poursuivre le redéploiement vers l'Asie et à embrasser la mutation technologique.
La banque a publié, jeudi, un bénéfice trimestriel en hausse de 7,6%, soutenu par une plus-value sur la vente d'un actif, une baisse des coûts et les revenus du trading.
L’autorité européenne des assurances et des fonds de pension, l’Eiopa, est attentive à ce que les outils utilisés par le secteur pour évaluer ses risques, qu’ils soient financiers ou non, soient les bons outils, a déclaré hier aux Assises européennes de la gestion, Fausto Parente, directeur exécutif de l’Eiopa. Ces assises étaient organisées par l’Association française de la gestion financière (AFG) avec pour thème central l’investissement responsable. Fausto Parente a aussi indiqué que les résultats des stress-tests pratiqués sur les assureurs européens seraient rendu publics l’année prochaine. Il a salué les travaux actuels du régulateur hollandais pour aider à harmoniser la terminologie concernant les risques non financiers à travers l’ISR. Il a par ailleurs affirmé que la réforme de Solvabilité 2 ne décourageait pas la vision et les investissements de long terme comme certains ont tendance à la penser. «Nous sommes convaincus que la valorisation au marché est bonne façon de tenir compte des risques ESG (Environnement, social et gouvernance)» a-t-il déclaré.
Le comité du pilotage sur les bonnes pratiques de vote vient de lancer la consultation 2017 sur le code de bonnes pratiques des agences de conseil de vote afin d'évaluer auprès des investisseurs et des entreprises si les Principes de bonnes pratiques (BPP) ont bien rempli leur fonction d’assurer l’intégrité et l’efficacité des services proposés par les agences de vote. Les BPP ont été introduits en 2014 dans le cadre d’une démarche volontaire des parties prenantes, afin de promouvoir une meilleure compréhension du rôles agences de conseil et davantage de transparence sur leurs activités. La consultation sera aussi l’occasion de vérifier la compatibilité des BPP avec les exigences de la directive révisée sur les droits des actionnaires qui doit entrer en vigueur en 2019. La consultation est ouverte jusqu’au 15 décembre 2017.
La société Natixis Asset Management a formé un recours devant le Conseil d’Etat contre la décision de la commission des sanctions du 25 juillet 2017, a annoncé hier l’Autorité des marchés financiers sur son site Internet. Pour rappel, la commission avait infligé à Natixis AM une amende record de 35 millions d’euros, ainsi qu’un avertissement. L’affaire concerne des manquements aux obligations professionnelles dans la gestion entre 2012 et 2015 de 133 fonds à formule.
Le gérant de hedge funds Patrick Degorce a perdu une bataille juridique contre l’autorité fiscale britannique concernant des millions de livres qu’il détenait dans un plan d’évasion fiscal controversé, rapporte Financial News. Une cour britannique a rejeté la deuxième tentative de l’intéressé, directeur des investissements au sein de Theleme Partners, de renverser une décision d’un tribunal fiscal qui avait estimé qu’il avait tenté de cacher des millions de livres dans un plan de financement du cinéma. Il pourrait devoir payer 7,5 millions de livres.
L’assureur Axa a lancé aujourd’hui dans six pays européens (France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne) la plate-forme « Give data back » sur laquelle il rend publique une partie de ses données sur les dégâts des eaux et les vols. Les internautes peuvent connaître la fréquence et le montant moyen et maximum de ces deux types de sinistres, quartier par quartier. « C’est la première fois qu’un assureur partage ses informations », a souligné lors d’un point presse Gaëlle Olivier, directrice générale d’Axa Global P&C. Pour l’instant il s’agit uniquement de données d’Axa, sur la base des sinistres constatés, mais le groupe espère nourrir la plate-forme avec les données d’autres institutions comme des fournisseurs de services, des assureurs, ou même les pouvoirs publics.
JPMorgan a annoncé jeudi une hausse de 7,1% de son bénéfice net au troisième trimestre, l’activité de crédit ayant compensé le repli dans le trading. La première banque américaine en termes d’actifs a cependant pâti d’un affaiblissement de ses résultats dans le trading. Le bénéfice net ressort à 6,73 milliards de dollars, soit 1,76 dollar par action, entre juillet et septembre, contre 6,29 milliards de dollars, ou 1,58 dollar par action, à la même période de 2016. Les analystes interrogés par Thomson Reuters anticipaient, en moyenne, un bénéfice de 1,65 dollar par action. Le produit net bancaire a augmenté à 26,2 milliards de dollars sur le trimestre, à comparer au montant de 25,3 milliards de dollars attendu par les analystes.
HSBC a désigné jeudi au poste de directeur général John Flint, responsable actuellement des segments banque de dépôt et gestion de fortune de la première banque européenne. Il succédera ainsi à Stuart Gulliver. John Flint prendra ses fonctions le 21 février 2018, a précisé HSBC.
