Hannover Re n’attend plus de croissance de son bénéfice par action en 2017 en raison des indemnisations que le réassureur allemand va devoir verser au titre des dommages provoqués par les ouragans qui ont frappé les Etats-Unis récemment. Il prévoit en revanche une hausse de son bénéfice par action de plus de 10% l’année prochaine, a déclaré aujourd’hui son président du directoire Ulrich Wallin, à l’occasion d’une journée investisseurs.
Voilà un tweet qui n’est pas passé inaperçu ce jeudi. Le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, était à Francfort et compte manifestement renforcer les équipes de la banque américaine sur place. «Supers réunions, beau temps, j’ai vraiment apprécié. Bien, parce que je vais y passer beaucoup plus de temps» à l’avenir, a-t-il indiqué sur son compte Twitter en faisant référence au Brexit.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé jeudi un partenariat avec son homologue d’Abu Dhabi, la FSRA, afin de favoriser l’innovation financière. «Ce cadre coopératif permet à l’AMF et à la FSRA d’accompagner les projets innovants et les start-up dans le domaine des fintech», expliquent les deux autorités dans un communiqué commun. «Via cet accord, les deux autorités de régulation échangeront des informations en matière d’innovation, apporteront, le cas échéant, leur soutien dans le cadre des procédures d’autorisation, renverront l’une vers l’autre leurs acteurs financiers susceptibles de contribuer à la croissance des secteurs financier et fintech.»
La banque privée suisse Vontobel Asset Management a indiqué le 18 octobre qu’elle avait décidé de prendre en charge les coûts de la recherche pour tous les fonds et tous les mandats de sa clientèle, qui entrent dans le périmètre de la directive MIF 2. «Avec cette décision, nous introduisons de la clarté pour nos clients et rendons notre structure de coûts plus transparente. En outre, nous espérons que les décisions d’investissement qui passeront par une recherche plus ciblée profiteront au client», indique Axel Schwarzer, responsable chez Vontobel Asset Management.Les coûts supplémentaires liées à cette décision, quelques millions de francs au total, ont déjà été pris en compte dans les objectifs 2020 présentés fin août 2017, précise le communiqué.
Zurich Insurance a évalué aujourd’hui à 700 millions de dollars (593 millions d’euros) avant impôt la facture des sinistres provoqués par les ouragans Harvey, Irma et Maria sur ses comptes du troisième trimestre. Il devrait publier une perte de 620 millions de dollars après impôt, mais « l'évaluation finale de la perte prendra du temps en raison de la nature des événements », précise le groupe. Farmers Re, filiale américaine de Zurich, devrait de son côté accuser une perte liée aux trois ouragans de 17 millions de dollars net de réassurance et avant impôt.
Une large majorité des sociétés de gestion souhaitent absorber ces coûts sur leur compte de résultat dans le cadre de MIF 2. Avec quelles conséquences ?
La mise en place de la nouvelle règle MIF 2 sur la recherche pose encore nombre de questions. Côté fournisseurs, il y a un vrai sujet autour des prix, qui a amené certaines banques à diminuer fortement les leurs (JPMorgan puis Deutsche Bank ou même CA CIB), voire à proposer leur recherche fixed income gratuitement (BBVA, NatWest, Credit Suisse, ING et Daiwa), alors que ce ne sera plus autorisé en Europe et que cela mettrait les gérants en situation illégale... Aux Etats-Unis, la règle est précisément inverse avec une recherche qui ne peut être payée que via l’exécution : les régulateurs européens travailleraient donc avec la Securities and Exchange Commission pour permettre aux brokers américains de recevoir un paiement « séparé » de gérants européens sur la recherche.
Protection. Les entreprises n’ont pas le choix, elles doivent investir dans la protection de leurs systèmes d’information. Selon Cost of Cybercrime Study, une enquête réalisée par le Ponemon Institute et Accenture à laquelle ont répondu 254 organisations dans 7 pays*, le coût moyen de la cybersécurité atteint 11,7 millions de dollars par an et par acteur, +22,7% en un an. C’est aux Etats-Unis que le coût annuel par acteur est le plus élevé : 21,2 millions de dollars, contre 11,1 millions de dollars outre-Rhin ou 7,9 pour la France. Les services financiers sont le secteur d’activité qui dépense le plus en cybersécurité, c’est aussi le plus concerné par les attaques et celui qui se protège le plus. Les attaques les plus coûteuses sont les malwares, avec 2,4 millions de dollars dépensés en moyenne pour les prévenir ou les résoudre. Une fois les attaques identifiées, les conséquences les plus coûteuses sont le vol d’informations (43%), la perturbation de l’activité (33%) et la perte de revenus (21%).
