Quatre anciens dirigeants de Barclays, dont l’ex-directeur général John Varley, comparaissent depuis mercredi devant un tribunal londonien pour des soupçons de fraude financière en 2008. Ce sont les banquiers de plus haut rang poursuivis en Grande-Bretagne pour les événements survenus durant la crise financière, durant laquelle Barclays a évité un renflouement par l’Etat en levant plus de 11 milliards de livres (12,62 milliards d’euros), essentiellement auprès d’investisseurs qataris. Au premier jour de leur procès, le représentant du SFO (Serious Fraud Office), le service britannique de lutte contre les fraudes financières, leur a reproché d’avoir dissimulé pour 322 millions de livres de versements au Qatar contre de l’argent frais. Le procès pourrait durer six mois.
Banco Santander prévoit de fermer 140 agences au Royaume-Uni en raison d’une moindre fréquentation de la part de ses clients, a annoncé mercredi le groupe bancaire espagnol. Ces fermetures toucheront 1.270 employés, dont environ un tiers devraient faire l’objet d’une mutation. Il conservera ensuite un réseau de 614 agences au Royaume-Uni. Le groupe compte investir 55 millions de livres (63 millions d’euros) dans la modernisation de 100 agences ces deux prochaines années. Les opérations effectuées dans les agences de Santander ont chuté de 23% au cours des trois dernières années, a indiqué le groupe. Les opérations réalisées en ligne ont doublé sur la même période.
L’action de la banque britannique Metro Bank plongeait d’environ 30% vers 12h30, à 1.531 pence, les investisseurs craignant que le groupe ne soit contraint à une nouvelle augmentation de capital. La banque a révisé de 900 millions de livres à la hausse ses actifs pondérés par le risque (RWA), à 8,9 milliards, en raison d’une mauvaise pondération affectée à des prêts aux entreprises et à l’immobilier locatif. Le ratio de fonds propres (total capital) est donc tombé à 15,8% fin décembre 2018 contre 19,1% fin septembre.
BNP Paribas envisage de céder ses 50,09% au capital de l’Union bancaire pour le commerce et l’industrie (UBCI). La banque tunisienne a indiqué que «lors de son conseil d’administration tenu le 18 janvier 2019, BNP Paribas a porté à la connaissance du conseil avoir ouvert une réflexion stratégique sur sa participation au capital de l’UBCI», selon un communiqué. «Cette démarche vise à explorer les alternatives et les partenariats possibles permettant à l’UBCI de mieux mettre en œuvre son potentiel de développement dans les années qui viennent», poursuit le communiqué. La banque française ne fait aucun commentaire.
Natixis a annoncé mardi la nomination de Stéphane Honig au poste de directeur de la stratégie. Rattaché au directeur général du groupe François Riahi, le nouvel arrivant a passé près de 20 ans chez BNP Paribas. Il exerçait depuis 2011 en Asie, région où la filiale de BPCE souhaite se développer mais où elle vient aussi d’essuyer des pertes dans les dérivés actions. Depuis 2015, Stéphane Honig était responsable de la distribution aux banques privées et family offices en Asie pour BNP Paribas Global Markets.
La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a critiqué hier la position de la Commission européenne sur la revue de l’acte délégué de Solvabilité 2. Dans un communiqué, le président de la commission Econ regrette le retard pris dans la publication de cet acte, qui devait être adopté en décembre 2018, mais se dit «confiant que ce retard signifie que la Commission analyse et prend dûment en compte nos préoccupations». Les députés souhaitent notamment réduire la marge de risque actuelle, repousser l’application de l’acte délégué pour ne pas risquer de complexifier la prochaine période de reporting, et, à l’instar des assureurs et du Trésor français, voudraient voir réduites les contraintes envisagées pour la nouvelle classe d’investissement à long terme en actions.
L’opposition à la réforme des autorités de supervision européennes (ESA) ne faiblit pas. Hier, le Luxembourg a mené la charge contre le projet, soutenu depuis ses débuts par Paris, qui vise à renforcer le pouvoir des ESA pour assurer une meilleure cohérence entre régulateurs nationaux de l’application des textes européens. L’Irlande, le Danemark et plusieurs Etats d’Europe de l’Est se sont joints au Luxembourg pour demander à scinder le texte, afin de faire avancer uniquement les dispositions concernant la lutte anti-blanchiment en trilogue. Le Parlement européen pourrait toutefois s’opposer à séparer ces deux aspects du texte. La position de la France, qui souhaitait conserver le paquet intact, a notamment été soutenue par l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie.
