La place financière suisse renoue avec une tendance à la croissance mais il y a aussi des lenteurs et une certaine inactivité dans le processus politique, auxquels s’ajoute un certain manque de coordination, qui pénalisent inutilement la place financière suisse, selon une étude de Credit Suisse, rapporte L’Agefi suisse. Le Luxembourg a ainsi su se développer nettement mieux grâce à la gestion de fonds de placement (les SICAV s’y sont développées dès 2002, bien avant la Suisse) et à la bonne performance des assurances. Credit Suisse souhaite ainsi une démarche mieux coordonnée, en particulier dans le processus de réglementation à l’échelle internationale. Des décalages comme celui entre la MiFID II européenne déjà en vigueur et la LSFin suisse toujours en discussion au Parlement ne devraient plus se reproduire, pas plus que dans d’autres domaines, comme la protection des données. C’est notamment l’accès aux marchés, si cher à la place financière suisse, qui en dépend, estime Credit Suisse.
Les banquiers privés suisses sont appelés à rester des acteurs incontournables dans leur secteur, la question est de savoir s’ils le seront en Suisse ou à l’étranger. «Au cours des dix dernières années, les effectifs des banques privées ont quasiment doublé à l’étranger alors qu’ils n’ont augmenté que de 15-20% en Suisse», a indiqué Yves Mirabaud, président de l’Association de banques privées suisses (ABPS) en marge du 3e Private Banking Day qui s’est tenu ce vendredi à Lugano, selon L’Agefi suisse qui relaie un entretien à l’agence AWP.En cause, l’épineuse question de l’accès aux marchés étrangers, notamment européens, principaux débouchés du secteur en dehors de la Suisse. «Sur les 2.500 milliards d’actifs privés étrangers placés en Suisse, l’Europe occidentale reste notre principal marché d’exportation, avec une part de 40%», assure le banquier genevois. Il rappelle qu’à l’exception notable de l’Allemagne, presque tous les pays européens exigent la présence sur leur territoire d’une succursale locale, rendant selon lui «impossible, ou du moins inutile» la conclusion d’accords bilatéraux. «Les nouveaux clients européens ouvrent plus souvent un compte hors de Suisse qu’en Suisse», fait remarquer le président de l’ABPS, soulignant qu’ils restent servis par un établissement helvétique, mais à l’étranger. Un accord sur les services financiers avec l’Union européenne permettrait de servir les clients européens directement depuis la Suisse, avec à la clé une augmentation de près d’un tiers des effectifs en Suisse, estime Yves Mirabaud.
Swiss Re et SoftBank ont mis un terme à leurs négociations sur un éventuel investissement minoritaire du groupe japonais dans Swiss Re, a annoncé lundi le réassureur suisse. Ce dernier a indiqué qu’il poursuivrait la mise en oeuvre de sa stratégie technologique par le biais de développements en interne et de collaborations avec des tiers.
L’ACPR a prononcé des sanctions pour un montant particulièrement élevé en 2017. La Commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a rendu huit décisions l’an dernier, soit trois de moins qu’en 2016, mais celles-ci se sont soldées par une somme totale de 25,86 millions d’euros de sanctions pécuniaires, contre 6,47 millions en 2016 et 9,33 millions en 2015.
L’allégement de cette réglementation devrait entraîner un rebond des fusions-acquisitions dans le secteur, ainsi qu’une hausse des dividendes et des rachats d’actions.
La banque autrichienne Bawag, cotée en Bourse depuis 2017 et contrôlée partiellement par le fonds américain Cerberus, va supprimer 290 emplois sur les 640 que compte sa filiale Südwestbank, d’ici à la fin de l’année 2019, a indiqué vendredi le Stuttgarter Zeitung, sans préciser de source. Le nombre d’agences va être réduit de moitié. Ce plan aurait reçu l’approbation du comité d’entreprise. Depuis son introduction en Bourse, Bawag affiche des ambitions de croissance externe.
National Australia Bank (NAB) a souffert d’une interruption de service de certains de ses systèmes à l'échelle de toute l’Australie samedi dernier. Ses clients n’ont pu accéder à leurs services bancaires, au retraits, ni à leur banque en ligne. Le retour à la normale s’est effectué progressivement à partir de l’après-midi. L'établissement, l’un des quatre plus importants du pays, a déclaré qu’il s’assurerait qu’aucun de ses 9 millions de clients n’a subi de perte financière liée à cet incident. La panne tombe mal pour NAB: les principales banques du pays sont fortement critiqué par l’opinion et les autorités depuis que plusieurs enquêtes ont révélé des pratiques contestables. Bank of New Zealand, une filiale de NAB en Nouvelle-Zélande, a également subi des pannes.
Le groupe bancaire coopératif Raiffeisen Suisse ne prévoit aucune acquisition avec les 700 millions de francs issus de la vente de sa filiale de banque privée Notenstein La Roche à Vontobel, a indiqué hier dimanche Patrik Gisel, son directeur général, au NZZ am Sonntag, l'édition dominicale du Neue Zürcher Zeitung. Le produit de l’opération sera utilisé pour renforcer les réserves et les fonds propres de Raiffeisen.
