Le code informatique investit les programmes de formation des salariés de la banque-assurance. L’objectif : améliorer la collaboration entre les opérationnels et les développeurs.
Digital. La filiale d’affacturage de BNP Paribas a dévoilé One2Fin, une offre digitale de financement court terme dédiée aux acteurs du commerce en ligne, e-commerçants comme places de marché. Ces dernières signent en premier lieu un contrat-cadre avec le factor (affactureur), chaque vendeur ayant lui aussi souscrit sélectionne ensuite les ventes dont il souhaite recevoir le paiement anticipé. BNP Paribas Factor se fait fort de simplifier ainsi les processus comptables entre plates-formes et vendeurs. Le numérique, c’est bien, pour ses clients comme pour le factor, mais ce dernier n’oublie pas de préciser que « bien qu’il s’agisse d’une solution 100 % digitale, chaque e-commerçant est accompagné par une équipe dédiée BNP Paribas Factor qui le conseille dans l’optimisation de sa trésorerie ».
Le directeur financier de Royal Bank of Scotland (RBS), Ewen Stevenson, a annoncé mercredi son départ, à l’occasion de l’assemblée générale de la banque, sans préciser de date. Après 25 années passées chez Credit Suisse, il avait rejoint RBS en mai 2014, dont il a conduit le redressement au côté du directeur général du groupe Ross McEwan. Invoquant lesturbulences dont les valeurs bancaires font actuellement l’objet en raison des incertitudes politiques en Italie, le dirigeant a par ailleurs semé le doute sur le calendrier d’un éventuel désengagement partiel du gouvernement britannique. Celui-ci possède toujours plus de 70% de RBS depuis son sauvetage lors de la crise financière de 2008. La chaîne Sky News avait affirmé lundi que le gouvernement britannique pourrait céder pour au moins 3 milliards de livres (3,4 milliards d’euros) d’actions RBS dès cette semaine.
Les autorités européennes souhaitent limiter l’impact des résolutions sur les investisseurs particuliers dans un souci de «protection du consommateur».
L’agence de notation Moody’s a placé mercredi sous surveillance avec implication négative les notes de dépôt à long terme de six banques italiennes, parmi lesquelles Intesa Sanpaolo et Mediobanca. La revue de Moody’s, à la suite de la mise sous surveillance de la note souveraine Baa2 de l’Italie vendredi dernier, concerne aussi les notes de dette «unsecured» de quatre banques, parmi lesquelles la banque publique Cassa Depositi e Prestiti (CDP), et l’analyse du risque de contrepartie de neuf institutions, dont UniCredit et Credito Emiliano.
«Arkéa s’est engagé à ‘seeder’ différentes stratégies chez Mandarine Gestion pour un montant total de 150 millions d’euros», a annoncé Sébastien Lagarde. gérant petites capitalisations chez Mandarine Gestion, lors d’une conférence de presse visant à présenter son fonds Mandarine Global Microcap. Ce fonds affiche déjà un actif sous gestion de 80 millions d’euros, grâce notamment à un ticket de 20 millions d’euros versé par Crédit Mutuel Arkéa, le nouvel actionnaire de Mandarine. Par ailleurs, tous les fonds de Mandarine ont été référencés dans le réseau du Crédit Mutuel Arkéa tandis que la banque régionale a délégué à Mandarine Gestion tous ses fonds actions. «Les fonds actions de Fédéral Finance ont été récupérés par Mandarine via un mécanisme de Master Feeder, explique Yann Baudin, responsable marketing de la société. Mais il n’y a pas eu de transferts de gérants». Mandarine Gestion, qui fête ses 10 ans cette année, gère désormais 4 milliards d’euros. Arkéa détient 15% de la structure depuis la fin de l’année dernière.
Le directeur financier de Royal Bank of Scotland (RBS), Ewen Stevenson, a annoncé mercredi son départ, à l’occasion de l’assemblée générale de la banque. Ewen Stevenson n’a pas précisé la date de son départ, pas plus que la nature de ses prochaines fonctions. Après 25 années passées chez Credit Suisse, il avait rejoint en mai 2014 RBS, dont il a conduit les efforts de redressement au côté du directeur général du groupe, Ross McEwan, arrivé six mois plus tôt.