Cher. Au vu des catastrophes naturelles intervenues jusqu’à présent, « 2017 sera probablement l’année la plus coûteuse de l’histoire du secteur mondial de l’assurance », a déclaré John Neal, directeur général du premier assureur australien QBE. Le groupe vient dès lors de lancer un avertissement sur ses résultats. « Cette déclaration, au moment où le montant des sinistres nets dus aux ouragans doit encore être déterminé mais devrait être compris entre 90 et 155 milliards de dollars selon Lloyd’s of London (pour les seuls Harvey, Irma et Maria), vient après une autre mise en garde », relève Octo Finances. L’autorité prudentielle australienne a mis en avant la nécessaire adaptation, non seulement des assureurs, mais également des banques et des gérants d’actifs, aux changements climatiques qui pourraient rendre plus fréquentes les catastrophes multiples et de grande ampleur.
Avec l’accélération de la transformation digitale, les acteurs de la banque et de l’assurance ont besoin de spécialistes du design de l’expérience client.
Comme si Deutsche Bank n’avait pas assez de problèmes, la présence de HNA à son capital sert de révélateur à la zizanie qui règne parmi ses dirigeants. Paul Achleitner (photo), le président de la banque, a aidé le conglomérat chinois à devenir au printemps son premier actionnaire avec 9,9 % du capital. Un vote de confiance dans la stratégie de Deutsche Bank ? Ce n’est pas vraiment l’avis du directeur général John Cryan. Celui-ci n’est pas pressé de rencontrer le patron de HNA et aurait déjà annulé deux rendez-vous. Peut-être attend-il que les superviseurs prennent des mesures contre le sulfureux conglomérat, décrié pour son opacité, et lui donnent raison face à Paul Achleitner ?
Technologie. Un débat sur la question de la preuve a donné une dimension prospective au 10e colloque de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le 5 octobre dernier. Face à la « digitalisation » croissante des activités, le travail de détection, d’investigation et d’enquête est fondé sur l’analyse de grandes quantités de données. « Les preuves directes étant très rares, les poursuites reposent sur des faisceaux de preuves indirectes », explique Thierry Bonneau, professeur à l’université Panthéon 2 - Assas. « La preuve unique n’existe pas. L’examen des preuves consiste en un travail de qualification des faits. Il s’agit de déterminer si les éléments recueillis ont influencé la prise de décision de la ou des personnes incriminées », renchérit Jean Gaeremynck, conseiller d’Etat et membre de la commission des sanctions. Sophie Baranger souligne quant à elle l’ambivalence des nouvelles technologies : « Tout en améliorant la traçabilité des transactions, celles-ci permettent de dissimuler des pratiques répréhensibles dans d’énormes volumes de données. » C’est ainsi qu’un trader a été condamné pour manipulation de cours, pour des milliers d’ordres passés au cours de 355 séquences, que Marie-Hélène Tric, présidente de la commission des sanctions, décrit avec poésie : « La vitesse des ordres scintillants de ses doigts d’or valait bien celle d’un algorithme. »
Tensiomètre. La Banque centrale européenne (BCE) a publié les résultats de stress tests des banques sous sa supervision et leur capacité à gérer une remontée des taux d’intérêt au cours des trois prochaines années (2017-2019). Conclusion du test : les banques supporteraient sans inconvénient majeur la hausse des taux avec un surcroît de revenus d’intérêts pour 76 % d’entre elles, compensant une diminution de leur valeur économique (economic value of equity) pour 77 % des testées. Dans l’hypothèse d’une hausse des taux d’intérêt de 200 points de base, les revenus d’intérêt agrégés auraient augmenté de 4,1 % en 2017 et de 10,5 % en 2019, tandis que la valeur d’entreprise aurait diminué de 7,5 %. Les gagnantes sur les deux tableaux sont les banques qui disposent d’un portefeuille de prêts à taux variables. La BCE souligne que la résistance à ce choc tient pour beaucoup à l’utilisation généralisée de dérivés de taux (97 sur les 111 banques du test y ont recours).
Citigroup et JPMorgan présentent aujourd’hui leurs comptes du troisième trimestre, qui devraient pâtir de la morosité du trading et du ralentissement du crédit.
La vente de la banque portugaise Novo Banco, née du sauvetage de la banque Espirito Santo (BES), au fonds d’investissement américain Lone Star a obtenu le feu vert de la Commission européenne, dernière étape avant sa finalisation, a annoncé mercredi le gouvernement portugais. «La cession de Novo Banco au fonds américain Lone Star sera conclue dans les prochains jours», a déclaré le ministère des Finances dans un communiqué. La Commission européenne a donné son accord mercredi à l’aide octroyée par le Portugal en faveur de la vente de Novo Banco, permettant ainsi de déclencher un ambitieux plan de restructuration devant garantir la viabilité à long terme de la troisième banque portugaise. Fin mars, le gouvernement avait annoncé son intention de céder 75% de Novo Banco à Lone Star, qui s’est engagé à la recapitaliser à hauteur d’un milliard d’euros.
La Commission européenne souhaite une adoption « aussi vite que possible » du paquet bancaire proposé en novembre 2016. « L’union bancaire doit être menée à son terme pour pouvoir donner sa pleine mesure en rendant l’Union économique et monétaire (UEM) plus stable et résistante aux chocs, tout en réduisant la nécessité d’un partage des risques avec le secteur public », explique la Commission qui rappelle que son président Jean-Claude Juncker a fixé à 2018 l’horizon de finalisation de l’Union bancaire.
La bourse espagnole enregistre une hausse prudente, mercredi matin, après que le président de l'exécutif catalan, Carles Puigdemont, a déclaré mardi soir l'indépendance de la région tout en gelant le processus.