Réunis vendredi, les 28 ministres des Finances ont trouvé un accord sur un ensemble de mesures législatives visant à réduire les risques dans le secteur bancaire, principalement via la transposition d’un ensemble de standards internationaux. L’adoption du texte était notamment suspendu à des discussions sur une exigence posée par la France à la suite de l’Ecofin de mars dernier. Paris voulait en effet que les transactions entre différents pays de la zone euro soient calculées comme des transactions nationales dans le calcul du scoring des G-SIIBs - ce qui permet de revoir à la baisse les capitaux propres des grandes banques françaises possédant des filiales dans le reste de la zone euro. Le texte final donne en effet la possibilité aux superviseurs d’utiliser cette nouvelle méthode de calcul - avec la limite d’un plancher introduit à la demande des Pays-Bas. L’adoption du paquet doit, en théorie, permettre de relancer les discussion sur les questions relatives au partage du risque - et notamment le projet de garantie européenne des dépôts (EDIS), bloqué depuis deux ans en raison de l’opposition des pays du Nord.
La collecte nette de l’assurance-vie a atteint 2 milliards d’euros en avril, d’après les chiffres de la Fédération française de l’assurance (FFA) publiés vendredi. Ces données marquent une accélération, après une collecte nette de 1,5 milliard d’euros en mars. La collecte nette s’établit ainsi à 7,5 milliards d’euros depuis le début de l’année. Sur les quatre premiers mois de l’année, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance a atteint 47,9 milliards d’euros, dont 14 milliards ont été versés sur les supports unités de compte, soit 29% des cotisations. Les prestations versées par les sociétés d’assurance sur la même période s’élèvent à 40,4 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie ressort à 1.697 milliards d’euros à fin avril, en progression de 3%.
La collecte nette de l’assurance-vie a atteint 2 milliards d’euros en avril, d’après les chiffres de la Fédération française de l’assurance (FFA) publiés vendredi. Ces données marquent une accélération, après une collecte nette de 1,5 milliard d’euros en mars.
La Commission européenne a publié ce 24 mai les premières actions concrètes devant permettre au secteur financier de l’UE de montrer la voie vers une économie plus verte et plus propre. «Les propositions présentées aujourd’hui confirment l’engagement de l’Europe à prendre la tête à l'échelle mondiale de la lutte contre le changement climatique et à mettre en œuvre l’accord de Paris. La participation du secteur financier stimulera considérablement les efforts visant à réduire notre empreinte écologique tout en renforçant la durabilité et la compétitivité de l'économie de l’UE», souligne un communiqué.Caractéristiques principales des mesures :1. Un système européen de classification unifié («taxinomie»): La proposition établit des critères harmonisés pour déterminer si une activité économique est durable sur le plan environnemental. Étape par étape, la Commission recensera les activités qui peuvent être qualifiées de durables, tout en se basant sur les pratiques et les initiatives de marché existantes, ainsi que sur l’avis d’un groupe d’experts techniques qui se met actuellement en place. Les acteurs économiques et les investisseurs sauront ainsi clairement quelles activités sont considérées durables et pourront prendre leurs décisions d’investissement en connaissance de cause. Ces travaux pourront servir de base à la future mise en place de normes et labels pour les produits financiers durables, comme l’a annoncé la Commission dans son plan d’action sur la finance durable.2. Obligations des investisseurs et communication d’informations: Le règlement proposé introduira cohérence et clarté quant à la manière dont les investisseurs institutionnels, tels que les gestionnaires d’actifs, les compagnies d’assurance, les fonds de pension ou les conseillers en investissement, devraient intégrer les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur prise de décisions d’investissement. Les exigences exactes seront davantage précisées au moyen d’actes délégués qui seront adoptés par la Commission ultérieurement. De plus, les gestionnaires d’actifs et les investisseurs institutionnels devraient démontrer comment leurs investissements s’alignent sur les objectifs ESG et divulguer comment ils respectent ses obligations.3. Indices de référence correspondant à une faible intensité de carbone: Les règles proposées créeront une nouvelle catégorie d’indices de référence, comprenant l’indice de référence correspondant à une faible intensité de carbone, ou la version «décarbonée» des indices standard, et l’indice de référence correspondant à un bilan carbone positif. Ces nouvelles normes de marché devraient refléter l’empreinte carbone des entreprises et fournir plus d’informations aux investisseurs concernant l’empreinte carbone d’un portefeuille d’investissement. Alors que l’indice de référence correspondant à une faible intensité de carbone serait basé sur un indice de référence standard de décarbonation, l’indice de référence correspondant à un bilan carbone positif permettrait à un portefeuille d’investissement de mieux s’aligner sur l’objectif fixé dans l’accord de Paris consistant à limiter le réchauffement de la planète en deçà de 2° C.4. Mieux conseiller les clients en ce qui concerne la durabilité: La Commission a lancé une consultation afin d'évaluer comment inclure les critères ESG le mieux possible dans les conseils fournis par les entreprises d’investissement et les distributeurs d’assurance à leurs clients. Le but est de modifier les actes délégués mettant en œuvre la directive sur les marchés d’instruments financiers (MiFID II) et la directive sur la distribution d’assurances. Selon les règles proposées, lorsque les entreprises évalueront si un produit d’investissement répond aux besoins de leurs clients, elles devront également prendre en compte les préférences en matière de durabilité de chaque client. Cette démarche devrait permettre à un plus large éventail d’investisseurs d’accéder à des investissements durables.
