HSBC prévoit de supprimer au moins 500 postes au niveau mondial dans ses activités de banque d’investissement et de marchés, a rapporté jeudi Bloomberg en citant des sources non identifiées. Ces réductions de postes pourraient commencer d’ici à quelques semaines et s'étaler sur l’ensemble de l’année, alors que le directeur général de la banque, John Flint, compte réaliser des économies dans l’ensemble de l'établissement, d’après Bloomberg. HSBC a vu son cours de bourse stagner depuis deux ans, et sa direction a changé sur cette période - Mark Tucker a succédé à John Flint comme président.
BNP Paribas envisage de vendre des entités dans trois Etats de l’Afrique de l’ouest, alors qu’il veut se concentre sur ses activités les plus rentables sur le continent. Mais BNP Paribas n’envisage pas de se retirer du continent africain. La banque française pourrait vendre ses holdings en Guinée, au Burkina Faso et au Mali, selon Bloomberg, qui cite un communiqué de la Banque Internationale pour le Commerce de l’Industrie de la Guinée, son entité basée à Conakry, publié sur le site d’informations Guineenews.org. BNP Paribas détient 56% de sparts de l’entité guinéenne, selon le rapport annuel de 2017 de la banque. BNP Paribas a déjà déclaré vouloir vendre ses 47% de parts dans la Banque Internationale pour les Commerces de l’Industrie du Gabon.
Alors que le risque « cyber » préoccupe de plus en plus la finance (lire p.38), l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) célébrera ses dix ans d’existence dans le cadre du Cyber Festival #ANSSI10 – ouvert à tous, dans la limite des places disponibles –, ce 4 juin au Ground Control à Paris. L’événement rassemblera des acteurs de l’écosystème numérique issus des secteurs public, privé et de la société civile et permettra de revenir sur les actions passées en esquissant le contour des dix années à venir. Animations ludiques, tables rondes et débats ponctueront la journée. Parmi les thèmes abordés : « La meilleure défense, c’est la défense », ou encore « Chiffrement : sécuriser moins pour sécuriser plus ». A noter que le site de l’Anssi détaille 19 profils métiers dans le domaine de la sécurité du numérique et référence les formation estampillées « SecNumedu », label de formations initiales en cybersécurité de l’enseignement supérieur.
Pour Walter Eraud, directeur général France de Swiss Re, la technologie influe sur la stratégie du groupe et crée, plus largement, de la porosité avec l’assurance.
DÉMOCRATIQUE Enfin ! La banque digitale de La Banque Postale arrive : proposée dans un premier temps aux collaborateurs du Groupe La Poste, elle sera accessible à tous à partir du 22 juillet prochain, au tarif de 2 euros par mois, comme Eko du Crédit Agricole, mais sans frais supplémentaires sur les paiements et retraits à l’étranger. Les adeptes pourront ouvrir leur compte à distance sur une application mobile ou en bureau de poste. Outre une carte, un compte et une application, l’offre permettra d’obtenir un crédit renouvelable ou d’épargner automatiquement, de créer une cagnotte gratuite, de partager des dépenses facilement et d’utiliser KissKissBankBank. La Banque Postale compte ainsi rajeunir sa clientèle, capter une frange des clients multibancarisés mais aussi accompagner une population qui, ne maîtrisant pas encore le digital, ne bénéficie pas des avantages des banques en ligne. Elle a consacré 100 millions d’euros à MaFrenchBank et compte intéresser un million de clients d’ici à 2025.
Capgemini, l’Ecole polytechnique et la fondation de l’école ont lancé la chaire « blockchain & B2B platforms ». Dédiée aux implications technologiques et économiques de la blockchain, elle vise à « développer de nouveaux viviers de compétences et à contribuer à l’émergence de talents capables de répondre aux défis de la blockchain et de son intégration aux stratégies des entreprises ». Il s’agit également de promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche dans ce domaine. Les équipes de Capgemini interviendront notamment auprès des étudiants de l’X dans le cadre des « cluster days d’innovation », rassemblant des partenaires et des clients de l’ESN pour réfléchir aux cas d’usage de la blockchain et des plates-formes BtoB dans l’optique de répondre aux besoins métier d’écosystèmes sectoriels sélectionnés pour l’occasion.
C’est le nombre de dossiers reçus en 2018 par la médiatrice auprès de la Fédération bancaire française (FBF), Marie-Christine Caffet. Il baisse par rapport à 2017 (4.864), en raison d’un niveau d’écoute plus important dans les banques. Le nombre de dossiers traités a cru : 1.645 contre 1.483. Les fraudes sur la banque en ligne et les escroqueries aux moyens de paiement représentent 30 % des dossiers traités. Les sujets qui ont émergé l’année dernière portent sur la vulnérabilité liée au grand âge ainsi que celle des mineurs.