Entre une compagnie d’assurances portugaise, un obscur spécialiste des fonds de pension en Grande-Bretagne et une société financière tchèque, les points communs ne sautent pas aux yeux. Ces quelques prises ont représenté jusqu’à présent le gros du butin des groupes chinois dans le secteur financier européen. Elles révèlent une approche opportuniste et parcellaire, qui, dans le cas de Lisbonne, doit beaucoup à la bienveillance d’autorités locales en quête d’argent frais. Depuis peu, les conglomérats venus de Chine ont porté leur regard sur des cibles plus voyantes, établies dans des pays du cœur de l’Europe. Là encore, la logique industrielle de ces transactions n’est pas toujours perceptible. Il convient de ne pas sous-estimer non plus la dimension psychologique du phénomène. Pour ceux qui les côtoient, les patrons de ces groupes, devenus milliardaires, se livrent une guerre d’ego et se flattent d’apparaître comme le prochain Warren Buffett en dénichant la meilleure idée d’investissement avant les autres. Au risque, par leur agressivité financière, de braquer les superviseurs européens et les opinions publiques.
La montée de HNA à près de 10% capital de Deutsche Bank fragilise indirectement John Cryan, directeur général de la banque allemande. Ce dernier voit d’un mauvais œil l’irruption à son tour de table du conglomérat chinois, par ailleurs objet d’une enquête de la Banque centrale européenne. Il faut dire que HNA compte un allié objectif dans la place, Paul Achleitner, le très interventionniste président de Deutsche Bank. Or, selon la presse d’outre-Rhin, les relations entre les deux hommes se seraient rafraîchies. Certains actionnaires influents de la banque commenceraient par ailleurs à s’impatienter devant les performances de John Cryan, dont le mandat s’achève en 2020, et de ses adjoints Christian Sewing et Marcus Schenck.
La SEC ferait en sorte que les grandes banques et gérants ne se trouvent pas pris en tenaille entre les règles européennes et américaines sur la recherche.
Le groupe Dexia, la plus grosse «bad bank» du monde, a convoqué hier une assemblée générale (AG) extraordinaire des actionnaires qui aura lieu le 17 novembre, afin de voter une proposition de conversion des actions préférentielles souscrites en 2012 par l’Etat belge et l’Etat français, lors du sauvetage de la banque. Ce plan vise à faire de ces derniers des actionnaires ordinaires et à préserver ainsi le traitement prudentiel de ces participations pour la solvabilité de la banque. Il a été approuvé par la Commission Européenne le 19 septembre dernier.
L’assureur américain Assurant a annoncé hier son intention de racheter le fournisseur de solutions de garantie The Warranty Group à sa maison-mère TPG Capital à l’issue d’une offre en numéraire et en actions évaluée à 2,5 milliards de dollars (2,12 milliards d’euros) en incluant la dette. TPG va recevoir 372 millions de dollars en numéraire et 16 millions d’actions Assurant dans le cadre de ce rachat, soit près de 1,9 milliard de dollars au total sur la base du cours actuel d’Assurant. TPG détiendra ainsi une participation de 23% dans la nouvelle entité, contre 77% aux actionnaires actuels d’Assurant.
Le fonds américain Lone Star a finalisé hier l’acquisition de Novo Banco auprès du fonds portugais de résolution, trois ans après la résolution de Banco Esperito Santo. «La conclusion de la vente ouvre la voie à un renforcement très important des fonds propres de Novo Banco et donne les moyens à la banque de perdurer avec un business plan qui lui permet de continuer à financer l’économie» a déclaré le gouverneur de la Banque du Portugal, Carlos Costa. Lone Star devrait compléter d’ici la fin de l’année l’injection de capital de 1 milliard d’euros, a-t-il ajouté. Le patron de Novo Banco, Antonio Ramalho, devrait conserver son poste jusqu’en 2020, d’après des documents règlementaires, tandis que Byron Haynes prendra la tête du conseil de surveillance.
