L’AMF entend bien se montrer particulièrement vigilante face à l’essor des crypto-monnaies. Au terme d’une analyse sur la qualification juridique des produits dérivés sur crypto-monnaies, le régulateur français a conclu que les plateformes offrant ces produits doivent se conformer à des règles d’agrément, de bonne conduite et que ces produits ne doivent pas faire l’objet d’une publicité par voie électronique. « L’engouement autour des crypto-monnaies a conduit de nombreux sites de trading, ces derniers mois, à proposer des options binaires, des contrats avec paiement d’un différentiel (CFD) ou encore des contrats de change ayant une échéance en fin de journée (Rolling Spot Forex) sur crypto-monnaies, note l’AMF. Ces contrats permettent de parier sur la hausse ou la baisse d’une crypto-monnaie sans détenir ce sous-jacent. »Le régulateur a donc réalisé à une analyse juridique de ces produits dérivés sur crypto-monnaies. Il a procédé à un double exercice : d’une part qualifier juridiquement ce qu’il faut entendre par produit dérivé et, de l’autre, apprécier si une crypto-monnaie peut être considérée comme un sous-jacent éligible au regard des textes. « La notion de produit dérivé n’est pas définie en tant que telle en droit européen, reconnaît l’AMF. Les législateurs se sont limités à dresser, dans le cadre de la directive Marchés d’instruments financiers, une typologie des contrats (contrat à terme ferme, contrat d’option ou contrat d’échange), puis une liste des sous-jacents éligibles. » Au terme de son analyse, le régulateur français estime donc qu’un tel contrat sur crypto-monnaies se dénouant par un règlement en espèces peut être considéré comme un contrat financier, sans qu’il soit nécessaire de qualifier juridiquement les crypto-monnaies. En conséquence, « les plateformes qui proposent des produits dérivés sur crypto-monnaies dénoués en espèces doivent se conformer à la réglementation applicable aux instruments financiers, en particulier aux règles en matière d’agrément, de bonne conduite, de déclaration des transactions à un référentiel central dans le cadre du règlement européen EMIR, avance l’AMF. Surtout, « ces produits relèvent du dispositif d’interdiction de la publicité instaurée en France sur certains contrats financiers par la loi Sapin 2 », conclut le régulateur.
L’assureur britannique Aviva a annoncé aujourd’hui qu’il allait vendre, au deuxième trimestre, la totalité de sa participation dans ses co-entreprises espagnoles d’assurance vie et de retraite, Cajamurcia Vida et Caja Granada Vida, à la banque espagnole Bankia, pour 202 millions d’euros. Cela représente 2,1 fois la part de la valeur des actifs nets détenue par Aviva et 22,5 fois sa part des bénéfices après impôt pour les deux joint-ventures, a précisé le groupe. L’opération fera augmenter de 150 millions les fonds propres Solvabilité 2 d’Aviva.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels aujourd’hui, le deuxième réassureur mondial Swiss Re a dit « évaluer soigneusement » l’éventuelle prise de participation minoritaire de SoftBank dans son capital. Il a ajouté toutefois qu’il n’y avait aucune certitude qu’un accord serait conclu. Début février, son cours de Bourse avait atteint un plus haut de six ans après la confirmation des discussions avec le japonais.
La banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé aujourd’hui avoir dégagé son premier bénéfice depuis dix ans en 2017, bien qu’elle ait accusé une perte au quatrième trimestre. Le groupe détenu en majorité par l’Etat a accusé une perte opérationnelle de 583 millions de livres sterling au quatrième trimestre, contre une perte de 4,06 milliards de livres pour la période correspondante de 2016. RBS a publié au titre de l’année 2017 un bénéfice opérationnel de 2,24 milliards de livres, contre une perte de 4,08 milliards de livres en 2016. La banque a dégagé un bénéfice net de 752 millions de livres en 2017, contre une perte nette de 6,96 milliards de livres en 2016.
Le gouvernement chinois a pris vendredi le contrôle de l’assureur Anbang, signe de la volonté de Pékin de mettre au pas les conglomérats de grande envergure qui représentent un risque financier. « Les opérations d’Anbang violent la loi sur les provisions d’assurance et pourraient mettre sérieusement en danger la solvabilité de l’entreprise », indique la Commission de régulation des assurances de Chine (CIRC) dans un communiqué. La CIRC a déclaré que le président et actionnaire principal d’Anbang, Wu Xiaohui, arrêté en juin, était également poursuivi pour crimes économiques.
LCL va renforcer son capital grâce à sa maison-mère. La filiale du Crédit Agricole doit en effet procéder à une augmentation de capital à la demande de la Banque centrale européenne, la tutelle des grandes banques. Michel Mathieu, le patron de LCL, l’a annoncé dans une vidéo de présentation des résultats 2017 publiée jeudi soir sur l’intranet de la banque, comme le révèle Le Monde. «C’est un procédé très curieux, les instances représentatives du personnel n’ont même pas été averties», s'étonne un syndicaliste.