« Agir en faveur du capital humain permet aux entreprises de gagner jusqu’à dix points supplémentaires de performance économique », considère Malakoff Médéric Humanis. Avec l’agence d’analyse et de conseil extrafinanciers EthiFinance, l’organisme de protection sociale a en effet créé un « indice du capital humain en entreprise » ayant permis de mesurer, sur un échantillon de 229 PME et ETI couvrant 56 % du CAC Small, la corrélation entre le degré de prise en compte du capital humain et leur niveau de performance économique. Cinq grandes dimensions ont été définies et validées par une étude conduite auprès de 3.000 salariés et 500 dirigeants français du secteur privé : création et partage de la valeur, santé et qualité de vie au travail, gouvernance et management, éthique et démarche RSE, gestion des compétences. Les entreprises de l’échantillon présentant un indice plus élevé afficheraient aussi, toutes choses égales par ailleurs, une meilleure progression de chiffres d’affaires, une marge opérationnelle courante plus élevée et une structure financière plus saine.
La plate-forme de prêts par obligations emboîte le pas aux grands acteurs de la finance en lançant son graduate program pour identifier, recruter, former… et fidéliser de jeunes diplômés à fort potentiel. La fintech souhaite ainsi faire accéder trois à quatre candidats à un poste en CDI. A l’issue d’une campagne de recrutement qui durera jusqu’à fin juin, les jeunes sélectionnés, titulaires d’un master Bac +5 université ou grande école, bénéficieront, en septembre prochain, d’un programme de formation de dix-huit mois au cours desquels ils découvriront les différents départements et équipes de l’entreprise : analyse, relations investisseurs, corporate et marketing/communication. Suivis par un mentor tout au long de leur parcours, ils auront ensuite, explique ClubFunding, la possibilité de choisir le poste qui leur convient le mieux.
Michel Mathieu, le directeur général de LCL, brandit la peluche du lion comme s’il faisait la course en tête. Sans doute s’est-il laissé griser par l’ambiance de la célébration organisée par la banque du centenaire du Maillot Jaune, dont elle est partenaire officiel depuis 1987. A ses côtés pourtant, de sérieux concurrents, dont au premier plan deux Bernard, Thévenet et Hinault, double et quintuple vainqueurs de la Grande Boucle. Certes, ce qui est sympa pour LCL en arborant son logo sur le tricot d’or, c’est l’assurance de se faire bien voir sur la route et de monter chaque soir sur la plus haute marche du podium. Pour une banque, cela n’a pas de prix. Alors, bon anniversaire au fameux gilet jaune, attendu avec ferveur en juillet sur les ronds-points, jusqu’à celui des Champs-Elysées.
MATURITÉ Bien qu’ayant connu une croissance limitée en 2018, avec des primes encaissées en hausse de 1,1 %, le marché français de l’assurance reste le premier de la zone euro et le deuxième européen derrière la Grande-Bretagne et se révèle supérieur de presque 30 % au marché allemand, selon une étude Allianz Research. Si l’activité vie a reculé de 0,2 %, stagnant depuis 2015, l’activité dommages a crû de 3,6 %, soit la plus forte hausse enregistrée depuis 2012. « A d’autres égards également, le marché français est un des premiers d’Europe avec un ratio primes par habitant de 3.102 euros et des primes qui représentent encore 8,6 % du PIB en France, des niveaux largement supérieurs aux moyennes européennes (respectivement 2.395 euros et 6,5 %) », relève l’étude.
En collaboration avec sa société de gestion, NN Investment Partners (NN IP), le groupe NN a mis en place une politique globalesur le charbon thermique. Elle comprend plusieurs éléments concernant ses différentes activités commerciales. En plus de critères d’exclusion liés à l’extraction de charbon thermique, le Groupe NN compte élaborer une stratégie d’engagement pour renforcer le dialogue avec les sociétés de production d'électricité, et supprimer dans les dix années à venir le charbon de ses investissements pour les actifs gérés pour compte propre. Afin d’harmoniser l’ensemble de ses activités, NN compte également aligner sa politique en matière de contrats d’assurance sur sa politique d’investissement financiers. Le charbon thermique, utilisé pour la production d'électricité et de chaleur, est le type de charbon qui émet le plus de CO2 par rapport à sa valeur énergétique, rappelle le communiqué. Alors que la demande mondiale d'énergie fiable et abordable devrait augmenter, il existe aujourd’hui un large consensus scientifique selon lequel il est nécessaire de renoncer de façon progressive et rigoureuse au charbon thermique pour limiter le réchauffement de la planète en dessous des +2 degrés, conformément à l’Accord de Paris. En excluant les sociétés d’extraction de charbon thermique de ses investissements et en vendant toute position existante, le Groupe NN met davantage l’accent sur la transition vers l’énergie bas carbone. Dans le même temps, NN poursuit le dialogue avec les sociétés publiques afin de les encourager à réduire leur dépendance à la production d'électricité à base de charbon. Dans un souci de souligner ces efforts et d’envoyer un signal clair, le Groupe NN supprimera complètement de ses investissements exclusifs les sociétés minières ainsi que les sociétés publiques qui exploitent du charbon d’ici 2030. La date de fin de ce processus d’investissement «proche de zéro» dans le charbon (entre 0 et 5 %) sera alignée pour les activités de souscription d’assurance du Groupe NN.
