Un juge a rejeté une action en justice intentée par un hedge fund contre la veuve d’un des employés du fonds, rapporte le Wall Street Journal. Visium Asset Management avait porté plainte l’an dernier auprès de la Cour Suprême de New York sous le nom VA Management. La société réclamait plus de 100 millions de dollars payés au gérant Sanjay Valvani entre 2007 et 2016. Dans sa plainte, la société de gestion déclarait qu’"il serait fondamentalement injuste que la conjointe de Valvani, compte tenu des activités illégales passées de ce dernier et de la violation de ses obligations fiduciaires, soit autorisée à perpétuer un style de vie super luxueux en vivant de gains mal acquis». En 2016, le parquet fédéral avait accusé Sanjay Valvani de délit d’initié. Le salarié de Visium a plaidé non coupable et s’est suicidé quelques jours plus tard. Le juge a invoqué la prescription parmi ses motifs pour rejeter l’affaire.
La décision prise en 2019 par l’Etat néerlandais d’entrer à hauteur de 14% dans le capital d’Air France-KLM n'était pas conforme au droit, a déclaré mercredi la Cour des comptes des Pays-Bas. L’Etat néerlandais avait pris cette initiative afin de peser sur les décisions du groupe de transport aérien et de détenir une participation identique à celle de l’Etat français. Dans un communiqué, la Cour estime que le gouvernment aurait dû en informer au préalable le Parlement. Elle ne demande pas d’annuler l’opération mais elle formule une série de recommandations pour le futur. L’Etat estime pour sa part que s’il avait dévoilé ses intentions, cela aurait pu s’apparenter à un délit d’initiés et fait monter artificiellement le cours de Bourse du groupe.
Le président du conseil de surveillance de Deutsche Bank, Paul Achleitner, a annoncé mercredi son intention de quitter ses fonctions en 2022, renonçant à solliciter un troisième mandat de cinq ans. « Je ne solliciterai pas une réélection. Après dix ans à ce poste, cela suffira », a-t-il déclaré mercredi lors de l’assemblée générale des actionnaires. Paul Achleitner, ancien associé de Goldman Sachs et ex-directeur financier d’Allianz, a été ces dernières années critiqué par des actionnaires qui lui reprochaient les revirements stratégiques de la banque, les bouleversements au sein de l'équipe dirigeante et la chute de 80% en dix ans du cours de Bourse.
La Banque centrale européenne souhaite que les banques de la zone euro sous sa supervision évaluent et rendent publics leurs risques climatiques. Christine Lagarde estime que la BCE, qu’elle préside, doit elle aussi participer à la lutte contre le changement climatique, y compris via son pouvoir de supervision. Dans un guide relatif à sa consultation, en cours jusqu’au 25 septembre, la BCE indique aussi qu’elles doivent assigner une responsabilité à leur management sur ces sujets. La BCE souhaite que les banques se conforment à ces nouvelles orientations dès qu’elles seront finalisées, fin 2020. Elle leur demandera des comptes à partir de 2021.
Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage s’est inscrit à plus de 2,4 millions la semaine dernière, alors que le marché du travail aux Etats-Unis continue de subir les répercussions de la pandémie de coronavirus. Le département du Travail a ajouté qu'à l’issue de la semaine terminée au 9 mai, la dernière pour laquelle ces données sont disponibles, 25.073.000 personnes percevaient une allocation chômage depuis plus d’une semaine.
Generali a déclaré jeudi s’attendre à une baisse de son bénéfice d’exploitation cette année en raison de la pandémie de nouveau coronavirus malgré une performance meilleure que prévu au premier trimestre. Le résultat d’exploitation du premier assureur italien a progressé de 7,6% au cours des trois premiers mois de l’année, à 1,45 milliard d’euros, alors que les analystes l’attendaient à 1,3 milliard selon un consensus fourni par le groupe. Le bénéfice net a en revanche chuté de 85% à 113 millions d’euros, en raison notamment de 655 millions d’euros de dépréciations dues à l’impact de la crise sanitaire sur les marchés financiers. Le groupe fera un point en novembre, lors d’une journée investisseurs, sur son plan stratégique courant jusqu'à l’année prochaine.