L’opération de 3 milliards de livres, qui pourrait être annoncée dans la journée, permettrait à Standard Life Aberdeen de se recentrer sur la gestion d’actifs.
La banque lettone ABLV, accusée par le département américain du Trésor d’avoir permis le blanchiment d’argent pour le compte d’entreprises vendant des missiles balistiques à la Corée du Nord, a annoncé hier avoir besoin de 480 millions d’euros de fonds d’urgence pour survivre. La BCE a imposé en début de semaine un moratoire sur tous les paiements effectués par ABLV, en indiquant qu’une «forte détérioration de la position financière de la banque» avait été constatée depuis que les Etats-Unis avaient proposé de la sanctionner le 13 février. Le régulateur bancaire letton a indiqué qu’il étudiait cette requête.
Barclays rémunère les femmes en moyenne moitié moins que les hommes dans sa division Barclays International qui héberge sa banque d’investissement (BFI). L'écart est de 48%, a révélé hier la banque britannique. Cela signifie que le salaire horaire des femmes est environ deux fois inférieur à celui des hommes. Cette différence s’explique notamment par le poids des femmes dans les rôles junior, selon Barclays. Dans sa principale division, Barclays UK, l'écart de rémunération est de 26%.
Axa a dépassé les prévisions des analystes pour les premiers résultats annuels du successeur d'Henri de Castries. L'assureur veut moins dépendre des produits financiers.
L’AMF a annoncé hier qu’elle considérait les dérivés sur les cryptomonnaies comme des contrats financiers, tombant dans le «cadre du règlement européen Emir» et relevant «du dispositif d’interdiction de la publicité» créé par la loi Sapin 2. En conséquence, le gendarme des marchés financiers avertit sur l’interdiction de la publicité par voie électronique pour ces produits et la nécessité pour les plates-formes en proposant d’obtenir un agrément.
Alors que Telegram aurait levé 850 millions de dollars lors de sa première prévente de jetons, marquant un nouveau record pour une ICO, les opérations françaises restent bien plus modestes. D’après les données compilées par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et publiées hier, cinq ICO ont été bouclées en France au 19 février 2018 pour un montant total levé de 66 millions d’euros. Sur les marchés secondaires, les jetons créés sont aujourd’hui valorisés 552 millions d’euros. La plus petite des opérations bouclées atteint 700.000 euros, la plus importante 29 millions d’euros. Une vingtaine d’autres ICO sont en cours de préparation d’après l’AMF, les plus importantes cherchant à lever jusqu'à 50 millions d’euros.
Le réassureur Scor a publié hier un résultat net consolidé, part du groupe, en baisse de 52,6% à 286 millions d’euros au titre de 2017, à la suite des ouragans Harvey, Irma et Maria et des séismes survenus au Mexique, une série de catastrophes comme il n’en arrive qu’une fois tous les 25 ans, selon les spécialistes du groupe. En données normalisées, retraitées des éléments exceptionnels, le résultat net a crû de 20,8% à 664 millions d’euros. Sur ces bases, le groupe entend maintenir son dividende à 1,60 euro, comme au titre de 2016. Après ces «stress tests grandeur nature», selon les termes du PDG Denis Kessler, le ratio de solvabilité du groupe s’est établi à 213% au 31 décembre, en baisse par rapport au niveau de 225% enregistré fin 2016, mais compris dans la fourchette cible de Scor, entre 185% et 220%.
La Poste confirme une «réflexion» entre actionnaires sur le futur de l’assureur, qui n'a toujours pas finalisé son nouvel accord de distribution au Brésil, son 2e marché.
La Poste a indiqué cet après-midi qu’une réflexion entre actionnaires est en cours sur l’avenir de CNP Assurances. « Nous avons ouvert avec l’Etat, la Caisse des dépôts (CDC), la CNP une réflexion sur l’avenir de la CNP. De très nombreuses options sont sur la table », a déclaré Philippe Wahl, le PDG de La Poste, à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe public. Quelques heures plus tôt, Frédéric Lavenir, le directeur général de CNP, préférait ne faire « aucun commentaire » sur les « rumeurs qui courent concernant notre actionnariat », à l’occasion de la publication de son propre bilan 2017.
Le produit net bancaire de La Banque Postale a progressé de 1,5% l’an dernier, à 5,687 milliard d’euros, et de 2% à périmètre et change constant, a annoncé cet après-midi La Poste. Les revenus 2017 incluent un rehaussement de la « compensation au titre de la mission d’intérêt général pour l’accessibilité bancaire (MIG) pour 130 millions d’euros », alors que ceux de 2016 intégraient une plus-value de cession de 107 millions sur la vente de titres Visa Europe.