Auditionné mercredi matin par la commission des Finances du Sénat, Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), s’est publiquement exprimé pour la première fois sur le dossier Rallye, depuis la mise en sauvegarde de la maison-mère de Casino, tout en restant extrêmement prudent.
Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté contre toute attente au mois de mai en Allemagne, pour la première fois depuis près de deux ans, de 60.000 personnes en données ajustées des variations saisonnières pour atteindre 2,279 millions, selon les données publiées par l’Office fédéral du Travail. Le taux de chômage augmente légèrement, à 5,0% contre 4,9%, toujours en données corrigées des variations saisonnières.
HSBC prévoit de gonfler son pôle gestion de fortune en Asie en recrutant près de 300 conseillers en gestion de patrimoine d’ici la fin de l’année, selon Reuters. La banque qui réalise plus de 80% de ses profits en Asie, souhaite se concentrer sur Singapour où 50 gestionnaires de fortune seront recrutés. Le département gestion de fortune d’HSBC gère les clients avec moins de 5 millions de dollars d’actifs à investir. Au-delà de ce seuil, les clients sont pris en charge par la banque privée du groupe.
La banque suissea promu Luigi Vignola au poste de directeur du département trading du groupe. Il succède à Peter Gerlach qui quittera ses fonctions le 1er juillet. Luigi Vignola, qui dirige la section dédiée aux produits structurés depuis cinq ans, rejoint aussi le conseil d’administration de Julius Baer. La banque continue, par ailleurs, de chercher un successeur à Bernhard Hodler, directeur général du groupe.
Le régulateur des marchés financiers espagnol CNMV va lancer une consultation publique à partir du 17 juin sur un guide technique s’intéressant auxprocédures de sélection d’intermédiaires par les gestionnairesdefonds d’investissement collectif en Espagne. Le but de ce guide est de fournir à ces sociétés une série de critères pour améliorer les procédures de sélection d’intermédiaires financiers impliqués dans l’exécution de transactions liées à la gestion de fonds d’investissement collectif et autres portefeuilles. Ces procédures doivent inclure des mécanismes pour prévenir, détecter et résoudre tout conflit d’intérêt potentiel dans la sélection des intermédiaires. Les sociétés gérant des fonds d’investissement collectif doivent être en mesure de justifier leur processus d'évaluation utilisé pour la désignation des intermédiaires chargés de transmettre et d’exécuter leurs ordres. Le guide s’applique aussi à la délégation à des tiers des procédures pour la sélection d’intermédiaires. Il définit les pratiques considérées comme inappropriées. Parmi ces dernièresfigurent : - la sélection d’entités qui appliquent des frais plus élevés que le marché en simplifiant d’autres fonctions déjà rémunérées par les frais de gestion ou dedépositaire; - la facturation de frais supplémentaires et inutiles aux gestionnaires pour la transmission d’ordres pardes entités dont le rôle est limité à l’acheminement de ces ordres sur les marchés de titres ou dedérivés; - l’application de frais implicites ou explicites pour la recherche et la sélection d’une contrepartie dans le cadre duplacement d’ordres sur les marchés obligataires et dérivés de gré à gré parunemême entité. - l'établissement a priori de volumes de trading avec les intermédiaires sélectionnés; - l'établissement des mêmes frais pour tous les intermédiaires sélectionnés et pour les types de transactions comme une politique générale.
Canaccord Genuity Group a recruté Jason Panzer pour diriger sa banque d’investissement en fintech pour les Etats-Unis, selon Bloomberg. Il rejoint Canaccord comme directeur général à New York. Jason Panzer, qui a vingt ans d’expérience dans l’industrie, dont dix ans passés comme associé et directeur des opérations chez Marlin & Associates. Il rapportera à Dan Coyne et Sanjay Chadda, co-dirigeants de la banque d’investissement américaine de Canaccord.