Les actionnaire de Lloyds Banking Group se sont rebellés jeudi contre la politique de rémunération de la direction de la banque britannique. Plus d’un tiers d’entre eux ont voté lors de l’AG contre le plan. Le cabinet de conseil en vote ISS avait appelé à rejeter la politique de rémunération des dirigeants du fait de l’assouplissement des conditions d’obtention des bonus à long terme. Le plan a toutefois été adopté avec 64% des voix exprimées. Lloyds a déclaré qu’elle consulterait les investisseurs, notamment sur la nécessité de simplifier la politique, mais qu’elle mettrait en œuvre le nouveau plan. Lors de cette AG, Antonio Horta-Osorio, le directeur général de Lloyds, a déclaré que la banque était suffisamment résiliente pour absorber un pic de créances douteuses provoqué par la crise du coronavirus.
La banque néerlandaise Rabobank estime à 2 milliards d’euros les provisions sur créances douteuses qu’elle devra enregistrer cette année en raison de la crise du coronavirus. Le groupe coopératif prévient que ses résultats seront « significativement touchés ». Rabobank, qui a réalisé un bénéfice net de 2,2 milliards d’euros l’an dernier, publiera ses résultats semestriels le 13 août.
Santander a accepté de modifier ses pratiques de souscription dans le cadre d’un accord de 550 millions de dollars (502 millions d’euros) avec 33 États américains et le district de Columbia concernant ses prêts automobiles à risque (subprime). La banque espagnole indique dans un communiqué qu’elle aurait violé les lois sur la protection des consommateurs en vendant des prêts automobiles dont elle savait qu’ils avaient une forte probabilité de défaillance, les emprunteurs ayant déjà des crédits à risques. Les taux de défaut probables pouvaient être supérieurs à 70%, selon l’Etat de Californie. Santander a accepté de renoncer à des soldes déficitaires sur des prêts d’une valeur de 478 millions de dollars et de payer 65 millions de pour dédommager certains clients.
L’instauration de dispositifs de chômage partiel pourrait permettre à l'économie européenne de redémarrer plus rapidement qu’ailleurs, estime une étude de Standard & Poor’s qui compare la situation du Vieux Continent avec celle des Etats-Unis.
L’Autorité européenne des assureurs (Eiopa), qui avait décidé début avril face à la crise du coronavirus de rendre hebdomadaires et non plus mensuels ses calculs de taux d’intérêt sans risque de référence (RFR) et ratios d’ajustement symétrique sur actions (EDA), a de nouveau modifié mardi la fréquence de ces publications d’une base hebdomadaire à toutes les deux semaines. La nouvelle fréquence s’appliquera à partir de la semaine commençant le 25 mai.
La décision prise en 2019 par l’Etat néerlandais d’entrer à hauteur de 14% dans le capital d’Air France-KLM n'était pas conforme au droit, a déclaré aujourd’hui la Cour des comptes des Pays-Bas. L’Etat néerlandais avait pris cette initiative afin de peser sur les décisions du groupe de transport aérien et de détenir une participation identique à celle de l’Etat français. Dans un communiqué, la Cour estime que le gouvernment aurait dû en informer au préalable le Parlement.
Le président du conseil de surveillance de Deutsche Bank, Paul Achleitner, a annoncé ce mercredi son intention de quitter ses fonctions en 2022, renonçant à solliciter un troisième mandat de cinq ans alors que la première banque allemande est en pleine restructuration. Il a profité de l’assemblée générale (AG) annuelle des actionnaires du groupe pour officialiser sa décision en déclarant: « Je ne solliciterai pas une réélection. Après dix ans à ce poste, cela suffira », a-t-il déclaré.