Réunis ce matin, les 28 ministres des Finances ont trouvé un accord sur un ensemble de mesures législatives visant à réduire les risques dans le secteur bancaire, principalement via la transposition d’un ensemble de standards internationaux.
Alors que le gouvernement réfléchit à une nouvelle réforme de l’assurance-vie et à une refonte de l’épargne retraite, LCL a annoncé hier le lancement de «LCL Vie et Prévoyance», une nouvelle offre multiproduit destinée à ses clients particuliers. Le produit s’articule autour d’un socle assurance-vie unique et multisupport, «LCL Vie», complété par des solutions de prévoyance et de retraite. Le mandat d’arbitrage est proposé à partir d’un investissement de 10.000 euros.
BNP Paribas a exclu hier, lors de son assemblée générale, toute opération de fusion-acquisition majeure, en réponse à une question d’un de ses actionnaires sur un rapprochement avec la banque allemande Deutsche Bank. «A un horizon visible, le groupe n’a pas l’intention d’entrer dans des opérations d’ampleur majeure parce que cela ne serait pas possible, a répondu Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas. On ne peut pas transformer, moderniser, accélérer notre métier tout en s’engageant dans des opérations d’acquisition majeures.»
Partenaire historique du football français, le Crédit Agricole a annoncé hier le renouvellement de son partenariat avec la Fédération française de football (FFF) pour les cinq prochaines saisons. Ce nouveau contrat inclut le foot amateur, socle de son engagement, l’équipe de France, l’équipe de France féminine, la sélection nationale Espoirs et toujours les Coupes de France et la Coupe Gambardella-Crédit Agricole.
Après l’assurance dommages, l’assistance procurée par le logiciel Watson d’IBM sera étendue à l’épargne, au crédit à la consommation, à la santé, à la prévoyance et à la conformité.
Pour le mois d’avril 2018, la collecte nette de l'assurance vie s’établit à 2 milliards d’euros, indique la Fédération Française de l'Assurance dans sa note mensuelle.
BNP Paribas a exclu jeudi lors de son assemblée générale toute opération de fusion-acquisition majeure, en réponse à une question d’un de ses actionnaires sur un rapprochement avec la banque allemande Deutsche Bank. «A un horizon visible, le groupe n’a pas l’intention d’entrer dans des opérations d’ampleur majeure parce que cela ne serait pas possible, a répondu Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas. On ne peut pas transformer, moderniser, accélérer notre métier tout en s’engageant dans des opérations d’acquisition majeure.»
Le Collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a requis, ce 24 mai à l’occasion d’une audition, une sanction de 800.000 euros à l’encontre d’IG Markets, un des leaders mondiaux du trading en ligne, spécialisé sur les CFD ces instruments financiers qui permettent de spéculer sur l'évolution des marchés, rapporte le quotidien Les Echos. Le Collège reproche à IG Markets des défaillances dans sa communication auprès de ses clients. La société aurait ainsi publié des informations inexactes de nature à induire en erreur ses clients. Notamment, IG Markets aurait menti sur l’identité des conseillers en investissement, présentés comme des analystes, mais qui n'étaient que des commerciaux. La société n’aurait pas, non plus, mentionné des conflits d’intérêts. L’AMF a relevé aussi des insuffisances dans les questionnaires adressés aux clients permettant d’apprécier si, en fonction de leur profil de risque, tel ou tel produit peut leur être proposé.
L’action Deutsche Bank n’a pas réagi favorablement aux nouvelles annonces de Deutsche Bank. Dans le sillage de la présentation, en amont de l’assemblée générale qui se tient ce matin, d’un nouveau traitement de choc, le titre de la banque allemande abandonnait plus de 2% à la mi-séance. L’action de Deutsche Bank a reculé de plus de 30% depuis début janvier.
Engagée dans un projet derapprochementavecAG2R La Mondiale, la mutuelle d’assurance Matmuta publié jeudi un bénéfice net en progression de 83%, à 32 millions d’euros, au titre de son exercice 2017. Et ce, en dépit d’une nouvelle hausse (de 1,7%) des charges de sinistralité, liée à une aggravation des tempêtes et sécheresses. Le chiffre d’affaires a crû de 3,1%, à 2,07 milliards d’euros. Sur le cœur de métier de la Matmut, l’IARD (assurance des biens des particuliers), l’activité a augmenté de 4%, tirée par des augmentations tarifaires et par l’amélioration du mix-produits.