L’agence d'évaluation financière Moody’s a abaissé ce jeudi la perspective des systèmes bancaires français, italien, espagnol, danois, néerlandais et belge de «stable» à «négative» afin de tenir compte des conséquences de la pandémie de coronavirus sur l’activité économique cette année. Parallèlement, Moody’s a maintenu la perspective «négative» attribuée aux systèmes bancaires allemand et britannique et la perspective «stable» accordée à ceux de la Suède et de la Suisse. S’agissant de l’Italie, l’agence a revu à «négative» sa perspective sur sept banques : Intesa SanPaolo, la deuxième banque du pays en total de bilan, ainsi que Banco BPM, BPER Banca, Credito Emiliano, Mediobanca, Mediocredito Trentino-Alto Adige et Credito Valtellinese. La perspective de Banca Monte dei Paschi di Siena passe de positive à indéterminée.
Le gestionnaire d’actifs Fidelity International a invité jeudi le secteur bancaire européen «à différer temporairement le paiement des dividendes jusqu'à ce que l’incertitude s’atténue». «Si les perspectives économiques devaient se détériorer davantage, des reports pragmatiques créeront une réserve de capital supplémentaire pour les banques afin d’absorber les chocs financiers potentiels et de réduire le risque d’augmentations de capital hautement dilutives», écrit Romain Boscher, directeur Monde de la gestion actions chez Fidelity International, dans une note publiée jeudi. Les appels à la modération sur le paiement du dividende des banques européennes se multiplient ces derniers jours.
L’utilisation du cash a chuté de moitié quelques jours seulement après l’adoption des mesures de confinement dans le pays. Cette diminution, observée par ATM Link, s’explique par une forte augmentation des paiements sans contact et via le mobile.
Le fonds activiste CIAM a écrit à Denis Kessler, président de Scor et à Augustin de Romanet, administrateur référent, afin de solliciter le report de l’assemblée générale 2020 du réassureur. L’AG de Scor doit se tenir le 17 avril, selon l’avis de convocation du groupe publié le 13 mars.
Le gestionnaire d’actifs Fidelity International a invité jeudi le secteur bancaire européen «à différer temporairement le paiement des dividendes jusqu'à ce que l’incertitude s’atténue».
L’agence d'évaluation financière Moody’s a abaissé ce jeudi la perspective des systèmes bancaires français, italien, espagnol, danois, néerlandais et belge de « stable » à « négative » afin de tenir compte des conséquences de la pandémie de coronavirus sur l’activité économique cette année.
Le groupe agroalimentaire français a annoncé ce matin la garantie des emplois et des salaires de tous ses salariés dans le monde sur les trois prochains mois, pour faire face à l'épidémie de coronavirus. «Tous les contrats de travail chez Danone, tous les salaires, mondialement, sont garantis pour les trois prochains mois», a annoncé Emmanuel Faber, PDG du groupe qui emploie plus de 100.000 personnes dans le monde, dont 9.000 en France, lors d’un entretien à la radio RTL. Le dirigeant s’est également engagé à verser à tous les salariés sur le terrain, «une prime d’urgence alimentaire à l'échelle mondiale, qui en France prendra la forme de la prime de continuité de production d’approvisionnement pour un montant de 1.000 euros».
ABN Amro accuse une perte de 200 millions de dollars (183 millions d’euros) dans son activité de clearing (compensation), dédiée aux sociétés de trading pour compte propre, en raison des difficultés rencontrées par un de ses clients dans la débâcle des marchés financiers liée au coronavirus, annonce ce jeudi la banque néerlandaise dans un communiqué.
Classées comme services essentiels, les banques encouragent leurs clients à utiliser les canaux à distance tout en maintenant l’accès au « cash » et aux conseillers.
