Abyssal. Les mauvais comportements des 50 plus grandes banques mondiales leur ont fait perdre 850 milliards de dollars depuis la crise (plus de 1.000 milliards, si l’on tient compte des coûts indirects), selon Quinlan & Associates, un consultant de Hong Kong spécialisé dans les services financiers. La plus grosse part concerne les amendes infligées par les régulateurs américain et européen depuis 2009 pour le non-respect des règles de conformité (vente d’actifs toxiques, non-respect des règles antiblanchiment et manipulations de marché). De 342 milliards de dollars, à ce jour (dont l’amende unitaire la plus importante incombe à BNP Paribas pour 8,9 milliards), ce montant pourrait gonfler jusqu’à 400 milliards, selon les auteurs de l’étude compte tenu des affaires et enquêtes en cours. Ces dernières touchent désormais des banques régionales, notamment asiatiques. L’autre gros morceau des pertes est dû aux dépréciations consécutives à l’éclatement de la bulle des crédits subprime, dont 40 milliards pour Citi aux Etats-Unis et 37 milliards pour UBS en Europe. Les grandes banques internationales consacrent désormais chaque année entre 900 et 1.300 millions de dollars au respect des règles de lutte contre la criminalité financière, selon la société Barclay Simpson.
Merci Janet. AIG, sauvé de la noyade au prix fort durant la crise, a fini par se délester de son statut d’institution financière d’importance systémique (Sifi), synonyme de supervision plus stricte. Cela par décision du FSOC, dont les membres nommés sous l’ère Trump se montrent plus conciliants. Mais même la présidente de la Fed, Janet Yellen, a voté pour enlever cette épine du pied d’AIG, faisant pencher la balance en sa faveur. Le groupe a fondu de moitié depuis 2008, mais le symbole est fort de voir un rescapé de la crise des crédits subprime redevenir, aux yeux du régulateur, un assureur comme un autre.
La banque portugaise Novo Banco a annoncé hier le résultat de son opération de restructuration de dette, conditionnelle à son rachat par Lone Star. Au total, un encours de 4,74 milliards d’euros a été apporté, soit une part de 57% inférieure à l’objectif annoncé de 75%. «La condition de participation minimale n’a donc pas été remplie», constate la banque dans un communiqué réglementaire. Néanmoins, étant donné que Lone Star et le Fonds de résolution (les deux futurs actionnaires de Novo Banco, ndlr) ont considéré que le niveau final d’obligations apportées (…) va satisfaire les conditions prévues dans la vente à Lone Star (…), la banque a décidé de lever la condition de participation minimale».
La création de ces fonds facilement exportables s’accompagne d’une réforme des organismes de titrisation, élargissant les capacités de financement des entreprises.
La banque allemande va devoir poster du collatéral supplémentaire pour compenser la hausse de son risque de contrepartie dans les opérations de titrisation.
L’effet du Crédit impôt compétitivité emploi est toujours difficile à évaluer, avec des estimations de créations d’emplois qui vont de 10.000 à 200.000 selon les méthodologies retenues sur la période 2013-2015, selon le rapport annuel du comité de suivi du CICE publié hier. La prise en compte de 2015 dans les travaux d'évaluation, qui comparent la situation des entreprises les plus et les moins exposées au CICE, «ne lève pas toutes les incertitudes» sur le sujet, indique le comité dans un communiqué.
Dans une lettre adressée le 3 octobre au ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire, la fédération syndicale FO Banques et Sociétés Financières réclame des contreparties en échange de la suppression de la tranche supérieure de la taxe sur les salaires dans le secteur financier, décidée fin septembre. «Il nous semble choquant que cette surtaxe soit supprimée sans qu’aucun engagement ou contrepartie ne soient demandés», écrit le syndicat. «Il serait souhaitable que ces allègements soient assortis d’obligations en termes d’emplois ainsi qu’une obligation en termes d’augmentation générale des salaires dans les établissements en bénéficiant ».
A l’issue d’une rencontre entre Edouard Philippe et la Fédération Française de l’Assurance (FFA), Matignon a souligné dans un communiqué sa volonté d’engager une «réflexion commune sur les innovations possibles en matière d’assurance pour accompagner les Français dans leurs grandes étapes de vie (préparation de la retraite, dépendance, transmission).» Il s’agirait d’inventer des produits «qui améliorent» la protection des Français «et leur fournissent tout au long de leur vie des compléments de revenus adaptés à leurs besoins, tout en dynamisant leur épargne dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas».
Goldman Sachs Asset Management a rejoint la liste des sociétés qui prévoient d’absorber le coût de la recherche externe lorsque la directive MIF 2 entrera en vigueur en janvier, rapporte Bloomberg. GSAM, qui gère plus de 1.000 milliards de dollars, a l’intention de payer la recherche utilisée par ses équipes européennes de gestion à compter de janvier 2018. La société n’a pas dévoilé le coût de cette décision.
