La banque ING a réduit ses attributions de bonus de 25%, après une année marquée par un scandale record de blanchiment d’argent. La première banque néerlandaise a payé 303 millions d’euros en bonus pour 2018, bien loin des 403 millions versés l’année précédente, selon l’agence Bloomberg, qui cite son dernier rapport annuel, publié jeudi. Tous les services de la banque seront affectés. ING avait indiqué plutôt qu’elle allait supprimer le bonus de son PDG Ralph Hamers à cause du règlement de 775 millions d’euros. Plusieurs banques ont revu à la baisse leurs bonus pour l’année dernière, telle Deutsche Bank, aussi en proie à de problèmes juridiques, qui les a coupés de 15%, et en France, chez BNP Paribas et Société Générale, qui coupent dans leurs coûts.
Les Etats-membres et le parlement européen sont parvenus à un accord sur la mise en œuvre de nouvelles règles obligeant les gestionnaires d’actifs, les assureurs, les fonds de pension et les conseillers en investissement à divulguer les risques environnementaux de leurs opérations. L’accord conclu par les gouvernements et les législateurs de l’Union européenne introduira également des exigences de transparence sur les conséquences sociales des investissements.
Le secteur bancaire européen a accusé le coup après l’annonce en début d’après-midi par la Banque centrale européenne d’un maintien de ses taux d’intérêt au niveau actuel au moins jusqu'à la fin 2019, alors que la BCE avait auparavant fixé à la fin de l'été 2019 une possible première remontée. A la Bourse de Paris, la Société Générale a terminé en baisse de 4,32% à 25,94 euros, plus fort repli du CAC 40. BNP Paribas a cédé 3,38% à 43,18 euros, Crédit Agricole SA 3,16% à 10,65 euros et Natixis 3,95% à 4,6 euros. Les cours de Bourse des autres grandes banques de la zone euro ont également fini en nette baisse. L’indice Euro Stoxx des banques a cédé 3,4%.
Fait inhabituel, l’AMF a précisé par un communiqué que la commission des sanctions venait de mettre hors de cause trois personnes physiques pour des manquements d’initiés. Il leur était reproché d’avoir violé leur obligation d’abstention d’utilisation et/ou de transmission d’une information privilégiée et/ou de recommandation d’acquérir des titres sur la base de cette information. Si la Commission des sanctions a considéré que l’information relative à une offre faite par une société concernant le rachat d’une filiale d’une autre société revêtait les caractéristiques d’une information privilégiée, elle a considéré qu’il n’était établi à l’égard d’aucun des mis en cause que seule la détention de l’information privilégiée pouvait expliquer les opérations présumées litigieuses réalisées par les intéressés.
Huawei a annoncé ce matin avoir engagé des poursuites en justice contre le gouvernement américain afin d’obtenir la levée de l’interdiction faite aux agences fédérales d’utiliser les produits du groupe chinois pour des raisons de sécurité nationale. Dans un communiqué, le premier équipementier télécoms mondial a déclaré qu’il avait porté plainte devant un tribunal fédéral du Texas pour contester un ajout au National Defense Authorization Act (NDAA), la loi sur la défense nationale adoptée l’an dernier.
La filiale de BPCE, spécialisée dans les ETI et la clientèle privée, a publié jeudi un résultat net, hors investissements liés à la migration de son système informatique, en recul de 7% sur un an, à 42,7 millions d’euros. En ajoutant les dépenses entraînées par la modernisation de la Banque Palatine, le résultat net est en chute de 49% à 23,4 millions d’euros en 2018.
La Financial Conduct Authority a publié ce matin deux études portant sur la connaissance et l’usage des cryptoactifs par les Britanniques, consistant en un sondage d’opinion auprès de 2.132 personnes réalisé par Kantar TNS et une étude qualitative approfondie réalisée par Revealing Reality auprès de 31 personnes ayant effectivement acquis des cryptoactifs.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié ce matin un communiqué précisant son interprétation de différentes dispositions de MIF2 et de BMR dans le cas d’un hard Brexit. L’Esma y détaille son raisonnement pour ne pas prendre de mesures exceptionnelles et clarifie ses attentes vis-à-vis des acteurs de marchés.