Restez chez vous : c’est ce conseil d’actualité qu’a donné lundi Chase à ses clients. La banque a appelé, dans un tweet jugé condescendant, les épargnants à éviter les sorties au café ou au restaurant s’ils voulaient voir leur situation financière s’améliorer. Les internautes ont pu profiter du temps qu’ils avaient sur les bras, confinement oblige, pour rappeler à la banque les errements d’un secteur plus cigale que fourmi avant 2008. Il ne leur aura pas fallu 20 minutes pour que Chase supprime son astuce, de toute façon bientôt périmée, les Etats-Unis imposant à leur tour des mesures de fermeture des commerces non essentiels. Et les indignés virtuels devront quoi qu’il en soit faire une croix sur les sorties.
Pour soutenir la croissance de l’activité ces dernières années, les structures ont recruté des profils seniors et des jeunes banquiers. Des recrutements réalisés avant l’aggravation de la crise du coronavirus en Europe.
Le H3C a un droit de regard sur les nouvelles prestations de services de la profession. Ces nouvelles missions bénéficient d'une documentation allégée.
Credit Suisse renonce à son programme de rachat d’actions de 1,5 milliard de francs suisses, en raison de la crise sanitaire. La deuxième banque suisse avait déjà racheté 325 millions de francs de ses propres titres au 13 mars et devant encore consacrer un milliard de francs à ce type d’opération, écrit son président Urs Rohner dans une lettre publiée ce mercredi. L'établissement a aussi indiqué que la rémunération de son ancien directeur général Tidjane Thiam a été amputée d’environ 15% en 2019 malgré un résultat annuel record. Son package global a été ramené à 10,7 millions de francs au titre de l’année écoulée. La nomination de Tidjane Thiam au conseil d’administration de Kering va être proposé en avril.
CNP Assurances a clôturé ce mercredi en hausse de 23,22% à 10,19 euros. En séance, il affichait la plus forte hausse du SBF 120. L’action du groupe d’assurances accélère son rebond des dernières séances, portant sa progression à 88% depuis le point bas historique de 5,41 euros touché le 18 mars, alors qu’il évoluait à plus de 17 euros un mois plus tôt. «Le titre avait beaucoup trop baissé. En termes de valorisation, cela devenait difficile à justifier d’un point de vue fondamental», commente un analyste basé à Paris. CNP Assurances avait tenu mercredi dernier à rassurer les investisseurs sur sa situation, et avait maintenu sa proposition de dividende de 0,94 euro par action au titre de 2019.
Jean Pierre Mustier, directeur général d’UniCredit et actuel président de la Fédération bancaire européenne (FBE), a demandé à ses homologues leur avis sur le maintien ou non de leur dividende au titre de 2019, dévoile Bloomberg. La pression monte en Europe pour que les banques gardent des munitions pour accompagner les entreprises dans la crise sanitaire, au lieu de rémunérer leurs actionnaires. La FBE ne fait pas de commentaires. Dans la nuit de lundi à mardi, Santander a annoncé qu’elle révisait son dividende payable en 2020 au titre de 2019.
Malgré le coronavirus et les appels à la modération en Europe, les établissements de crédit tricolores maintiennent pour le moment leur politique de distribution des bénéfices.
CNP Assurances a clôturé ce mercredi en hausse de 23,22% à 10,19 euros. En séance, il affichait la plus forte hausse du SBF 120. L’action du groupe d’assurances accélère son rebond des dernières séances, portant sa progression à 88% depuis le point bas historique de 5,41 euros touché le 18 mars, alors qu’il évoluait à plus de 17 euros un mois plus tôt. « Le titre avait beaucoup trop baissé. En termes de valorisation, cela devenait difficile à justifier d’un point de vue fondamental », commente un analyste basé à Paris. CNP Assurances avait tenu mercredi dernier à rassurer les investisseurs sur sa situation, soulignant le « niveau élevé » de sa couverture de solvabilité. L’assureur avait aussi maintenu sa proposition de dividende de 0,94 euro par action au titre de 2019.