L’assemblée générale de Dexia a approuvé ce mercredi la nomination de Pierre Crevits comme administrateur et le conseil d’administration a décidé de le nommer en qualité d’administrateur délégué et de président du comité de direction de la banque franco-belge. Il entrera en fonction le 20 mai et succèdera à Bart Bronselaer qui assurait l’intérim depuis le départ en novembre dernier de Wouter Devriendt, qui a pris depuis le direction financière d’UniCredit.
La Banque centrale européenne (BCE) souhaite que les banques de la zone euro sous sa supervision évaluent et rendent publics leurs risques climatiques, a annoncé ce mercredi l’institution de Francfort. Christine Lagarde estime que la BCE, qu’elle préside, doit elle aussi participer à la lutte contre le changement climatique, y compris via son pouvoir de supervision.
Le nombre de déclarations d’embauches de plus d’un mois dans le secteur privé en France, hors intérim, a enregistré un plongeon sans précédent de -64,9% en avril, après avoir déjà reculé de 24,9% en mars selon l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss).
Santander a accepté de modifier ses pratiques de souscription dans le cadre d’un accord de 550 millions de dollars (502 millions d’euros) avec 33 États américains et le district de Columbia concernant ses prêts automobiles à risque (subprime). La banque espagnole indique dans un communiqué diffusé hier qu’elle aurait violé les lois sur la protection des consommateurs en vendant des prêts automobiles dont elle savait qu’ils avaient une forte probabilité de défaillance, les emprunteurs ayant déjà des crédits à risques. Les taux de défaut probables pouvaient être supérieurs à 70%, selon l’Etat de Californie.
La banque néerlandaise Rabobank estime à 2 milliards d’euros les provisions sur créances douteuses qu’elle devra enregistrer cette année en raison de la crise du coronavirus. Le groupe coopératif prévient que ses résultats seront « significativement touchés ».
Dans les entreprises, la relation managériale a dû se réinventer en urgence. En sollicitant des compétences relationnelles et émotionnelles souvent négligées.
Le sujet de la pérennisation du télétravail prend de plus en plus d’ampleur alors que le déconfinement se déroule de façon très progressive dans les entreprises. Selon un baromètre BNP Paribas (BNPP) Real Estate*, plus de huit Français sur dix sont favorables à un développement massif du travail à distance. « Un chiffre qui se vérifie sur toutes les catégories d’actifs, y compris les dirigeants d’entreprise. Ces derniers sont ainsi 75 % à juger vraisemblable ce développement massif du télétravail », souligne BNPP Real Estate. Le retour au bureau suscite un engouement plutôt modéré chez les salariés, avec trois actifs sur quatre favorables à un retour très progressif sur les lieux de travail, pour protéger avant tout leur santé. Seuls 38 % des actifs souhaitent retourner sur leur lieu de travail tandis que 32 % voudraient un entre-deux : « retourner en partie sur leur lieu de travail tout en conservant des jours de travail à distance ». Par ailleurs, selon un sondage de Mistemp’ group**, 34 % des salariés ne souhaitent pas reprendre le chemin du travail tout de suite. « Outre la peur de contracter le virus, 60 % craignent des mauvaises conditions de travail, et 15 % d’entre eux devront se confronter à des problématiques de garde d’enfants », selon cette enquête. Pour 40 % des sondés, il est raisonnable de reprendre le travail à partir du mois de septembre pour éviter une potentielle seconde vague de propagation du virus. En outre, les salariés expriment de fortes attentes concernant les mesures d’hygiène et de sécurité sur leur lieu de travail. Selon le baromètre BNPP Real Estate, six Français sur dix jugent indispensable le port du masque pour tous les employés, et un salarié sur deux est favorable à l’interdiction des réunions physiques pour le moment.