Lors de la séance du Conseil scientifique de l’AMF du 10 avril 2018, Serge Darolles, professeur à l’université Paris Dauphine, a présenté un article sur la gestion du risque de liquidité à l’actif et au passif des fonds. De son côté, Thierry Roncalli, responsable de la gestion quantitative chez Amundi et professeur à l’université d’Evry, a exposé une analyse de l’opposition entre gestion active et gestion passive, en se questionnant sur l’avenir de la gestion active et les conséquences pour les marchés financiers.- Le risque de liquidité pour les fonds :Serge Darolles (Université Paris-Dauphine, membre du Conseil scientifique de l’AMF) et son co-auteur (Guillaume Rousselet, McGill University) ont développé un modèle théorique structurel permettant une représentation stylisée des risques de liquidité auxquels les fonds d’investissement sont confrontés : à l’actif, les gestionnaires peuvent investir dans des actifs peu liquides qui risquent d’encourir de fortes décotes en cas de ventes forcées (market liquidity risk) ; au passif, les clients peuvent décider de retirer leurs fonds (funding liquidity risk). Ce modèle permet d’estimer une quantité optimale de cash nécessaire pour faire face au risque de liquidité ainsi que le coût associé, en termes de performance notamment.Les auteurs ont introduit dans le modèle un paramètre de limite aux rachats (gates) particulièrement pertinent pour le régulateur. Par ailleurs, ils ont décomposé le choc de liquidité de marché en deux parties : la décote (haircut) liée aux conditions normales du marché secondaire et l’impact sur le marché (market impact) qui dépend de la quantité de titres liquidés par le fonds. Cette structure permet de corréler le risque de liquidité à l’actif avec celui du passif.Les principales prédictions du modèle sont les suivantes:La quantité optimale de cash augmente avec la probabilité d’occurrence des rachats, mais diminue avec la liquidité normale du marché ;Dans le cas simple sans «gates» ni contagion, la probabilité de défaut ne dépend pas de la probabilité d’occurrence des rachats, mais diminue lorsque la liquidité normale du marché augmente.L’impact des ventes forcées sur le prix de marché implique une contagion entre le rachat des parts de fonds par les investisseurs (funding liquidity) et la liquidité de marché, mais l’option de suspension des rachats (gates) permet de limiter cette contagion.Dans une dernière étape, les auteurs ont calibré les différents paramètres de leur modèle pour neuf types de stratégies de hedge funds à partir de données extraites de la base Lipper TASS couvrant la période 2000-2015, et ont classé les stratégies en fonction de leur besoin en actif liquide.Lors de la discussion, les membres du Conseil ont souligné l’intérêt d’une modélisation des contraintes de liquidité dans la gestion d’actif. Ils ont proposé de raffiner le modèle (au-delà d’un choix binaire entre un actif totalement liquide et un actif totalement illiquide) en introduisant des actifs liquides à différentes échéances de maturité. Ils ont par ailleurs suggéré d’approfondir les phénomènes de contagion par exemple en recourant à un modèle d’équilibre général. Enfin, ils ont souligné que le principe d’équité entre les porteurs de parts pouvait apparaître en opposition avec l’idée d’utiliser le cash disponible pour payer les premiers investisseurs sortants. - Une contribution à l’analyse du débat gestion active vs. gestion passive :Thierry Roncalli est revenu sur les définitions et les résultats empiriques concernant les modèles de prix d’actifs (actions). Il a rappelé en particulier la signification de l’alpha (risque idiosyncratique ou propre de l’actif) et celle du beta (corrélation au marché), et a poursuivi avec les développements relatifs à l’investissement factoriel (à commencer par les facteurs taille, valeur et momentum). Ce rappel a permis de mettre en lumière deux types de stratégies d’investissement actif, à savoir l’approche discrétionnaire (portant sur l’alpha) et l’approche portant sur les facteurs (les betas).Dans un second temps, il a présenté sa lecture de l’évolution de la gestion