Morgan Stanley a annoncé hier une chute de 58,8% de son bénéfice au quatrième trimestre en raison de l’inscription dans ses comptes d’une charge exceptionnelle d’environ 1,2 milliard de dollars (980 millions d’euros) liée à la réforme fiscale aux Etats-Unis. Le bénéfice net est tombé à 686 millions de dollars, soit 29 cents par action, contre 1,67 milliard de dollars (BPA 81 cents) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, dont cette charge fiscale, le bénéfice de la banque américaine s’est établi à 1,68 milliard de dollars, soit 84 cents par action. Le produit net bancaire (PNB) a atteint 9,5 milliards au quatrième trimestre, contre 9 milliards un an plus tôt. Les analystes anticipaient un bénéfice de 64 cents par action (en normes non-GAAP qui excluent les éléments exceptionnels) et de 31 cents en normes GAAP, selon le consensus élaboré par FactSet. Ils tablaient sur un PNB de 9,2 milliards de dollars.
BNP Paribas a confié à Thierry Varène, délégué général aux grands clients, une mission pour renforcer les relations de la banque française avec les grandes entreprises en Europe. «Cette initiative vise à renforcer notre offre de services intégrée, réunissant toutes les expertises métiers du groupe, pour accompagner de façon simplifiée nos principales grandes entreprises européennes clientes qui ont des besoins toujours plus variés et complexes», expliquait hier le directeur général Jean-Laurent Bonnafé, dans un communiqué.
La CFDT «appelle à un retour à la raison» au Crédit Mutuel Arkéa, dont le conseil d’administration a donné mandat hier aux dirigeants d’engager toutes les actions pour organiser l’indépendance de la banque bretonne vis-à-vis du reste du Crédit Mutuel. «La CFDT Branche Crédit Mutuel a pris connaissance avec effarement des déclarations du président du Crédit Mutuel Arkéa, M. Jean-Pierre Denis, concernant le conflit qui l’oppose à la confédération nationale du Crédit Mutuel, indique un communiqué publié aujourd’hui. Contre toute attente, M. Denis se dit prêt à abandonner la marque « Crédit Mutuel » pour voler vers une indépendance pleine et entière du groupe qu’il dirige». Selon le syndicat majoritaire, c’est une «annonce inattendue qui renie les engagements d’un passé encore récent», même si Jean-Pierre Denis n’a pas caché son intention de faire sécession.
Bruxelles a tranché: le plan de lutte contre les créances douteuses (ou prêts non performants, NPL) que la Commission européenne présentera en mars, devrait comprendre des mesures prudentielles concernant toutes les banques. Celles-ci seraient contraintes de constituer un matelas de fonds propres, destiné à couvrir ces NPL. Cette proposition figure dans un document publié ce jeudi par la commission. Elle a fait réagir le lobby bancaire européen, l’AFME (Association for financial markets in Europe). Son directeur général , Simon Lewis estime que «des mesures adaptées aux banques les plus exposées seraient suffisantes pour traiter le problème, au lieu d’adopter la même approche pour tout le monde ».
L’agence de notation Fitch Ratings a relevé la note de la société de gestion Oddo BHF de BBB- à BBB en raison des progrès accomplis dans l’assainissement de la filiale allemande, indique l’agence. Avec les mesures de restructuration mises en oeuvre en 2016 et 2017, Oddo aurait amélioré la structure de coûts et l’efficacité opérationnelle de sa filiale allemande. Selon des informations des milieux financiers, la filiale qui était encore dans le rouge en 2016, pourrait atteindre le point mort en 2017, selon le Handelsblatt. Fitch s’attend à une poursuite de l’amélioration cette année.