Le gouvernement déposera un amendement à la loi Pacte, actuellement en première lecture au Sénat, pour faciliter la résiliation à tout moment des contrats d’assurance santé, dont «les modalités exactes» restent à préciser, a confirmé mardi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Cette mesure avait été évoquée fin 2018, quand Emmanuel Macron avait reçu les fédérations des mutuelles, assurances et institutions de prévoyance pour leur réclamer des gestes en faveur du pouvoir d’achat des Français. Dès vendredi, le Centre technique des institution de prévoyance (CTIP) avait dénoncé une mesure imposée «sans concertation ni étude d’impact préalable» et «porteuse de risques majeurs».
Visé par deux mises en demeure distinctes prononcées par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), Orange s’est dit mardi « déterminé » à donner satisfaction au régulateur et éviter ainsi de devoir payer jusqu'à 1,45 milliard d’euros d’amendes. « Orange est déterminé à satisfaire les demandes de l’Arcep », a indiqué à l’agence Agefi-Dow Jones un porte-parole de l’ex-France Telecom, qui précise que le réseau cuivre de l’opérateur télécoms a vécu l’an passé « une de ses pires années » en raison notamment « des aléas climatiques ».
Première banque européenne à publier ses résultats trimestriels, UBS a déçu les investisseurs. Après avoir dégagé des résultats inférieurs aux attentes au quatrième trimestre, caractérisé par des conditions « historiquement difficiles », selon son directeur général Sergio Ermotti, la banque suisse a dit s’attendre à un début d’année compliqué.
Environ 14 mois après les premières discussions entre AG2R La Mondiale et la Matmut, le nouvel ensemble issu du rapprochement entre le groupe de protection sociale et la mutuelle d’assurance a vu le jour le 1er janvier. Avec pour ambition de constituer le premier groupe de protection sociale en assurance des personnes et de leurs biens en France, avec 31 milliards d’euros de collecte, dont 19,2 milliards en retraite complémentaire et 11,8 milliards dans les activités assurantielles. Les deux prochaines années seront notamment consacrées à la mise en œuvre des plans stratégiques respectifs d’AG2R La Mondiale et de la Matmut, tous deux à échéance 2020, avant le lancement, le 1er janvier 2021, du plan du nouveau groupe. AG2R La Mondiale Matmut vise 622 millions d’euros de synergies de revenus d’ici à 2022, a indiqué son directeur général délégué, Nicolas Gomart, lors d’une conférence de presse, mardi. Le dirigeant n’a en revanche pas précisé le montant des synergies attendues en matière de réduction des coûts.
La Banque nationale des Pays-Bas (DNB) et le régulateur des marchés financiers batavesAFM ont transmis un document contenant des recommandations pour une réglementation des crypto-monnaies et des plateformes d'échange du secteur au ministre des Finances hollandais en fin de semaine dernière. La DNB et l’AFM recommandent l’introduction d’un régime de licence placé sous la loi néerlandaise sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Elles soutiennent également l’amendement du cadre réglementaire européen au sujet du financement des entreprises afin d’autoriser l’utilisation des crypto-monnaies d’une manière comparable à celle des actions ou des obligations, assurant que cela nécessitait des règles de négoce appropriées pour le dépôt et le paiement. Au niveau local, l’AFM et la DNB poussent pour l’adoption d’une définition de la sécurité adaptée à l’univers des cryptos, qui soit en ligne avec celle utilisée dans la réglementation européenne. Enfin les deux institutions estiment que la protection des consommateurs dans ce domaine doit être coordonnée à l'échelle internationale.
L’accord préliminaire annoncé en juin dernier entre BNP Paribas et DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, dans les métiers de titres ne sera pas finalisé, rapportent Les Echos, confirmant une information de Handelsblatt. Ce mandat aurait permis à la banque française d’obtenir 240 milliards d’euros d’actifs supplémentaires en conservation. Ils avaient annoncé cette transaction en juin 2018. DWS ne précise pas si le contrat sera attribué à un autre prestataire.