La banque lettone ABLV, accusée par le département américain du Trésor d’avoir permis le blanchiment d’argent pour le compte d’entreprises vendant des missiles balistiques à la Corée du Nord, a annoncé jeudi avoir besoin de près d’un demi-milliard d’euros de fonds d’urgence pour survivre. La BCE a imposé en début de semaine un moratoire sur tous les paiements effectués par ABLV, en indiquant qu’une «forte détérioration de la position financière de la banque» avait été constatée depuis que les Etats-Unis avaient proposé de la sanctionner le 13 février.
L’initiative est rare. Dans une publicité publiée dans Le Monde, les salariés de Gemalto interpellent Thales et l’Etat actionnaire sur les conséquences du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) engagé par le fabricant de cartes à puce, en passe d'être racheté par Thales. Ce PSE prévoit la suppression de 262 emplois. «L’Etat», actionnaire de Thales a hauteur de 25% et de Gemalto pour 8,5%, «peut-il laisser faire alors que le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré à l’Assemblée nationale» que «le rôle de l’Etat pour Gemalto et toutes les entreprises françaises c’est de veiller (...) à la préservation et au développement de l’emploi industriel en France». «L’Etat actionnaire de Thales et de Gemalto ne peut se contenter d’un rôle d’observateur sur ce dossier d’importance stratégique», poursuivent les salariés de Gemalto.
Barclays rémunère les femmes en moyenne moitié moins que les hommes dans sa division Barclays International qui héberge sa banque d’investissement (BFI). L'écart est de 48%, a révélé ce matin la banque britannique. Cela signifie que le salaire horaire des femmes est environ deux fois inférieur à celui des hommes. Cette différence s’explique notamment par le poids des femmes dans les rôles junior, selon Barclays. Dans sa principale division, Barclays UK, l'écart de rémunération est de 26%.
Le réassureur Scor a publié aujourd’hui un résultat net consolidé, part du groupe, en baisse de 52,6% à 286 millions d’euros au titre de 2017, à la suite des ouragans Harvey, Irma et Maria et des séismes survenus au Mexique, une série de catastrophes comme il n’en arrive qu’une fois tous les 25 ans, selon les spécialistes du groupe. En données normalisées, retraitées des éléments exceptionnels, le résultat net a crû de 20,8% à 664 millions d’euros. Sur ces bases, le groupe entend maintenir son dividende à 1,60 euro, comme au titre de 2016.
L’AMF a publié ce jeudi la synthèse de la consultation lancée à l’automne sur les ICO(Initial Coin Offering). « Pour l’essentiel, les répondants rejoignent les conclusions de l’analyse juridique préliminaire menée par le régulateur (…) sur la difficulté d’apporter une réponse unique au sujet de la qualification des jetons émis (tokens) à l’occasion des ICO, compte tenu de leur diversité » indique le communiqué de l’AMF.
Axa a publié aujourd’hui un résultat net en hausse de 7% à 6,2 milliards d’euros au titre de 2017. C’est la première fois que le bénéfice franchit les 6 milliards d’euros. L’assureur souligne s'être recentré sur des segments d’activité plus rentables, à savoir la santé, la protection, et l’assurance dommages. Il a fait état d’une stabilité de son chiffre d’affaires à changes constants, à 98,55 milliards d’euros. En données publiées, le chiffre d’affaires a baissé de 2%. Selon un consensus réalisé par FactSet, les analystes tablaient en moyenne sur un résultat net de 5,95 milliards d’euros et sur un chiffre d’affaires de 102,85 milliards. Le groupe a par ailleurs confirmé ses objectifs à l’horizon 2020.
Le groupe Crédit Mutuel CM11 a annoncé jeudi une baisse de 10,5% de son résultat net comptable en 2017, à 2,4 milliards d’euros. Hors taxe exceptionnelle de 296 millions d’euros liée à l’invalidation de la taxe sur les dividendes, le bénéfice net progresse de 3,8%. Le groupe, qui inclut 11 fédérations de Crédit Mutuel ainsi que le CIC, a enregistré une hausse de 4,2% de son produit net bancaire (PNB) l’an dernier, soutenue notamment par la division dédiée aux assurances, dont les revenus ont grimpé de 18,2%.
CNP Assurances a confirmé ce jeudi son objectif d’une hausse d’au moins 5% de son résultat brut d’exploitation (RBE) en 2018, après avoir largement dépassé cet objectif en 2017, grâce à sa croissance à l’international et à l’amélioration de ses marges sur les affaires nouvelles. En 2017, le RBE du spécialiste français de l’assurance-vie s’est inscrit à 2,89 milliards d’euros, en hausse de 9,5% en données publiées et de 7,2% sur une base organique (à périmètre et taux de change constants).
Axa a annoncé un résultat net en hausse de 7% en 2017 grâce à son recentrage sur des segments d'activité plus rentables et confirmé ses objectifs à l'horizon 2020.