Dans un entretien accordé aux Echos, Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), annonce vouloir être plus vigilant sur les fonds propres des sociétés de gestion. Interrogé sur les priorités de l’AMF cette année, son président a ainsi déclaré que « nous serons attentifs aux fonds propres des sociétés de gestion, à la valorisation des actifs ou à la gestion sous mandat ». Robert Ophèle a également dévoilé les grands axes de la nouvelle stratégie à 5 ans de l’AMF. « Nous avons élaboré une stratégie à cinq ans, mais, contrairement aux autres années, nous n’avons pas de plan d’actions détaillé pour les cinq prochaines années, avance-t-il en préambule. Nous avons fixé des axes à moyen terme et nous les déclinerons chaque année de manière plus précise. » Parmi ces principaux axes, Robert Ophèle entend clairement recentrer l’action du régulateur. « D’abord, nous devrons nous engager en faveur d’une Europe à 27 plus intégrée, plus compétitive qui doit former une véritable Union des marchés de capitaux, énonce-t-il. Ensuite, il faudra accompagner l’innovation technologique tout en protégeant l’épargnant des nouveaux risques liés à ces évolutions. Puis il faut continuer à favoriser une bonne adéquation entre les besoins d’investissements de l’économie français et les fonds disponibles. » Sur le terrain des nouvelles technologiques et de l’innovation, Robert Ophèle estime que « nous devons accompagner les innovations au plus près pour ne pas arriver trop tard». Selon lui, « un régulateur ouvert aux nouvelles technologies est un atout pour la place et renforce son influence internationale. Notre objectif est double. Il faut faciliter le lancement et le déploiement des technologies tout en veillant aux risques potentiels pour les investisseurs ou pour le fonctionnement des marchés. »
L’AMF a annoncé hier avoir apporté deux modifications à son guide sur le financement de la recherche par les prestataires de services d’investissement publié en juillet 2017. La première clarifie les conditions dans lesquelles la recherche produite dans le cadre d’une émission sur les marchés primaires peut être considérée comme un avantage non monétaire mineur. L’AMF indique que pour ce faire cette recherche doit notamment être mise à disposition des investisseurs potentiellement intéressés par l’opération en question. La seconde tient compte des questions-réponses publiées par la Commission européenne le 26 octobre 2017. Ces questions-réponses apportent notamment des clarifications dans le cas où le fournisseur de recherche n’est pas soumis à MiFID II.Le régulateur français rappelle que MiFID II introduit de nouvelles modalités de financement de la recherche dans un objectif de protection des investisseurs et de limitation des risques de conflits d’intérêts. Cette directive exclut du champ de l’interdiction des rétrocessions tout avantage non monétaire mineur, car présentant un risque faible de conflits d’intérêts.
Quelques jours seulement après l’entrée en vigueur de la directive MIF II, le régulateur allemand des marchés financiers, la BaFin, qui présentait hier ses voeux à la presse, a indiqué qu’il aurait une approche pragmatique et qu’il est ouvert à des modifications éventuelles. Felix Hufeld, président de la BaFin a estimé qu’il fallait mettre en oeuvre la nouvelle réglementation en respectant «les principes de la mesure et de la proportionnalité». «Si la charge de la nouvelle réglementation se révélait trop lourde ou si les dommages collatéraux étaient trop élevés, personne ne s’en trouverait mieux, bien au contraire», a notamment déclaré le responsable.Selon la fédération des banques allemandes (BdB), le coût de la nouvelle réglementation pour le secteur bancaire devrait s'élever à quelque 1 milliard d’euros. Malgré les récriminations du secteur financier, le régulateur ne veut pas précipiter son jugement mais n’exclut pas que des «ajustements» soient nécessaires ici ou là. Il est encore trop tôt pour le faire et il faudra attendre l’examen d'étape, qui interviendra dans deux ans, pour corriger éventuellement le tir.
Le gestionnaire indépendant genevois Sequoia Asset Management a créé une plateforme anticipant les évolutions réglementaires en vigueur en Europe et à venir en Suisse. Cette structure vise à permettre à d’autres gestionnaires de fortune de se mettre en conformité avec les nouvelles exigences en ayant recours aux ressources de Sequoia AM. Elle offrirait ainsi une alternative à la mise en place d’une structure et d’une équipe à l’interne, très coûteuse, et à l’affiliation à des banques. La lenteur actuelle du processus législatif en Suisse, c’est-à-dire l’alignement sur MiFID II avec la loi LSFin, donne cependant raison à ceux qui ne veulent rien précipiter, et encore moins anticiper, rapporte L’Agefi suisse. «C’est une grande source de frustrations que la Suisse n’arrive pas à se positionner dans un environnement en mutation constante. Un temps d’attente d’un ou deux ans est acceptable, mais ce dossier est déjà bloqué depuis trois ans. Pendant cette période, nous sommes en train de perdre des avantages concurrentiels face à l’étranger», déplore le fondateur de Sequoia AM, Pierre-Noël Formigé, dans les colonnes du quotidien. Les grandes banques ont les moyens de mettre en place les structures nécessaires avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation mais les banques privées et les gestionnaires indépendantes se trouvent bloqués par le manque de législation, souligne le responsable.
AG2R La Mondiale et la Matmut ont précisé aujourd’hui l’organisation juridique de leur projet de rapprochement, qui pourrait être effectif au 1er janvier 2019, sous réserve notamment de l’accord des assemblées générales prévues à la fin du premier semestre 2018.