Les actionnaires d’Aviva vont voir leur rémunération évoluer. A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, présentés ce jeudi par son tout nouveau directeur général Maurice Tulloch, l’assureur britannique a annoncé que le dividende ne serait plus payé sur la base d’un taux de distribution fixe. Il sera désormais aligné sur la croissance de l’activité du groupe. Cette évolution de la politique de dividende de l’assureur s’inscrit dans sa stratégie de réduction de son endettement. Le cours de Bourse d’Aviva, qui a dégagé un bénéfice opérationnel par action en hausse de 7% l’an dernier, abandonnait 3,72% en fin de matinée.
Associé-gérant en charge de l’equity capital markets pour la France 47 ans, DEA en économie appliquée (IEP Paris), DESS entreprises publiques (Dauphine-Sceaux).
Avec une trentaine d’années d’expérience et un niveau bac + 5, je pense que si j’étais un homme, je gagnerais au moins 30% de plus. Je suis en poste chez BPCE, où des invitations pour des ateliers de sensibilisation à la mixité circulent actuellement. Je les vois plutôt comme une réponse à la mise en place de l’Index. J’ai travaillé dans des services composés essentiellement d’hommes et j’ai vu certains de mes collègues démarrer à un niveau de salaire plus bas que le mien. Aujourd’hui, ils m’ont largement dépassée. Au début, je croyais que je n’étais pas compétente – c’est d’ailleurs le message qui est véhiculé et qui permet aussi aux hommes de se considérer plus performants. Mais cela fait aussi partie de mon éducation. J’ai mis des années à comprendre que ce qui importait, c’était d’avoir de l’assurance. Je fais partie d’une génération sacrifiée : il a été dit que les rectifications s’effectueraient à l’embauche. Rien n’est fait pour revaloriser les salaires de celles qui se sont beaucoup investies dans l’entreprise.
Le lien entre diversité en entreprise, sous toutes ses formes, et performance financière, a depuis longtemps dépassé le cadre des études universitaires. L’égalité femmes - hommes est devenue une thématique d’investissement à part entière, et dans une économie où les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance pèseront de tout leur poids, les gérants d’actifs serviront d’aiguillon imparable au changement. Le patron du plus grand d’entre eux se plaît d’ailleurs à chapitrer régulièrement les émetteurs sur leur objet social et leur approche de long terme. Mais ces vigies s’appliquent-elles les principes de saine gestion qu’elles réclament aux sociétés qui garnissent leur portefeuille ? C’est pour en avoir le cœur net que L’Agefi et le spécialiste de la gouvernance Ethics & Boards publient cette semaine leur premier baromètre de la diversité femmes - hommes dans les conseils des plus grands asset managers mondiaux par le total des encours (lire le Dossier page 22).
Certains salariés du secteur banque et assurance sont sollicités pour être ambassadeurs de leur entreprise sur les réseaux sociaux. Une démarche qui sert les intérêts des deux parties.
Les autorités européennes de la concurrence vont adresser au printemps des plaintes officielles aux constructeurs automobiles BMW, Daimler et Volkswagen, qu’elles accusent de collusion dans le domaine des émissions des moteurs diesel, selon le quotidien allemand Handelsblatt. Dans cette communication des griefs, l’Union européenne devrait détailler des accusations susceptibles d’entraîner des amendes pour ces constructeurs automobiles. «Le groupe Volkswagen et les marques respectives du groupe ont pleinement coopéré avec la Commission européenne et continueront à le faire», s’est borné à déclarer Volkswagen.
Dans le cadre de l'examen de la loi Pacte par l’Assemblée nationale, deux amendements pourraient constituer des compromis sur la «transférabilité» des contrats.