Comment gérer, dans le contexte actuel, les stagiaires des summer internship programs, ces stages d’été très répandus dans les banques d’investissement ? Chez Royal Bank of Scotland (RBS), le stage d’été de dix semaines va être transformé en programme d’apprentissage virtuel, rapporte Finextra. Comme les professionnels de la banque britannique travaillent actuellement en majorité à distance, les stagiaires ne pourront pas travailler physiquement à leurs côtés pour se former, comme c’était le cas auparavant. Les 170 jeunes participeront donc à des activités d’apprentissage virtuel à domicile afin de développer leurs connaissances de la banque ainsi que des soft skills (compétences douces) essentielles comme la résilience personnelle et les qualités relationnelles. RBS proposera en 2021 des emplois à ceux qui se seront pleinement investis dans le programme en ligne. Entre 80 % et 85 % des stagiaires se voient généralement offrir un poste à la fin de leur stage.
Alors que les processus de recrutement sont bouleversés par la crise sanitaire, les candidats à des offres d’emploi ne sont pas prêts à des concessions sur le plan salarial, indique une étude de Monster*. Le salaire demeure ainsi un critère prédominant dans la recherche d’emploi, et la conjoncture économique semble peu influer sur cet élément, avec une personne sur dix seulement prête à accepter une rémunération en deçà de ses attentes vis-à-vis du contexte économique (17 % pour les personnes en situation de chômage). En outre, seuls 12 % des salariés accepteraient un compromis à condition de pouvoir renégocier le salaire à la sortie de la crise. « Le chiffre des Français prêts à faire une concession totale sur leur rémunération atteint 21 % si et seulement si la période de recherche d’emploi devait perdurer dans le temps », précise le sondage. Ce chiffre est néanmoins plus élevé chez les jeunes qui montrent davantage de signes d’impatience et sont plus pressés de faire leurs preuves (34 % des 18-24 ans).
... de dollars, soit 188 milliards d’euros, c’est le coût de la pandémie de coronavirus pour les assureurs en 2020, selon les estimations du Lloyd’s of London. Ces pertes comprennent 107 milliards de dollars d’indemnisations (annulations d’événements, remboursements de voyages…) et 96 milliards de dollars de moins-values sur les portefeuilles d’investissement. Une facture qui pourrait encore monter si le confinement devait se prolonger.
« Les effets potentiellement négatifs sur le système financier pourraient l’emporter sur les bénéfices envisagés par l’introduction d’une monnaie digitale de banque centrale de détail. » Yves Mersch, membre du comité exécutif et vice-président du conseil de surveillance de la Banque centrale européenne
Sur l’ensemble du mois d’avril, la Médiation du crédit a traité trois fois plus de demandes que sur toute l’année 2019, avec 3.429 entreprises éligibles. «Les entreprises concernées sont très largement des TPE (de moins de 11 salariés) – à 86%, pour des demandes de crédits inférieures à 50.000 euros dans la moitié des cas, précise le service de la Banque de France. Très touchés par le confinement, les commerces et l’hôtellerie-restauration sont les secteurs les plus concernés, avec respectivement 25% et 19% des saisines. Les montants cumulés des demandes de prêts des entreprises concernées représentent 614 millions d’euros.
Le groupe japonais d'électronique a annoncé mardi le lancement d’une offre sur son bras financier coté en bourse, Sony Financial, pour en prendre le contrôle complet. Sony, qui détient déjà 65% du capital, propose 2.600 yens par action, soit une prime de 26% par rapport au dernier cours de clôture. Le montant total de l’opération pourrait s'élever à 400 milliards de yens (3,4 milliards d’euros). Sony Financial est présent dans la banque, les cartes de crédit, l’assurance-vie et non-vie. La filiale a dégagé un résultat d’exploitation de 129,6 milliards de yens pour l’exercice clos à fin mars, environ 15% de celui du groupe. L’activiste Third Point prônait au contraire une scission de Sony.