Jean Pierre Mustier, directeur général d’UniCredit et actuel président de la Fédération bancaire européenne (FBE), a demandé à ses homologues leur avis sur le maintien ou non de leur dividende au titre de 2019, dévoile Bloomberg de sources proches du dossiers. Le lobby bancaire recherche un terrain d’entente entre ses membres, alors que la pression monte en Europe pour que les banques gardent des munitions pour accompagner les entreprises dans la crise sanitaire, au lieu de rémunérer leurs actionnaires. La FBE ne fait pas de commentaires.
Credit Suisse renonce à son programme de rachat d’actions de 1,5 milliard de francs suisses, en raison de la crise sanitaire. La deuxième banque suisse avait déjà racheté 325 millions de francs de ses propres titres au 13 mars et devant encore consacrer un milliard de francs à ce type d’opération, écrit son président Urs Rohner dans une lettre publiée ce mercredi.
La Securities and Exchange Commission a annoncé lundi soir une «flexibilité temporaire» pour les fonds enregistrés touchés par les récentes turbulences sur les marchés pour emprunter des capitaux à certaines filiales et conclure certains autres accords de prêts. Cette aide temporaire «est destinée à fournir aux fonds des outils additionnels pour gérer leurs portefeuilles au bénéfice de tous les souscripteurs, alors que les investisseurs pourraient chercher à rééquilibrer leurs investissements», explique un communiqué du régulateur américain. Ces mesures permettront aux fonds confrontés à d’importants rachats d’emprunter de l’argent à leur maison mère ou d’autres filiales. Elles s’appliqueront au minimum d’ici au 30 juin.
L’assemblée générale de la SFAMA (Swiss Fund and Asset Management Association), le pendant suisse de l’AFG, vient d'élire un nouveau président de son comité, l'équivalent du bureau d’une association en France, pour un mandat de trois ans. La fonction a été attribuée à Iwan Deplazes, directeur de la gestion d’actifs de la Banque Cantonale de Zurich et de sa filiale Swisscanto AM. Il succède à Felix Haldner, partenaire chez Partners Group. Deux autres membres intègrent par ailleurs le comité. L’assemblée a ainsi nommé au poste de vice-présidente Charlotte Bänninger, directrice du fixed income chez UBS AM Switzerland. Elle remplace Martin Jufer, membre de la direction et responsable régional pour l’Europe continentale de GAM Holding. De même, le comité de la SFAMA accueille Laurent Ramsey, le directeur général de Pictet AM, qui prend le siège de son propre directeur juridique, Nicholas Tschopp. Outre les trois nouveaux entrants, et les deux anciens dirigeants, le comité comprend les membres suivants : - André Bantli, directeur du développement commercial de BlackRock Switzerland; - Alex Schwarzer, directeur de la gestion d’actifs chez Vontobel Asset Management; - Dr. Markus Steiner, senior vice-président de State Street Bank International GmbH; - Patrick Tschumper, directeur des solutions de fonds chez Credit Suisse Investor Services; - André Ullmann, directeur général d’AXA IM Switzerland.
Les prêts de trésorerie garantis par l'Etat sont accessibles aujourd'hui à toutes les entreprises. Le soutien public amoindrit les risques pour les établissements de crédit.
Le marché français de l’assurance vie a enregistré en février une collecte nette de 1,4 milliard d’euros, divisée par plus de deux par rapport au même mois de 2019 (elle était alors de 5,3 milliards), selon des chiffres provisoires de la Fédération française de l’assurance. En février 2019, la collecte nette avait représenté 3,1 milliards d’euros. Le mois dernier, les sommes versées par les épargnants sur leur assurance vie ont atteint un peu plus de 11 milliards d’euros, contre près de 12,5 milliards en 2019. En janvier-février, les sommes reversées par les sociétés d’assurance à leurs clients se sont élevées à 21 milliards d’euros (19,9 milliards d’euros sur la même période en 2019).