Morgan Stanley a annoncé jeudi une chute de 58,8% de son bénéfice au quatrième trimestre en raison de l’inscription dans ses comptes d’une charge exceptionnelle d’environ 1,2 milliard de dollars (980 millions d’euros) liée à la réforme fiscale aux Etats-Unis. Le bénéfice net est tombé à 686 millions de dollars, soit 29 cents par action, contre 1,67 milliard de dollars (BPA 81 cents) un an plus tôt. Hors exceptionnels, dont cette charge fiscale, le bénéfice de la banque américaine s’est établi à 1,68 milliard de dollars, soit 84 cents par action. Le produit net bancaire a atteint 9,5 milliards de dollars, au quatrième trimestre, contre 9 milliards de dollars un an plus tôt.
L’inspection générale (IG) du groupe BPCE innove à l’occasion du lancement de sa campagne de recrutement 2018. Les candidats qui peuvent déposer leur candidature en ligne entre le 9 janvier et le 4 février, sur un nouveau site internet dédié, pourront profiter, tout au long de l’année, des conseils de 5 inspecteurs-ambassadeurs via une plate-forme d’échange. En outre, les inspecteurs peuvent désormais proposer eux-mêmes des candidats avec un nouveau dispositif de la DRH du groupe nommé I-Coopt, qui vise à la cooptation. Ce système a déjà permis le recrutement de 10 candidats lors de la campagne précédente. Par ailleurs, en 2017, les collaborateurs de l’IG ont participé à la production de vidéos sur leur métier. Ils ont tenu tous les rôles : scénariste, réalisation, technique, acteurs, et leurs vidéos seront bientôt publiées sur le réseau social LinkedIn.
Quinze jours après l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur les marchés d’instruments financiers (MIF 2), il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de cette réforme majeure. Comme son lointain prédécesseur, ses effets sur la structure des marchés en Europe ne se feront sentir qu’à long terme. Mais un constat s’impose déjà : les multiples reports et retards à l’allumage annoncés ces dernières semaines illustrent les vices de conception du projet. Qu’aucun incident majeur n’ait émaillé le « big bang » du 3 janvier et des jours suivants, ce qui est bien le moins pour un texte censé contribuer à la stabilité financière en Europe, constitue une maigre consolation aux yeux des professionnels.
La collecte nette de l’assurance-vie a été négative en novembre, à hauteur de 500 millions d’euros, selon les données rendues publiques par la FFA. Il ne faut pas voir là une tendance qui se dessine pour ce placement. Ce résultat est exceptionnel, il est largement dû à des rachats sensiblement supérieurs à la moyenne – ils ont atteint 11,3 milliards d’euros. Des rachats décidés par un très petit nombre d’épargnants : les héritiers de Liliane Bettencourt ont en effet décidé de solder une bonne partie de l’assurance-vie que la propriétaire de L’Oréal détenait en portefeuille, affirme un assureur. La somme retirée aurait dépassé le milliard d’euros, faisant passer les « prestations » de 10 milliards d’euros en octobre à plus de 11 milliards en novembre.
Les temps sont durs pour les DRH des métiers de la comptabilité et finance. Selon une étude de Fed Finance auprès de 2.000 candidats et 150 recruteurs, menée entre septembre et octobre 2017, 72 % des recruteurs peinent à trouver des candidats pertinents. La tendance est plus marquée au sein des directions comptables (86 %). Où est le « hic » ? Plus d’un recruteur sur deux estime que le « manque de technicité des profils » (55 %) et le « manque de savoir-être/motivation des candidats » ralentissent les embauches. Dans le secteur des services, le critère du trop faible nombre de candidatures reçues est cité à 60 %. Sur le sujet salarial, 38 % des recruteurs considèrent que les prétentions sont un frein à l’embauche, mais 56 % des candidats sondés pensent que les rémunérations des offres de postes sont inférieures à leurs attentes.
Il y a du mouvement dans le monde des cabinets de recrutement et de chasse de têtes. Le français Morgan Philips va racheter, pour 9 millions d’euros, les activités de recrutement et de « talent management » d’Hudson Global en Europe (à l’exception du Benelux). La nouvelle entité constituée par Morgan Philips et Hudson Europe réalisera 130 millions d’euros de chiffre d’affaires dans 20 pays avec un effectif de 600 collaborateurs. Elle figurera parmi les dix plus grands cabinets de recrutement à l’échelle mondiale.
L’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG) et FI+ (réseau qui regroupe les club finance des associations de diplômés de grandes écoles et universités, comme Audencia, Centrale Paris, Paris-Dauphine, Edhec, EM Lyon…) vont organiser, le 7 mars 2018, un « speed networking » pour les membres de FI+. L’objectif : permettre aux candidats d’améliorer leurs performances en entretien de recrutement et d’étoffer leur carnet d’adresses auprès des cabinets de recrutement. Le programme consistera en 5 séances de préparation qui déboucheront sur une rencontre avec des cabinets. Les postulants seront guidés par des « sparring partners » qui seront des professionnels de la finance issus des écoles membres de FI+ et de la DFCG.