d’actif « systématique » (ou « rule based ») en insistant sur l’élargissement des types de stratégies proposées sur le marché. La part croissante de la gestion systématique pourrait avoir des conséquences en termes de risque systémique : l’approche systématique repose en effet sur un nombre limité de modèles quantitatifs essentiellement rétrospectifs (backward-looking), et est par nature sujette au mimétisme et donc aux effets d’amplification. Enfin, le marché de la volatilité a été considéré comme une potentielle source de risque systémique. La correction brutale du VIX début février 2018 s’est faite par paliers, reflétant selon Thierry Roncalli le déclenchement de seuils (triggers) intégrés dans les modèles. La troisième partie de la présentation est revenue sur la notion d’« active share » qui reflète l’écart observé entre la composition de l’actif d’un fonds et la composition de son indice de référence. L’active share est souvent associée à l’erreur de réplication (tracking error) pour caractériser les styles de gestion (même si l’arbitrage entre ces deux paramètres est en réalité contraint par la relation qui les lie). Les études montrent que la valeur de l’active share dépend de l’indice de référence et de l’univers d’investissement ; l’active share n’est d’ailleurs pas un déterminant de la performance future.Enfin, Thierry Roncalli a insisté sur le lien entre la performance et les frais : si la probabilité de battre l’indice de référence est de 50 % en l’absence de frais, cette proportion tombe à 40,1% pour des frais de gestion de 1% et à 30.9% pour des frais de 2%. L’auteur a finalement posé la question de la bonne mesure de la performance (ranking ou benchmarking).Les membres du Conseil scientifique ont souligné l’importance des questions soulevées par Thierry Roncalli. Ils ont insisté sur la nécessité d’évaluer la part de gestion active nécessaire au bon fonctionnement des marchés financiers et à l’établissement des prix d’équilibre. Ils ont aussi noté l’augmentation significative des différents facteurs mis en évidence par les professionnels et académiques, et ont pointé du doigt leur redondance ainsi que leur ambiguïté (sous le même nom, différentes sociétés rangent des facteurs peu corrélés entre eux).
Jonathan Hill, l’ancien représentant du Royaume-Uni à la Commission européenne, va rejoindre UBS en tant que conseiller, a annoncé hier la banque suisse. Il avait démissionné après le vote en faveur du Brexit, en juin 2016. Il aidera UBS à «offrir des conseils plus riches sur le Brexit et l’environnement politique et économique au sens large» aux clients de sa banque d’investissement, précise un mémo interne. Jonathan Hill avait été recruté comme conseiller par le cabinet d’avocats Freshfields Bruckhaus Deringer en mars 2017. A l'époque, il indiquait qu’il «se refusera[it] à exercer toute activité de lobbying sur des aspects liés à son ancien portefeuille» pendant dix-huit mois. Cette autocensure tombe donc précocement. Le recrutement relance le débat sur la porosité entre le monde politique et la finance, à l’image du tollé suscité par l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso ou encore par l’ancien chancelier de l’Echiquier britannique George Osborne.
Bank of Nova Scotia (ou Scotiabank) a affiché des résultats supérieurs aux attentes des analystes au deuxième trimestre (clos le 31 mars). Le troisième prêteur du pays a publié un bénéfice net par action de 1,70 dollar canadien, contre 1,62 dollar un an plus tôt. Le consensus des analystes Thomson Reuters était établi à 1,67 dollar. Au total, le résultat net a atteint 2,2 milliards de dollars (+4,7%). «Les activités bancaires canadiennes ont affiché de bons résultats commerciaux, avec une croissance dans son activité pour particuliers, grâce à une progression solide des prêts et des marges, ainsi qu’une meilleure performance des créances», a indiqué le directeur général de Scotiabank Brian Porter. L'établissement a également affiché une croissance à deux chiffres dans ses activités internationales, concentrées dans la zone de l’Alliance Pacifique (Pérou, Mexique, Chili et Colombie).
Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CA CIB) a annoncé le recrutement de trois nouveaux membres qui viendront renforcer son équipe crédit aux Etats-Unis. Anatoly Nakum est ainsi nommé responsable de l’activité de trading Crédit pour les Amériques, Beth Starr responsable de la syndication d’ABS pour les Amériques et Gary Kucinich Credit Sales, précise dans un communiqué la banque de financement et d’investissement du groupe Credit agricole.
Bank of Nova Scotia (ou Scotiabank) a affiché des résultats supérieurs aux attentes des analystes au deuxième trimestre (clos le 31 mars), grâce à une performance solide à la fois sur son marché intérieur et à l'étranger. Le troisième établissement de crédit canadien a publié aujourd’hui un bénéfice net par action de 1,70 dollar canadien, contre 1,62 dollar un an plus tôt. Le consensus des analystes Thomson Reuters était établi à 1,67 dollar. Au total, le résultat net a atteint 2,2 milliards de dollars, légèrement supérieur aux 2,1 milliards un an plus tôt.
Dans le cadre du projet de loi Pacte, attendu en Conseil des ministres le mois prochain, Bercy a tranché en faveur de la liberté de choix entre une sortie en rente et une sortie en capital en matière d’épargne retraite, une position privilégiée par les gestionnaires d’actifs alors que les assureurs militaient pour la sortie en rente, rapporte le quotidien Les Echos. « Amundi et Natixis, les deux poids lourds de l’épargne salariale, ont très opportunément publié un sondage montrant que plus de trois quarts des épargnants étaient favorables à la sortie en capital. Cela a visiblement marqué les esprits », fait ainsi remarquer un assureur, cité par Les Echos. Par ailleurs, l’article 20 de la loi Pacte prévoit deux autres nouveautés. D’abord, la « gestion pilotée » deviendra l’option par défaut des différents produits d’épargne, et non plus du seul Perco. Par ailleurs, la loi prévoit la portabilité et la transférabilité des produits d’épargne. A l’avenir, lorsqu’il changera d’entreprise, un épargnant pourra transférer les avoirs de son Perco sur un dispositif de type « article 83 », par exemple. Les règles des différents produits seront harmonisées de même que leur traitement fiscal.
Jonathan Hill, l’ancien représentant du Royaume-Uni à la Commission européenne, va rejoindre la banque UBS en tant que conseiller, a annoncé ce matin la banque suisse. Le conservateur britannique était devenu commissaire en charge de la Stabilité financière et de l’Union des marchés de capitaux de 2014 et 2016. Il avait démissionné de ses responsabilités à Bruxelles après le vote des Britanniques en faveur du Brexit, en juin 2016. Désormais, Lord Hill aidera UBS à «offrir des conseils plus riches sur le Brexit et l’environnement politique et économique au sens large» aux clients de sa banque d’investissement, précise un memo interne. «Son expérience à la fois à Bruxelles et au Royaume-Uni montre qu’il est capable de parler avec les autorités des défis et des opportunités pour le business liés aux récents développements politiques et économiques en Europe», ajoute le groupe zurichois.
Le regain d’incertitudes politiques en Italie a provoqué lundi une nette correction du compartiment, dont l’exposition à la dette transalpine inquiète.
Les créances douteuses des cinq plus grandes banques indiennes (State Bank of India, Punjab National Bank, Bank of Baroda, Canara Bank et Bank of India) ont dépassé de 456,8 milliards de roupies (5,8 milliards d’euros) les déclarations effectuées par ces établissements. En ajoutant IDBI Bank, qui ne fait pas partie des plus importantes mais qui a concentré la plus grande part du plan de sauvetage de l’Etat, le montant atteint 7,08 milliards d’euros. Les audits menés par le régulateur bancaire pour l’exercice annuel qui s’est achevé le 31 mars ont ainsi obligé les banques à passer de nouvelles provisions.