UBI Banca exclut de venir au secours de Banca Carige ou Monte dei Paschi, deux établissements en difficulté, a déclaré lundi Andrea Moltrasio, le président du conseil d’administration de la cinquième banque d’Italie. Des sources ont rapporté la semaine dernière à Reuters que le gouvernement italien envisageait de fusionner Monte dei Paschi et Banca Carige avec d’autres banques en meilleur santé comme UBI Banca, afin d'éviter une nouvelle crise bancaire. Andrea Moltrasio a ajouté que le gouvernement italien n’avait pas contacté UBI Banca en vue d’un éventuel rapprochement de ce type.
La réunion des ministres de l’Economie et des Finances européens (Ecofin) aujourd’hui devrait permettre de décider du sort de la réforme des Autorités européennes de supervision (ESA). Face aux divisions entre Etats membres, l’Ecofin pourrait décider de séparer la lutte antiblanchiment, sur laquelle il y a consensus, de la réforme plus large des ESA, qui concentre les oppositions. La France, qui a fait du renforcement de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), située à Paris, l’une de ses priorités, compte toutefois défendre un passage en bloc du texte, indique une source à Bercy, qui se dit «plutôt content de la position du Parlement» sur ce dossier. L’Ecofin se penchera également sur le programme InvestEU, le successeur du Plan Juncker, alors que le Parlement a arrêté sa position sur ce sujet la semaine dernière.
Le projet du gouvernement de permettre aux Français de résilier leur complémentaire santé ou leur contrat de prévoyance à tout moment une fois la première année passée constitue une «fausse bonne idée», dénonce lundi la Mutualité française. Le gouvernement projette de modifier les règles de résiliation via un amendement au projet de loi Pacte, qui sera discuté en séance au Sénat à partir de la semaine prochaine. La Mutualité française affirme que cette réforme va «augmenter quasi automatiquement» les frais de gestion, et rendre «inapplicables les engagements des mutuelles», par exemple sur le tiers payant. Ces critiques rejoignent celles d’autres acteurs du secteur, tels que la Fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim) et le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) et les partenaires sociaux, qui ont dénoncé une mesure envisageant des préavis «incompatibles avec la négociation des contrats collectifs».
La banque Santander et l’assureur Mapfre ont signé lundi un accord de bancassurance en Espagne. L’accord prévoit la création d’une société commune dans laquelle Mapfre prendra 50,01% du capital, moyennant un investissement de 82 millions d’euros, et Santander Insurance le solde. La banque distribuera de manière exclusive des contrats d’assurance automobile, PME et commerciale. Le début de la commercialisation est attendu au quatrième trimestre 2019, sous réserve du feu vert des autorités compétentes.
La Fédération Française de l’Assurance (FFA) et l’Association Allemande de l’Assurance (GDV) saluent l'initiative des gouvernements allemand et français, 56 ans après la signature du Traité de l'Élysée, de renforcer leur coopération en matière de politique européenne dans le cadre du Traité d’Aix-la-Chapelle, et d’approfondir l’intégration politique, économique et sociale entre ces deux pays.
Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs, a envoyé la semaine dernière une circulaire à ses membres pour éclaircir les modifications inclues dans la loi de finances 2019 concernant les plans d’épargne individuels italiens (ou PIR) nouvellement créés, rapporte Plus, le supplément hebdomadaire d’Il Sole – 24 Ore. Le document de l’association est très détaillé et vise à approfondir les aspects techniques des nouvelles règles qui ont imposé des contraintes d’investissement aux PIR qui verront le jour à compter du 1er janvier 2019: 3,5 % à investir sur l’AIM (marché des petites valeurs) et 3,5 % sur le venture capital. Assogestioni précise notamment que les instruments financiers éligibles au PIR doivent être émis par des petites et moyennes entreprises résidant en Italie ou dans des Etats membres de l’Union européenne ou du système économique européen, ayant une organisation stable en Italie. Par ailleurs, en attendant les éclaircissements qui arriveront avec les décrets d’application prévus pour février, Assogestioni souligne l’importance d’une information correcte aux souscripteurs, également par le biais des distributeurs, autour des nouveautés introduites par la loi.