Plus d’un an après avoir été nommé à la tête de l’assureur italien, Philippe Donnet continue d’imprimer sa marque sur la gouvernance de Generali. Hier, le groupe a annoncé le départ de son directeur de l’assurance, Valter Trevisani, «d’un commun accord». Il quittera ses fonctions le 31 octobre, Philipe Donnet assurant l’intérim le temps de lui trouver un remplaçant. «Je remercie Valter Trevisani pour son engagement profond et le travail accompli à Generli», a déclaré Philippe Donnet dans un communiqué. Generali a également annoncé l’entrée d’Isabelle Conner, directrice marketing, et de Monica Alessandra Possa, directrice des ressources humaines, au sein du comité de management du groupe.
BNP Paribas pourrait bénéficier de moindres exigences de fonds propres en fin d’année, selon Goldman Sachs. La banque indique qu’une telle situation pourrait ouvrir une «voie plus aisée» au cours de Bourse, car les investisseurs n’intègrent pas selon elle «cette source de hausse potentielle». La mise à jour annuelle de la liste mondiale des banques d’importance systémique devrait être publiée en novembre, et Goldman Sachs pense que BNP Paribas verra, à cette occasion, ses exigences de fonds propres diminuer de 50 points de base.
Les autorités françaises apparaissent désormais isolées dans les ultimes négociations sur les standards règlementaires Bâle 3. «Il n’y a plus qu’un pays qui résiste», a déclaré hier le chef économiste du ministère allemand des Finances en faisant référence à la France, d’après une source citée par Bloomberg. «Nous espérons pouvoir convaincre ce pays rapidement», a-t-il ajouté. La France souhaiterait un plancher de fonds propres à 70% des exigences obtenues par la méthode standard pour les banques utilisant un modèle interne, alors que les Etats-Unis poussent pour 75%. Un compromis à 72,5% serait sur la table, les Etats-Unis s’engageant parallèlement à mettre en œuvre la revue fondamentale du trading book (FRTB), alors qu’un rapport du Trésor de juin dernier préconisait de s’en passer.
Un important groupe de pression bancaire en Allemagne a dénoncé mercredi la nouvelle directive européenne sur les marchés financiers, qu’il juge trop coûteuse et intrusive. MIF2 a été conçue à la suite de la crise financière de 2007-2009 dans le but d’accroître la transparence des transactions sur les marchés financiers afin de mieux protéger les particuliers. Elle doit entrer en vigueur au 3 janvier 2018.
La Banque centrale européenne va fournir des «indications quantitatives supplémentaires» aux banques qui ne parviennent pas à réduire suffisamment rapidement leurs stocks de créances douteuses, a déclaré mercredi la responsable de la supervision bancaire au sein de la BCE.
L’Autorité européenne des marchés financiers, l’Esma, n’exclut pas que le Brexit puisse avoir un impact sur la stabilité financière de l’Europe. «Le Brexit pourrait avoir un impact sur la stabilité et le fonctionnement des marchés financiers de l’Union européenne à mesure que les procédures de divorce se poursuivent» a déclaré Steven Maijoor lors d’une conférence qui se tenait ce 17 octobre à Paris organisée par l’Esma elle-même. «Nous avons suivi et continuerons de suivre de près les risques associés à un retrait (du Royaume-Uni) sans dispositions particulières et, si besoin, à identifier les mesures possibles d’atténuations. De plus, en tant que superviseur des agences de notation de crédit et des dépositaires centraux, nous avons maintenu un dialogue permanent avec eux et demandé leurs plans d’urgence pour s’assurer que leur mise en place après le Brexit soit conforme à la législation en vigueur», a-t-il expliqué. Il a mis cependant en garde l’assistance que «le Royaume-Uni ne deviendra pas un pays tiers quelconque» car il représente environ les deux tiers des échanges en actions de l’UE, alors qu’il représente environ un dixième de la population de l’UE. «Cela ne changera pas dans un proche avenir, et les relations commerciales avec Londres et le reste du monde continueront», a-t-il ajouté.