BMO Banque de Montréal et la Banque canadienne impériale de Commerce (CIBC) ont annoncé lundi avoir été visées par des pirates informatiques qui pourraient avoir volé les données de dizaines de milliers de clients. Il s’agit de la première cyberattaque d’ampleur visant des institutions financières au Canada. BMO Banque de Montréal, la quatrième plus importante banque du pays, a indiqué avoir été contactée par des hackers qui affirment être en possession de données personnelles et financières d’un «nombre limité» de ses clients. La cyberattaque a été lancée de l'étranger et la faille semble avoir été réparée, indique-t-elle. CIBC, cinquième banque canadienne, a également été contactée par des hackers affirmant avoir volé les données personnelles et numéro de comptes de 40.000 détenteurs de sa carte de banque directe Simplii.
Crédit Agricole Consumer Finance, filiale de Crédit Agricole SA spécialisée dans le crédit à la consommation, et la banque espagnole Bankia ont annoncé lundi avoir signé un accord en vue de créer une société commune dans le crédit à la consommation en Espagne. Cet accord fait suite aux négociations amorcées le7 marsdernier. Il doit encore obtenir des autorisations réglementaires et l’accord des autorités de la concurrence. Crédit Agricole Consumer Finance sera l’actionnaire majoritaire de cette joint-venture, précise dans un communiqué Crédit Agricole Consumer Finance, qui entend ainsi accélérer son implantation en Espagne, quatrième marché de la zone euro pour le crédit à la consommation.
Avec la prochaine loi Pacte, le gouvernement espère développer l’intéressement et la participation des salariés dans les entreprises. Il entend également améliorer l’actionnariat salarié. « Pour le diffuser plus largement, nous allons, dans le cadre du projet de loi Pacte, diviser par deux le taux de forfait social qui s’applique aux versements de l’employeur dans les plans d’actionnariat salarié », a récemment indiqué le Premier ministre, Edouard Philippe, rapport le quotidien Les Echos. En clair, le forfait social sera abaissé à un taux de 10% (au lieu de 20%) pour l’abondement employeur. « C’est une très heureuse surprise pour nous », commente Jean-Baptiste Danet, président de Croissance Plus, cité dans Les Echos, dont le mouvement milite depuis toujours pour le développement de ce dispositif. Le projet de loi Pacte prévoit également que l’employeur pourra abonder unilatéralement un support d’investissement en actionnariat salarié dans un plan épargne entreprise. L’obligation pour le salarié d’effectuer également un versement sera ainsi supprimée.
Les banquiers privés suisses sont appelés à rester des acteurs incontournables dans leur secteur, la question est de savoir s’ils le seront en Suisse ou à l’étranger. «Au cours des dix dernières années, les effectifs des banques privées ont quasiment doublé à l’étranger alors qu’ils n’ont augmenté que de 15-20% en Suisse», a indiqué Yves Mirabaud, président de l’Association de banques privées suisses (ABPS) en marge du 3e Private Banking Day qui s’est tenu ce vendredi à Lugano, selon L’Agefi suisse qui relaie un entretien à l’agence AWP.En cause, l’épineuse question de l’accès aux marchés étrangers, notamment européens, principaux débouchés du secteur en dehors de la Suisse. «Sur les 2.500 milliards d’actifs privés étrangers placés en Suisse, l’Europe occidentale reste notre principal marché d’exportation, avec une part de 40%», assure le banquier genevois. Il rappelle qu’à l’exception notable de l’Allemagne, presque tous les pays européens exigent la présence sur leur territoire d’une succursale locale, rendant selon lui «impossible, ou du moins inutile» la conclusion d’accords bilatéraux. «Les nouveaux clients européens ouvrent plus souvent un compte hors de Suisse qu’en Suisse», fait remarquer le président de l’ABPS, soulignant qu’ils restent servis par un établissement helvétique, mais à l’étranger. Un accord sur les services financiers avec l’Union européenne permettrait de servir les clients européens directement depuis la Suisse, avec à la clé une augmentation de près d’un tiers des effectifs en Suisse, estime Yves Mirabaud.