La Banque centrale européenne (BCE) va demander aux banques européennes d’augmenter leurs provisions sur leurs nouvelles créances douteuses à compter de l’année prochaine afin d’enrayer un problème qui entrave le crédit et ne permet pas aux taux d’intérêt ultra-bas de produire leur plein effet dans le soutien à l'économie. A partir du 1er janvier, les banques auront deux ans pour provisionner toutes leurs créances non garanties nouvellement qualifiées en catégories douteuses et irrécouvrables et sept ans pour les créances garanties et nouvellement qualifiées aussi. «De plus les banques devront expliquer aux régulateurs toute déviation par rapport aux instructions», a indiqué la BCE. «Sur la base des explications fournies par les banques, la BCE examinera la nécessité de mesures de supervision additionnelles.»
L’effet du Crédit impôt compétitivité emploi est toujours difficile à évaluer, avec des estimations de créations d’emploi qui vont de 10.000 à 200.000 selon les méthodologies retenues sur la période 2013-2015, selon le rapport annuel du comité de suivi du CICE publié mardi. Dans son précédent avis rendu à la rentrée 2016, ce comité animé par France Stratégie, un organisme de réflexion placé auprès du gouvernement, avait évoqué un effet direct positif «probable» de l’ordre de 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014.
Dans une lettre adressée le 3 octobre au ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire, la fédération syndicale FO Banques et Sociétés Financières réclame des contreparties en échange de la suppression de la tranche supérieure de la taxe sur les salaires dans le secteur financier, décidée fin septembre. «Il nous semble choquant que cette surtaxe soit supprimée sans qu’aucun engagement ou contrepartie ne soient demandés», écrit le syndicat. «Il serait souhaitable que ces allègements soient assortis d’obligations en termes d’emplois ainsi qu’une obligation en termes d’augmentation générale des salaires dans les établissements en bénéficiant ».
La banque portugaise Novo Banco a annoncé mercredi le résultat de son opération de restructuration de dette, conditionnelle à son rachat par Lone Star. Le fonds de private equity a conclu fin mars l’acquisition de 75% du capital de la banque née en 2014 des actifs jugés sains de Banco Espirito Santo en échange d’une injection de 1 milliard d’euros. Au total, un encours de 4,74 milliards d’euros a été apporté, soit une part de 57% inférieure à l’objectif annoncé de 75%.
A partir du 1er janvier, les banques européennes auront deux ans pour provisionner toutes leurs créances non garanties nouvellement qualifiées en catégories douteuses et irrécouvrables.
La Banque centrale européenne (BCE) compte demander aux banques de la zone euro d’augmenter leurs provisions pour couvrir la totalité de leurs créances douteuses et irrécouvrables, selon un document provisoire dont Reuters a pris connaissance hier. A partir du 1er janvier, les banques auraient deux ans pour provisionner toutes leurs créances non garanties nouvellement qualifiées en catégories douteuses et irrécouvrables et sept ans pour les créances garanties et nouvellement qualifiées. Ne seront pas concernées par ces mesures les créances douteuses et irrécouvrables déjà comptabilisées, qui atteignent près de 1.000 milliards d’euros. Le taux de couverture des créances douteuses était de 45% en moyenne au premier trimestre dans le secteur bancaire de la zone euro. La Grèce, l’Italie et Chypre détiennent la plus grande partie de ces créances, ce qui en fait les pays les plus exposés à la nouvelle initiative de la BCE.
Le «comex» de l'assureur comptera moitié moins de membres. Deux nouvelles directions, l'une dédiée à la relation client et l'autre à l'offre, seront créées.
Les autorités russes ont annoncé que la banque centrale avait l’intention de fusionner deux des cinq premières banques privées du pays, qui ont fait l’objet d’un «bail out», en août et septembre, Otkritie et B&N. Ces deux banques ont été reprises par le nouveau fonds de consolidation créé par la banque de Russie, qui détient au moins les trois quarts de leur capital. Ces banques sont tombées en défaut en raison d’une sous-capitalisation, notamment après avoir été incitées par le régulateur à reprendre de petits établissements en difficulté. Ces deux banques font partie des 11 établissements jugés «systémiques» par Moscou.
Thierry Derez renouvelle les équipes de direction chez Covéa. Le PDG du groupe d’assurance a annoncé mardi la mise en place d’une nouvelle organisation et d’un nouveau comité exécutif de 12 membres. Il est créé deux nouvelles directions générales : l’une, tournée vers la relation client, qui rassemble les directions générales marques ainsi que l’essentiel des ressources en contact avec le client, l’autre, chargée de l’offre et du service Client, qui mutualise les expertises du groupe sur ses marchés clés (IARD, vie, santé/prévoyance, protection juridique). Elles seront dirigées respectivement par Joaquim Pinheiro et Paul Esmein.
La Banque centrale européenne (BCE) compte demander aux banques de la zone euro d’augmenter leurs provisions pour couvrir la totalité de leurs créances douteuses et irrécouvrables, selon un document provisoire dont Reuters a pris connaissance. A partir du 1er janvier, les banques auraient deux ans pour provisionner toutes leurs créances non garanties nouvellement qualifiées en catégories douteuses et irrécouvrables et sept ans pour les créances garanties et nouvellement qualifiées aussi. Ne seront pas concernées par ces mesures les créances douteuses et irrécouvrables déjà comptabilisées, qui atteignent près du millier de milliards d’euros, ce qui veut dire que lesdites mesures veulent prévenir toute nouvelle accumulation de ce type de créances.
Afin de poursuivre les efforts pour renforcer l’attractivité de la Place de Paris, notamment en matière de simplification réglementaire, le ministre de l'économie et des finances, Bruno Le Maire, a annoncé ce 2 octobre, à l’issue d’une réunion du comité place financière Paris 2020, le lancement d’une consultation publique visant à recenser les cas de surtransposition du droit européen dans le domaine des services financiers. Cette consultation est ouverte pour une durée de deux mois. Le Comité a également identifié les axes de développement stratégique de la place financière française, qui feront l’objet de travaux approfondis : • Des propositions concrètes pour parachever l’Union des marchés de capitaux au niveau européen ; • La promotion de l’innovation technologique et des nouveaux acteurs dans le secteur financier ; • La valorisation de l’épargne de long terme et de l’investissement en fonds propres des entreprises, le développement de l’actionnariat individuel, au service de la transformation de l’économie française ; • L’accélération des actions de la Place de Paris dans les domaines de la finance durable, environnementale et en matière d’investissement socialement responsable. A cet effet, la troisième édition du Climate Finance Day sera organisée conjointement par le Ministère de l’Economie et des Finances et Paris Europlace le 11 décembre prochain, la veille du Sommet pour le Climat. Les participants sont enfin convenus d’intensifier les actions visant à renforcer l’organisation de la Place de Paris et à améliorer son rayonnement international. Le format du Comité de place sera rénové afin de lui donner une dimension européenne accrue, et ce dès sa prochaine réunion, qui se tiendra au cours du premier trimestre 2018.
Plusieurs groupes de retraite et de défense des consommateurs appellent la Financial Conduct Authority à introduire des règles strictes exigeant que les conseils d’administration des fonds soient composés majoritairement d’administrateurs indépendants, rapporte le Financial Times fund management. En juin, la FCA avait présenté des propositions en vertu desquelles les conseils des fonds devraient nommer au moins deux administrateurs indépendants. Mais certains veulent aller plus loin. Ainsi, la Pensions and Lifetime Savings Association suggère que les fonds soient composés d’une majorité d’indépendants. Cette proposition a reçu le soutien du Financial Inclusion Centre, un groupe de défense des consommateurs, et SCM Direct, la société gérée par Alan et Gina Miller.
Les autorités russes ont annoncé que la banque centrale avait l’intention de fusionner deux des cinq premières banques privées du pays, qui ont fait l’objet d’un «bail out», en août et septembre, Otkritie et B&N. Ces deux banques ont été de fait reprises par le nouveau fonds de consolidation créé par la banque de Russie. Celui-ci détient au moins les trois quarts de leur capital. Ces banques sont tombées en défaut car étant sous-capitalisées, notamment après avoir été fortement incitées par le régulateur, ces trois dernières années, à reprendre de petits établissements en difficulté. Ces deux banques font partie des 11 établissements jugés «systémiques» par les autorités russes.
Après un premier faux départ, Orange Bank sera lancée le 2 novembre. Un porte-parole d’Orange a confirmé la date à la suite d’un tweet du PDG du groupe Stéphane Richard. L’opérateur de télécoms avait initialement prévu de lancer sa banque au début de l'été mais il avait dû prolonger la phase de tests. Ces derniers, menés auprès de 1.000 salariés du groupe, «n’ont pas été à la hauteur des exigences de qualité et de fiabilité attendues par le groupe», avait alors expliqué à L’Agefi un porte-parole d’Orange.
Schroders, qui avait depuis 2001 une simple succursale à Paris, a obtenu le 14 septembre auprès de l’AMF un agrément français en tant que société de gestion de fonds d’investissement alternatifs (AIFM) pour son pôle financement d’infrastructures (Schroders AIDA). Depuis sa création en 2015 avec l’arrivée de Charles Dupont, l’équipe a connu une forte croissance avec désormais 1,5 milliard d’euros sous gestion en financements d’infrastructures (dette et equity) pour le compte d’institutionnels et 10 professionnels spécialisés. « Au vu de ce succès, il était naturel de poursuivre son expansion localement », a répondu la directrice générale de Schroders en France, Karine Szenberg, à L’Agefi qui s’interrogeait sur le « timing » de cet agrément alors que la société de gestion anglaise n’a pas encore annoncé ses projets dans le cadre du Brexit. La société parisienne a été créée en octobre 2016.
L’objectif d’améliorer la convergence de la supervision en Europe est salué, mais certains points comme le financement des agences soulèvent des réserves.
Pour les «preneurs de risques», les bonus seront exclus du calcul des indemnités. Par ailleurs, Bruno Le Maire se dit prêt à examiner la question des charges sociales.